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Naja

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 6 avis)

Son prénom est le nom d'un serpent. Naja est une femme froide. Elle n'éprouve jamais aucun sentiment. Elle est insensible à la douleur. Naja est la tueuse n°3 d'un truand nommé Zéro. Quand le tueur n°1 d’une organisation a un contrat sur le n°3, comment réagit le n°2 ?


Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc, Bruxelles Jean-David Morvan Les meilleures séries terminées en 2011 Tueurs à gages

Son prénom est le nom d'un serpent. Naja est une femme froide. Elle n'éprouve jamais aucun sentiment. Elle est insensible à la douleur. Naja est la tueuse n°3 d'un truand nommé Zéro. Quand le tueur n°1 d’une organisation a un contrat sur le n°3, comment réagit le n°2 ? Suite à cette rencontre… musclée, Naja va opérer sa deuxième mue. La première avait eu lieu à Liverpool où elle n'a plus mis les pieds depuis 16 ans, 9 mois et 22 jours. Son enfance fut bercée par les coups de trique de son père. Elle s'était enfuie avec un ami. Cet ami est maintenant enfermé dans une prison colombienne et elle va tout tenter pour le faire évader. Naja, dont la beauté n'a d'égale que l'indifférence, sera-t-elle à nouveau capable de ressentir des émotions ? Réapprendra-t-elle un jour à avoir… mal ? Cette histoire, racontée essentiellement en voix off, a un côté presque clinique et le personnage, à la plastique plus que parfaite, fait froid dans le dos. Mais on sent qu'un coeur bat sous la glace.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 21 Mars 2008
Statut histoire Série terminée 5 tomes parus
Couverture de la série Naja

18/04/2008 | pol
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Par Jetjet
Note: 4/5
L'avatar du posteur Jetjet

C’est étonnant comme JDM ressasse à chaque nouvelle œuvre les mêmes références et les rebrasse à chaque fois pour en proposer un produit tout à fait nouveau et original. C’est d’autant plus paradoxal que le thème du tueur solitaire et taciturne est un grand classique du polar quel qu’en soit le média utilisé (Le dernier samurai de Jean-Pierre Melville à Nikita de Besson pour le cinéma au Tueur de Matz ou à Soda de Tome pour la bd et j’en oublie....). En proposant Bengal au dessin pour son graphisme épuré et fortement personnel (mélange réussi d’école franco-belgo-japonais-comics) aux couleurs pastel, le pari est assez audacieux avec des couvertures sobres présentant un personnage clé sur un décor absent. L’orientation louche clairement vers un récit froid et presque distant sans peu de phylactère, une voix off mystérieuse et non dénuée d’humour détaché prenant les commandes sur des vignettes à forte teneur cinématographique. C’est d’autant plus réussi qu’on est rapidement immergés dans une histoire classique mais non dénuée d’intérêt d’une tueuse silencieuse et insensible à la douleur, la belle Naja. Afin de bien comprendre tous les composants, JDM va user et abuser de flashbacks fondus avec sa trame principale. Il s’agit d’une histoire de survie. Naja est une tueuse professionnelle en concurrence avec 2 autres tueurs de son organisation qu’elle va devoir éliminer pour sa propre survie. Qui est à l’origine de ce conflit ? Qui est ce jeune inconnu veillant sur elle et dont elle ignore jusqu’au prénom et motivations tout en étant irrémédiablement attiré par lui ? Chaque tome se dévore comme un roman, la voix off jouant un rôle prépondérant pour nous expliquer, commenter, s’adressant ludiquement directement au lecteur.. A l’instar du très hautement recommandable Berceuse Assassine, chaque tome se veut représentatif d’un point de vue différent, à savoir les autres tueurs mais garde le fil principal autour de son héroïne. L’ironie vient que pour une tueuse disposant librement de la vie ou de la mort de chaque personne l’approchant, elle se sent évidemment manipulée par une puissance inconnue et va devoir redoubler d’ingéniosité dans une vie qui a toujours été linéaire mais les règles du jeu ont changé et Naja va devoir s’adapter, voire se muer comme le reptile dont elle porte le nom de code. Comme souvent à la lecture d’un récit de Morvan, il est impossible de décrocher. Il faut dire qu’il a trouvé un ambassadeur de qualité en la personne de Bengal. Si tout n’est pas toujours super lisible notamment sur certaines scènes d’action, l’ensemble est de très grande qualité au point de me donner envie de lire Meka du même duo. Le dessin contraste pas mal avec la noirceur des propos. Le seul défaut notable est qu’il est parfois difficile de donner un âge sur les protagonistes qu’on jurerait ne pas voir dépasser 25 ans. Hormis cela, Bengal a un style qui lui est propre et semble autant à l’aise avec les scènes d’exposition que les nombreuses scènes d’action (une constante chez Morvan qui a du compulser autant de références culturelles que Tarantino). J’aurais été tenté d’y apposer la note maximale sans ce dernier tome assez déstabilisant sur les nombreuses révélations finales qui risquent de laisser plus d’un lecteur sur le carreau, moi y compris. J’ai du relire certaines pages, aviser quelques propos sur le net afin de m’y faire mon propre avis. C’est d’autant plus particulier que finalement je ne suis pas déçu du voyage, bien au contraire, et d’ailleurs on voyage pas mal dans Naja, d’un pays à un autre avec une constante ironique sur les us et coutumes des environnements visités mais j’aurais peut être attendu un peu plus ou mieux de Morvan que de conclure sur une note hautement allégorique. L’épilogue final et inédit en tomes (je possède la jolie petite intégrale souple éditée en 2013) apporte même davantage de confusion que de résolution mais le trip sensoriel proposé par JDM et Bengal vaut largement qu’on s’y intéresse de plus près et une fois de plus encore avec ce scénariste, j’adorerais en voir une adaptation cinéma tant l’expérience est peu commune. En tous cas je relierais plusieurs fois l’ensemble avec tout autant de plaisir si ce n’est davantage et vous recommande largement d’en faire de même.

20/10/2014 (modifier)
Par Ubrald
Note: 4/5
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Note 3.6/5 Etonnant, la profusion de films, bd, livres, jeux vidéo à la gloire des tueurs à gages professionnels et qui s’échinent à nous les rendre très attachants ;) NAJA, une nouvelle histoire de tueur, heu.. tueuse à gages. Avec un graphisme très manga donnant dynamisme, efficacité et tranchant à la série. Pendant la lecture, des flashs du jeu vidéo Street Fighter se sont rappelés à mon souvenir. Le dessin - un peu étrange, tout n’est pas parfait, mais j’aime beaucoup - est vraiment original et colle très bien à ce récit d’action et de violence dans un univers d’assassins. Les couvertures très épurées, attirent l’œil et m’ont incité à acquérir la série. Le scénario est prenant et le dénouement très Shakespearien.

08/09/2011 (modifier)
Par Soka
Note: 4/5

Naja. Ah Naja... On aurait aussi pu l'appeler Black mamba ! C'est une tueuse ! Et la BD, une tuerie. Si Tarantino faisait des BDs il aurait signé Naja. Un univers, une esthétique, un montage, un scénar, une intrigue... Il y a tout. La narration est très bien faite par une voix-off froide qui au fil des pages nous présente et nous raconte Naja. On est un peu à la place d'un voyeur car cette voix nous dit tout de Naja jusqu'à ses pensées les plus personnelles à son insu et cela crée une proximité et une intimité très forte avec ce redoutable bout de femme. La voix... La voix est un personnage. Un personnage froid certes mais on sent tantôt de l'affection, tantôt de la haine dans cette voix. Parfois on sent qu'elle en sait plus que ce qu'elle veut bien nous dire, elle nous cache des choses... nous tient en haleine. Naja... Jeune et joli bout de fille aux cheveux bleus. On voudrait la prendre sous son aile... erreur fatale. Elle est intouchable dans tous les sens du terme. Rien ni presque personne ne lui inspire autre sentiment que l'indifférence, d'ailleurs les commentaires de Naja (que la voix-off nous relate) sur les gens qu'elle croise sont un régal. On plonge dans cet univers et on ne veut pas remonter à la surface tant que ce n'est pas fini ! Lorsqu'on commence à lire, on a cette envie de dévorer les pages et à la fois on n'a pas envie d'aller trop vite pour que ça dure plus longtemps... J'ai pris beaucoup de plaisir sur la planète de Naja et je sais que dans quelques mois j'y retournerai.

13/03/2011 (MAJ le 13/03/2011) (modifier)

Naja la killeuse ! Une histoire originale en voix off, suivie en chassé croisé, flash-back et servie par une narration exemplaire, ultra découpée mais toujours fluide. Voila une série assez chouette avec un personnage principal captivant. Un genre de Le Tueur marié à Lisbeth Salander et drapé en fashion manga. En fait, ça ressemble vraiment à la série de Matz et Jacamon : La voix off, d'abord et le gimmick qui fait que Naja a des idées politiques ou culturelles sur les populations qu'elle rencontre (et qu'elle déteste cordialement à chaque fois) me rappelait souvent le Tueur. Bon, après le narrateur est extérieur (ce n'est pas le héros) donc la comparaison s'arrête là. D'ailleurs le narrateur se révèle être un personnage à part entière dans l'histoire. Il s'adresse souvent directement au lecteur et l'effet, d'abord surprenant est très réussi. Point faible perso : le dessin est bof... C'est stylisé certes mais je n'accroche pas... (d'où mon 3... Sinon j'étais à 4 !). D'habitude les dessins simples ne me dérangent pas tant que l'histoire est bonne. Là pour le coup, c'est graphiquement dommage ! Cela n'empêche que j'ai tenu les 4 tomes ! Mention spéciale pour le caméo très drôle dans le tome 4 ! Mais des tueurs à Barcelone sans que Jazz soit dans les parages, ça n'existe pas !

10/08/2010 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Naja ?… son surnom lui va bien. Tout comme ce serpent, elle est froide et énigmatique. Naja ?… elle œuvre dans un univers étrange, intrigant, qui en fait une série à part. Naja ?… c’est… à vrai dire je ne sais pas trop quoi… une série vivante, pleine d’action, où la psychologie des intervenants est fort exploitée ; et tout cela sans quasi de phylactères. Surprenant au départ, captivant en cours de route car faire comprendre à quelqu’un telle ou telle chose dans des cases muettes n’est pas donné à tout le monde. C’est le cas ici. Naja ?… c’est un personnage à part. Elle semble ne jamais souffrir, de même qu’éventuellement s’attacher à des choses ou des personnes. Naja ?… c’est une énigme à elle seule. Car ce qu’elle fait, on se demande si c’est du vrai ou du faux. Naja ?… une’ série qui se lit assez vite, oui, mais si on prend le temps de s’attarder sur les cases, la construction graphique, la mise en page, on apprend à chaque fois quelque chose de nouveau. Naja ?… un personnage, une série étrange venus d’ailleurs. Allez-y faire un tour : vous ne reviendrez pas déçu(e).

29/04/2009 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

Quand le tueur n°1 d’une organisation a un contrat sur le n°3, comment réagit le n°2 ? Avec cette phrase énigmatique pour unique texte en 4ème de couverture, cette nouvelle série de Morvan est pour le moins très attirante. Le dessin est confié à Bengal - Meka, T.O.O. (The Only One) - et une fois n’est pas coutume, on retrouve une forte inspiration manga. Le trait est très dynamique mais je regrette que la palette des couleurs soit si peu variée. Cette histoire prend un chemin un peu inattendu, elle est racontée sur un ton détaché, très froid, très lent, quasiment tout en voix off. C’est original mais un peu déroutant, Morvan ne nous avait pas habitués à ce style si descriptif. Naja, l’héroïne, est très mystérieuse et peu attachante tant elle est glaciale et semble détester tout le monde. Ce premier tome reste très introductif et on ne sait finalement pas grand chose sur cette mystérieuse organisation après ce premier tome. Le style devrait en surprendre plus d’un, mais voilà en tout cas une série originale.

18/04/2008 (MAJ le 18/04/2008) (modifier)