Les derniers avis (31999 avis)

Par Blue Boy
Note: 4/5
Couverture de la série Moi, assassin
Moi, assassin

"Moi, assassin" est un one-shot audacieux qui commence très fort en rentrant dès la troisième case dans le vif du sujet, si je puis dire… Le scénariste espagnol Antonio Altarriba nous fournit une réflexion intéressante et extrêmement dérangeante sur l’assassinat en tant que matière artistique. « Expression d’une radicalité absolue, [l’assassin] crée en donnant la mort… Tuer est l’acte transcendant par excellence ». le personnage du professeur Ramirez donne ainsi des conférences, arguant que nombre de religions, le christianisme en particulier, sont à l’origine d’une longue tradition d’art et d’horreur. Sous des dehors respectables, Ramirez est en réalité un dangereux tueur qui frappe ses victimes sans aucun motif et hors de son cercle de connaissances. Toujours est-il qu’on ne peut guère lui reprocher de ne pas savoir de quoi il cause ! De facture soignée, le trait épais d’un dessin où les à-plats de noir semblent en permanence vouloir engloutir le blanc, où la seule vraie couleur est le rouge, apparaissant par moments pour souligner sang, meurtre et pulsions, contribue à créer une atmosphère menaçante. Graphiquement, le style de Keko est proche de celui de Marc-Antoine Mathieu sans le côté absurde. De nombreuses représentations de peintures célèbres jalonnent le récit, et de peinture en effet il est beaucoup question, avec notamment un grand moment d’humour noir avec le passage de la « boucherie à la Pollock », période projections. Doublement couronné par le prix BD Polar 2015 et le Grand Prix de la Critique ACBD 2015, "Moi, assassin" est une œuvre plutôt captivante et d’une grande érudition propre à stimuler l’intellect. L’histoire pourra toutefois diviser. D’une élégance sulfureuse pour les uns ou d’un cynisme abject pour les autres, elle nous met il est vrai dans la position dérangeante du voyeur, avec des meurtres odieux commis par un personnage particulièrement antipathique. Au final, un récit dense avec une incursion politique de la question basque qui tend peut-être à relâcher le fil narratif plus qu’il ne devrait. A l’évidence, le spectre de la dictature semble encore imprégner bon nombre d’auteurs hispaniques, alors que la plupart des régimes funestes d’Espagne et d’Amérique du Sud étaient encore en place dans la seconde moitié du XXème siècle. Quoi qu’on en pense, l’ouvrage ne peut être destiné qu’à un public averti, et surtout pas à votre voisin (et néanmoins ami) Dahmer.

17/04/2015 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Nora
Nora

Mais... comment font-ils aux éditions de la Gouttière ? Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Quels sont leurs réseaux ? Oui comment font-ils, avec ce dixième titre orienté jeunesse, pour n'avoir aucun titre faiblard ? Pour aligner les perles au point qu'on puisse bientôt en faire un collier ? Car à n'en pas douter "Nora" en fait partie. C'est le premier album d'une jeune auteure, mais ça ne se voit pas du tout à sa lecture. Le récit, qui est muet la moitié du temps, oscille entre rêve et réalité, et nous propose d'entrer dans la tête d'une fillette de 6 à 8 ans qui va découvrir, en quelques jours, quelques petites choses sur la vie, la mort, l'amour, la solitude et la guerre. Et oui, rien que ça. Tout cela après s'être focalisée sur la voisine de son oncle et par le truchement de son imaginaire, qui s'exprime d'une façon assez originale. J'ai été happé dès les premières pages. Léa Mazé a choisi d'encapsuler son récit dans une ambiance sépia qui confère une douceur toute particulière à son récit, ainsi qu'une ambiance champêtre fort réussie. Une autre couleur intervient, mais plutôt pour appuyer une nouvelle dimension. L'auteure varie grandement sa mise en scène, du gaufrier 3x3 pour un épisode presque ronronnant à la pleine (l'album est un demi-format) pour appuyer ses effets, qui sont simples mais efficaces. C'est donc la découverte d'une auteure promise à une belle carrière, mais aussi un album qui m'a d'ores et déjà marqué. Mais comment font-ils ?

17/04/2015 (modifier)
Par DrAdams
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Nous, les morts
Nous, les morts

Quand on commence de lire NOUS LES MORTS on a tout de suite droit à des scènes fortes qui d'ailleurs ne concernent pas forcément les zombies, des personnages bien campés et puis aussi quelques rebondissements. Macan ne nous fait pas un tome d'intro qui traîne les pieds. Kordey est parfait dans son sens de la narration, et puis aussi dans ses représentations des cultures différentes. La colorisation changeante soutient l'histoire qui se passe sur deux continents, une Europe noire, jamais sortie du moyen-âge, et un monde Inca lumineux. C'est la meilleure BD que j'ai lue, il y a des années.

17/04/2015 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Orbital
Orbital

Beau, bon et incisif, Orbital est une très bonne série SF ! Ce que j'aime dans la SF c'est sa capacité à poser des questions ou alors mettre le doigt sur ce qui dérange ou risque de déraper. Et quand ce questionnement est en plus tramé dans une histoire épique rondement menée, c'est le must ! Avec Orbital, et bien on peut dire qu’on n’est pas déçu, même si on est loin de sortir des sentiers battus ! Prenez un binôme improbable composé d'un humain et d'un extraterrestre dont les espèces se sont fait la guerre et se sont voués une haine viscérale, secouez et servez deux diplomates fraichement promus ! Nos deux compères rejoignent pour la première fois la Grande Confédération représentant la plupart des espèces connues de la galaxie. Evidemment, pas simple de faire bonne figure quand pendant des lustres, on a appris à haïr celui sur qui il faut maintenant compter et épauler pour mener à bien des missions diplomatiques pour le compte de cette Confédération. Et c'est de la naissance de cette équipe de choc qui pose la question de la haine des peuples, et du racisme de façon plus globale que débute ce diptyque... Après les péripéties et mésaventures vont s'enchaîner à bon train pour nous proposer un Space Opera de très bonne facture. Car si le scénario de ce premier diptyque pose l'univers que l'on découvre au travers d'une première mission rondement menée, le dessin n'est pas en manque ! Serge Pellé nous propose un boulot très soigné à la composition dynamique qui sert à merveille l'histoire que nous propose son comparse Sylvain Runberg. C'est beau (dessin ET couleurs) ! C'est bien découpé ! Et ces deux tomes sont très vite avalés et digérés pour notre plus grand bonheur. Reste à attendre la suite de cette série que je mets en place d'honneur parmi les séries SF de ma bibliothèque. *** Après lecture des 6 tomes parrus à ce jour *** Rien à redire sur ce que j'avais pu écrire à propos des deux premiers tomes du premier cycle. Ça évolue même de mieux en mieux ! Serge Pellé et Sylvain Runberg continuent de faire évoluer leurs personnages dans un univers qui gagne en complexité et les personnages tant principaux que secondaires voient leur psychologie de plus en plus poussée et travaillée pour nous proposer un tout d'une grande richesse. A travers ces aventures épiques, c'est toute la bêtise humaine qui est ébauchée et dont on nous brosse un portrait qui résonne malheureusement avec l'actualité. Serge Pellé semble quant à lui prendre de plus en plus ses aises pour nous proposer des planches au dynamisme toujours aussi impressionnant. Cadrages et découpages nous donnent au fil des pages une kyrielle de planches à couper le souffle. De la SF au souffle épique qui fait plus que plaisir à lire !

04/12/2008 (MAJ le 17/04/2015) (modifier)
Couverture de la série Charly 9
Charly 9

Que voilà une belle réussite ! Je n’avais pas accroché à la précédente adaptation d’un roman de Teulé que j’avais lue (Le Montespan), et n’ai pas lu celui à l’origine de cette adaptation. Mais en tout cas c’est ici un album qui vaut le détour ! Tout d’abord le dessin est vraiment très très bon, dans un style semi réaliste, et j’ai aussi aimé la colorisation (et le jeu des couleurs sur Charly en fin d’album). Mais l’histoire en elle-même est captivante. Elle se déroule dans les dernières années du règne de Charles IX (cela commence au soir de la Saint-Barthélemy, qui est presque escamotée). Si l’essentiel des faits historiques majeurs de cette période y sont traités, y sont ajoutées des anecdotes plus ou moins véridiques qui rendent le personnage du roi plus vivant : c’est parfois du grand guignol, mais j’adhère. Personnage emporté par la folie des hommes – dans une époque de fous, et qui sombre dans une douce folie plus personnelle. C’est que le tragique de la période (fin des guerres de religion, intrigues de cour, Valois en fin de course) est ici enrobé dans un humour multiforme. Dès les premières pages, lors des négociations macabres autour des victimes probables du massacre de la Saint-Barthélemy, le ton est donné. Et les moments de folie du roi – qui deviennent de plus en plus récurrents, sont l’occasion de moments assez drôles. Et l’apparition de personnages de Peyo ou de Morris – avec les changements de style graphique qui les accompagnent, sont eux aussi à la fois réussis et drôles, cela ne crée pas de rupture dans la lecture. Bref, c’est clairement une grande réussite, et il serait vraiment dommage de passer à côté !

16/04/2015 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Triangle rose
Triangle rose

J’avais entendu que les homosexuels allemands avaient été également persécutés par les nazis. Il faut dire que les adeptes d’Hitler ne juraient que par la pureté de la race aryenne. Le mariage gay et l’adoption d’enfant avec deux papas n’existaient pas. Autre époque, autre mœurs ? Depuis l’Antiquité (et certainement la Préhistoire), cette pratique a toujours existé tout comme la prostitution d’ailleurs. C’est un sujet très sensible dans une époque où la souffrance des gens peut être exploitée à des fins politiques par une minorité ou un état étranger. Je pense qu’il est nécessaire de rappeler que les persécutions ont concerné également d’autres catégories de personnes. Il est clair que c’est totalement condamnable. On ne devrait pas avoir à souffrir du seul fait qu’on est juif ou homosexuel ou tzigane. Il n’y a pas de monopole à la souffrance que cela soit étoile jaune ou triangle rose. Cette bd est très bien réalisée. Elle nous dit l’essentiel sur le sujet à savoir la féroce répression des indésirables. Il est regrettable que ce grand-père ne soit pas plus compréhensif vis-à-vis de la nouvelle génération. Je n’ai pas vraiment aimé la fin de cet ouvrage, je n’ai pas apprécié sa réaction malgré toute la souffrance vécue et les rancoeurs. Il est vrai qu’il a commencé sa vie de jeune garçon dans l’insouciance du Berlin des années 20 avant de tomber dans l’horreur à partir de 1933. Encore une fois, je peux comprendre ce malaise. Il est consternant de s’apercevoir qu’à la Libération, les choses n’avaient pas évolué pour ce qui était considéré comme un délit à réprimer. L’absence d’indemnisation est également choquante. La moitié des 15000 déportés sont morts. Les survivants ont vécu une douloureuse épreuve en n’obtenant pas le titre de déporté car c’était considéré comme normal à cause du fameux paragraphe 175 du code pénal allemand datant de l’époque bismarkienne. En Allemagne de l’Ouest, la légalité de la répression de l'homosexualité par le régime nazi est confirmée par la Cour fédérale constitutionnelle en 1957. Bref, que de chemin parcouru depuis. En conclusion, une bd prenante, fort bien documenté et malheureusement fort réaliste. Cette oeuvre s’appuie sur un dessin précis et soigné. Cela vaut le détour d’un point de vue historique, c’est certain. Personnellement, j’ai toujours eu en horreur les gens qui nient l’existence d’un génocide ou de ce type d’exaction concernant une minorité. Le devoir de commémoration face à l’Histoire s’impose dans certains cas.

16/04/2015 (modifier)
Couverture de la série Le Rapport de Brodeck
Le Rapport de Brodeck

Je pense ne jamais avoir rien lu d’aussi noir. Avec cette adaptation d’un roman de Philippe Claudel (lauréat de plusieurs prix mais dont je n’avais que vaguement entendu parler), Manu Larcenet continue à explorer l’âme humaine dans ce qu’elle a de plus pitoyable, de plus bas, de plus lâche, de plus déprimant, de plus névrotique… Enfin, l’âme humaine, quoi… Le rythme narratif est très lent avec de nombreuses pages sans texte qui permettent d’opposer une nature belle mais hostile à ces habitant d’un village perdu on ne sait trop où (Pologne, Ukraine ?). Les personnages semblent tous vouloir juste ‘avoir la paix’… et sont prêts à toutes les lâchetés, à toutes les bassesses pour s’assurer cette tranquillité. Les non-dits, la suspicion, l’hypocrisie latente… C’est pesant, pire qu’une dalle en plomb sur un petit orteil. Au cœur du récit, le narrateur (Brodeck) semble plus droit dans ses bottes mais ce premier tome nous le montre avec une telle détresse, une telle lassitude et des failles telles que mon ressenti envers ce personnage va au-delà de la pitié. L’évocation des camps de la mort, avec ces gardiens aux têtes monstrueuses, déshumanisées, est de celles qui restent gravées longtemps après lecture. C’est torturé, déprimant, révoltant. J’en viens à me demander pourquoi ces personnages vivent encore. Ce récit est tellement dénué de la moindre étincelle de vie, de joie que je pense vital d’en interdire la lecture aux lecteurs dépressifs. Ceci dit, cet album est, dans son genre, une pure merveille. Le travail est léché, la mise en page et le choix du format à l’Italienne sont extrêmement efficaces. Un format allongé, des cases étirées, cela ne fait qu’accentuer ce sentiment de pesanteur sur le récit. Tout ici est écrasé. Tout est déformé, tout est noirceur. Franchement bien, oui, mais d’une tristesse qui va au-delà de l’empathie. A réserver aux amateurs du genre (qui, eux, vont se régaler). Quoiqu’il en soit, Manu Larcenet atteint son but. Son récit est prenant et vous happe tel un bras surgi d’un charnier : vous voilà terrorisé et fasciné à la fois… … Bon courage ! PS : très bonne idée de l'éditeur, cette pochette dans laquelle l'album se glisse et qui permet de ranger ce format à l'Italienne comme n'importe quel album standard au cœur de sa bibliothèque.

16/04/2015 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Drifters
Drifters

Je ne l'ai pas lu le manga Hellsing du même auteur, mais j'ai bien aimé l'anime et, si vous avez aimé cette série, je ne vois pas pourquoi celle-ci ne vous plairait pas car on retrouve le même genre de scénario. Le scénario est un habile mélange d'histoire, de fantastique, d'action et d'humour. J'aime comment l'auteur ne se prend pas au sérieux et crée des univers intéressants et amusants. Ici, un jeune samouraï se retrouve dans un autre monde après sa vie. Il rencontre des samouraïs célèbres et il doit participer à une guerre qui semble être en fait un jeu. On retrouve aussi des personnages historiques d'autres pays comme Jeanne d'Arc. J'ai trouvé le scénario amusant. Il y a des bonnes idées et les scènes d'actions sont dynamiques. L'humour m'a bien fait rire et j'ai envie d'en apprendre d'avantage sur cet univers mystérieux. Un bon moment de détente.

15/04/2015 (modifier)
Couverture de la série La Mort de l'indien
La Mort de l'indien

Houlà ! du western ? des Indiens ? C'est pour moi ! Quand j'ai vu cet album dans une caisse de Bd en vrac dans le vide-grenier géant de Bordeaux, à prix dérisoire qui plus est, et en état correct, je me suis empressé de l'acheter.. De ces 4 histoires contées de façon classique et bien documentées, j'ai préféré les 2 dernières, celle sur Crazy Horse, l'un des plus grands chefs de la nation Sioux, artisan de la victoire sur Custer à Little Big Horn, et dont l'assassinat en 1877 est proprement honteux ; il fut le premier chef de guerre à sensibiliser les guerriers qui ne rêvaient que de gloire personnelle, sur le fait que le plus important était d'anéantir les soldats. L'autre histoire est celle du non moins honteux massacre de Wounded Knee, souvent relaté dans d'autres Bd. Je n'ai rien appris de plus, étant déjà très connaisseur et passionné de ces sujets, et à vrai dire, je m'en souciais peu, je cherchais cet album depuis longtemps, je l'ai trouvé, j'en suis ravi. Certes, le propos est limite subversif et met les Blancs devant leur ignominie d'avoir pratiqué le plus grand génocide indien de toute l'humanité. Mais j'avoue que c'est surtout pour son dessin que je voulais cet album, Luis Garcia étant un dessinateur espagnol moins connu que certains de ses compatriotes ayant travaillé longtemps en France comme De La Fuente, Palacios ou Brocal... Il a d'abord travaillé pour la revue Trinca dans son pays, avant d'arriver chez Pilote en 1973, où il restera 3 ans et où il livrera des récits sur scénarios de Victor Mora. Or, à cette époque, je ne lisais plus ce journal, je l'ai découvert bien plus tard par d'anciens numéros. On le retrouvera ensuite en 1981 dans les publications Warren (Creepy et Eerie), puis il abandonne le dessin pour la peinture. Ici, il est auteur complet, sans Mora, son dessin possède une force incroyable, c'est d'une beauté phénoménale, les visages et certaines images sont reproduites à la perfection d'après des photos, et Garcia utilise habilement sans exagérer des hachures. Il atteint ici un niveau quasiment comparable à Serpieri pour illustrer les Indiens, et pourtant celui-là n'est pas le dernier dans ce domaine, c'est vous dire le niveau de qualité graphique de Garcia, dont le trait par endroits ressemble à un combiné de Serpieri, Manara et Giraud. Un album rare, un vrai bonheur pour tous les amateurs de western, même si les 2 autres récits sont moins passionnants.

15/04/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série L'Or et le Sang
L'Or et le Sang

Ben dites moi, voilà une petite série pleine de caractère où souffle un parfum d'aventure, où se mêlent l'exotisme et la grande histoire. Je ne vais pas résumer l'histoire mais seulement dire que ce duo de héros aux antipodes l'un de l'autre est la première bonne surprise de ce récit. Leur première rencontre dans les tranchées de la guerre 14/18 est un petit bijou scénaristique et graphique. Cela démarre très très fort, à tel point que la suite semble un peu terne. Personnellement il m'a fallut un peu de temps pour me relancer dans l'histoire. Nous voilà sous le soleil du Maroc, à l'époque où ce pays est la proie des puissances coloniales, ici la France et l'Espagne qui rivalisent pour ce territoire. Au milieu une population qui se déchire entre différents clans ou familles. Alors pendant quatre tomes ça y va ! Ca chevauche, ça complote, ça fait la fête, ça tombe amoureux, ça fait le coup de poing, de feu... Bref, vous l'aurez compris, on ne s'ennuie pas une minute. Plusieurs références viennent à l'esprit, celles d'un cinéma d'aventures à la française, celle où un certain Lawrence d'Arabie unissait des tribus, que du bon quoi ! Bon ! Dans ce torrent d'enthousiasme il faut un petit bémol et qui concerne le dessin qui est dans l'ensemble très bon mais présente parfois des petites baisses de rythme (devrais je dire d'application ?) Et puis en début de tome ce papy qui raconte l'histoire à son petit fils ne me plaît qu'à moitié. Ceci mis à part, voilà une histoire hautement recommandable dont le but est de divertir et qui y réussit parfaitement.

15/04/2015 (modifier)