Un délire de Trondheim sympathique.
Le scénario est excellent et j'ai rigolé plusieurs fois. Trondheim utilise le cliché de la fin de l'aventure qui se termine avec le héros qui démasque le méchant de l'histoire et tourne cela en plein délire. En plus, le format de la collection fait que la lecture se termine vite sans que j'ai l'impression que l'idée a été trop étirée.
Le dessin de Le Gall est excellent. Son trait réaliste est très bien pour une histoire délirante comme celle-ci, qui massacre un cliché souvent utilisé de manière sérieuse.
J'ai adoré ce cri de coeur d'une mère à la recherche de son fils qui est parti manifester au printemps 2009 dans les rues de Téhéran suite aux élections volées par Monsieur 66%. La première scène avec les petits chiots est absolument abominable et va donner le ton de cette histoire. Il ne fait pas bon vivre dans une république islamiste, c'est indéniable.
Zahra's Paradise est le premier roman graphique de l'auteur et c'est déjà une incontestable réussite. On repense bien entendu à Persepolis de Marjane Satrapi mais le trait est ici beaucoup plus agréable. Le fond reste le même à savoir atroce. Les auteurs ont voulu rester anonyme pour ne pas subir des violences en retour. Il est dommage que cet oeuvre n'est pas connue de publicité dans notre pays alors que c'est un best-seller à l'international.
On découvre un Iran en proie à la terreur, aux arrestations arbitraires, à la torture et aux exécutions sommaires et c'est encore pire qu'à l'époque du Shah. Visiblement, la révolution a trahi le peuple iranien. Cependant, il y a encore de l'espoir car c'est un grand peuple qui arrive à communiquer grâce à la technologie d'internet. Les idées circulent et les méfaits ne resteront pas impunis. Un jour viendra.
Nous avons une bd choc et sans doute l'une des meilleures sur l'Iran.
C'est vrai que cet ouvrage est un réel pavé de 300 pages qu'on met plusieurs jours à lire puis à digérer. Cependant, c'est le plus complet travail pour nous permettre d'appréhender l'Asie centrale, en comprendre les mécanismes et surtout les enjeux géo-stratégiques.
Les régimes des cinq états d'Asie centrale n'auront plus de secret pour vous! Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan sont totalement décortiqués. Ces pays nous sont pour la plupart inconnus. Cette bd constitue une véritable découverte de ces dictatures qui oppriment férocement leur peuple sous l'oeil bienveillant de l'administration américaine qui vise à établir des partenariat stratégique dans la région face à la Chine et à la Russie.
On découvre que le Moyen-Orient qui focalise toute notre attention n'est pas forcément la zone la plus sensible au monde. Et que la défense des droits de l'homme n'est pas forcément la plus grande priorité des Etats-Unis.
Il y a beaucoup de texte mais c'est ponctué par des passages bd très intéressant. Un regret: que tout ne soit pas mise en image. C'est un peu la suite logique de Passage Afghan où l'auteur nous fait profiter de ces séjours dans la région.
Je retiendrais également que la nourriture est franchement infect dans cette région du monde où les températures flirte avec les 50 degré celsius. Les pratiques détestables, l'instabilité politique de ces régions ne donnent franchement pas envie d'y aller. Cependant c'est toujours bon de savoir ce qui se passe dans les coins les plus éloignés de la planète. En tout cas, un ouvrage passionnant mais qui sera sans doute dépassé par les événements plus de 10 ans après.
Quelle chouette série !
Broussaille est un sympathique jeune homme rêveur et écolo. Présenté comme lycéen, il semble plutôt avoir un mode de vie d'étudiant : il vit en appartement avec son chat et paraît assez indépendant. Il sait apprécier la solitude et on ne le voit jamais avec des potes de lycée dans la série ; néanmoins, il est très ouvert aux rencontres, surtout quand elles sont un peu insolites.
Le dessin utilise la ligne claire pour les personnages et un style réaliste pour le reste (décors, animaux, véhicules). Les ambiances sont parfaitement rendues et les scènes de campagne, de ville ou de village sont très bien observées. On se dit "Tiens, j'ai l'impression d'être déjà passé dans un coin qui ressemble à ça"... On perçoit facilement que, sous cette fausse apparence de simplicité dans les dessins, réside un immense talent, dont on pourra se délecter dans la magnifique série Zoo, avec une ambiance plus adulte.
Je ne suis pas tout à fait sûr de savoir à quelle tranche d'âge s'adresse cette BD, mais en tout cas, elle m'a plu en la lisant avec un peu de mes yeux d'enfant, d'adolescent et d'adulte à la fois.
Les baleines publiques :
Tout commence par un fait étrange : la ville est envahie par les mouettes. Un peu plus tard, Broussaille fait un rêve surréaliste où des poissons semblent nager en l'air dans la ville. Bien sûr, ce n'est pas une coïncidence mais je n'en dirai pas plus...
L'idée de cette histoire (que je vous laisse découvrir) est d'une originalité folle, très onirique et poétique. Le dessinateur réussit à rendre des ambiances de jours pluvieux qui, loin d'être déprimants, invitent à la rêverie et à la mélancolie. Il y a des moments d'une rare beauté, comme les planches 18-20. La narration est également très bien maîtrisée, dès ce premier tome de la série.
Les sculpteurs de lumière :
Broussaille part en vacances chez son oncle et sa tante à la campagne. Une usine de recyclage des déchets est en cours de construction dans la région. Les écolos semblent parfaitement satisfaits de l'implantation de cet élément moderne dans le site naturel (un point qui va à l'encontre des stéréotypes et que j'ai donc plutôt apprécié). En revanche, l'oncle René, pourtant lui aussi grand amoureux de la nature, est totalement opposé à l'usine. Pourquoi ?
Là encore, l'histoire est très bien racontée et prend le temps de développer de chouettes personnages et des ambiances sympathiques. L'idée phare du récit, si j'ose dire, n'est pas si originale que ça mais tout réside dans la finesse des situations et des dialogues. À la fin on en redemanderait un peu, mais en 45 planches il était difficile de mieux faire.
La nuit du chat :
Le chat de Broussaille s'évade de son appartement, et Broussaille passe la nuit à le chercher.
Quoi, c'est ça l'histoire ? Ben oui, et c'est cette extrême simplicité qui la rend géniale. Broussaille, au cours de cette nuit, va errer dans la ville, être le témoin de scènes ordinaires de la vie, faire des rencontres dont l'une va le marquer profondément. Inutile d'en dire plus, vous verrez bien en le lisant. Magnifique !
Les deux derniers tomes, parus bien plus tard, regroupent des récits courts.
Sous deux soleils :
Ce recueil réunit deux histoires.
"Le discret pouvoir de Jizô" est un carnet de voyage de Frank au Japon, à peine déguisé en récit de Broussaille et de sa petite amie Catherine. Comme c'est traité avec sensibilité et très bien dessiné, c'est une agréable lecture.
"Sandrine des collines" raconte un voyage de Broussaille au Burundi, dans une famille dont la fille adoptive, Sandrine, est restée traumatisée par la guerre. La découverte de la faune locale est une composante importante du récit, croisée avec l'établissement d'une communication avec la petite fille. Une histoire mignonne.
Un faune sur l'épaule :
Ce tome réunit plusieurs histoires très courtes, réunies par un fil conducteur. C'est toujours poétique et onirique. Mais quoique je sois sensible au message écolo, la personnification de la nature est un truc qui a tendance à m'agacer assez vite.
En conclusion, je vous recommande chaudement la lecture et l'achat des tomes 1-3 dans un premier temps puis éventuellement d'acquérir les deux derniers si, comme moi, vous aimez particulièrement.
Du blanc, du noir, un kimono rouge comme le sang d'une femme, Kioko, qui vit encore... qui éteint tous les soirs les réverbères de son village.
Originalité de l'histoire, expressionisme du trait, typiquement asiatique: ce manga sait mettre en avant des personnages simples pour donner sens à leur existence. Voila donc un "vieux" manga (1995) qui donne ses lettres de noblesse à un genre trop souvent vulgaire.
Ici, à travers la vie d'une femme, c'est la poésie du quotidien, aussi cruel soit-il, qui est mise en exergue. Une vie, une voie à suivre
Que voilà un album sympathique et assez original je trouve ! C’est un petit album, certes, mais plein de qualités, et donc j’arrondis mon 3,5/5 à 4 étoiles sans trop hésiter.
Le dessin anguleux est réussi, avec un cadrage parfois étonnant, mais qui rend assez dynamique l’intrigue, qui se déroule dans une sorte de huis clos. Le Noir et Blanc utilisé est lui aussi bien manié.
L’intrigue est amusante, savoureuse, avec une chute qui ne l’est pas moins. Les dialogues entre le pape – ici simple bureaucrate râleur et paranoïaque, et son aide Ursus, qui tente de le modérer, sont eux aussi réussis.
L’apparition de Super Nonne est peut-être la partie la plus faible de l’album, je ne sais pourquoi. Même si la critique implicite des valeurs américaines est recevable…
Album méconnu apparemment, mais c’est bien dommage. Si vous tombez dessus, n’hésitez pas y jeter un coup d’œil !
Cette BD est passée plusieurs fois entre mes mains avant je me décide à la lire, car le dessin ne me faisait pas du tout envie. Si vous ressentez la même chose, un conseil : essayez quand même de commencer la lecture. En tout cas, moi, dès la troisième page, ça ne me dérangeait plus car on entre très facilement dans l'histoire.
Bon, je ne suis quand même pas un grand fan du dessin, un noir et blanc stylisé au trait volontairement brut et une approche des surfaces qui semble hésiter entre aplats de noir et hachures. La bestiole de la partie de pêche, par exemple, est assez moche. J'irai même jusqu'à dire que pour quelques rares cases, je n'étais pas totalement sûr de savoir ce qu'elles représentaient. Ceci dit, il y a un découpage pertinent, de bons cadrages et des personnages expressifs, cette dernière qualité étant essentielle puisque ce récit est surtout centré sur la psychologie de ses personnages. Il me semble tout de même que le dessin aurait pu être plus léché, tout en conservant ces qualités.
Comme souvent chez Frederik Peeters, les personnages sont intéressants et crédibles, pleins de questions sur eux-mêmes qui, de près ou de loin, peuvent nous toucher tous. Ils se remettent en cause sans être pour autant dans l'auto-flagellation pure et simple, ce que j'apprécie. Les réflexions sur la drogue, la prise en main de sa propre vie, la fuite, l'incompréhension dont on peut faire preuve envers ses proches et les images mentales, parfois erronées, qu'on a tendance à se forger sur les autres, toutes ces réflexions sont intéressantes car en général assez nuancées. En revanche, dans les deux derniers tomes surtout, ça dérive parfois vers des thèmes psychanalytiques plus classiques (la relation à l'enfance et aux parents, l'analyse des rêves) que je trouve plus rebattus et qui, pour cette raison, m'intéressent un peu moins.
J'ai apprécié que chaque tome de la série décrive une situation réellement différente : la partie de pêche et ses conséquences, avec notamment l'évolution des relations entre Lupus, Tony et Sanaa (tome 1) ; le séjour sur la planète Necros, la planète des vieux, et la vie dans une communauté un peu particulière (tome 2) ; la fuite, de nouveaux éléments sur l'enfance de Lupus et la relation intéressante des protagonistes avec Darnelle (tome 3) ; leur nouvelle vie et le dénouement (tome 4).
J'ai en revanche regretté que certains thèmes ne soient pas encore davantage développés, comme la philosophie et les personnages de la communauté du tome 2 (j'ai tout de même apprécié qu'ils ne soient pas mis sur un piédestal), ou la forme de vie particulière qu'on rencontre dans le tome 4.
On l'aura compris, il ne s'agit pas vraiment de science-fiction mais bien d'un roman graphique dans un contexte de science-fiction. Même si ce contexte de civilisation spatiale ne paraît pas indispensable au huis-clos psychologique du début, il se justifie ensuite, et le mélange est parfaitement cohérent, tout en étant personnel à l'auteur. Bravo donc pour ce point.
J'ai longuement hésité entre 4 étoiles, parce qu'il y a plein de choses bonnes et originales, et 3 étoiles, parce qu'à certains moments il manque quand même un petit "quelque chose", surtout dans les deux derniers tomes. J'arrondis au-dessus parce que cette œuvre mérite d'être découverte pour son originalité et qu'elle est sans doute intéressante à relire. Ceci dit, du même auteur et aussi en SF à tendance psychologique, j'ai pour le moment préféré Aâma (que j'aviserai dès que j'aurai le dernier tome sous la main).
Voilà un album scandaleusement nécessaire ! Je veux dire qu’il est scandaleux qu’il soit nécessaire, et qu’il ne soit pas qu’un roman graphique !
Ceci étant dit, Joe Sacco réalise là, sur un « sale » sujet, un très bel ouvrage, fruit d’un immense travail en amont et pendant sa rédaction.
J’avais déjà trouvé très bon son travail pour la publication de Palestine, mais là c’est vraiment un maître ouvrage je trouve. Qui nous replonge dans un épisode oublié (allez savoir pourquoi…), un « dommage collatéral » d’un événement lui-même à la fois méconnu et déformé, à savoir l’intervention franco-anglo-israélienne sur Suez en 1956 (beaucoup de manuels scolaires, lorsqu’ils évoquent cet événement, omettent même de citer Israël parmi les agresseurs).
Et donc, Sacco a voulu vérifier les informations qu’il avait collectées selon lesquelles les Israéliens avaient profité de cette intervention pour liquider toute velléité de résistance palestinienne en massacrant des centaines de civils dans la bande de Gaza, à Rafah et Khan Younis.
On retrouve dans cet album les qualités habituelles de son travail. D’abord un très bon dessin, simple, clair, qui n’hésite pas à présenter des décors fouillés et précis.
Ensuite une construction vivante, mêlant quelques temps faibles, des moments de « détente », à des passages plus glauques et douloureux (qui dominent vu le sujet).
Enfin, Sacco se pose des questions, nous fait part de ses interrogations, de ses méthodes de travail, et, même s’il aboutit à un album à charge, il n’hésite pas à montrer que les Palestiniens ne sont pas unanimes face au Hamas ou au Fatah. De la même manière, il fournit ses sources en fin d’album et donne la parole à des responsables israéliens. Pas de manichéisme outrancier donc.
Pas équilibré pourtant ? Mais il existe un tel déséquilibre dans les temps de paroles accordés à chaque camp dans cet enfer qu’est devenu ce petit bout de Terre (enfer pour les réfugiés palestiniens surtout on l’a bien compris !) qu’il n’y a là que volonté de rétablir un semblant d’équité.
Et les récents événements de l’année 2014 ne font que renforcer le sentiment d’impuissance, de dégoût ressenti par tout observateur neutre, et par les Palestiniens que Sacco a rencontrés pour son ouvrage. N’oublions pas qui est l’agresseur, qui occupe illégalement les terres des autres, qui détruit leurs maisons, tue leurs enfants, arrache leurs cultures, détruit les infrastructures sanitaires et scolaires, assassine arbitrairement et hors décision judiciaire (avec des missiles, et tant pis pour ceux qui se trouvent autour), c’est-à-dire qui commet quotidiennement des crimes de guerre, en toute impunité. Que les médias taisent cette évidence est scandaleux. Qu’ils continuent parfois à mettre sur le même plan le stress occasionné par les tirs de missiles du Hamas et les bombardements israéliens est choquant.
Bien sûr des civils israéliens meurent, des Palestiniens commettent des crimes. C’est inacceptable. Mais rien n’est fait pour changer les choses. Et sans le travail de personnes comme Joe Sacco, les Palestiniens sont condamnés à mourir à petit feu, la bouche fermée, aucun BHL ne venant sur les plateaux télé réclamer une intervention « de la communauté internationale ».
Sacco est un auteur engagé, dans le noble sens du terme. Il est sûrement critiquable, mais il argumente, et amène au débat. Pour y participer, je vous recommande chaudement lecture et achat de ce remarquable documentaire !
Belle surprise !
Si le concept de base est loin d’être original (merci au film Un Jour sans fin), le scénario est par contre diablement efficace et accrocheur. Une fois la lecture commencée, il est difficile de lâcher la série, d’autant qu’elle est très vite lue (deux volumes seulement). Je ne m’étends pas sur l’histoire pour ne pas gâcher l’effet de surprise.
L’univers dystopique est réussi et très joliment illustré.
Malheureusement quelques défauts viennent un peu ternir la qualité d’ensemble du manga. Les ennemis (les Mimics) sont assez ridicules et certaines phases d’action, notamment dans le deuxième tome, sont trop confuses.
Néanmoins, All you need is kill est une mini série de SF dynamique et passionnante.
3,5/5
J'avais déjà lu quelques histoires de Foerster parus dans Fluide Glacial, mais comme ma bibliothèque ne possède pas beaucoup d'albums de lui la plupart des histoires présent dans ce recueil sont inédits pour moi et évidemment cela ne me déplait pas au contraire.
Cet album montre bien toute l'imagination dont est capable l'auteur et son univers est souvent bien glaude ! Je me demande d'ailleurs comment il est parvenu à publier dans une revue humoristique. Il y a parfois de l'humour noir, mais la plupart du temps cela ressemble plus aux récit d'horreurs d'EC Comics où il y a une chute finale.
Les histoires ne m'ont pas du tout déçu car l'imagination de Foerster est totalement inattendu et la plupart du temps la chute finale m'a surpris. Il y a certes des passages un peu malsain, mais personnellement cela ne me dérange pas quoique je ne lirais pas cette bande dessiné lorsque je suis en train de manger.
Le dessin en noir et blanc de Foerster est génial et il sait créé une atmosphère malsaine dans ses histoires.
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Les Aventures de la Fin de l'épisode
Un délire de Trondheim sympathique. Le scénario est excellent et j'ai rigolé plusieurs fois. Trondheim utilise le cliché de la fin de l'aventure qui se termine avec le héros qui démasque le méchant de l'histoire et tourne cela en plein délire. En plus, le format de la collection fait que la lecture se termine vite sans que j'ai l'impression que l'idée a été trop étirée. Le dessin de Le Gall est excellent. Son trait réaliste est très bien pour une histoire délirante comme celle-ci, qui massacre un cliché souvent utilisé de manière sérieuse.
Zahra's Paradise
J'ai adoré ce cri de coeur d'une mère à la recherche de son fils qui est parti manifester au printemps 2009 dans les rues de Téhéran suite aux élections volées par Monsieur 66%. La première scène avec les petits chiots est absolument abominable et va donner le ton de cette histoire. Il ne fait pas bon vivre dans une république islamiste, c'est indéniable. Zahra's Paradise est le premier roman graphique de l'auteur et c'est déjà une incontestable réussite. On repense bien entendu à Persepolis de Marjane Satrapi mais le trait est ici beaucoup plus agréable. Le fond reste le même à savoir atroce. Les auteurs ont voulu rester anonyme pour ne pas subir des violences en retour. Il est dommage que cet oeuvre n'est pas connue de publicité dans notre pays alors que c'est un best-seller à l'international. On découvre un Iran en proie à la terreur, aux arrestations arbitraires, à la torture et aux exécutions sommaires et c'est encore pire qu'à l'époque du Shah. Visiblement, la révolution a trahi le peuple iranien. Cependant, il y a encore de l'espoir car c'est un grand peuple qui arrive à communiquer grâce à la technologie d'internet. Les idées circulent et les méfaits ne resteront pas impunis. Un jour viendra. Nous avons une bd choc et sans doute l'une des meilleures sur l'Iran.
La Route de la soie... en lambeaux
C'est vrai que cet ouvrage est un réel pavé de 300 pages qu'on met plusieurs jours à lire puis à digérer. Cependant, c'est le plus complet travail pour nous permettre d'appréhender l'Asie centrale, en comprendre les mécanismes et surtout les enjeux géo-stratégiques. Les régimes des cinq états d'Asie centrale n'auront plus de secret pour vous! Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Tadjikistan et Turkménistan sont totalement décortiqués. Ces pays nous sont pour la plupart inconnus. Cette bd constitue une véritable découverte de ces dictatures qui oppriment férocement leur peuple sous l'oeil bienveillant de l'administration américaine qui vise à établir des partenariat stratégique dans la région face à la Chine et à la Russie. On découvre que le Moyen-Orient qui focalise toute notre attention n'est pas forcément la zone la plus sensible au monde. Et que la défense des droits de l'homme n'est pas forcément la plus grande priorité des Etats-Unis. Il y a beaucoup de texte mais c'est ponctué par des passages bd très intéressant. Un regret: que tout ne soit pas mise en image. C'est un peu la suite logique de Passage Afghan où l'auteur nous fait profiter de ces séjours dans la région. Je retiendrais également que la nourriture est franchement infect dans cette région du monde où les températures flirte avec les 50 degré celsius. Les pratiques détestables, l'instabilité politique de ces régions ne donnent franchement pas envie d'y aller. Cependant c'est toujours bon de savoir ce qui se passe dans les coins les plus éloignés de la planète. En tout cas, un ouvrage passionnant mais qui sera sans doute dépassé par les événements plus de 10 ans après.
Broussaille
Quelle chouette série ! Broussaille est un sympathique jeune homme rêveur et écolo. Présenté comme lycéen, il semble plutôt avoir un mode de vie d'étudiant : il vit en appartement avec son chat et paraît assez indépendant. Il sait apprécier la solitude et on ne le voit jamais avec des potes de lycée dans la série ; néanmoins, il est très ouvert aux rencontres, surtout quand elles sont un peu insolites. Le dessin utilise la ligne claire pour les personnages et un style réaliste pour le reste (décors, animaux, véhicules). Les ambiances sont parfaitement rendues et les scènes de campagne, de ville ou de village sont très bien observées. On se dit "Tiens, j'ai l'impression d'être déjà passé dans un coin qui ressemble à ça"... On perçoit facilement que, sous cette fausse apparence de simplicité dans les dessins, réside un immense talent, dont on pourra se délecter dans la magnifique série Zoo, avec une ambiance plus adulte. Je ne suis pas tout à fait sûr de savoir à quelle tranche d'âge s'adresse cette BD, mais en tout cas, elle m'a plu en la lisant avec un peu de mes yeux d'enfant, d'adolescent et d'adulte à la fois. Les baleines publiques :
Tout commence par un fait étrange : la ville est envahie par les mouettes. Un peu plus tard, Broussaille fait un rêve surréaliste où des poissons semblent nager en l'air dans la ville. Bien sûr, ce n'est pas une coïncidence mais je n'en dirai pas plus...
L'idée de cette histoire (que je vous laisse découvrir) est d'une originalité folle, très onirique et poétique. Le dessinateur réussit à rendre des ambiances de jours pluvieux qui, loin d'être déprimants, invitent à la rêverie et à la mélancolie. Il y a des moments d'une rare beauté, comme les planches 18-20. La narration est également très bien maîtrisée, dès ce premier tome de la série.
Les sculpteurs de lumière :
Broussaille part en vacances chez son oncle et sa tante à la campagne. Une usine de recyclage des déchets est en cours de construction dans la région. Les écolos semblent parfaitement satisfaits de l'implantation de cet élément moderne dans le site naturel (un point qui va à l'encontre des stéréotypes et que j'ai donc plutôt apprécié). En revanche, l'oncle René, pourtant lui aussi grand amoureux de la nature, est totalement opposé à l'usine. Pourquoi ?
Là encore, l'histoire est très bien racontée et prend le temps de développer de chouettes personnages et des ambiances sympathiques. L'idée phare du récit, si j'ose dire, n'est pas si originale que ça mais tout réside dans la finesse des situations et des dialogues. À la fin on en redemanderait un peu, mais en 45 planches il était difficile de mieux faire.
La nuit du chat :
Le chat de Broussaille s'évade de son appartement, et Broussaille passe la nuit à le chercher.
Quoi, c'est ça l'histoire ? Ben oui, et c'est cette extrême simplicité qui la rend géniale. Broussaille, au cours de cette nuit, va errer dans la ville, être le témoin de scènes ordinaires de la vie, faire des rencontres dont l'une va le marquer profondément. Inutile d'en dire plus, vous verrez bien en le lisant. Magnifique !
Les deux derniers tomes, parus bien plus tard, regroupent des récits courts.
Sous deux soleils :
Ce recueil réunit deux histoires.
"Le discret pouvoir de Jizô" est un carnet de voyage de Frank au Japon, à peine déguisé en récit de Broussaille et de sa petite amie Catherine. Comme c'est traité avec sensibilité et très bien dessiné, c'est une agréable lecture.
"Sandrine des collines" raconte un voyage de Broussaille au Burundi, dans une famille dont la fille adoptive, Sandrine, est restée traumatisée par la guerre. La découverte de la faune locale est une composante importante du récit, croisée avec l'établissement d'une communication avec la petite fille. Une histoire mignonne.
Un faune sur l'épaule :
Ce tome réunit plusieurs histoires très courtes, réunies par un fil conducteur. C'est toujours poétique et onirique. Mais quoique je sois sensible au message écolo, la personnification de la nature est un truc qui a tendance à m'agacer assez vite.
En conclusion, je vous recommande chaudement la lecture et l'achat des tomes 1-3 dans un premier temps puis éventuellement d'acquérir les deux derniers si, comme moi, vous aimez particulièrement.
Le Kimono rouge
Du blanc, du noir, un kimono rouge comme le sang d'une femme, Kioko, qui vit encore... qui éteint tous les soirs les réverbères de son village. Originalité de l'histoire, expressionisme du trait, typiquement asiatique: ce manga sait mettre en avant des personnages simples pour donner sens à leur existence. Voila donc un "vieux" manga (1995) qui donne ses lettres de noblesse à un genre trop souvent vulgaire. Ici, à travers la vie d'une femme, c'est la poésie du quotidien, aussi cruel soit-il, qui est mise en exergue. Une vie, une voie à suivre
Crève le Malin
Que voilà un album sympathique et assez original je trouve ! C’est un petit album, certes, mais plein de qualités, et donc j’arrondis mon 3,5/5 à 4 étoiles sans trop hésiter. Le dessin anguleux est réussi, avec un cadrage parfois étonnant, mais qui rend assez dynamique l’intrigue, qui se déroule dans une sorte de huis clos. Le Noir et Blanc utilisé est lui aussi bien manié. L’intrigue est amusante, savoureuse, avec une chute qui ne l’est pas moins. Les dialogues entre le pape – ici simple bureaucrate râleur et paranoïaque, et son aide Ursus, qui tente de le modérer, sont eux aussi réussis. L’apparition de Super Nonne est peut-être la partie la plus faible de l’album, je ne sais pourquoi. Même si la critique implicite des valeurs américaines est recevable… Album méconnu apparemment, mais c’est bien dommage. Si vous tombez dessus, n’hésitez pas y jeter un coup d’œil !
Lupus
Cette BD est passée plusieurs fois entre mes mains avant je me décide à la lire, car le dessin ne me faisait pas du tout envie. Si vous ressentez la même chose, un conseil : essayez quand même de commencer la lecture. En tout cas, moi, dès la troisième page, ça ne me dérangeait plus car on entre très facilement dans l'histoire. Bon, je ne suis quand même pas un grand fan du dessin, un noir et blanc stylisé au trait volontairement brut et une approche des surfaces qui semble hésiter entre aplats de noir et hachures. La bestiole de la partie de pêche, par exemple, est assez moche. J'irai même jusqu'à dire que pour quelques rares cases, je n'étais pas totalement sûr de savoir ce qu'elles représentaient. Ceci dit, il y a un découpage pertinent, de bons cadrages et des personnages expressifs, cette dernière qualité étant essentielle puisque ce récit est surtout centré sur la psychologie de ses personnages. Il me semble tout de même que le dessin aurait pu être plus léché, tout en conservant ces qualités. Comme souvent chez Frederik Peeters, les personnages sont intéressants et crédibles, pleins de questions sur eux-mêmes qui, de près ou de loin, peuvent nous toucher tous. Ils se remettent en cause sans être pour autant dans l'auto-flagellation pure et simple, ce que j'apprécie. Les réflexions sur la drogue, la prise en main de sa propre vie, la fuite, l'incompréhension dont on peut faire preuve envers ses proches et les images mentales, parfois erronées, qu'on a tendance à se forger sur les autres, toutes ces réflexions sont intéressantes car en général assez nuancées. En revanche, dans les deux derniers tomes surtout, ça dérive parfois vers des thèmes psychanalytiques plus classiques (la relation à l'enfance et aux parents, l'analyse des rêves) que je trouve plus rebattus et qui, pour cette raison, m'intéressent un peu moins. J'ai apprécié que chaque tome de la série décrive une situation réellement différente : la partie de pêche et ses conséquences, avec notamment l'évolution des relations entre Lupus, Tony et Sanaa (tome 1) ; le séjour sur la planète Necros, la planète des vieux, et la vie dans une communauté un peu particulière (tome 2) ; la fuite, de nouveaux éléments sur l'enfance de Lupus et la relation intéressante des protagonistes avec Darnelle (tome 3) ; leur nouvelle vie et le dénouement (tome 4). J'ai en revanche regretté que certains thèmes ne soient pas encore davantage développés, comme la philosophie et les personnages de la communauté du tome 2 (j'ai tout de même apprécié qu'ils ne soient pas mis sur un piédestal), ou la forme de vie particulière qu'on rencontre dans le tome 4. On l'aura compris, il ne s'agit pas vraiment de science-fiction mais bien d'un roman graphique dans un contexte de science-fiction. Même si ce contexte de civilisation spatiale ne paraît pas indispensable au huis-clos psychologique du début, il se justifie ensuite, et le mélange est parfaitement cohérent, tout en étant personnel à l'auteur. Bravo donc pour ce point. J'ai longuement hésité entre 4 étoiles, parce qu'il y a plein de choses bonnes et originales, et 3 étoiles, parce qu'à certains moments il manque quand même un petit "quelque chose", surtout dans les deux derniers tomes. J'arrondis au-dessus parce que cette œuvre mérite d'être découverte pour son originalité et qu'elle est sans doute intéressante à relire. Ceci dit, du même auteur et aussi en SF à tendance psychologique, j'ai pour le moment préféré Aâma (que j'aviserai dès que j'aurai le dernier tome sous la main).
Gaza 1956 - En marge de l'histoire
Voilà un album scandaleusement nécessaire ! Je veux dire qu’il est scandaleux qu’il soit nécessaire, et qu’il ne soit pas qu’un roman graphique ! Ceci étant dit, Joe Sacco réalise là, sur un « sale » sujet, un très bel ouvrage, fruit d’un immense travail en amont et pendant sa rédaction. J’avais déjà trouvé très bon son travail pour la publication de Palestine, mais là c’est vraiment un maître ouvrage je trouve. Qui nous replonge dans un épisode oublié (allez savoir pourquoi…), un « dommage collatéral » d’un événement lui-même à la fois méconnu et déformé, à savoir l’intervention franco-anglo-israélienne sur Suez en 1956 (beaucoup de manuels scolaires, lorsqu’ils évoquent cet événement, omettent même de citer Israël parmi les agresseurs). Et donc, Sacco a voulu vérifier les informations qu’il avait collectées selon lesquelles les Israéliens avaient profité de cette intervention pour liquider toute velléité de résistance palestinienne en massacrant des centaines de civils dans la bande de Gaza, à Rafah et Khan Younis. On retrouve dans cet album les qualités habituelles de son travail. D’abord un très bon dessin, simple, clair, qui n’hésite pas à présenter des décors fouillés et précis. Ensuite une construction vivante, mêlant quelques temps faibles, des moments de « détente », à des passages plus glauques et douloureux (qui dominent vu le sujet). Enfin, Sacco se pose des questions, nous fait part de ses interrogations, de ses méthodes de travail, et, même s’il aboutit à un album à charge, il n’hésite pas à montrer que les Palestiniens ne sont pas unanimes face au Hamas ou au Fatah. De la même manière, il fournit ses sources en fin d’album et donne la parole à des responsables israéliens. Pas de manichéisme outrancier donc. Pas équilibré pourtant ? Mais il existe un tel déséquilibre dans les temps de paroles accordés à chaque camp dans cet enfer qu’est devenu ce petit bout de Terre (enfer pour les réfugiés palestiniens surtout on l’a bien compris !) qu’il n’y a là que volonté de rétablir un semblant d’équité. Et les récents événements de l’année 2014 ne font que renforcer le sentiment d’impuissance, de dégoût ressenti par tout observateur neutre, et par les Palestiniens que Sacco a rencontrés pour son ouvrage. N’oublions pas qui est l’agresseur, qui occupe illégalement les terres des autres, qui détruit leurs maisons, tue leurs enfants, arrache leurs cultures, détruit les infrastructures sanitaires et scolaires, assassine arbitrairement et hors décision judiciaire (avec des missiles, et tant pis pour ceux qui se trouvent autour), c’est-à-dire qui commet quotidiennement des crimes de guerre, en toute impunité. Que les médias taisent cette évidence est scandaleux. Qu’ils continuent parfois à mettre sur le même plan le stress occasionné par les tirs de missiles du Hamas et les bombardements israéliens est choquant. Bien sûr des civils israéliens meurent, des Palestiniens commettent des crimes. C’est inacceptable. Mais rien n’est fait pour changer les choses. Et sans le travail de personnes comme Joe Sacco, les Palestiniens sont condamnés à mourir à petit feu, la bouche fermée, aucun BHL ne venant sur les plateaux télé réclamer une intervention « de la communauté internationale ». Sacco est un auteur engagé, dans le noble sens du terme. Il est sûrement critiquable, mais il argumente, et amène au débat. Pour y participer, je vous recommande chaudement lecture et achat de ce remarquable documentaire !
All You Need is Kill
Belle surprise ! Si le concept de base est loin d’être original (merci au film Un Jour sans fin), le scénario est par contre diablement efficace et accrocheur. Une fois la lecture commencée, il est difficile de lâcher la série, d’autant qu’elle est très vite lue (deux volumes seulement). Je ne m’étends pas sur l’histoire pour ne pas gâcher l’effet de surprise. L’univers dystopique est réussi et très joliment illustré. Malheureusement quelques défauts viennent un peu ternir la qualité d’ensemble du manga. Les ennemis (les Mimics) sont assez ridicules et certaines phases d’action, notamment dans le deuxième tome, sont trop confuses. Néanmoins, All you need is kill est une mini série de SF dynamique et passionnante. 3,5/5
Certains l'aiment noir - L'Intégrale
J'avais déjà lu quelques histoires de Foerster parus dans Fluide Glacial, mais comme ma bibliothèque ne possède pas beaucoup d'albums de lui la plupart des histoires présent dans ce recueil sont inédits pour moi et évidemment cela ne me déplait pas au contraire. Cet album montre bien toute l'imagination dont est capable l'auteur et son univers est souvent bien glaude ! Je me demande d'ailleurs comment il est parvenu à publier dans une revue humoristique. Il y a parfois de l'humour noir, mais la plupart du temps cela ressemble plus aux récit d'horreurs d'EC Comics où il y a une chute finale. Les histoires ne m'ont pas du tout déçu car l'imagination de Foerster est totalement inattendu et la plupart du temps la chute finale m'a surpris. Il y a certes des passages un peu malsain, mais personnellement cela ne me dérange pas quoique je ne lirais pas cette bande dessiné lorsque je suis en train de manger. Le dessin en noir et blanc de Foerster est génial et il sait créé une atmosphère malsaine dans ses histoires.