Les derniers avis (31997 avis)

Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Rozen Maiden
Rozen Maiden

3.5 J'avais déjà vu l'anime qui possède plusieurs différences avec le manga (c'est surtout le cas dans la seconde saison) et j'avais adoré. J'ai donc lu le manga avec une bonne opinion et je ne fus pas déçu même si j'avoue préférer l'anime. Ce manga possède tout ce que j'aime dans un manga: le dessin est excellent, les personnages sont attachants (je ne pense pas qu'il ait un personnage que je n'aime pas dans ce manga), le scénario plutôt original est bien maîtrisé et il y a un bon mélange de moments dramatiques et de moments comiques. Malheureusement, le dernier tome est décevant, mais heureusement il y a une suite que je vais probablement lire un jour, mais l'anime qui a adapté cette suite était vraiment nul donc j'ai un peu peur de lire cette suite.

16/05/2015 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Les Royaumes du Nord
Les Royaumes du Nord

Pour ce qui me concerne je n'ai ni lu l’œuvre originale de Pullman, ni vu son adaptation cinématographique. Je sais juste que cette trilogie de romans pour ado continue d'avoir ses adeptes et de nombreux lecteurs encore aujourd'hui alors que le premier tome fête déjà ses 20 ans. Je me suis pourtant fait peur. Car malgré le dessin de Clément Oubrerie que j'avais beaucoup apprécié dans Aya de Yopougon ou plus récemment dans Pablo, j'ai vraiment eu du mal à rentrer dans l'histoire. Les éloges sur l’œuvre de Pullman me semblaient bien trompeuses tant je trouvais l’héroïne peu charismatique et l'univers dans lequel elle évoluait brouillon. Mais j'ai persévéré, et petit à petit, tout a rapidement repris sa place et sa logique pour révéler un monde d'une richesse et d'une complexité insoupçonné. Les personnages, l'intrigue et l'action donne un souffle épique assez unique à cette adaptation et je n'ai finalement pas pu lâcher l'album avant de l'avoir fini... et il me faut maintenant attendre un bon mois pour avoir la suite ! Je pense donc que Stéphane Melchior-Durand a réussi à faire passer l'essence de la trilogie de Pullman pour insuffler juste ce qu'il faut pour nous faire partager cette aventure. Le trait de Clément Oubrerie, s'il surprend un peu au départ, surtout pour ce genre d'univers, finit par s'imposer et par se justifier pleinement. Vivement la suite !

16/05/2015 (modifier)
Couverture de la série Les Meilleurs Ennemis
Les Meilleurs Ennemis

Comme le sous-titre l’indique, il s’agit pour les deux auteurs d’une « histoire des relations entre les Etats-Unis et le Moyen-Orient ». C’est assez didactique, linéaire, découpé en chapitres à la fois chronologiques et thématiques (en fonction des régions ou Etats), sous l’influence de l’historien Jean-Pierre Filiu, spécialiste de l’Islam contemporain. Ce parti pris de découpage est à la fois la force (c’est clair, et facilement lisible : on est parfois proche d’un livre d’Histoire, l’appareil critique et les développements en moins), mais aussi la faiblesse de la série (on pourrait reprocher un manque d’humour, d’histoire avec un petit « h » : mais ce n’est pas le propos ici). Le premier tome, après une introduction remontant à l’épopée du Gilgamesh, traite de la période 1783 (naissance des Etats-Unis) à 1953. Le début relate des épisodes rarement traités (j’avoue que je n’avais aucune connaissances de ces actions américaines en Méditerranée à la fin du XVIIIème et au début du XIXème siècle). La suite, puis ce qui est traité dans le deuxième tome (1953-1984) est plus connu, mais une piqûre de rappel n’est pas inutile. On est ici proche de ce qu’Howard Zinn a pu faire avec Une Histoire Populaire de l'Empire Américain (adaptée en Bande dessinée il y a quelques années). Si je peux reprocher à Filiu de rester parfois à la surface des faits, son travail est intéressant. La côté graphique est l’œuvre de David B., qui traite parfois le sujet comme on illustre un conte (en cela le début avec Gilgamesh a dû lui faire plaisir), avec des planches parfois surchargées. Un dessin en Noir et Blanc un peu stylisé, amusant à comparer avec celui de Marjane Satrapi pour les passages concernant l’Iran. En tout cas, le travail de David B. est un réel plus. En attendant le troisième – et dernier ? – tome, je ne peux que vous encourager à jeter plus qu’un coup d’œil sur cette série à la fois instructive et distrayante. Une bonne vulgarisation qui pousse à aller plus loin (pour la période contemporaine, la lecture du Monde diplomatique, des ouvrages d’Alain Gresh par exemple).

16/05/2015 (modifier)
Couverture de la série Le Phalanstère du bout du monde
Le Phalanstère du bout du monde

Eh bien, quelle histoire triste ! Mais quelle belle histoire quand même ! J’ai vraiment beaucoup aimé ce petit album. D’abord le scénario de Corbeyran – auteur protéiforme qui m’avait déjà séduit dans un autre album de la même collection, La Digue. En effet, sans livrer les clés de l’histoire, sans nous « expliquer » en fin d’album le pourquoi et le comment de ce phalanstère et ce qu’est ce bout du monde, Corbeyran nous captive – de manière plus douce mais non moins efficace que les pauvres petits êtres compagnons de Jean. J’ai aussi beaucoup aimé le dessin de Bouillez. Il utilise un très beau Noir et Blanc, très sobre, et développe un univers brinqueballant, désuet, bancal, original, qui ajoute au côté à la fois oppressant et noir, mais aussi souvent poétique de l’histoire inventée par Corbeyran. Une poésie noire et triste donc, une histoire prenante, dans laquelle je vous encourage à vous plonger. Cet album est vraiment une chouette réussite !

16/05/2015 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Buffalo Runner
Buffalo Runner

Plus les années passent et plus il devient difficile de trouver des westerns originaux je trouve. En effet ce genre est tellement bien cadré avec ces contraintes de lieux, de personnages, et même d'intrigue, que la bande dessinée et le cinéma en ont exploré pas mal de possibilités. Mais là, Tiburce Oger signe avec Buffalo Runner un album très intéressant. Ed fischer raconte sa vie de cow boy à la jeune femme qui est enfermé avec lui dans une petite maison alors qu'ils attendent nerveusement d'être attaqué par des bandits. Le récit de ses aventures durera toute une nuit de siège. De part cette construction scénaristique à deux niveaux l'histoire est prenante car évidemment la vie de Ed a été mouvementée et de l'autre, plus la nuit avance, et plus la tension liée à l'affrontement imminent devient palpable. Les scènes s'enchainent sur un bon rythme et alternent habilement passé et présent. L'histoire tient donc sur la longueur et le final offre une petite pirouette autant inattendue que bienvenue. Enfin un mot sur le visuel qui fait plaisir à voir. Les couleurs sont superbes et le trait n'est pas en reste puisqu'il il offre de bien jolies vues des paysages de l'ouest américain. Au final Buffalo Runner est un western très agréable dont la lecture est tout à fait recommandable.

16/05/2015 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Caatinga
Caatinga

C'est à cause de cette couverture si magnétique à mes yeux que j'ai jeté mon dévolu sur cet album quand il a fallu en choisir un pour le faire dédicacer... Ayant lu son tout dernier, Sans Pardon, c'est "Caatinga" qui est sortit gagnant. "Bonne pioche" faut-il croire, car c'est pour lui un de ses albums préféré, sur lequel il a passé énormément de temps en recherche et en travail. Et c'est vrai que cet album est impressionnant. Tout d'abord par le sujet qu'il aborde. Avant cette bande dessinée, je n'avais jamais entendu parler des "cangaceiros", ces paysans révoltés de la région brésilienne de Caatinga dans le premier tiers du XXe siècle. Hermann nous immerge dans un monde impitoyable, où nature et (in)humanité sont d'une aridité et d'un mordant peu commun. Cet espace immense divisé en grandes propriétés terriennes dirigées par des "colonels" qui ont droit de vie et de mort sur leur territoire fait froid dans le dos. La violence n'est là-bas pas un vain mot... Et Hermann a parfaitement su saisir tout cela et nous retranscrire ce pays de contrastes où la mort est à chaque coin de case, tout autant qu'une faune vivace et bigarrée qu'il s'amuse à intégrer à la composition de ses planches, accentuant encore cet effet. Vie... Mort... les deux faces d'une même pièce qui ne fait qu'être relancée perpétuellement. Hermann continue de jouer sur ces contrastes avec la colorisation magnifique de cet album. Si ses planches sont à dominante orange ou bleues, il sait d'une pointe de vert ou d'un rouge sanglant, nous accrocher la rétine et magnifier la composition de ses pages. Que ce soit la chaleur torride du désert ou le froid mordant de l'altitude, on est tout de suite logé à la même enseigne que les malheureux personnages que nous suivons. Vous l'aurez compris, avec "Caatinga", nous avons à mon avis, un des meilleurs album qu'Hermann ait pu nous proposer, tant par la curiosité qu'il aura su éveiller par le sujet qu'il aborde que par la réalisation somptueuse qu'il lui a accordé.

15/05/2015 (modifier)
Couverture de la série Belles à Croquer
Belles à Croquer

Voici un album devenu tellement rare que même si je conseille l'achat, il sera très difficile pour les découvreurs de Corben de le dégoter, même à Paris. Je n'ai pu le lire qu'à la bibliothèque d'Angoulême qui possède un fonds de Bd anciennes conséquent, parmi lesquelles figurent quelques Corben introuvables.. C'est un mélange de récits courts d'aspect gothique qui s'intéresse aux loups-garous et autres bêtes malfaisantes. Je crois que la lycanthropie a toujours fasciné Corben, on se souvient de Rolf et d'autres récits vus dans des recueils consacrés aux années Creepy, et il le démontre avec splendeur dans d'horrifiques dessins toujours aussi séduisants par la plastique de certains personnages, par ses couleurs saturées, et par des chutes souvent surprenantes, procédé repris plusieurs fois par l'artiste dans la plupart de ses histoires. On pourrait résumer ce recueil par les 3 mots suivants : monstres, fesse, gore ... en effet, on y trouve de beaux spécimen de bestioles velues à faire frémir, des filles nues toujours très opulentes, comme souvent chez Corben, et des scènes par endroits peu ragoutantes. Mais même si cet album n'est pas considéré comme un Corben majeur, je ne me lasse pas de son style et des atmosphères uniques qu'il sait créer ; et ici, je me suis régalé !

15/05/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Singe de Hartlepool
Le Singe de Hartlepool

Cette BD devrait être inscrit au patrimoine mondial qui dénonce la connerie humaine, il devrait être obligatoire de le lire au cours des années de collège ou de lycée. Sur la masse on peut espérer que certains en sortiraient un peu moins cons, mais comme disait l'autre:" Je rêve!" Nonobstant ce petit agacement, que dire chers collègues que vous n'ayez déjà dit dans ces colonnes? Magnifique pamphlet contre la connerie humaine avec un dessin pas si approximatif qu'il n'y paraît, je découvre à l'occasion J. Moreau qui m'a donné envie de suivre ses travaux futurs. Quand à Lupano il sait de manière très subtile vous scotchez à son histoire par des petits détails mais qui mine de rien s'enchainent comme une mécanique d'horlogerie. Bon! ben excellent, y a rien à jeter, Achetez, Offrez, faites connaitre.

15/05/2015 (modifier)
Couverture de la série Jean le Long
Jean le Long

Encore une petite perle très sympathique du duo Ortiz/Segura trouvée au petit festival de Gauriac ; de la Bd de pirates classique mais très bien tournée et bien écrite, qui utilise les composants de ce type de récits. Malgré une erreur sur le tome 1 qui indique dessins : Segura, texte : Ortiz, il ne faut pas s'y fier, d'ailleurs on remarquera aussi de nombreuses fautes d'orthographe dans cet album, dues sans aucun doute à la traduction. On y retrouve donc le trait nerveux de José Ortiz, de style réaliste mais parfois proche de la caricature, qu'il a rodé dans de nombreux petits formats pour l'Angleterre et l'Italie, il est ici moins peaufiné que dans Hombre, il donne une silhouette d'adolescent au début à son héros, qu'il rectifie ensuite en jeune homme plus aguerri. De même que ses décors sont assez poussés (la fortification de Cartagène sur la première planche qui reproduit la Tour de Belem au Portugal). Cette série est née dans une revue espagnole sous le nom de "Juan el Largo" vers 1989, et publiée sous forme de chapitres courts de 8 planches ; elle n'est pas assez connue, c'est très injuste, car ses pirates sont très attachants, pas aussi sanguinaires que leur ennemi Olones, l'ambiance et le décor de mer des Antilles sont bien restitués, avec un peu d'humour et des personnages pittoresques. Moi qui avait lu tant d'histoires de pirates dans les petits formats de ma jeunesse et qui m'en étais un peu lassé, j'ai trouvé cette Bd très avenante. Si je parviens à trouver le tome 2, je prends les yeux fermés, tout en regrettant que la série n'ait pas été poursuivie plus longtemps.

14/05/2015 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Les Aventures de la Fin de l'épisode
Les Aventures de la Fin de l'épisode

Un délire de Trondheim sympathique. Le scénario est excellent et j'ai rigolé plusieurs fois. Trondheim utilise le cliché de la fin de l'aventure qui se termine avec le héros qui démasque le méchant de l'histoire et tourne cela en plein délire. En plus, le format de la collection fait que la lecture se termine vite sans que j'ai l'impression que l'idée a été trop étirée. Le dessin de Le Gall est excellent. Son trait réaliste est très bien pour une histoire délirante comme celle-ci, qui massacre un cliché souvent utilisé de manière sérieuse.

14/05/2015 (modifier)