Un scénario qui mêle intelligemment Histoire, aventure et psychologie, avec l’arrivée des européens au Japon et la réaction des habitants face à cette civilisation si différente de la leur. Les deux premiers tomes sont assez durs à lire, de par leur violence, mais qui n’est pas gratuite, ce n’est pas du voyeurisme pour attirer du lectorat. C’est raconté de façon très réaliste et c’est ce qui me plait dans les scénarios de Takahashi, il reste toujours le plus proche possible de la réalité et surtout ne fait pas dans la moralité ou les bons sentiments, il pose les faits et c’est tout. Les personnages sont attachants mais ont aussi des défauts, ceux qui ont les mauvais rôles sont détestables mais peuvent aussi avoir des qualités, l'équilibre est parfait à tous les niveaux.
Graphiquement j’adore, il y a aussi certaines planches magnifiques. Si j’avais un reproche à faire ce sont les bouches un poil trop grandes que fait l’auteur à ses personnages, mais bon… ce n’est finalement qu’un détail.
Tome 9
Je me régale toujours autant, par contre les deux années de pause on fait que j'avais oublié certains éléments et je n'ai pas eu vraiment le temps ni l'envie de relire la série, surtout juste pour un seul tome, du coup la lecture est un peu hachée. Pour cette raison, je rabaisse ma note à 4 étoiles, peut-être un culte à la fin de la série.
Mise à jour.
Bon, je retire l'option d'achat, 21 tomes sortis en Espagne et ils n'iront pas plus loin, 25 tomes en Italie, eux au moins ont l'histoire complète. Bref, soit ils nous la sortent en entier même en intégrales soit pour moi ça s'arrête là. Si encore ils l'avaient publiée en entier en espagnol je l'aurais complétée mais je ne suis pas prête à me taper 4 tomes en italien, langue que je ne parle pas.
De la grande aventure aux paysages sauvages magnifiques, des personnages attachants comme Kerouac et McLeod ou Grizzly... des péripéties pourtant souvent vues ailleurs ou à l'écran dans des films superbes comme le Grand Passage de King Vidor en 1940, ou la Captive aux yeux clairs de Howard Hawks en 1952... En effet, cette Bd a des points communs avec Les Pionniers du Nouveau Monde ou Bas de cuir et même Simon Francoeur, mais au contraire de ces bandes qui comportaient une grosse part de romanesque, ici il n'y a que de l'authentique, un côté documentaire historique plus poussé.
Tout ceci est sublimé par de très belles images de nature, Kas dont j'avais apprécié le dessin sur ses autres Bd, dessine de nombreux animaux au détour de grandes cases où il exprime un profond amour de la nature sauvage, ça se sent, il arrive toujours à coller des oiseaux, un élan, un renard ou un castor dans un coin de case, c'est très sympathique et poétique.
La représentation des forts est également très juste, comme celui de Rainy Lake qui est un archétype de ces constructions en bois, de même que les costumes indiens sont fidèles à ce que j'ai pu voir dans mes bouquins sur les tribus.
L'accent est mis sur ces hommes rudes que sont ces voyageurs, ces trappeurs, sur leur mode de vie, leurs activités, leur bravoure, leur endurcissement à ces conditions extrêmes, et leur respect des tribus indiennes, car la plupart étaient d'origine française ; il n'y avait que les Anglais pour dégager une animosité, ce peuple ayant toujours méprisé les autochtones quelque soit les pays où ils ont fourré les pieds.
Ce Français Kerouac et cet Ecossais McLeod m'ont aussi beaucoup rappelé les 2 principaux personnages du feuilleton TV Colorado (Centennial) dans leur relation avec les Indiens, leur amitié, leur descente en canoë et l'épouse indienne de Kerouac, on les dirait calqués sur Pasquinel et Mckeag, c'est frappant, je ne sais pas si les auteurs se sont inspiré d'eux, mais si on me le disait, ça ne m'étonnerait pas.
On peut trouver les grizzlys bien timides et pas toujours crédibles, car quand ces animaux sont déchainés, ça peut faire des dégâts ; il suffit de se remémorer la séquence de The Revenant où Di Caprio se fait labourer le corps pour s'en convaincre, mais ce petit défaut n'est pas gênant.
Il y a enfin un joli clin d'oeil : les 3 premières pages du tome 2 sont un petit hommage à Buddy Longway avec le personnage de MacIntyre qui lui ressemble beaucoup en visage et dans certaines postures.
Au final, j'ai été complètement séduit par cette Bd parce qu'elle ressemble au feuilleton Colorado dont je suis un vieux fan, et que ce type d'aventure me plait beaucoup, surtout quand le dessin est d'une telle précision et d'une telle beauté, et c'est bien dommage qu'elle n'ait pas été poursuivie.
Plus je lis Catel, et plus je suis séduite.
Sa proximité avec ses personnages est rafraîchissante, le dessin toujours économe de moyens, en noir et blanc (et elle dévoile ici que sa particularité vient aussi de son feutre pinceau).
Par moment elle montre des fac-similés de ses carnets de croquis au crayon, qui sont d'une simplicité pas si facile à obtenir, un côté presque objectif, très sage. Elle s'efface devant le sujet, et fait corps avec une sorte de culture commune du dessin d'observation, qui fait oublier le travail.
Et son sujet : cette chère Benoîte Groult, nonagénaire multi-amoureuse, issue d'une famille qui transpire l'élégance, l’excentricité et l'aisance (dans tous les sens du terme : financier, corporel, social). C'est une vie de rêve, pleine de douleurs aussi bien sûr, mais dans un milieu qui demeure inaccessible au plus grand nombre. Et l'idée de faire parler ce monde, par la bouche d'une femme qui a dû avorter un nombre incalculable de fois, qui a été endeuillée deux fois par la guerre, d'en garder une trace est salutaire et intéressant. L'argent et l'entre-gens ne protègent personne de la mort, en revanche, ils donnent une voix plus assurée pour faire avancer les droits des femmes ! Merci Benoîte !
Bref, c'est une histoire du XXème siècle, extrêmement vivante et émouvante, bravo !
Si votre moral est en berne et que vous lisez cette BD un jour de pluie, il y a de fortes chances que vous ne sortiez pas revigoré de votre lecture.
Nostalgie est le maître mot de cette histoire qui nous conte le retour en France d'une famille de pieds noirs juste après la guerre d'Algérie. Tronchet nous a habitués à ses losers magnifiques et ici le père de famille en est un magnifique mais jamais ridicule, possédant un sens de la famille qui tend à rechercher le bonheur des siens à tous prix même si c'est au détriment du sien propre. A ce titre la scène où sa fille vient le chercher au travail est d'une justesse et en même temps d'une violence inouïe.
Le seul bémol que j'apporterais concerne le dessin, sans doute suis je trop habitué au Tronchet de "Fluide" mais ici ça m'a fait bizarre, les couleurs par contre sont vraiment sympa.
Une lecture forte qui ne laisse pas indifférent, fort bien construit cet album est une réussite qui mérite toute l'attention.
Quand un psychopathe à la "Harry, un ami qui vous veut du bien" s'en prend à une famille façon Groseille, de "la vie est un long fleuve tranquille".
Le dessin est simplet et finalement ça colle bien aux personnages. On assiste à un bal d'affreux et s'amuse à compter les points.
Une lecture vraiment agréable mais l'apport support Bd n'apporte pas grand chose, un livre poche court façon Manchette m'aurait procuré autant de plaisir.
3,5
Cet album est certainement à ce jour le plus personnel de Vanyda. On y retrouve tout ce qui plait (ou irrite) chez cette auteure : un goût immodéré pour raconter le quotidien de personnes « normales », une approche narrative proche du shojo, des éléments du quotidien très tendance (ici, une forme de fitness qui mélange boxe et danse) et un thème central qui est la quête d’identité chez les jeunes.
Personnellement, et alors que je ne suis pas vraiment fan de manga (duquel le style graphique de Vanyda s’approche vivement), j’apprécie de plus en plus cette auteure. Je trouve qu’elle parvient finement à saisir ces instants du quotidien qui finissent par façonner une personne. Le rythme narratif est lent et, pourtant, jamais je ne m’ennuie.
Léger en surface, le propos est parfois bien plus profond que ce qu’un simple regard laisserait penser. Et ici, l‘auteure se livre beaucoup en nous offrant un personnage central qui, à son image, se cherche par rapport à ses origines à la fois européennes et asiatiques. Je regretterai juste quelques lieux communs, quelques propos trop manichéens à mon goût - à propos du racisme ordinaire, principalement - mais ce reproche n'est pas suffisant pour que je condamne tout l'album. Disons que j'aurais parfois apprécié un peu plus de nuance dans les portraits des personnages illustrés.
Un très bel album, à ne réserver qu’aux amateurs de romans graphiques, mais pour ceux-ci, c’est du tout bon !
Mélange de genres à la française : drame, Histoire, suspense, survival... J'ai plongé dedans à pieds joints et n'ai plus voulu remonter à la surface avant d'avoir fini.
Certains personnages peuvent paraître antipathiques au premier abord mais on s'y attache au cours de l'histoire. Bien sûr je ne m'identifie pas à eux (pas un n'a la conscience propre) mais ils nous font rêver de vie d'aventure, de vraie (et ici, ce ne sont pas uniquement les hommes qui en ont !)
Et puis le dessin est magnifique, les cadrages bien trouvés. Dommage que les personnages soient difficiles à identifier dans la dernière partie, très nerveuse.
Ces 2 albums m'ont bien plu, et certains vont sans doute croire que j'ai le coup de coeur parce que ça se passe dans ma région, aux portes de chez moi... c'est peut-être pas faux, en tout cas j'ignorais qu'il s'agissait d'une adaptation de série TV, je n'ai jamais vu cette série avec Arditi.
Corbeyran replonge dans le vin, mais l'expérience acquise sur Châteaux Bordeaux lui permet de varier un peu son propos. Cette fois, il n'est plus question de suivre les affres d'une proprio d'exploitation viticole, c'est de l'investigation proche d'une enquête policière, avec toujours quelques détails techniques sans faille, ça en jette et ça rend crédible le scénario qui s'inspire de problèmes plausibles que peut rencontrer un exploitant.
Cette fois, Corbeyran situe ses histoires dans d'autres cépages tout aussi prestigieux que le Médoc de Châteaux Bordeaux, puisqu'il s'agit des Graves, avec Haut-Brion, fleuron de ce cépage situé entre Bordeaux, Mérignac et Pessac, et du Sauternais, où le Yquem est probablement la Rolls Royce des vins liquoreux, et même de tous les vins de Bordeaux réunis (encore que le Pétrus n'est pas mal non plus) ; certains se damneraient pour un Yquem, je crois que c'est le vin le plus cher du monde, l'un des plus réputés en tout cas, avec sa fameuse "pourriture noble".
Tout ceci m'est familier, je connais les lieux, j'ai donc pris un plaisir particulier à lire cette série qui opte pour une histoire par tome, ce qui oblige Corbeyran à condenser un peu plus son intrigue, à resserrer des trucs. Mais c'est suffisant pour capter l'attention , le tome 1 se révèle d'ailleurs un bon exercice avec une narration très linéaire, qui met bien en bouche si je puis m'exprimer ainsi, et pourvu de quelques personnages pittoresques comme ce sympathique ivrogne en péniche qui lors d'une scène assez longue, verse dans le discours ironique et réfractaire aux projets urbanistiques qui déforment le paysage ; j'ai bien apprécié ce passage où en plus, le héros oenologue se détraque l'estomac avec une vinasse en brique plastique.
On se demande au départ ce que cette histoire de trumeau vient faire dans cette intrigue criminelle, pour s'apercevoir ensuite que c'est lié au fond du sujet, Corbeyran est donc très habile, tout en n'omettant pas de ci, de là de rappeler de petits détails pour typer la vie bordelaise, comme les cannelés ou les lamproies, 2 des spécialités culinaires de la ville.
Comme l'a fait Espé sur Châteaux Bordeaux, Sandro (que j'avais d'ailleurs rencontré lors d'un petit festival BD axé sur le vin) a dû dessiner tous les lieux girondins d'après photos, que ce soit les rues bordelaises, avec le Noailles, l'un des restos les plus sélects de Bordeaux, les allées de Tourny, la base sous-marine, le château d'Yquem... tout est parfaitement reproduit (et même le célèbre pont Valentré de Cahors). Le château des Moniales Haut-Brion est cependant dessiné d'après un combiné de plusieurs châteaux bordelais, car je doute que ce domaine existe vraiment, Corbeyran évitant ainsi d'impliquer un vrai château. Du bon job graphique donc, dommage que sur la vue aérienne de la citadelle de Blaye, Sandro ait oublié la fameuse échauguette qui donne son nom au vignoble de l'Echauguette, mais on peut lui pardonner...
L'essentiel est d'avoir une Bd au contexte crédible, avec des personnages intéressants, aux intrigues bien ficelées, et où tout est rondement mené, c'est très sympa, et je suis partant pour en lire d'autres dès qu'il y en aura, car là, la bibliothèque de Bordeaux est obligée de les avoir... mais je pourrai tout aussi bien les acheter.
J’avais envie de commencer cet avis en déclarant que le pari était osé… Mais « osé » me parait être un bien faible mot pour qualifier la démarche !
Pensez ! Les auteurs nous proposent ici de faire revivre un trio qui a marqué la bande dessinée franco-belge au travers d’histoires se déroulant au cœur même de sa période de gloire. Les comparaisons vont fuser !!! Et le risque de choquer les fans de la série est immense !
Pourtant, ce premier tome est ni plus ni moins qu’une énorme réussite.
Tout d’abord, le dessin. On oublie Bergèse pour revenir au style Hubinon, un peu plus caricatural, un peu moins fouillé dans les détails mais incroyablement efficace, dynamique et précis. Honnêtement, on s’y croirait. L’immersion commence donc sous de bons augures.
Ensuite, les personnages. Le trio revient avec ses particularités propres et si Buck Danny apparait toujours comme le pilote parfait, c’est ici Sonny Tuckson qui monopolise l’attention, au détriment d’un Tumbler que j’ai trouvé un peu trop effacé… Mais n’était-ce pas déjà parfois le cas à la grande époque ? Rappelez-vous le diptyque malais : déjà là, Charlier et Hubinon avaient décidé de mettre le rouquin gaffeur en vedette. Le personnage est charismatique et il s’agit sans doute du « chouchou » des auteurs tant ceux-ci lui délivrent le beau rôle (tête brûlée et tête de Turc, gaffeur et courageux, astucieux et maladroit).
Puis vient l’époque. Avec cet aspect rétro, la série récupère une bonne part de son charme. Franchement, on s’y croirait ! J’ai parfois eu l’impression d’avoir entre les mains un album oublié miraculeusement revenu à la surface tant il se love parfaitement dans la série mère… Cela semble tellement évident, tellement naturel. Franchement, chapeau !
Enfin, le scénario est lui aussi tout à fait fidèle à l’esprit « Buck Danny », avec ces sournois ennemis rouges, ces traitres sortis de nulle part, ces manœuvres osées, le tout apparaissant plausible grâce à une solide documentation historique. L’histoire est à la fois romanesque par ses péripéties et instructive tant on sent un souci de véracité derrière les faits les plus étonnants.
Alors, ce n’est peut-être pas le meilleur album de Buck Danny, mais rien que parce qu’il parvient à tenir la comparaison avec ceux réalisés durant la période de gloire de la série, il mérite la mention de « franchement bien ».
Epatant !
Petite mise à jour après lecture des trois premiers tomes :
On reste sur du bon niveau mais l'effet de surprise est un peu passé. Le tome 2 clôt agréablement le premier diptyque tandis que le tome 3 offre à nouveau un scénario prévisible mais très respectueux de l'esprit Buck Danny recherché. Le dessin reste très bon, le découpage est dense, le style lisible, les textes bien présents : c'est donc toujours parfaitement adapté au public visé (les fans du Buck Danny des années '60 ou '70).
Mieux que "pas mal" mais peut-être plus tout à fait "franchement bien", la série conserve sa note actuellement mais je pourrai la revoir à la baisse à l'avenir si la lassitude devait s'installer.
Voici un hommage très réussi de la part de Matthieu Bonhomme.
Pourtant l’exercice était périlleux : reprendre un héros culte de la bd et l’emmener dans son propre univers sans décevoir les (nombreux) fans. Ce n’est donc pas une reprise à la "Morris" mais bien une vision personnelle qu’à un auteur à propos d’un personnage de bd. Mon attente est comblée car Matthieu Bonhomme propose un Lucky Luke plus réaliste sans dénaturer pour autant le personnage. Les clins d’œil son présents, tant en ce qui concerne l’œuvre de Morris que le Western cinématographique. La narration est aux petits oignons avec un titre qui fait froid dans le dos. Quant au dessin, il est sobre et précis, dans la veine des autres réalisations de l’auteur.
J’espère que, à l’image d’ Une aventure de Spirou et Fantasio par..., cet album en appellera d’autres.
Merci à Matthieu Bonhomme d’avoir su emmener notre héros solitaire ailleurs.
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Sidooh
Un scénario qui mêle intelligemment Histoire, aventure et psychologie, avec l’arrivée des européens au Japon et la réaction des habitants face à cette civilisation si différente de la leur. Les deux premiers tomes sont assez durs à lire, de par leur violence, mais qui n’est pas gratuite, ce n’est pas du voyeurisme pour attirer du lectorat. C’est raconté de façon très réaliste et c’est ce qui me plait dans les scénarios de Takahashi, il reste toujours le plus proche possible de la réalité et surtout ne fait pas dans la moralité ou les bons sentiments, il pose les faits et c’est tout. Les personnages sont attachants mais ont aussi des défauts, ceux qui ont les mauvais rôles sont détestables mais peuvent aussi avoir des qualités, l'équilibre est parfait à tous les niveaux. Graphiquement j’adore, il y a aussi certaines planches magnifiques. Si j’avais un reproche à faire ce sont les bouches un poil trop grandes que fait l’auteur à ses personnages, mais bon… ce n’est finalement qu’un détail. Tome 9 Je me régale toujours autant, par contre les deux années de pause on fait que j'avais oublié certains éléments et je n'ai pas eu vraiment le temps ni l'envie de relire la série, surtout juste pour un seul tome, du coup la lecture est un peu hachée. Pour cette raison, je rabaisse ma note à 4 étoiles, peut-être un culte à la fin de la série. Mise à jour. Bon, je retire l'option d'achat, 21 tomes sortis en Espagne et ils n'iront pas plus loin, 25 tomes en Italie, eux au moins ont l'histoire complète. Bref, soit ils nous la sortent en entier même en intégrales soit pour moi ça s'arrête là. Si encore ils l'avaient publiée en entier en espagnol je l'aurais complétée mais je ne suis pas prête à me taper 4 tomes en italien, langue que je ne parle pas.
Les Voyageurs
De la grande aventure aux paysages sauvages magnifiques, des personnages attachants comme Kerouac et McLeod ou Grizzly... des péripéties pourtant souvent vues ailleurs ou à l'écran dans des films superbes comme le Grand Passage de King Vidor en 1940, ou la Captive aux yeux clairs de Howard Hawks en 1952... En effet, cette Bd a des points communs avec Les Pionniers du Nouveau Monde ou Bas de cuir et même Simon Francoeur, mais au contraire de ces bandes qui comportaient une grosse part de romanesque, ici il n'y a que de l'authentique, un côté documentaire historique plus poussé. Tout ceci est sublimé par de très belles images de nature, Kas dont j'avais apprécié le dessin sur ses autres Bd, dessine de nombreux animaux au détour de grandes cases où il exprime un profond amour de la nature sauvage, ça se sent, il arrive toujours à coller des oiseaux, un élan, un renard ou un castor dans un coin de case, c'est très sympathique et poétique. La représentation des forts est également très juste, comme celui de Rainy Lake qui est un archétype de ces constructions en bois, de même que les costumes indiens sont fidèles à ce que j'ai pu voir dans mes bouquins sur les tribus. L'accent est mis sur ces hommes rudes que sont ces voyageurs, ces trappeurs, sur leur mode de vie, leurs activités, leur bravoure, leur endurcissement à ces conditions extrêmes, et leur respect des tribus indiennes, car la plupart étaient d'origine française ; il n'y avait que les Anglais pour dégager une animosité, ce peuple ayant toujours méprisé les autochtones quelque soit les pays où ils ont fourré les pieds. Ce Français Kerouac et cet Ecossais McLeod m'ont aussi beaucoup rappelé les 2 principaux personnages du feuilleton TV Colorado (Centennial) dans leur relation avec les Indiens, leur amitié, leur descente en canoë et l'épouse indienne de Kerouac, on les dirait calqués sur Pasquinel et Mckeag, c'est frappant, je ne sais pas si les auteurs se sont inspiré d'eux, mais si on me le disait, ça ne m'étonnerait pas. On peut trouver les grizzlys bien timides et pas toujours crédibles, car quand ces animaux sont déchainés, ça peut faire des dégâts ; il suffit de se remémorer la séquence de The Revenant où Di Caprio se fait labourer le corps pour s'en convaincre, mais ce petit défaut n'est pas gênant. Il y a enfin un joli clin d'oeil : les 3 premières pages du tome 2 sont un petit hommage à Buddy Longway avec le personnage de MacIntyre qui lui ressemble beaucoup en visage et dans certaines postures. Au final, j'ai été complètement séduit par cette Bd parce qu'elle ressemble au feuilleton Colorado dont je suis un vieux fan, et que ce type d'aventure me plait beaucoup, surtout quand le dessin est d'une telle précision et d'une telle beauté, et c'est bien dommage qu'elle n'ait pas été poursuivie.
Ainsi soit Benoîte Groult
Plus je lis Catel, et plus je suis séduite. Sa proximité avec ses personnages est rafraîchissante, le dessin toujours économe de moyens, en noir et blanc (et elle dévoile ici que sa particularité vient aussi de son feutre pinceau). Par moment elle montre des fac-similés de ses carnets de croquis au crayon, qui sont d'une simplicité pas si facile à obtenir, un côté presque objectif, très sage. Elle s'efface devant le sujet, et fait corps avec une sorte de culture commune du dessin d'observation, qui fait oublier le travail. Et son sujet : cette chère Benoîte Groult, nonagénaire multi-amoureuse, issue d'une famille qui transpire l'élégance, l’excentricité et l'aisance (dans tous les sens du terme : financier, corporel, social). C'est une vie de rêve, pleine de douleurs aussi bien sûr, mais dans un milieu qui demeure inaccessible au plus grand nombre. Et l'idée de faire parler ce monde, par la bouche d'une femme qui a dû avorter un nombre incalculable de fois, qui a été endeuillée deux fois par la guerre, d'en garder une trace est salutaire et intéressant. L'argent et l'entre-gens ne protègent personne de la mort, en revanche, ils donnent une voix plus assurée pour faire avancer les droits des femmes ! Merci Benoîte ! Bref, c'est une histoire du XXème siècle, extrêmement vivante et émouvante, bravo !
Là-bas
Si votre moral est en berne et que vous lisez cette BD un jour de pluie, il y a de fortes chances que vous ne sortiez pas revigoré de votre lecture. Nostalgie est le maître mot de cette histoire qui nous conte le retour en France d'une famille de pieds noirs juste après la guerre d'Algérie. Tronchet nous a habitués à ses losers magnifiques et ici le père de famille en est un magnifique mais jamais ridicule, possédant un sens de la famille qui tend à rechercher le bonheur des siens à tous prix même si c'est au détriment du sien propre. A ce titre la scène où sa fille vient le chercher au travail est d'une justesse et en même temps d'une violence inouïe. Le seul bémol que j'apporterais concerne le dessin, sans doute suis je trop habitué au Tronchet de "Fluide" mais ici ça m'a fait bizarre, les couleurs par contre sont vraiment sympa. Une lecture forte qui ne laisse pas indifférent, fort bien construit cet album est une réussite qui mérite toute l'attention.
Le Linge sale
Quand un psychopathe à la "Harry, un ami qui vous veut du bien" s'en prend à une famille façon Groseille, de "la vie est un long fleuve tranquille". Le dessin est simplet et finalement ça colle bien aux personnages. On assiste à un bal d'affreux et s'amuse à compter les points. Une lecture vraiment agréable mais l'apport support Bd n'apporte pas grand chose, un livre poche court façon Manchette m'aurait procuré autant de plaisir. 3,5
Entre ici et ailleurs
Cet album est certainement à ce jour le plus personnel de Vanyda. On y retrouve tout ce qui plait (ou irrite) chez cette auteure : un goût immodéré pour raconter le quotidien de personnes « normales », une approche narrative proche du shojo, des éléments du quotidien très tendance (ici, une forme de fitness qui mélange boxe et danse) et un thème central qui est la quête d’identité chez les jeunes. Personnellement, et alors que je ne suis pas vraiment fan de manga (duquel le style graphique de Vanyda s’approche vivement), j’apprécie de plus en plus cette auteure. Je trouve qu’elle parvient finement à saisir ces instants du quotidien qui finissent par façonner une personne. Le rythme narratif est lent et, pourtant, jamais je ne m’ennuie. Léger en surface, le propos est parfois bien plus profond que ce qu’un simple regard laisserait penser. Et ici, l‘auteure se livre beaucoup en nous offrant un personnage central qui, à son image, se cherche par rapport à ses origines à la fois européennes et asiatiques. Je regretterai juste quelques lieux communs, quelques propos trop manichéens à mon goût - à propos du racisme ordinaire, principalement - mais ce reproche n'est pas suffisant pour que je condamne tout l'album. Disons que j'aurais parfois apprécié un peu plus de nuance dans les portraits des personnages illustrés. Un très bel album, à ne réserver qu’aux amateurs de romans graphiques, mais pour ceux-ci, c’est du tout bon !
La Princesse du Sang
Mélange de genres à la française : drame, Histoire, suspense, survival... J'ai plongé dedans à pieds joints et n'ai plus voulu remonter à la surface avant d'avoir fini. Certains personnages peuvent paraître antipathiques au premier abord mais on s'y attache au cours de l'histoire. Bien sûr je ne m'identifie pas à eux (pas un n'a la conscience propre) mais ils nous font rêver de vie d'aventure, de vraie (et ici, ce ne sont pas uniquement les hommes qui en ont !) Et puis le dessin est magnifique, les cadrages bien trouvés. Dommage que les personnages soient difficiles à identifier dans la dernière partie, très nerveuse.
Le Sang de la vigne
Ces 2 albums m'ont bien plu, et certains vont sans doute croire que j'ai le coup de coeur parce que ça se passe dans ma région, aux portes de chez moi... c'est peut-être pas faux, en tout cas j'ignorais qu'il s'agissait d'une adaptation de série TV, je n'ai jamais vu cette série avec Arditi. Corbeyran replonge dans le vin, mais l'expérience acquise sur Châteaux Bordeaux lui permet de varier un peu son propos. Cette fois, il n'est plus question de suivre les affres d'une proprio d'exploitation viticole, c'est de l'investigation proche d'une enquête policière, avec toujours quelques détails techniques sans faille, ça en jette et ça rend crédible le scénario qui s'inspire de problèmes plausibles que peut rencontrer un exploitant. Cette fois, Corbeyran situe ses histoires dans d'autres cépages tout aussi prestigieux que le Médoc de Châteaux Bordeaux, puisqu'il s'agit des Graves, avec Haut-Brion, fleuron de ce cépage situé entre Bordeaux, Mérignac et Pessac, et du Sauternais, où le Yquem est probablement la Rolls Royce des vins liquoreux, et même de tous les vins de Bordeaux réunis (encore que le Pétrus n'est pas mal non plus) ; certains se damneraient pour un Yquem, je crois que c'est le vin le plus cher du monde, l'un des plus réputés en tout cas, avec sa fameuse "pourriture noble". Tout ceci m'est familier, je connais les lieux, j'ai donc pris un plaisir particulier à lire cette série qui opte pour une histoire par tome, ce qui oblige Corbeyran à condenser un peu plus son intrigue, à resserrer des trucs. Mais c'est suffisant pour capter l'attention , le tome 1 se révèle d'ailleurs un bon exercice avec une narration très linéaire, qui met bien en bouche si je puis m'exprimer ainsi, et pourvu de quelques personnages pittoresques comme ce sympathique ivrogne en péniche qui lors d'une scène assez longue, verse dans le discours ironique et réfractaire aux projets urbanistiques qui déforment le paysage ; j'ai bien apprécié ce passage où en plus, le héros oenologue se détraque l'estomac avec une vinasse en brique plastique. On se demande au départ ce que cette histoire de trumeau vient faire dans cette intrigue criminelle, pour s'apercevoir ensuite que c'est lié au fond du sujet, Corbeyran est donc très habile, tout en n'omettant pas de ci, de là de rappeler de petits détails pour typer la vie bordelaise, comme les cannelés ou les lamproies, 2 des spécialités culinaires de la ville. Comme l'a fait Espé sur Châteaux Bordeaux, Sandro (que j'avais d'ailleurs rencontré lors d'un petit festival BD axé sur le vin) a dû dessiner tous les lieux girondins d'après photos, que ce soit les rues bordelaises, avec le Noailles, l'un des restos les plus sélects de Bordeaux, les allées de Tourny, la base sous-marine, le château d'Yquem... tout est parfaitement reproduit (et même le célèbre pont Valentré de Cahors). Le château des Moniales Haut-Brion est cependant dessiné d'après un combiné de plusieurs châteaux bordelais, car je doute que ce domaine existe vraiment, Corbeyran évitant ainsi d'impliquer un vrai château. Du bon job graphique donc, dommage que sur la vue aérienne de la citadelle de Blaye, Sandro ait oublié la fameuse échauguette qui donne son nom au vignoble de l'Echauguette, mais on peut lui pardonner... L'essentiel est d'avoir une Bd au contexte crédible, avec des personnages intéressants, aux intrigues bien ficelées, et où tout est rondement mené, c'est très sympa, et je suis partant pour en lire d'autres dès qu'il y en aura, car là, la bibliothèque de Bordeaux est obligée de les avoir... mais je pourrai tout aussi bien les acheter.
Les Aventures de Buck Danny (classic)
J’avais envie de commencer cet avis en déclarant que le pari était osé… Mais « osé » me parait être un bien faible mot pour qualifier la démarche ! Pensez ! Les auteurs nous proposent ici de faire revivre un trio qui a marqué la bande dessinée franco-belge au travers d’histoires se déroulant au cœur même de sa période de gloire. Les comparaisons vont fuser !!! Et le risque de choquer les fans de la série est immense ! Pourtant, ce premier tome est ni plus ni moins qu’une énorme réussite. Tout d’abord, le dessin. On oublie Bergèse pour revenir au style Hubinon, un peu plus caricatural, un peu moins fouillé dans les détails mais incroyablement efficace, dynamique et précis. Honnêtement, on s’y croirait. L’immersion commence donc sous de bons augures. Ensuite, les personnages. Le trio revient avec ses particularités propres et si Buck Danny apparait toujours comme le pilote parfait, c’est ici Sonny Tuckson qui monopolise l’attention, au détriment d’un Tumbler que j’ai trouvé un peu trop effacé… Mais n’était-ce pas déjà parfois le cas à la grande époque ? Rappelez-vous le diptyque malais : déjà là, Charlier et Hubinon avaient décidé de mettre le rouquin gaffeur en vedette. Le personnage est charismatique et il s’agit sans doute du « chouchou » des auteurs tant ceux-ci lui délivrent le beau rôle (tête brûlée et tête de Turc, gaffeur et courageux, astucieux et maladroit). Puis vient l’époque. Avec cet aspect rétro, la série récupère une bonne part de son charme. Franchement, on s’y croirait ! J’ai parfois eu l’impression d’avoir entre les mains un album oublié miraculeusement revenu à la surface tant il se love parfaitement dans la série mère… Cela semble tellement évident, tellement naturel. Franchement, chapeau ! Enfin, le scénario est lui aussi tout à fait fidèle à l’esprit « Buck Danny », avec ces sournois ennemis rouges, ces traitres sortis de nulle part, ces manœuvres osées, le tout apparaissant plausible grâce à une solide documentation historique. L’histoire est à la fois romanesque par ses péripéties et instructive tant on sent un souci de véracité derrière les faits les plus étonnants. Alors, ce n’est peut-être pas le meilleur album de Buck Danny, mais rien que parce qu’il parvient à tenir la comparaison avec ceux réalisés durant la période de gloire de la série, il mérite la mention de « franchement bien ». Epatant ! Petite mise à jour après lecture des trois premiers tomes : On reste sur du bon niveau mais l'effet de surprise est un peu passé. Le tome 2 clôt agréablement le premier diptyque tandis que le tome 3 offre à nouveau un scénario prévisible mais très respectueux de l'esprit Buck Danny recherché. Le dessin reste très bon, le découpage est dense, le style lisible, les textes bien présents : c'est donc toujours parfaitement adapté au public visé (les fans du Buck Danny des années '60 ou '70). Mieux que "pas mal" mais peut-être plus tout à fait "franchement bien", la série conserve sa note actuellement mais je pourrai la revoir à la baisse à l'avenir si la lassitude devait s'installer.
Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)
Voici un hommage très réussi de la part de Matthieu Bonhomme. Pourtant l’exercice était périlleux : reprendre un héros culte de la bd et l’emmener dans son propre univers sans décevoir les (nombreux) fans. Ce n’est donc pas une reprise à la "Morris" mais bien une vision personnelle qu’à un auteur à propos d’un personnage de bd. Mon attente est comblée car Matthieu Bonhomme propose un Lucky Luke plus réaliste sans dénaturer pour autant le personnage. Les clins d’œil son présents, tant en ce qui concerne l’œuvre de Morris que le Western cinématographique. La narration est aux petits oignons avec un titre qui fait froid dans le dos. Quant au dessin, il est sobre et précis, dans la veine des autres réalisations de l’auteur. J’espère que, à l’image d’ Une aventure de Spirou et Fantasio par..., cet album en appellera d’autres. Merci à Matthieu Bonhomme d’avoir su emmener notre héros solitaire ailleurs.