Les derniers avis (31970 avis)

Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série La Confrérie du crabe
La Confrérie du crabe

J'ai longtemps hésité à lire cette série tant le thème (le cancer chez l'enfant) me mettait mal à l'aise. Le parti pris narratif des auteurs est extrêmement original : le combat contre la maladie est représenté comme une quête fantastique que doivent accomplir un groupe d'enfants. L'univers emprunte au gothique et aux grands romans fantastiques du 19ème siècle (Dracula, Frankenstein...) pour donner une ambiance dangereuse et onirique. Le trait superbe d'Andreae donne beaucoup de force au récit et magnifie l'univers littéralement cauchemardesque de La Confrérie du crabe. Voilà une série passionnante et intelligente, au visuel incroyable, qu'il faut découvrir sans tarder.

17/06/2016 (modifier)
Par SkAmby
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Abominable Charles Christopher
L'Abominable Charles Christopher

Ne peut laisser personne indifférent ! Cet album est vraiment particulier sur de nombreux points. Le choix du format à l'italienne, la mise en page atypique, la poésie qui s'en dégage, le héros, les autres personnages, bref beaucoup d'éléments qui devraient laisser perplexe ceux habitués au classicisme en matière de BD. On ne s'ennuie pas à la lecture de ce bel album qui propose de part sa conception un rythme soutenu, il n'y a parfois que quelques cases par planches, on tourne souvent et rapidement les pages. Un trait propre et précis qui nous invite à prendre le temps. La colorisation n'est pas en reste, elle colle bien à l'ambiance poétique. Je retrouve personnellement l'influence de Myasaki. Cette poésie mystérieuse, parfois déroutante, qui nous emmène on ne sait où. Mais qui nous attire irrémédiablement. L'histoire se déroule principalement dans une forêt où les animaux parlent, ils n'ont pas d'autre attitude humaine que cette capacité à dialoguer. Il y a notamment une scène où les animaux sont spectateurs d'une pièce de théâtre, sans tomber dans le fou-rire, les échanges sont aussi drôles que les situations. Ces dialogues sont réservés pour le moment à tout les animaux sauf notre héros, qui lui reste muet comme une carpe. Cela ne nous empêche pas de comprendre les nombreuses émotions qui le traversent dans cette histoire. Il y a également de nombreux flash-back sur l'histoire d'un personnage, pour le moment, secondaire, qui permettent de s'attacher à lui. Vivol, un vieil ours sage, issu du cirque qui semble être le maitre d'orchestre de l'intrigue. D'autres séquences concernent un couple de d'oiseaux en pleine crise conjugale. Tout ces petits moments créent un ensemble vraiment agréable, on le picore minutieusement. Quant à notre héros principal, le mystère continue de planer sur sa présence et son destin. C'est un album très agréable à lire, la suite devrait être attendue par de nombreux lecteurs car pour le moment, on ressent juste le tressaillement que quelque chose d'important va se passer, une tension palpable encore entourée de nombreuses énigmes, comme un accord de tension auquel il manque cette résolution qui soulage l'esprit.

17/06/2016 (modifier)
Couverture de la série Caramel
Caramel

Un graphisme qui gagne en maturité tout au long de la série (historiquement, c'est tome 3 puis 1 puis 2) avec le souci des détails. L'humour est toujours au rendez-vous avec une jolie complicité entre Charlotte et Caramel, bref des personnages très attachants. Une série qu'on souhaite voir se continuer ! A offrir aussi bien aux petits qu'aux moins jeunes.

17/06/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Dead Tube
Dead Tube

3.5 Ce premier tome est excellent et me donne envie de lire la suite. Un gars du club de cinéma va rencontre une fille qui lui demande de la filmer constamment durant deux jours. Tout va bien jusqu'à ce qu'elle tue quelqu'un. Bienvenue dans l'univers de Dead Tube où on poste des vidéos trash comme des meurtres ! Très vite les événements vont enchaîner et il y aura des rebondissements dont un qui me donne très envie de lire la suite. Il y a quelques trucs qui me font sourciller (par exemple la fille et le gars parlent du meurtre lorsqu'ils sont à l'école... ah oui c'est une bonne idée personne ne va vous entendre !), mais je suis tellement dans l'histoire que cela ne me dérange pas trop jusqu'à présent. Le seul truc que je n'ai pas aimé c'est que, dans ce tome, Dead Tube n'est qu'évoqué donc on ne voit pas trop comment ce site fonctionne et j'espère qu'on le sera vite dans le prochain tome. À lire si on aime les mangas un peu gores et tordus avec des filles aux gros seins.

16/06/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Anne Frank au pays du manga
Anne Frank au pays du manga

3.5 Un album intéressant si on veut connaitre davantage la réaction du Japon face à la deuxième Guerre mondiale. Je connaissais certains trucs, mais j'ai aussi découvert des choses dont le fait qu'Anne Frank est populaire au Japon. Du coup j'ai presque envie de lire des mangas sur elle quoique j'aie un peu peur de voir ce que cela peut donner vu que plusieurs Japonais ne voient qu'une fille mignonne sans trop connaitre l'holocauste. Il y a tout de même deux trucs qui m'ont un peu agacé (quoique pas au point que cela gâche mon plaisir durant ma lecture). La première c'est que je m'attendais à un livre sur la popularité d'Anne Frank au Japon et finalement ce n'est qu'un élément secondaire du documentaire. J'aurais aimé que ce sujet soit un peu mieux approfondi. La deuxième est que je trouve le journaliste français un peu trop agressif. Je comprends sa frustration face au révisionnisme japonais, mais je trouve qu'il n'exprime pas bien sa colère et qu'il est insensible à la mentalité japonaise qui est certes critiquable, mais c'est carrément comme s'il disait "Et toi ton pays il est nul. Maintenant parle moi de ton pays pendant que je te juge." Personnellement, je n'ai aucun problème à parler de la face sombre du Québec, mais je n'aurais pas envie de discuter avec lui s'il me parlait sur ce ton. Mais bon, à la fin, il a l'air d'avoir compris sa leçon. J'aurais aimé un journaliste qui connaisse mieux le Japon et qui sait comment parler avec des Japonais.

16/06/2016 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Rêve d'Olympe
Rêve d'Olympe

A l’heure de discussions incessantes sur la politique immigration en Europe, de débats sur « Brexit », et de percées de l’extrême-droite dans de nombreux pays, « Rêve d'Olympe » arrive à point nommé, et nous rappelle un message humain et humaniste : non, les réfugiés qui s’amassent aux frontières de l’Union Européenne ou se noient dans la Méditerranée ne sont pas des terroristes barbus aux poches remplis de grenades. Il s’agit de familles, de femmes, d’enfants, fuyant l’horreur de la guerre, de la famine, vers un monde qu’ils imaginent meilleur. L’ironie est que bon nombre de ces réfugiés fuient les islamistes que nous redoutant tant dans nos contrées. C’est le cas de Samia Yusuf Omar, persécutée dans sa Somalie natale par les milices islamistes contrôlant son quartier. Une femme « bien », ça ne court pas, vous pensez bien. Et puis quoi encore, voter et s’éduquer ? Son échappée vers l’Europe est poignante, et son dénouement tragique presque inévitable. La réalisation de l’album est exemplaire, même si l’auteur avoue dans l’introduction ne pas avoir eu accès à toutes les informations nécessaires. Il a donc du romancer et imaginer la plupart des scènes. Son histoire est donc plutôt « inspirées de faits réels » que vraiment factuelle. Cela n’enlève selon moi pas de poids au récit. Reinhard Kleist n’en est pas à son coup d’essai, et a réalisé plusieurs albums au contexte historique intéressant (Le Boxeur (Casterman), Castro, Johnny Cash - Une vie). Une lecture hautement recommandée !

16/06/2016 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Buck - La Nuit des Trolls
Buck - La Nuit des Trolls

Doté d’une jolie couverture avec effet de relief, où les motifs en impression « bois » semblent se détacher du fond vernis, cette bande dessinée est une très belle surprise des Editions Soleil. L’auteur Adrien Démont s’est inspiré des légendes scandinaves pour produire un conte envoûtant, où l’onirisme côtoie le bizarre, un conte champêtre puisant au plus profond de nos peurs enfantines les plus délicieuses, de celles qui peuplent nos cauchemars et gardent tout leur mystère. Tout comme ces trolls, qui ne pouvaient naître que dans la longue nuit nordique. Des géants irréels, indistincts et fantomatiques, plus inquiétants que véritablement menaçants. Car l’auteur s’est efforcé de les rendre plus humains, ces affreux trolls. Et il faut reconnaître que la petite trolle elle-même, toute griffue et poilue soit-elle, deviendrait presque drôle voire attachante. Dans des couleurs à dominante marron, le dessin, superbe, dégage une atmosphère ténébreuse mais paradoxalement très chaleureuse, invitant le lecteur à se calfeutrer dans ces grands chalets norvégiens perdus dans la forêt austère et la nuit glacée. Le récit quant à lui possède la démarche cahotante de son étrange chien « enniché », il grince, patine et trébuche régulièrement. Les amateurs d’histoires spectaculaires et rythmées risquent fort d’être déconcertés, mais pour peu que l’on mette entre parenthèses son esprit logique, on peut succomber facilement au charme lié à cette ambiance insolite qui sort des sentiers battus. Au final, Adrien Demont nous propose une rencontre inattendue entre deux mondes opposés : celui de la lumière représentée par la religion chrétienne, rassurante pour les habitants de ces contrées mais d’où paradoxalement tout mystère a disparu, et celui des ténèbres où s’épanouissent les trolls, au fond pas si méchants, presque un peu patauds (même s’il ne faut pas trop les énerver). Car l’auteur, lui, a préféré apprivoiser ces monstres plutôt que de les diaboliser, des monstres indissociables du monde nocturne et de sa magie. Voilà un conte qui devrait faire le bonheur de vos chères têtes, blondes ou pas. Et confidence pour confidence, pour l’adulte que je suis, c’est typiquement l’ouvrage que j’aurais adoré conserver de mes premières années. D’ailleurs pour tout dire, j’entends bien le conserver sur mes étagères.

16/06/2016 (modifier)
Couverture de la série Mexicana
Mexicana

Des paysages de l'Ouest américain à la frontière mexicaine, une violence comme dans les films américains modernes, un dessin puissant et vigoureux au trait épais, des cases larges dans une mise en page aérée... des arguments convaincants qui malgré sa flopée de clichés et ses personnages stéréotypés, m'ont procuré un réel plaisir de lecture, c'est aussi ce que je cherche... Certes, j'ai l'impression d'avoir vu à l'écran pas mal de situations présentes dans cette trilogie, tout est très classique, et il assez difficile de se renouveler dans ce type de situations, mais étrangement, ça ne m'a pas barbé, j'ai suivi tout ça en étant avide d'action ; j'aime bien quand un type se dresse seul face à une bande ou un mafieux tout puissant, et dans le cas présent, ce flic de la border patrol se retrouve pris dans un engrenage infernal, mais lutte et arrive à remuer la merde chez ces trafiquants de drogue. J'aime aussi ces ambiances Tex-Mex qui flottent autour. Le déroulement de l'histoire est bon, c'est une bonne intrigue, bien rythmée, où les auteurs font monter la tension en crescendo, ça flingue sec par endroits, et vers la fin, l'intrigue prend un virage assez radical et surprenant, j'aime bien ce genre de changement de ton... bref un solide polar de l'Ouest, violent et très actuel.

15/06/2016 (modifier)
Par karibou79
Note: 4/5
Couverture de la série Space boulettes
Space boulettes

Alors la note dépend du lecteur : 3/5 pour un adulte comme moi qui prend plaisir à suivre des péripéties spaciales (dans le même registre, j'ai apprécié Croisière Cosmos). Mais les cases sont parfois trop chargées (en passant, bravo à la mise en couleur qui était loin d'être facile) et le scénario aurait pu être développé vu le nombre de pages à disposition. Par contre pour un enfant de 7/8 ans, c'est 5/5. Il saura s'identifier à l'héroïne, à ses sentiments (l'aventure, la solitude, l'amitié, la peur, la tendresse...) et s'éclatera à s'imaginer pilotant un truck spatial bricolé. D'ailleurs, quelques dessins de jeunesse du dessinateur en postface montrent que ce petit pavé a germé dans son esprit lorsqu'il était enfant. Ils ne comprendront pas tout mais suivront sans poser de question la petite bande de sauveteurs de baleines cosmiques. D'où la note : 3+5/2 = 4/5

14/06/2016 (modifier)
Couverture de la série Le Chien des Basketville
Le Chien des Basketville

La première histoire – la plus longue et celle qui donne son titre à l’album, est un grand moment de délire absolu ! C’est loufoque, absurde, autant dans le dessin que pour les dialogues, quasi surréalistes parfois. Je ne sais pas si Pétillon avait un scénario très construit, mais j’ai l’impression qu’il navigue parfois à vue, avec une surenchère dans le n’importe quoi, frôlant parfois le graveleux (avec La Dite Basketville, sorte de Lady Chatterley nymphomane) ou le bondage (voir le sexe de Milou légèrement torturé !). Impossible à résumer, mais cette histoire totalement foutraque, menée à cent à l’heure (dialogues et action) est plutôt réussie et s’éloigne de l’humour habituel de Pétillon, généralement plus « retenu » - même si l’absurde n’est jamais oublié dans Jack Palmer (Les Aventures de). Une deuxième histoire (plus courte) complète l’album, sorte de démarcage de la catastrophe du Titanic (légèrement « revue »), avec en guest stars les grands noms du show biz de l’époque. C’est toujours aussi loufoque – dans un style délirant proche des films des frères Zucker (comme « Y a-t-il un pilote dans l’avion »). C’est aussi moins trash ou scato, juste un empilement de gags absurdes. J’ai un peu moins aimé cette histoire, peut-être plus « sèche », il y a moins de folie douce, l’humour me paraît plus froid… Un album à redécouvrir, pour peu qu’on ne soit pas réfractaire à ce type d’humour (feuilletage recommandé donc avant un éventuel achat). Note réelle 3,5/5.

13/06/2016 (modifier)