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Rêve d'Olympe

Note: 4/5
(4/5 pour 1 avis)

Une plongée dans l’enfer de l’immigration, décrite ici sans concession.


Auteurs allemands Documentaires Immigration clandestine La Boite à Bulles Pionnières

Jeux Olympiques de Pékin, en 2008 : Samia Yusuf Omar, 17 ans, représente la Somalie. Sur la piste, la jeune femme se surpasse et bat son record personnel. Malgré sa dernière place dans la course, le public l’adore et l’acclame. De retour dans sa Somalie natale, Samia ne compte pas rester sur un échec. Mais s’entraîner décemment est devenu impossible car les fondamentalistes musulmans interdisent aux femmes de pratiquer une quelconque activité sportive. Pour atteindre son rêve de participer aux prochains Jeux en 2012, Samia tente le tout pour le tout : elle se lance dans une périlleuse odyssée pour rejoindre l’Europe. Alors à peine âgée de 20 ans, Samia éprouve le calvaire de l’immigration : la violence des passeurs, les camions surchargés de réfugiés, la faim, la soif, la prison... Jusqu’à sa fin tragique. Texte : Editeur.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 29 Juin 2016
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Rêve d'Olympe © La Boîte à Bulles 2016

16/06/2016 | Alix
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Par Alix
Note: 4/5
L'avatar du posteur Alix

A l’heure de discussions incessantes sur la politique immigration en Europe, de débats sur « Brexit », et de percées de l’extrême-droite dans de nombreux pays, « Rêve d'Olympe » arrive à point nommé, et nous rappelle un message humain et humaniste : non, les réfugiés qui s’amassent aux frontières de l’Union Européenne ou se noient dans la Méditerranée ne sont pas des terroristes barbus aux poches remplis de grenades. Il s’agit de familles, de femmes, d’enfants, fuyant l’horreur de la guerre, de la famine, vers un monde qu’ils imaginent meilleur. L’ironie est que bon nombre de ces réfugiés fuient les islamistes que nous redoutant tant dans nos contrées. C’est le cas de Samia Yusuf Omar, persécutée dans sa Somalie natale par les milices islamistes contrôlant son quartier. Une femme « bien », ça ne court pas, vous pensez bien. Et puis quoi encore, voter et s’éduquer ? Son échappée vers l’Europe est poignante, et son dénouement tragique presque inévitable. La réalisation de l’album est exemplaire, même si l’auteur avoue dans l’introduction ne pas avoir eu accès à toutes les informations nécessaires. Il a donc du romancer et imaginer la plupart des scènes. Son histoire est donc plutôt « inspirées de faits réels » que vraiment factuelle. Cela n’enlève selon moi pas de poids au récit. Reinhard Kleist n’en est pas à son coup d’essai, et a réalisé plusieurs albums au contexte historique intéressant (Le Boxeur (Casterman), Castro, Johnny Cash - Une vie). Une lecture hautement recommandée !

16/06/2016 (modifier)