Les derniers avis (31961 avis)

Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Les Tuniques Bleues - Des histoires courtes par...
Les Tuniques Bleues - Des histoires courtes par...

Même si l'on peut reprocher une certaine répétitivité des albums les plus récents des Tuniques Bleues, je garde une réelle affection pour cette série qui aura accompagné ma jeunesse. Aujourd'hui encore, elle conserve cette vraie originalité de parler de la Guerre de Sécession sur un ton qui permet à la fois l'humour, l'aventure et l'Histoire avec un grand H, avec deux héros finalement très attachants. Et même si c'est Salvérius qui a entamé la série, c'est aussi beaucoup grâce à l'excellent dessin de Lambil que j'aime cette série. Je comprends donc que de nombreux auteurs de BD apprécient suffisamment les Tuniques Bleues pour participer avec engagement et sincérité à un album hommage, recueil d'histoires courtes mettant en scène Chesterfield et Blutch dans de courtes aventures qui auraient pu être scénarisées elles aussi par Cauvin puisque la majorité sont tout à fait dans l'esprit de la série. Je parle d'engagement car on sent que ces auteurs se sont donnés à fond. La plupart des dessins de cet album sont vraiment très beaux, disposant en outre de colorisations très réussies. Les styles sont variés, souvent bien différents de celui de Lambil, mais ils sont toujours agréables et souvent un vrai régal pour les yeux et pour la fluidité de lecture. Quant au scénarios, ils sont divers. Il s'agit parfois d'histoires très proches de celles qu'auraient pu vivre nos deux compères habituels, d'autres fois de récits plus humoristiques et d'autres fois plus clairement des tributs rendus à la série et à l'affection que leur portent les auteurs de cet hommage. Pour dire la vérité, ces histoires ne sont pas toutes très marquantes mais elles sont respectueuses de l'oeuvre originale. Au-delà de la beauté des graphismes, je retiens notamment l'une d'entre elles qui aligne dans ses dialogues une succession de jeux de mots bien trouvés et assez drôles, et une autre qui rappelle de manière touchante un grand nombre de personnages croisés au cours de quelques-uns des meilleurs albums de la série. C'est un bel album hommage de la part d'auteurs dont on sent qu'ils aiment sincèrement Les Tuniques Bleues et mettent leur talent du dessin au service d'histoires respectueuses de l'esprit de la série, donnant au passage envie de relire nombre de ses tomes.

23/10/2016 (modifier)
Couverture de la série Centaurus
Centaurus

Léo et Rodolphe se retrouvent pour un nouveau space opera associant SF et grande aventure, tout en évitant l'ennui du space opera classique. C'est reparti donc pour une expédition vers une planète hostile et sauvage, aux dangers potentiels, juste en changeant 2 ou 3 détails. Mais malgré des recettes déjà utilisées dans les mondes d'Aldébaran, je marche parce que j'aime ces thématiques, j'aime les personnages qui ont toujours soit des rapprochements, soit des petits conflits entre eux, j'aime les ambiances imposées par Léo, et ici en plus, j'aime le dessin de Janjetov. Bizarre d'ailleurs ce dessin, Janjetov n'utilise pas l'ordi comme dans Les Technopères, mais adopte un peu le style de Léo, pour garder sans doute une sorte de lien graphique avec le reste des séries de ce dernier. Le trait est un peu moins raide, plus coulant, tout en étant très détaillé, avec des décors assez étonnants tel l'intérieur de ce vaisseau en forme de cylindre, sorte d'immense arche de Noé aux étranges paysages. Mais je n'aime pas les traits sur certains visages, c'est pas joli et peu utile, je les préfère carrément lisses. Avec ce genre de récit, Léo et Rodolphe savent qu'ils peuvent laisser la porte ouverte à plein d'aventures, à de multiples rebondissements, à un suspense de folie comme ils l'ont montré déjà sur des séries précédentes. On devine aussi que c'est l'épaisseur des personnages et leur psychologie qui vont préoccuper les 2 auteurs complices, sans jamais oublier l'action, et visiblement, Janjetov retranscrit de belle façon ces aspirations. Tout ceci débute bien, c'est très plaisant, je n'ai donc qu'une envie : lire la suite à tout prix. Et avec le tome 2, je suis servi ! satisfait de la tournure que ça prend, mais pas plus avancé dans l'histoire, car le récit continue sur la lancée du premier tome, les personnages principaux explorent cette nouvelle planète, on y voit des décors immenses comme des gigantesques entrepôts vides, avec encore quelques bestioles et étrangetés placées là pour intriguer le lecteur (et il y en a), elles n'influent pas trop sur la narration pour l'instant mais auront sans doute un rôle ultérieurement ; les auteurs parviennent à placer l'inévitable scène érotique qui manquait jusque là (mais elle est bien amenée), et ça se termine encore avec un de ces cliffhangers de folie comme seul Leo en a le secret, surtout que celui-ci est quand même sacrément étonnant ! En plus, il y a une sous-intrigue à bord du vaisseau assez surprenante. Bref, on n'est pas plus avancé même si ça a avancé en action et événements, je n'ai plus qu'à me morfondre et à attendre encore 1 an ou 2 pour connaitre la suite.

01/02/2016 (MAJ le 22/10/2016) (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série L'Étrange vie de Nobody Owens
L'Étrange vie de Nobody Owens

Quel diptyque fantastique ! Le héros est donc un enfant, sauvé in extremis des griffes d'un tueur, recueilli par la peuplade évanescente d'un cimetière voisin, sous l'égide d'un personnage étrange qui s'avère être un vampire, ou qui en a tous les attributs. Dès lors la vie du jeune homme va en effet être traversé par l'étrangeté, entre légendes antédiluviennes, personnages hauts en couleurs, et situations surprenantes. J'avais un peu peur de me retrouver face à un récit du genre "l'histoire bizarre avec un fantôme de la semaine", mais de fait Gaiman ne perd jamais de vue le destin de son personnage principal, et boucle la boucle d'une belle manière, relayé par P. Craig Russell. Celui-ci, également dessinateur, n'est pas seul à manier les pinceaux, ils sont 4 autres, avec des fortunes graphiques diverses. je pense que je préfère le travail de Russell et celui de Kevin Nowlan aux autres. Lu dans des conditions pas faciles, ce diptyque est vraiment très prenant. Je n'ai pas trop lu ce qu'a fait Neil Gaiman, mais la lecture de cette adaptation me donne furieusement envie de m'y remettre.

22/10/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Gwendoline (manga)
Gwendoline (manga)

3.5 J'avais déjà vu l'anime (j'aime bien les vieux shojos du type Candy Candy) et j'avais bien aimé. Comme l'histoire dans le manga est très différente de son adaptation en dessin animé, j'ai un plaisir à voir les différences et aussi après quelques chapitres je ne savais pas trop ce qui allait se passer ensuite tant les différences devenaient énormes. J'ai tout de même eu un peu de difficulté au début. Les premiers chapitres sont un peu mal structurés. L'action va trop vite et parfois lorsqu'un nouveau personnage apparaissait, j'avais l'impression qu'il s'était téléporté dans la pièce. Mais bon heureusement le scénario s'améliore vite et j'étais passionné lorsque j'ai fini le premier tome et que j'ai enchaîné les suivants. Les personnages sont attachants, l'intrigue est bien menée avec plein de rebondissement et le dessin est bon. Évidemment, pour apprécier cette série il faut aimer les histoires de ce genre avec des trucs du genre la gentille héroïne est victime de méchants riche qui sont cruels avec elle. Personnellement ça me dérange pas, surtout que les personnages sont un peu plus complexes qu'il n'y paraît au début.

21/10/2016 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Sykes
Sykes

Encore un bon western ! Si l’intrigue se révèle au final plutôt classique, Dubois nous propose un western dans l’air du temps, à la fois sombre, violent et réaliste. La lecture est passionnante et j’ai apprécié que le scénariste prenne le temps de développer à la fois son histoire et ses personnages. Ces derniers, peu nombreux, sont particulièrement soignés tant dans la psychologie que dans le design, notamment Sykes, le marshall impitoyable lancé dans une croisade contre les hors-la-loi. Les dialogues, nombreux, sont de grande qualité et ne manquent pas d’humour en dépit de l’atmosphère très noire de l’album. Les dessins sont magnifiques et Dimitri Armand est aussi à l’aise dans les grands espaces américains que dans les scènes de fusillade. Son trait fouillé et réaliste illustre à merveille ce western. Sykes est un titre qui fait honneur à la prestigieuse collection Signé.

21/10/2016 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)
Lucky Luke vu par Mathieu Bonhomme (L'Homme qui tua Lucky Luke / Wanted Lucky Luke)

Comme les autres posteurs, j’ai apprécié la version du héros de Morris par Matthieu Bonhomme. La démarche est intéressante car c’est une vision complètement personnelle de Lucky Luke et non un titre s’incluant dans la série. Il fallait du cran et du talent pour s’approprier ainsi le célèbre cowboy et je peux dire que le pari est réussi. Matthieu Bonhomme respecte l’univers de la série mais il cherche à proposer un album original : tous les personnages sont inédits (à part Jolly Jumper), le trait de l’auteur est personnel et ne cherche pas à imiter Morris, la BD est plus dense avec 64 pages (au lieu des 46 habituelles) et l’ambiance est plus sombre et mature. On sent que cet album est adressé aux adultes ayant lu Lucky Luke dans leur jeunesse. Ce titre est de grande qualité. L’histoire est intéressante et accrocheuse. Les dessins sont très soignés et on retrouve tout de suite l’univers de Lucky Luke en dépit d’un graphisme différent. C’est très fort de la part de l’auteur. Je n’ai qu’un regret, c’est que le titre de l’album (L’Homme qui tua Lucky Luke) promettait énormément autant qu’il intriguait et qu’au final ce ne soit qu’un « slogan » d’accroche pour le lecteur potentiel car le scénario part sur complètement autre chose. Cependant, je ne boude pas mon plaisir car la BD est une belle réussite. On en redemande.

19/10/2016 (modifier)
Par montane
Note: 4/5
Couverture de la série Mon père était boxeur
Mon père était boxeur

Une jolie histoire sur les difficultés des rapports père/fille, surtout lorsque le père en question (un ancien boxeur) s'avère être violent. Bien sur il est très difficile de parcourir toute une vie faite de douleurs, d'incompréhension, mais aussi de joies malgré tout, en 70 pages. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle, Barbara PELLERIN dont s'inspire cette histoire a réalisé un film sur ce père colérique; le film étant joint à l'album. Un album qui passe en revue plusieurs tranches de vie, et qui s'achève au jour ou cette réalisatrice apprend la mort de son père. On pense alors immanquablement à cette chanson poignante de Daniel Guichard Mon vieux, qui raconte cette relation ratée entre un père et son fils, faite d'incompréhensions, de dialogues impossibles et de rendez vous ratés. Vincent Bailly reste fidèle à son style, ou le dessin n'est jamais totalement abouti, et ressemble plus à un crayonné ou une esquisse, mais avec des couleurs chatoyantes, comme dans ses précédents albums. On notera ici, l'utilisation de la couleur rouge symbole de cette couleur, jamais véritablement montrée, mais toujours suggérée. Cette violence qui au final aura coupé un père des siens, pour le conduire dans une profonde solitude.

19/10/2016 (modifier)
Couverture de la série Chroniques Birmanes
Chroniques Birmanes

Guy Delisle continue de visiter les dictatures est-asiatiques, cette fois-ci plus au sud que ce qu’il nous montrait dans ses précédentes chroniques, chinoises et nord-coréennes. Si l’on y retrouve le même dessin simple, mais efficace – et en tout cas fluidifiant la lecture, et le même attachement pointilliste aux détails qui font sens, la construction et l’ensemble sont quelque peu différents de Shenzhen et Pyongyang. D’abord, même si l’on sent bien ici aussi le manque ou l’absence de libertés pour la population locale, c’est peut-être un tout petit peu moins marqué. C’est que là Delisle est resté environ un an, donc plus longtemps, et qu’il a un peu plus « voyagé » dans le pays. C’est aussi que l’album est coupé en une suite de plus ou moins longues « rubriques » thématiques, plus proches de notes que d’une chronique à proprement parler. Cela rend parfois le contenu plus décousu. Quelques passages sont un peu « en dessous » (certains avec son gamin, qui ressemblent à sa série Le Guide du Mauvais Père). Mais j’ai quand même bien aimé cet album, dans lequel Delisle a encore glissé un humour fin et discret, tout en n’oubliant pas de montrer sa curiosité et son esprit critique y compris envers les ONG (il est en Birmanie pour accompagner sa femme responsable de MSF). Si j’ai trouvé cet album un chouia moins bon que Pyongyang (mon préféré de Delisle à ce jour), cela reste vraiment intéressant et je ne saurais que vous recommander de vous plonger dans ses autres albums de « chroniques » (chez l’Association ou chez Delcourt). Note réelle 3,5/5.

18/10/2016 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
Couverture de la série Corps et Âme
Corps et Âme

Je ne sais pas pourquoi j'étais réticente à lire cet album... j'imaginais une violence gratuite, quelque chose de trop dur pour moi... En fait, oui c'est violent, mais, c'est bien construit, ça a un coté western, ou tragédie grecque. Le sang, la vengeance, la folie sont des personnages de l'histoire, aux cotés du courage, de l'audace, de la beauté, de l’ambiguïté... Ils forment une sorte d'image morale, de quintessence du bien et du mal toujours entremêlés. Le coté "film américain" avec ses incontournables blouses blanches est renforcé par le personnage du médecin fou, et renouvelé par l’ambiguïté des genres, qui apporte une touche déconcertante à ce drame urbain. Je ne vous résume pas l'intrigue, parce que c'est là que réside aussi la trouvaille. Même si elle est totalement invraisemblable, elle vous déconcertera quand même. Évidemment le vecteur utilisé, ce dessin aux visages précis et sensuels et aux ombres superposées, n'est pas pour rien dans la séduction que dégage l'album. Une sorte de suavité crémeuse, plongée dans le piment de Cayenne. Tout simplement à lire.

18/10/2016 (modifier)
Couverture de la série Frédégonde - La Sanguinaire
Frédégonde - La Sanguinaire

La collection des Reines de sang s'enrichit d'un bel album qui tient toutes ses promesses et annonce un beau duel. Je me demandais quand Delcourt allait prolonger cette série, c'est chose faite, et je crois qu'il peut penser à d'autres reines, car dans l'Histoire, des femmes ayant régné d'une poigne de fer et qui ont fait assassiner des gens, il y en a eu ; je pense notamment à Marie Tudor, Catherine de Médicis, Catherine II de Russie ou l'impératrice Tseu-Hi... voila de belles candidates. Mais pour l'heure, voici Frédégonde, qui reste probablement l'une des reines les plus perfides, femme implacable, d'une ambition sans limite et dotée d'un immense orgueil, son existence sera jalonnée des crimes les plus innommables. Autant dire que le duo de femmes auteures a choisi l'une de leur condisciples les plus cruelles de l'Histoire ; elles ne font que relater la rivalité sanglante qui opposa Frédégonde et Brunehaut, mariées toutes deux à des frères rois des 2 provinces franques les plus puissantes, la Neustrie et l'Austrasie, dans ce Haut Moyen Age encore obscur et que l'on connait avec moins de précision ; il faut attendre le règne de Charlemagne pour que des chroniqueurs annotent sur parchemin les moindres faits et gestes des souverains. Mais on en sait suffisamment sur ces règnes de rois mérovingiens. Cette partie de l'Histoire de France a déjà été brillamment évoquée par Patrick Cothias et Bernard Dufossé dans leur série Les Sanguinaires en collection Vécu, mais elle fut malheureusement avortée après 2 albums ; le sujet était abordé plus en avant, mais avec de solides références. Et là aussi, la façon dont Frédégonde manipule son amant et attend son heure est montrée subtilement, bref on ne s'ennuie pas un instant dans ce diptyque dont le second volume va réserver bien des surprises. Je ne le révèle évidemment pas pour préserver les lecteurs intéressés, mais ça va saigner croyez-moi. Etant fasciné par ce Haut Moyen Age, je l'ai beaucoup étudié, vous pensez bien qu'une série comme celle-ci me convenait parfaitement, mais je conçois que le sujet puisse ne pas plaire. Encore que les auteurs n'insistent pas lourdement sur le plan politique, et se concentrent sur les personnages, en collant un peu d'érotisme très soft pour pimenter le tout. Le contexte est aussi enjolivé, alors que c'était encore une époque barbare et rude. Le dessin est propre, clair et précis dans les détails décoratifs propres à cette époque, bref c'est du beau travail qui me ravit, en espérant que le second album soit du même niveau. En tout cas, Frédégonde est la reine de sang qui porte bien son nom, et qui surpasse allègrement Isabelle et Aliénor réunies. Dans ce tome 2 qui s'achève avec la satisfaction du devoir accompli, Frédégonde se montre encore plus vile et plus cruelle, elle n'a qu'un seul but : prendre le pouvoir de façon absolue, et ce à n'importe quel prix. A chaque fois qu'elle se retrouve acculée, elle ourdit des stratagèmes qui relèvent de la plus haute perfidie, parvenant à ses fins à chaque fois, malgré la perte d'un fils ou de certains alliés qui l'aidaient dans sa tâche mortelle. L'album est un peu plus tourné vers la politique et ses sombres calculs, mais pas de façon appuyée, les auteurs ayant su trouver le juste équilibre entre ce qu'il faut de politique et les complots servant les desseins maléfiques de cette reine qui n'a vraiment aucune pitié. On ne nous montre pas sa mort, le récit s'arrêtant bien avant 597, lorsqu'elle berce son second fils Clotaire qui deviendra Clotaire II et qui mettra au supplice Brunehaut en 613. Les faits sont rigoureusement exacts, je n'ai pas vu d'erreurs ni dans les actes ni dans les dates, les auteurs ayant eu sans aucun doute une excellente documentation. Le dessin est aussi bon, bien qu'il m'ait paru sur 3 ou 4 pages un peu moins précis, mais c'est du beau travail qui permet d'illustrer de belle façon une période sombre de la France mérovingienne assez peu connue et difficile à conter avec tous ces personnages et ces événements violents ; il faut être concentré et attentif pour ne pas se faire larguer dans cette page d'Histoire, je conserve donc ma note.

25/10/2014 (MAJ le 18/10/2016) (modifier)