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Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série L'Anniversaire de Kim Jong-Il
L'Anniversaire de Kim Jong-Il

3.5 Cet album est un bon complément à 'Pyongyang'. Au lieu de suivre un étranger qui vit quelques mois en Corée-Du-Nord, on suit le quotidien d'un petit coréen qui est totalement manipulé par la propagande et croit tout ce qu'on lui dit sur la grandeur de son pays et de son général Kim Jong-Il. Puis il va se passer des événements qui vont le faire changer d'idée. Le scénario est prenant et tout semble malheureusement vrai. J'aime le dessin et notamment le fait que certaines parties sont en couleurs et qu'une grande partie plus sombre que le reste est en noir et blanc. J'aime bien comment l'évolution du petit garçon est montré dans la narration. On commence avec un peu de naïveté avec le petit gars qui ne comprends pas toujours le comportement de ses parents. et puis on tombe dans la sombre réalité lorsqu'il comprend vraiment ce qu'est son pays.

26/12/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Valérian
Valérian

Ben oui, celle là je l'avais bêtement zappé et pourtant les dieux savent si je l'ai lu et relu cette série. Mon avis sera donc celui d'un lecteur des origines et donc forcément partial. La lecture de cette série s'inscrit chez moi en parallèle de la découverte de la science fiction en romans avec les grands auteurs J. Vance, R. Silverberg, I. Asimov, F. Herbert j'en passe et non des moindres. Joie et bonheur donc de voir à cette époque que des auteurs pouvaient mettre en images ce que je lisais par ailleurs. En BD il y avait P. Druillet plus torturé, Caza, très mystique et ce duo Christin et Mézière qui proposait des images dans un autre style, fort réjouissantes. Voir New York sous les eaux! je dois avouer que cette image m'a profondément marqué. Tout a été dit sur le couple Valérian Laureline et sans avoir été amoureux de la belle je regrettais toutefois qu'il manque un peu de sel dans leur relation. Série divertissante, bien foutue, des univers riches et foisonnants qui comme toute longue série reste inégale et a tendance à s'essouffler, elle reste un must de la BD, c'est peu de dire que j'attends son adaptation cinématographique avec impatience.

26/12/2016 (modifier)
Couverture de la série Valérian
Valérian

Les aventures de Valérian, agent spatio-temporel font partie de ces rares séries du répertoire classique que l'on peut lire, et relire, et re-relire à différents âges en y prenant un plaisir toujours renouvelé. Il n'est pas si commun, en effet, de rencontrer des personnages qui proposent plusieurs niveaux de lecture, suscitent des sentiments si changeants et ne dévoilent leur complexité qu'au fil du temps. Adolescent, je me souviens que j'étais fasciné par l'univers de la série, alors intitulée Valérian, agent spatio-temporel, mais souvent agacé par ce héros souvent maladroit et lourdaud, qui n'assumait pas son statut de super-agent macho et se laissait ridiculiser et rabrouer par sa compagne… Devenu adulte, j'ai appris à apprécier le couple constitué par Valérian et Laureline, deux personnages traités à égalité par leurs auteurs, ce qui était rarissime à l'époque… et je suis tombé amoureux de la jolie rousse, plus mature que son compagnon un peu primaire. Ayant atteint un âge (un peu) plus avancé, elle me paraît finalement bien rigoureuse et souvent casse-pieds, face à un Valérian plus fantaisiste et finalement attachant malgré (ou à cause) des ses défauts… J'espère que, dans un lointain futur, arborant une longue barbe blanche et enfin enfin touché par la grâce de la sagesse, j'aurai encore une autre vision de cette série ! L'autre attrait de Valérian réside dans l'incroyable richesse des univers créés par Christin et Mézières. Ils ont inventé la trame du plus grand space opera jamais créé, souvent copié, mais jamais égalé. Le septième art leur doit énormément. Tous les Star wars et Star Trek du monde peuvent se rhabiller ; ils n'arrivent pas à la hauteur de l'imaginaire débordant des deux auteurs, de leur bestiaire fantastique, ni de leur cosmographie délirante. Il n'existe que peu de scénaristes pour reconnaître à quel point ils se sont inspirés de cette BD débordante d'inventivité. Seul Besson semble l'assumer honnêtement avec son Cinquième Élément ; ce n'est d'ailleurs pas un hasard s'il prépare une adaptation de Valérian pour 2017 (et j'espère qu'il ne foirera pas ce coup là !). Mais il est incontestable que beaucoup – pour ne pas dire tous (sauf peut-être Terry Gilliam) – n'ont pas l'imagination assez fertile pour s'en tirer seuls et qu'ils y ont puisé nombre d'idées. Objectivement, je reconnais que série souffre ici et là de menus défauts, lesquels expliquent que je me contente de ne lui attribuer que 4 étoiles (allez : 4+ !) : quelques albums sont plus faibles, certains ayant mal vieilli, surtout les premiers, d'autres se bornent à recycler des lieux déjà explorés… Le point d'orgue est atteint avec les deux diptyques “Métro Châtelet – direction Cassiopée” / “Brooklyn station, Terminus Cosmos” et “Les Spectres d'Inverloch” / “Les Foudres d'Hypsis”, aventure trépidante qui devient une réflexion eschatologique et métaphysique, dans laquelle Dieu revêt l'aspect de Hank Quinlan, le flic adipeux et corrompu joué par Orson Welles dans La soif du mal. Mais cet acmé scénaristique ne prend du sens que parce qu'il est précédé par une série d'histoires courtes fourmillant d'idées inventives, surprenantes, géniales et saugrenues qui posent les bases de l'univers de Valérian et Laureline. Personnellement, je voue un culte particulier à “Bienvenue sur Alflolol”, fable écolo hilarante, et au tome 8, “Sur Les Terres Truquées”, qui nous fait douter des réalités spatio-temporelles de Galaxity. Si le soufflé semble retomber après le tome 12, c'est juste parce que les auteurs savent enfin où ils vont et sont déjà en train d'envisager la fin de la série. Ils s'en donnent à cœur joie et leur imagination explose. Le ton est plus humoristique, la peinture en filigrane des travers de nos sociétés plus cinglante, les rebondissements plus tordus et la perception du multivers plus vertigineuse. À partir du tome 18, “Par des temps incertains”, le fil conducteur de la série se précise et s'achemine tranquillement vers son point final, lequel donne une cohérence époustouflante à une série d'albums dont la rédaction s'échelonne sur presque quatre décennies. Chapeau ! Pour moi, Valérian s'impose comme une référence incontournable, digne de figurer au panthéon de la science fiction aux côtés des plus grandes œuvres.

25/12/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Berlin 2.0
Berlin 2.0

Il faut sans doute être un européen pour savoir ce que Berlin représente. Quoique. Il y avait un célèbre président américain qui n'hésitait pas à scander : "ich bin ein Berliner" avant de finir assassiné. Il est vrai que la formule a été reprise depuis dans des circonstances bien plus sombres entre Charlie, Paris, Nice et à nouveau Berlin. C'est une ville décomplexée et attractive qui bouillonne car elle a su renaître de ses cendres après avoir affronté deux guerres mondiales ainsi qu'une guerre froide qui l'a divisé en deux jusqu'en 1989 et la chute du mur. Elle appelle à la liberté mais celle-ci a toujours un prix. On va découvrir également la face sombre du pays leader en Europe façonnée par l'indétrônable Angela Merkel. Il est très intéressant de suivre une jeune femme de 23 ans à savoir Margot future doctorante en philo qui a quitté Paris pour venir s'installer à Berlin, capitale européenne de la culture et de la fête. Si vous aimez la techno e ytles boites de nuit, Berlin semble être le paradis sur terre. Êt puis, même les punks respectent le feu rouge au passage protégé. La fête chez un convive se fait en enlevant ses chaussures. Et puis, pas d'embrassade la première fois qu'on rencontre une personne chez des amis communs. N'oubliez pas de payer à chaque fois que vous arrivez en retard comme par exemple au travail. Après tout, on vous paye 600€ le mois avec vos diplômes en travaillant d'arrache-pied dès le premier jour. Oui, Berlin a également ses mauvais côtés avec ses stages sous-rémunéré. Derrière le paradis techno, il y a l'enfer libéral. C'est ce qu'on appelle le réalisme. Bref, c'est un témoignage qui m'a bien plu car fait en sincérité tout en restant parfaitement lucide et objectif. Cela peut donner un aperçu pour les futurs migrants.

24/12/2016 (modifier)
Par BDenis
Note: 4/5
Couverture de la série Le Rêve du requin
Le Rêve du requin

(Avertissement : j'accorde toujours plus d'importance au scénario qu'au dessin) Cette BD, sortie à la fin des années 80, est étonnante, dérangeante, à ne pas mettre entre toutes les mains, mais ô combien captivante. C'est l'histoire de pirates modernes (enfin, des années 80, quoi, c'est pas l'époque de Barbe Noire, je veux dire), d'un en particulier, qui commettent leurs forfaits au Nigéria dans les environs de Lagos, au large de Lagos et dans le golfe de Guinée. Un blanc, Lambert, le fameux pirate en particulier, le héros – appelons-le plutôt le personnage principal – est parmi ces pirates noirs. Il est d'un racisme primaire qui nous débecte, d'une violence animale qui nous écœure, d'un machisme désuet qui nous est incompréhensible. Mais c'est un putain de personnage marquant, sans foi ni loi, dont j'ai pris plaisir à lire les aventures, ça n'est que de la BD, que diable ! N'allez pas chercher un sens moral à cette série, il n'y en a pas. On suit son évolution au sein du gang, où il prend sa place à coups de gueulante pour impressionner, à coups de coups, à coups de bastos. Son monocle, qu'il porte en collier, fait peur. Autour de lui, tout n'est que misère, tueries, putes, gros coups, sales coups, esbroufe, magouille, corruption. Et amour. C'est incroyable, cet homme est capable d'aimer, et une femme est capable de l'aimer ! Lui, cet être qui nous révulse. Les plus hautes sphères de l'état nigérian sont sur le qui-vive, les services secrets français sont aux affaires, en embuscade. Des cargaisons de la plus haute importance sont menacées, entre autre par ce Lambert qui commence à salement déranger. Il vit à 100 à l'heure, sans pitié, dangereusement. Le dessin, réaliste, est atypique avec ses couleurs faites à la peinture comme pour exécuter une toile. Mais tout cela rend bien cette ambiance africaine oppressante, les scènes d'action, les atmosphères parfois nauséabondes. A partir du 2e tome, ces couleurs sont d'ailleurs beaucoup moins travaillées, plus contrastées donc moins nuancées. Les arrière-plans sont aussi moins détaillés. Tout cela contribue grandement à une nette baisse de qualité dans le graphisme, qui fait presque amateur à mon goût. Mais l'histoire est lancée et je l'ai suivie avec empressement jusqu'au bout. En refermant le livre je suis un peu chamboulé et reste un moment sous le coup de l'émotion. 15 / 20

24/12/2016 (modifier)
Par Walran
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Un océan d'amour
Un océan d'amour

En empruntant cet album en bibliothèque, je ne m’attendais absolument pas à tomber sur quelque chose d’aussi bon. J’avais une vague souvenance d’avis positifs glanés ça et là sur le net (et notamment sur notre cher site), et même si je suis loin d’être un inconditionnel de Wilfrid Lupano, jeune scénariste vedette qui a décidément le vent en poupe, j’apprécie sincèrement certaines de ces séries, Alim le tanneur et L'Assassin qu'elle mérite en tête. Enfin, je ne connaissais pas du tout Panaccione, et ne savais donc pas à quoi m’attendre d’un point de vue graphique. Comme un autre posteur l’a souligné, difficile de ne pas songer d’entrée de jeu à l’univers de Sylvain Chomet et notamment aux fameuses « Triplettes de Belleville ». Le côté très expressif des personnages et les trognes des héros rendant la narration très fluide et les dialogues finalement superflus. Le côté muet, qui pourrait déstabiliser de prime abord, ne dérange pas le moins du monde. Et je me suis tant régalé à la lecture de ces truculentes tribulations que j’ai lu l’album deux fois de suite, avec un plaisir égal ! Le ton est d’une justesse rare : c’est habile, drôle, vivant, émouvant, sans tomber dans le militantisme écologique pénible ou dans la mièvrerie. Il y a des nuances, un humour que je trouve génial, des situations farfelues et hilarantes (le coup des napperons et des crêpes sur le bateau, tellement drôle !), des personnages attachants à souhait et un côté bienveillant et bon enfant qui, tout simplement, fait du bien et donne le sourire. Un album original et rafraîchissant, qui doit autant à la beauté et à la finesse du dessin, du découpage, qu’à la justesse et à la qualité du scénario. Un bonheur de lecture !

24/12/2016 (modifier)
Couverture de la série Les Nouvelles Aventures de Gai-Luron
Les Nouvelles Aventures de Gai-Luron

Je suis souvent sceptique lorsque je vois ces projets de « reprise » de vieilles séries, car le résultat n’est pas souvent au rendez-vous (je n’avais pas forcément accroché à la reprise par le même Fabcaro d’Achille Talon). Mais là, je me suis laissé tenter, Fabcaro reprenant du Gotlib, cela faisait a priori deux bonnes raisons de m’y intéresser. Bref, après feuilletage en librairie, et achat immédiat, je dois dire que Fabcaro a levé les préventions évoquées ci-dessus : c’est clairement une bonne pioche. En effet, on retrouve dans cet album (qui en appelle d’autres ?) un bon mixe de l’univers de Gotlib et de celui de Fabcaro. Il a bien su respecter l’œuvre originale – avec Gai-Luron, démarque impayable même si moins déjanté du Droopy de Tex Avery, ses tentatives de séduction de Belle-Lurette, Jujube et ses conseils foireux ou mal compris. Il y a ajouté sa touche d’humour doucement absurde, sans trop en rajouter (au départ ce n’est pas la meilleure ni la plus déjantée des séries du génial Gotlib, hein ? – à part le dernier tome), mais la mayonnaise prend très bien, et la plupart des gags font mouche. A l’humour pince-sans-rire, « jeunesse » qui prédominait dans l’œuvre d’origine de Gotlib, Fabcaro a ajouté une bonne touche d’humour absurde et/ou con, « modernisant » ainsi un personnage et un univers dans lequel Gotlib n’avait pas encore su ou voulu injecter ses idées loufoques. Idem pour la souris, qui commente les situations dans un coin de la case, c’est très Gotlib, ça ! Le dessin de Pixel Vengeur est lui aussi très respectueux de celui de Gotlib, peut-être avec un Gai-Luron plus élancé ? En tout cas un dessin classique et bon. Bref, un album très recommandable, Fabcaro commençant à devenir incontournable dans l’univers de la bande dessinée d’humour.

24/12/2016 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Les Tuniques Bleues - Des histoires courtes par...
Les Tuniques Bleues - Des histoires courtes par...

Voici un bel hommage rendu à une série mythique des éditions Dupuis pour laquelle Cauvin a tarder à perdre de son inspiration. Les histoires courtes sont nombreuses et offrent une belle brochette de styles variés, tant dans le trait que dans la narration. Certaines sont plus percutantes que d’autres mais l’ensemble se tient. On sent que les contributeurs ont une affection particulière pour ce duo improbable de nordistes. Certains courts récits sont plus caricaturaux que d’autres mais tous respectent la psychologie divergente de nos héros bleus (non, il n'est pas question ici de schtroumpfs). :) A recommander !

23/12/2016 (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Zaï Zaï Zaï Zaï
Zaï Zaï Zaï Zaï

Zaï Zaï Zaï Zaï ... J’adore ! C’est de la bd déconne par excellence mais pas du n’importe quoi. Ce n’est pas bourrin, au contraire, c’est subtil, voire d'une très grande finesse. Sous un graphisme aux apparences sérieuses, se déploie une histoire de ouf. Fabcaro ajoute une nouvelle corde à son arc en explorant les potentialités infinies qu’offre la bd. L’auteur détourne avec intelligence les absurdités de notre quotidien en poussant son délire à son paroxysme. Le final conclut ce récit de manière non pas attendue mais bien dans la logique suivie jusque là. A recommander chaudement !

23/12/2016 (modifier)
Par yOyO
Note: 4/5
Couverture de la série Le Chant des Runes
Le Chant des Runes

Note vraie : 3.5/5 Je ne sais pas trop quoi penser de ce 1er cycle. J'ai vraiment accroché à cette histoire de polar fantastique. Pourtant j'avais un petit peu peur au départ, et cela à cause de tous les clichés présents dès les 1ere pages (groupe de musique rock ado tatoués coiffés punkés, flic femme de caractère trempé célibataire qui s'envoie en l'air sans savoir avec qui, ben oui c'est à la mode maintenant, rituels sataniques, ...), bref j'étais parti sur une ambiance très grand public qui une fois l'histoire (re)lue et (re)vue, l'album allait être fermé et rien d'autres. Finalement au fur et à mesure que l'histoire se déroule, j'oublie ces détails et j'entre dans une intrigue fantastique de bonne facture. Il faut vraiment laisser entrer le côté surnaturel dans cette histoire pour en apprécier l'ambiance. Au final de ce cycle, Sylvain Runberg a de quoi développer un univers et beaucoup de cycle peuvent se mettre en place. Côté dessin, on sent que Poupard s'est éclaté à travers ses scènes d'actions et de ses créatures mystiques. Je pense que j'achèterai la suite, car j'ai adhéré à cet univers que j'ai envie de découvrir, en espérant que la série de multiplie pas les clichés et nous propose de l'originalité.

22/12/2016 (modifier)