Les derniers avis (31952 avis)

Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Bételgeuse
Bételgeuse

Après Aldébaran, je me suis tout naturellement attaqué à Bételgeuse, le 2ème cycle de la grande saga de Léo. C’est une suite directe même si quelques années séparent les séries. On retrouve avec plaisir la plupart des personnages croisés dans Aldébaran, auxquels s’ajoutent de nouvelles têtes. Bételgeuse est également une réussite ! Tout d’abord Léo apporte beaucoup de réponses et d’éclaircissements sur le mystère de la mantrisse, élément central de l’intrigue du cycle précédent. L’univers des mondes d’Aldébaran gagne encore en richesse et en intérêt car l’auteur développe beaucoup de nouveaux éléments scénaristiques et étend encore son incroyable univers. L’intérêt de la série est continuellement renouvelé. Ensuite, le monde de Bételgeuse est visuellement magnifique ; plus encore que celui d’Aldébaran ! Une fois de plus, la faune, la flore et les paysages de la planète sont extrêmement originaux et soignés. La grande créativité de Léo comme inventeur de monde s’exprime pleinement. Les dessins font merveille pour animer cette nouvelle planète, même si l’on retrouve les mêmes défauts que précédemment, à savoir les expressions des personnages trop figées et une action souvent un peu molle. De même, les (nombreuses) histoires sentimentales un peu mièvres perdurent mais on finit par s’y faire, d’autant que ces défauts n’altèrent pas l’intérêt de la série. Bételgeuse est la digne suite d’Aldébaran. La géniale saga spatiale de Léo entre sans conteste dans le panthéon des meilleures séries de science-fiction.

21/12/2016 (modifier)
Couverture de la série Pas mal et vous ?
Pas mal et vous ?

Quino est surtout connu pour sa série Mafalda. Et c’est pourtant clairement ce que j’aime le moins de son œuvre. En effet, pour le reste, chaque album d’humour que j'ai lu de lui me plait. Ils sont tous d’un niveau équivalent, et celui-ci ne déroge pas à la règle. On y retrouve un humour gentiment noir, souvent absurde et/ou poétique, avec un dessin simple qui ne s’embarrasse pas de fioriture ni de décors. Que ce soient les gags courts et muets, ou ceux un peu plus développés sur plusieurs pages, avec parfois quelques dialogues, son humour fait mouche. C’est un humour « calme », efficace et intemporel, qui s’inspire de menus faits de la vie quotidienne, qui peuvent pousser à la réflexion (même si ce n’est pas obligatoire ni nécessaire d’y chercher un « message »). En tout cas, je vous recommande vraiment de découvrir cette facette de l’œuvre de Quino, visiblement trop peu (re)connue, si j’en juge le faible nombre d’avis postés.

21/12/2016 (modifier)
Couverture de la série Le Dernier loup d'Oz
Le Dernier loup d'Oz

Wouaw ! Cet album est un véritable ovni. Et c’est difficile de le noter, et ce pour plusieurs raisons. On pourrait lui attribuer la note maximum, comme le descendre en flèche (enfin bon, n’exagérons pas). Alors, c’est sûr, fini en 1993, avec un dépôt légal pour juin 1994, mais un achevé d’imprimer en septembre 1998, l’éditeur Delcourt ou l’auteur ont semble-t-il eu du mal à « produire » cet album. Qui, hélas restera semble-t-il sans suite, et c’est bien dommage ! La première page – déjà très belle – est sobre, peu de détails, c’est sombre, très calme. Puis on tourne la page et… … et alors là ça part dans tous les sens ! Oublié le gaufrier traditionnel, tout est déconstruit, au point parfois de rendre la lecture difficile (mais je m’y suis fait au bout d’un moment). Il faut dire qu’en sus les planches fourmillent de détails, et qu’il y a des choses à lire et à voir ! Mais alors quel dessin ! Sur de nombreuses planches, on a l’impression de lire un art book. C’est à la fois précis (peut-être trop ?), net, beau, on en prend plein la vue. Le scénario ensuite part lui aussi dans tous les sens, dans une intrigue qui m’a paru très obscure – même si loin d’être improvisée. C’est très riche, et il faut vraiment faire l’effort de passer ce cap du début, pour se faire à la profusion du dessin et à cette histoire, ces noms, ces termes pas toujours très clairs à saisir et/ou relier entre eux. A partir du milieu de l’album, j’ai commencé à mettre les pièces du puzzle à leur place (pas toutes hélas). Il est vrai qu’alors une partie de l’intrigue devient plus limpide, la trame semble plus classique. Mais il est vraiment dommage que cet album – qui n’était présenté que comme un prologue – reste sans suite. D’une part parce que cela nous prive d’un potentiel chef d’œuvre, mais aussi parce que toutes les parties restées obscures ne s’éclaireront sans doute jamais. Alors, si vous avez l’occasion de jeter plus qu’un coup d’œil sur cet album, n’hésitez pas, il en vaut vraiment la peine. Je me plais à rêver que Lidwine ait déjà la suite dans ses cartons, et qu’un éditeur lui permette de continuer et de finir cette histoire au graphisme exceptionnel… Une grosse frustration !

20/12/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Orphelins
Orphelins

Généralement, les gens sont particulièrement touchés par les veuves mais encore plus par les orphelins. Ces derniers le sont parce que la planète a été anéantie par une mystérieuse race d’extra-terrestre qui nous a envoyé un rayon lumineux de la mort. Ce résumé pourrait presque apparaître comme décalé si ce n’était pas la réalité. A vrai dire, j’ai beaucoup aimé cette bd dans sa mise en scène et dans son graphisme impeccable et une colorisation fort réussie. Pour autant, cette histoire d’enfants que les militaires entrainent pour se venger de nos destructeurs est à peine croyable. Fort heureusement, on évoluera sur deux époques et on verra ce que sont capables de faire des soldats enfants qui ont grandi avec un rythme assez soutenu. C’est de la science-fiction plutôt efficace. On regrettera sans doute quelques facilités avec le scénario. Cependant, celui-ci dévoile tout de même quelques surprises au fil des tomes. Cela ressemble beaucoup au film Starship Troopers dont je suis le plus grand fan. Il faut éliminer toute la vermine extraterrestre sans faire dans la dentelle. Pour devenir le ou la meilleure, il y a toujours un prix à payer et des sacrifices à réaliser.

20/12/2016 (modifier)
Par Kanibal
Note: 4/5
Couverture de la série Les Déesses
Les Déesses

Le gros point fort de cette BD c'est ces magnifiques palais superbement dessinés qui fourmillent de détails. L'histoire n'est pas en reste non plus sans oublier ce déferlement de violence lors de la bataille finale. Les 2 tomes sont passés trop vite, et au vu de la qualité du projet 1 ou 2 volumes supplémentaires n'auraient gâché en rien le bon déroulement des événements. Cette série est une vraie réussite

18/12/2016 (modifier)
Couverture de la série OVNI
OVNI

Trondheim cherche semble-t-il à user de manière exhaustive de toutes les possibilités qu’offre le média Bande Dessinée ! Cet album – sans être la plus surprenante des créations illustrant les idées de l’oubapo –, est quand même original, et plutôt réussi. Même s’il s’adresse plutôt à un public jeune, je l’ai lu avec plaisir, en essayant de suivre ce petit extra-terrestre, qui traverse les époques, les dangers, avec plus ou moins de réussite. En effet, dès le départ, le lecteur est amené à suivre ce personnage, ou plutôt les multiples « possibilités » de ce personnage, dans ses/leurs diverses trajectoires, de page en page. Si l’histoire est muette et assez courte, la lecture n’est pas si rapide que ça. Car il s’avère que la majorité des chemins empruntés par cet extra-terrestres se révèlent sans issue (il meurt alors), et l’on est amené, si l’on s’est fourvoyé, à rebrousser chemin pour trouver celui qui permet à ce personnage de s’en sortir, et de poursuivre l’aventure – ainsi de suite, de page en page. En plus de progresser dans l’histoire et l’album, on progresse aussi dans le temps, de la préhistoire à l’époque contemporaine. Pas inoubliable, mais lecture tout de même recommandable. Une sorte de traversée de labyrinthe ludique. Note réelle 3,5/5.

18/12/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Les Sanctuaires (Le Cycle d'Inari)
Les Sanctuaires (Le Cycle d'Inari)

À travers ce récit initiatique, autobiographique, Winston Wilsteiner livre un témoignage étonnant sur la spiritualité, l’amour et la mort. Il faut savoir que cet auteur a vécu également au Japon dont il maîtrise parfaitement la langue. Pour un premier ouvrage qui constitue d'ailleurs une comédie romantique, c'est une réussite totale. Bravo et c'est 4 étoiles bien méritées ! Maintenant, je vais dire pourquoi. J'ai rarement lu un manga pareil qui nous plonge dans la psychologie d'un jeune homme en proie à des problèmes médicaux qui arrivent brutalement alors qu'il séjourne en France. Cela lui donne des hallucinations assez étranges. On s'immerge totalement avec ce personnage. La mise en scène est grandiose. A noter que le dessin est de toute beauté et cerise sur le gâteau, il est légèrement mise en couleur ce qui procure un effet de grâce absolu notamment avec ces tons pastels. Le trait est doux et il en ressort une véritable force. Je suis bluffé par une telle maîtrise pour un débutant sans vouloir être péjoratif. Il faut bien débuter mais lui, il a tout compris et d'emblée. Il ne reste plus qu'à attendre le second volume. Il est clair qu'il va nous surprendre. les indices laissés dans le premier tome indique que le scénario est beaucoup plus riche qu'il n'en a l'air.

18/12/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Karma City
Karma City

3,5 Pierre-Yves Gabrion est un auteur dont j'aime bien le dessin, mais dont les scénarios vont du bof au génial. Ici, on est dans la seconde catégorie. Ce premier tome mélange habilement la science-fiction et le polar (quoique c'est surtout le polar qui domine cette première partie). La société karmique imaginée par l'auteur est intéressante et c'est une bonne idée d'avoir ajouté une petite histoire à la fin de ce tome qui explique la création de la ville. L’enquête policière est très bien menée avec son lot de suspense et les réponses aux questions sont bien distillées et le dénouement donne envie de lire un autre tome pour en connaître la suite. Le scénario ne fait pas toujours preuve d'originalité (les trois enquêteurs sont des archétypes), mais ça ne me dérange pas car le scénario est bien fait.

17/12/2016 (modifier)
Couverture de la série Hommes à la mer
Hommes à la mer

Après A bord de l'Etoile Matutine et Le Loup des Mers, Riff Reb’s conclut ici sa belle trilogie d’adaptations de textes sur la mer et les marins. Comme les deux précédents opus, celui-ci est très recommandable. Mais il souffre je trouve du choix de l’auteur, de ne pas adapter un seul texte, mais plutôt une série de nouvelles. Cela peut donner de bons résultats, mais cela le bride aussi, chaque nouvelle étant « traitée » en 8 pages environ (entre chaque histoire, Riff Reb’s nous offre de petits intermèdes, un extrait de texte classique illustré d’un dessin, le tout en une page). On ressort alors quelque peu frustré de la concision de ces histoires, même si Riff Reb’s s’en sort ici plutôt bien. Par contre, j’ai, encore une fois, trouvé très bon son dessin, mais aussi la colorisation, toujours très sombre (comme la plupart des récits d’ailleurs !), chaque histoire ayant sa couleur attitrée. C’est encore une fois une belle réussite graphique. Note réelle 3,5/5.

17/12/2016 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Burning Fields
Burning Fields

Voilà un album qui sort un peu de l'ordinaire du Label 619 que j'affectionne particulièrement chez Ankama. Il s'agit d'un comics initialement publié outre Atlantique chez Boom ! Studios. Ça commence comme un thriller façon Homeland pour virer "en douceur" vers le fantastique... Quand je dis en douceur, vous aurez compris que c'est un doux euphémisme, car l'enquête que va devoir mener notre chère Dana dans un Irak en plein trouble où chaque faction cherche à tirer la couverture à lui, que ce soit la population locale, la police ou encore les milices privées chargées de protéger le précieux pétrole, ne sera pas de tout repos. Surtout que derrière les apparences d'une simple enquête sur une série de meurtres, le Mal va s'inviter au bal... C'est plutôt bien construit, il faut tout de même bien suivre pour ne pas se perdre dans les personnages, et le rythme et le suspense distillés nous accrochent page après page. J'ai beaucoup apprécié le trait de Colin Lorimer, qui donne toute sa crédibilité à ce récit fantastique ancré dans une réalité de conflit actuel. Ce contraste rend d'autant plus saisissantes les scènes assez sanglantes, qu'il s'agisse des meurtres perpétrés ou des créatures que vont croiser nos protagonistes. Au final un thriller fantastique assez surprenant de par le cadre choisi pour poser ce récit qui m'aura bien accroché et dont je recommande la lecture.

16/12/2016 (modifier)