Les derniers avis (31951 avis)

Par Canarde
Note: 4/5
Couverture de la série La Loterie
La Loterie

Terrible ! Le dessin et l'histoire y forment un couple parfaitement ajusté. Difficile de vous dire quoi que ce soit du scénario sans nuire gravement à votre plaisir de lecture. Simplement c'est le petit fils de l'auteur de la nouvelle qui l'adapte en BD. C'est comme une longue macération, sur plusieurs générations, qui aboutit à l'éclosion parfaite... L'image est lumineuse et douce, cernée de traits veloutés qui se confondent avec les ombres. Cela donne un aspect abstrait, sans saleté, sans angle aigu, ni trait fin, une sorte d'égalité de traitement pour toute chose: les vêtements, les maisons, les visages, les pierres... Tout y est décrit dans un calme qui devient suspect au fur et à mesure de la nouvelle. Les visages sont précis, on y lit leur soumission, leur inquiétude, leur force, leur solidarité. Cette histoire qui a fait scandale à sa parution aux États-Unis en 1948, se retrouve en résonance singulière avec l'air du temps : "le retour aux valeurs". Le coté village tranquille au delà de tout soupçon, de bonnes gens qui suivent la règle. Pas de détail, de situation historique ou géographique précise, de signes sociaux que l'on pourrait identifier : c'est la force de la nouvelle : seulement le principal, l'Humain. Très peu de mots : des regards plissés sous le soleil, des postures, la place glaçante des enfants. Une belle angoisse, qui pose beaucoup de questions, une fois le livre refermé.

29/01/2017 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série L'Iliade
L'Iliade

C'est une série très intéressante sur l'Iliade réalisé par un ancien ministre de l'éducation nationale. Cela a eu le mérite de titiller ma curiosité pour voir le résultat. Je ne suis pas déçu même si tout n'est point parfait. Je n'aime pas trop l'idée que les hommes se font manipuler par les dieux pour lancer des guerres stériles. Cependant, ce qui était vrai pour les Troyens dans ce mythe d'Homère est malheureusement vrai pour ce qui se passe actuellement dans le monde et notamment au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Tant que les humains croiront en des hypothétiques dieux qu'ils n'ont jamais vu, quelque soit d'ailleurs la religion, il y aura des milliers de morts. C'est ainsi. On n'apprend pas de l'Histoire ou de la logique. Pour revenir à la bd, le rythme est soutenu et les dessins sont de toute beauté dans un style réaliste que j'aime bien. Même la couverture est très belle. La relecture de ce mythe permet de satisfaire notre soif de connaissance sur la mythologie grecque. Il est vrai que je ne connaissais pas les origines exactes de la discorde. Les pommes ont toujours eu un caractère de division: il faut un peu s'en méfier et ne plus manger de pommes. Je lirai avec plaisir les autres titres de cette collection.

29/01/2017 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Dans la forêt sombre et mystérieuse
Dans la forêt sombre et mystérieuse

Je découvre l'auteur avec cet album jeunesse, qui semble s'éloigner de ce qu'il fait habituellement... et j'ai beaucoup aimé. L'histoire est remplie de surprises aussi loufoques les unes que les autres... quelle créativité ! J'ai pris énormément de plaisir à découvrir les diverses péripéties et monstres semblant s'acharner sur notre pauvre héros enfantin. Je vous laisse découvrir si l'auteur a conclu son histoire avec un happy end de mise dans le genre conte. Le dessin un peu trash peut surprendre pour une BD jeunesse, mais il faut avouer que les planches sont belles, grace notamment à de superbes couleurs et quelques trouvailles graphiques ingénieuses. Une chouette aventure.

28/01/2017 (modifier)
Couverture de la série Blaise
Blaise

Dimitri Planchon s’arrange généralement pour produire des albums à l’humour décalé, avec une esthétique originale. C’était déjà le cas avec le très drôle Jésus et les copains. Ici aussi, avec un décor vaguement kitsch, une ambiance un peu désuète, et des personnages inexpressifs au possible, il réussit à produire des historiettes (d’une page chacune) souvent drôle. C’est généralement de l’humour con, jouant sur l’ironie, le second degré – tout en se renouvelant et en n’étant pas exempt de finesse. Les personnages – généralement le jeune Blaise et ses parents, servent de prétexte à une critique à la fois amusante et bien sentie d’une certaine forme de conformisme, des bobos aux idées courtes. Les parents de Blaise sont ainsi aux Bidochon ce que les petits bourgeois sont aux ouvriers. Plus d’assurance, mais pas forcément moins de crétinerie. Mais la société de consommation (avec Dabi Doubane) ou les médias (et les intellectuels ou philosophes mondains qui peuplent les talkshows) en prennent aussi pour leur grade. C’est inégal, mais le niveau d’ensemble est réellement très bon, et je vous recommande fortement cette belle tranche de déconnade, traitée façon roman photo du pauvre !

28/01/2017 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série My Hero Academia
My Hero Academia

Oh, une chouette série chez Ki-oon ! Cette académie de super-héros a en effet tout pour plaire : - des personnages très différents, et qui sortent un peu des sentiers battus (le mec super-rapide et aux allures d'intello est un faux pédant, le personnage principal, un peu fragile, apprend de manière intelligente de ses erreurs, etc.). Certains sont d'ailleurs assez attachants, l'auteur nous propose d'ailleurs en guise d'intercalaires des mini-portraits des élèves et des professeurs de cette école bien particulière ; - un dessin plutôt maîtrisé, avec des trames tout en nuance, qui procurent ma foi un plaisir de lecture assez élevé, d'autant plus que Kohei Horikoshi propose une mlise en scène très lisible ; - un scénario qui bien qu'un peu prévisible, est propice à de nombreux rebondissements, je fais confiance pour l'heure à l'auteur au vu des deux premiers tomes. dans le troisième tome on assiste à la fin du premier arc narratif, puis à un tournoi de super-héros en herbe, qui ma foi est plutôt agréable. A noter que les codes du manga et du comic sont joyeusement mêlés pour un mélange explosif ; - et un potentiel hit, comme le souligne l'auteur de Naruto ; le succès est d'ailleurs tel, au Japon, qu'une série animée est déjà en cours de production, et que le premier épisode a été diffusé en ce mois d'avril. Les tomes 3 et 4 permettent, au travers d'un tournoi interne à l'école, de faire connaissance avec de nombreux élèves et leurs alters, comme par exemple celui qui permet de faire un lavage de cerveau, ou encore celui dont l'hérédité lui permet d'utiliser la glace et le feu... Et son histoire personnelle, complexe, permettra peut-être d'apporter de nouvelles péripéties à l'avenir. Par la suite l'auteur insère de nouveaux éléments, qui mettent les super-héros en herbe face à des situations diverses. Il s'y montre assez doué, et très dynamique en termes de dessin. Nous en sommes déjà au tome 7, et l'auteur varie les situations, avec cet examen tout particulier pour les élèves, à la suite de l'arrestation du tueur de super-héros, dont l'action va laisser des traces. C'est très divertissant, vraiment sympathique ! Les Editions Ki-oon ont mis le paquet sur la série (goodies, PLV, etc.), et elles ont bien raison, c'est une locomotive !

14/04/2016 (MAJ le 27/01/2017) (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Au bout du fleuve
Au bout du fleuve

J'avais découvert Jean-Denis Pendanx avec Tsunami, que j'avais adoré. "Au bout du fleuve" est son premier album "complet" où il s'occupe également du scénario, et j'ai une nouvelle fois été enchanté. L'histoire est comme je les aime : au travers une quête très personnelle et humaine (Kémi par à la recherche de son frère disparu), l'auteur nous fait découvrir toute une région de l'Afrique, ses coutumes, ses croyances, et surtout ses problèmes socio-politiques terribles, sa pauvreté, avec ces gens qui survivent en faisant du traffic d'essence illégal. Le dessin et les couleurs lumineuses transcendent l'histoire et garantissent le dépaysement, avec notamment des vues de paysages magnifiques. Un album dépaysant, rempli d'aventure, et très humain. Une réussite !

27/01/2017 (modifier)
Couverture de la série Hâsib et la reine des serpents
Hâsib et la reine des serpents

Voilà une éternité que j’attendais le second tome de cet opus. Le temps semblait s’écouler à un rythme aussi lent que celui des 1001 nuits. Et puis l’anonymat de ces parutions dans la horde fit que je ne vis pas le second tome. Je craignais l’abandon voire l'infini devoir d'attendre 1001 jours avant de mériter un tome 2. Ma fille de 5 ans qui avait vu le tome 1 à sa sortie avait été marqué par les images, elle me le demande régulièrement pour le feuilleter et même le montrer à ses copines. A chaque fois, il fallait expliquer que le tome 2 allait peut être sortir, et soudain au détour d’une recherche je l’ai vu. Evidemment non disponible, il fallut commander et ré-attendre mais cette fois ci c’était une histoire de jours et plus question de douter sur un abandon. Il arrive que trop attendre fait monter trop de pression et engendre une déception lorsque l’objet chéri apparait finalement accessible, ce fut un peu le cas ici, mais entrons dans le vif du sujet puisque je vois que même en ces lieux de qualité cette série est passé inaperçue, il faut vite réparer et cela va me faire sortir de la retraite pour prendre la plume comme au plus beau jour. Hasib, c’est un DavidB en pleine forme et possession de sa technique qui s’approprie le Conte de Hâsib Karîm ad-Dîm. Les codes du récit initial restent présents et j’ai pu retrouver le mélange d’émerveillement, de naïveté, de simplicité, lié au mode narratif originel. Evidemment il ne faut pas chercher une intrigue contemporaine et tout ceci peut paraitre de prime abord naïf, probablement même est ce dû au choix de la collection jeunesse par l’éditeur, mais ne nous trompons pas, tout le talent de David B pour transmettre le monde intérieur d’un personnage à son lecteur déjà vu dans L'Ascension du Haut Mal se magnifie ici par une couleur extraordinaire. Voilà la clé, évidemment qu’il n’y aura pas de surprise dans l’histoire, mais quel voyage en ouvrant l’album, quelle claque visuelle l’auteur nous met en tête. Le tome 1 m’a totalement annihilé, épuisé, vidé. Je me souviens qu’après la première lecture j’étais totalement incapable de bouger de mon fauteuil comme si c’était moi qui avait enduré les milles aventures toutes plus effrayantes, physiques, merveilleuses et épouvantables que je venais de lire. Les détails fourmillent, les références pullulent et surtout la technique narrative de la mise en page de David B trouve ici toute sa pertinence avec les djinn. Les couleurs nous explosent les pupilles et font vivre les fantasmes et mythes qu’ils représentent. La force du tome 1 réside dans le foisonnement parfaitement maitrisé pour une lecture fluide sans ennui magnifié par une mise en page extraordinaire servi par une mise en couleur envoutante. Que demander de plus ! Je mettrai sans aucun doute à ce tome 1 Et vient le tome 2 après tant d’attente, tous les ingrédients reviennent en bouche dès la couverture, un cocktail de références culturelles émaillent la lecture adulte avec des emprunts aux mythes des Amériques maya et amérindiennes. Et pourtant quelque chose manque, un petit je ne sais quoi qui a rendu ma lecture moins passionnante que le premier tome, un petit peu comme si alors que le premier tome était un ru de montagne virevoltant sortant de son lit pour aller taquiner les éléments alentours, celui-ci était maintenant plus sage et moins impertinent. Certes nous sommes toujours très au-dessus du niveau moyen de qualité des sorties hebdomadaires, mais nous ne sommes plus face à un chef d’œuvre, seulement un bon opus qui finit trop vite. Au final comment envisager l’ensemble, le tome 1 me semble un chef d’œuvre de sensibilité et de narration grâce à un graphisme sublime qui rend une histoire classique sublime, le tome 2 poursuit le rêve mais on sent qu’il va s’achever un peu trop vite, que notre envolée si puissante et agréable va nous ramener trop vite dans notre quotidien et que la dernière page sera trop vite tournée. Encore oserais-je réclamer, nous n’en sommes qu’à la 498eme nuit pourrais on continuer le plaisir !

26/01/2017 (modifier)
Par soutric
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Java des Gaspards
La Java des Gaspards

La bande dessinée qui m'a lancé dans la collection de BD, en me lançant dans la recherche de l'album 2. Dessins plaisants, avec des personnages atypiques et attachants.

26/01/2017 (modifier)
Couverture de la série Toto l'ornithorynque
Toto l'ornithorynque

Une sorte de La Jungle en folie moderne, en mieux je trouve, voilà mon premier ressenti après lecture des quatre premiers tomes de la série. Bien sûr, cela s'adresse en priorité à de jeunes lecteurs (6-10 ans ?), et c'est avec ce recul que je l'avise. Quelques personnages récurrents, avec une personnalité développée au fil des aventures, des histoires simples mais pas niaises, c'est plutôt sympa. Ajoutons un très joli dessin de Yoann (que j'avais découvert avec Fennec), avec une chouette colorisation: voilà de quoi réjouir les bambins, et donner des idées de cadeaux pour les petits neveux ou nièces...

25/01/2017 (modifier)
Par Sasma
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Birdy's
Birdy's

Que dire sur Birdy's ????? C'est l'histoire d'oiseaux plumes....à la recherche de plumes un peu spéciales car c'est le temps du LID. Pour l'instant, notre histoire tient en deux tomes mystérieux, oniriques et d'une beauté saisissante. Le scénario laisse la part belle à l'imaginatin du lecteur et peut se lire sur plusieurs niveaux. Bien que le monde créé reste très mystérieux, j'ai été happée dans cet univers. Le coup de crayon m'a littéralement hypnotisé, les couleurs sont, à mon avis, sublimes et j'ai plongé dans les pages. J'espère que le tome 3 sortira un jour et nous apportera un petit peu plus de farfelu et pourquoi pas, quelques réponses plus terre à terre. En résumé, Birdy's est pour moi un bel exemple de bande dessinée. Imaginatif, original, je ne suis pas sure que les clés de ce monde soient jamais totalement révélées mais en tout cas c'est une lecture qui vous fera rêver et vous transportera loin... très loin de la réalité. Je suis conquise !

25/01/2017 (modifier)