Les derniers avis (49050 avis)

Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Symposium
Symposium

J'avais envie de lire depuis longtemps les œuvres de Cheri qui semblent être un(e) nouvel(le) auteur(e) montant sur les BD de cul qui sortent, et j'ai décidé de commencer par sa première BD et me les faire toute au fur et à mesure. Et j'aime vraiment bien ! Même si j'ai une petite retenue sur le dessin, qui a parfois des visages un peu trop déformé par rapport aux têtes habituelles, et quelques scènes qui m'ont semblées de trop (le contrôle de police est clairement anecdotique), le reste est franchement très bon ! Je trouve que le sujet est amusant et permets de développer des scènes explicites plutôt bien tenues. Ca ne va pas trop loin et ça respire la sensualité, avec un bel hommage au plaisir féminin. Je n'irais pas jusqu'à dire du scénario qu'il est excellent, mais je trouve que le prétexte de base permet un développement simple et efficace, bien tenu. L'idée du voyeurisme notamment est bien amenée, alors que je me demandais ce qu'il pensait de tout cela. Certes, les scènes amenées sont assez basiques (et encore, on ne voit pas toujours une pleine page sur la masturbation féminine) mais je trouve qu'elles sont réhaussées par un intérêt scénaristique qui évite la simple compilation de scènes de cul en tout sens. C'est le genre de BD X que je recommande pour ses qualités qui outrepassent les quelques défauts. J'ai bien envie de découvrir la suite des BD de l'auteur(e) qui propose quelque chose d'intéressant, aucun doute là-dessus. J'espère que le dessin s'améliore par la suite pour avoir des futurs immanquables.

02/10/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Nettoyage à sec
Nettoyage à sec

Un album sympathique à lire, mais j'ai trouvé que le scénario était tout de même un peu trop léger pour être mémorable. Le point fort est le dessin. J'aime quand un dessin réaliste n'est pas figé et j'ai aussi aimé l'ambiance qui s'en dégage. La narration est fluide et le récit se laisse lire sans problème. On suit le quotidien d'un type banal avec un boulot pas très palpitant. Il vit sa vie pépère avec ses petites habitudes jusqu'à ce qu'il soit victime d'un événement qu'il va faire basculer sa vie. C'est bien fait, mais comme je l'ai écrit, l'histoire est tout de même un peu légère. Il y a plusieurs pages avec peu de cases ou qui sont justes des paysages urbains et lorsque la vie de notre héros bascule, tout va trop vite et tout est approfondi au minimum. En plus, le scénario est au final tout de même un peu banal avec en plus une fin ironique et amère comme j'en ai déjà vue au moins une bonne dizaine de fois. J'ai bien aimé malgré tout, mais je conseille vraiment un emprunt.

01/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Woodrow
Les Woodrow

L’album inaugure une nouvelle série western (en tout cas un cycle, que l’album suivant conclura). C’est du tout public, mais qui s’adresse en priorité à un jeune lectorat, adolescent, je pense, même si l’adulte que je suis a pu le lire sans problème – mais aussi sans enthousiasme démesuré. Nous suivons une famille dont les membres sont tous des hors-la-loi, à la recherche d’un trésor que le patriarche aurait caché dans une tombe. C’est assez rythmé, des situations plus ou moins cocasses se succèdent. Le dessin d’Arnü West est moderne et agréable (mais pas vraiment fouillé), il plaira aux plus jeunes. Quelques petits clins d’œil aux Dalton (parmi les membres de cette famille Woodrow, il y a un Grat, un Emmet…), au film Le bon, la brute et le truand (le truc des tombes pour le trésor caché), qui permettent à un adulte d’accrocher à ces aventures qui font sourire – un peu. Mais bon, ça reste quand même parfois gentillet, et au-delà du lectorat ciblé, on peut trouver cette série un peu poussive. Mais elle est lisible.

01/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Superman
Superman

Eh bien, moi qui ne suis vraiment pas fan et lecteur de super-héros américains, je pourrai au moins me targuer avec cet album d’avoir lu un Superman ! Bon, blague mise à part, cette histoire est étrange, assez froide. Difficile d’y entrer totalement je trouve. Le dessin est très froid (comme la colorisation). Idem pour la narration, à l’économie, jouant sur des ellipses, des non-dits – jusqu’à une fin ouverte. Le personnage principal a tout du golden boy. Séduisant et séducteur, hyper actif et très efficace dans sa boite, où toutes les promotions lui sont promises, mari et père de famille heureux. Et puis… On ne sait pas si c’est la crise de la quarantaine, mais l’insatisfaction, les questionnements, semblent le miner. Ça se laisse lire sans problème, mais il m’a manqué un je ne sais quoi pour adhérer davantage, c’est un peu trop froid et distant pour moi sans doute.

01/10/2023 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Un tournage en enfer - Apocalypse Now
Un tournage en enfer - Apocalypse Now

On sent le véritable culte voué à Coppola par Florent Silloray et à ce film Apocalypse Now dont le tournage ne fut pas moins apocalyptique. Il illustre tout un tas d'anecdotes qui pour la grande majorité m'étaient inconnues. En vrac les conditions climatiques horribles, la durée très longue de tournage, son coût pharamineux, le fait d'aller louer des hélicoptères avec leurs pilotes à l'armée des Philippines, et de devoir les peindre le matin et à nouveau le soir pour les remettre comme avant, le salaire exorbitant demandé par Brando alors qu'il n'a pas respecté les termes de son contrat, la crise cardiaque de Martin Sheen, la drogue à foison... Puis au retour de cela le montage final qui dura encore plusieurs mois pour une sortie finalement en 1979 et qui donnera lieu au fil des ans à 3 versions du réalisateur. Je pense que même sans être fan du réalisateur, il est bon d'avoir voir vu le film avant de lire ce livre sans quoi on risque de louper des morceaux. Ce qui m'a parfois dérangé, ce sont les multiples répétitions de Florent Silloray parfois à quelques pages d'intervalle. Et pas seulement sur le dépassement de budget ou le fait que Coppola réécrit sans cesse la fin. Je dois avouer que le dessin n'est pas non plus ma tasse de thé.

30/09/2023 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série La Tentation (Axel)
La Tentation (Axel)

Axel dont j'avais déjà lu un album produit une histoire réaliste d'un couple parisien en vacances en Corse pour qui la flamme est un peu éteinte avec les années. Ils rencontrent Fred, une jeune femme qui loge dans un van au camping, puis son copain. Et les choses s'enchainent rapidement au cours d'une soirée. Un peu trop vite ? Oui mais on a que 64 pages et il y avait déjà pas mal de pages d'introduction... Les scènes sont crédibles, les dialogues aussi. L'éjac faciale l'est sans doute un peu moins. Le dessin est très correct, même si certaines proportions m'ont semblé étranges parfois comme la carrure du copain de Fred en comparaison de sa tête, à part cela les anatomies des protagonistes sont dans la norme si on peut dire ce qui n'est pas toujours le cas dans le genre.

30/09/2023 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Hmong
Hmong

C'est à la fois un récit historique pour 3/4 et une histoire familiale pour 1/4 que nous offre Vicky Lyfoung. Elle est issue d'une famille Hmong qui a émigré en France mais ses parents sont peu loquaces sur les péripéties qui les y ont conduits. Par la force des choses l'autrice va chercher par elle-même à comprendre d'où elle vient. Elle commence donc par expliquer que suite à un reportage d'Envoyé Spécial sur les derniers Hmong isolés et vivants dans une pauvreté terrible, elle a un déclic et se renseigne encore plus sur ce peuple dont elle est issue. Le journaliste signe la préface du livre. Chassés par les Chinois, les Hmong ont migré au cours des siècles vers l'Asie du Sud-est. Au cours de la colonisation française, ils participent par l'économie de l'opium à financer l'effort des deux guerres mondiales. Puis lors de la guerre d'Indochine ils soutiennent les Français notamment lors de la bataille de Diên Biên Phu et ensuite les Américains dans une émanation de la guerre du Vietnam lors de la lutte entre les communistes et le royaume du Laos où ils sont plutôt du côté du roi. Les Hmong se retrouvent peu à peu persécutés, ce qui a poussé les parents de l'autrice à partir. Sa famille a d'ailleurs une parenté avec Touby Lyfoung, un opposant anticommuniste. J'ai trouvé ce petit ouvrage d'environ 150 pages assez agréable à lire, bien raconté et illustré par un dessin fort bon et un peu rigolo avec ces personnages à gros visages.

30/09/2023 (modifier)
Couverture de la série L'Or de France
L'Or de France

Le point de départ – et une bonne partie des questionnements – est similaire à celui de L'Or des Belges, sauf qu’il s’agit ici des réserves de la Banque de France, mises temporairement en sécurité sur un navire de guerre, puis en Martinique durant la seconde guerre mondiale, alors que divers barbouzes et truands, mais aussi les services de Vichy, les Allemands ou les Américains cherchent à mettre la main dessus. Les diverses factions (maréchalistes, gaullistes) qui s’écharpent en Martinique sont aussi un élément de tension, l’arrière-plan historique est assez bien exploité, dans cette partie du monde à la marge, mais qui subit, souvent avec retard et plus ou moins en sourdine les soubresauts de la métropole occupée (les autorités officielles cherchant avant tout à ne pas trop se mouiller, pour « ne pas insulter l’avenir »). On y voit vers la fin des réfugiés célèbres (Victor Serge, mais surtout André Breton – qui y rencontre Aimé Césaire). L’intrigue suit globalement la grande Histoire, assez mollement parfois, c’est dommage, même si ça se laisse lire. Idem pour le dessin, pas exempt de défaut, un peu brouillon parfois (remarques valables pour les décors et les personnages, dont les visages changent parfois), mais qui fait le boulot et est lisible. Un dossier historique et thématique clôt l’album, et est un bon complément de lecture pour qui ne maîtrise pas le contexte et les divers personnages que nous suivons. Note réelle 2,5/5.

30/09/2023 (modifier)
Couverture de la série Chaque chose
Chaque chose

Julien Neel use ici d’un style graphique très différent de son succès Lou !. Je préfère nettement ce dessin en crayonnés, avec une colorisation qui fait moins artificielle et informatique. Le dessin est simple (décors et détails des visages ne sont pas très développés, mais j’ai trouvé l’ensemble efficace et plutôt chouette. Concernant l’histoire, il réussit assez bien à parler des relations père/fils, de la disparition d’un être cher, en alternant les époques, de l’enfance à l’âge adulte pour l’auteur, de l’âge adulte à la vieillesse pour le père. L’histoire en elle-même n’est pas hyper développée, mais, par petites touches, Neel parvient quand même à faire passer des émotions, et à rendre crédibles ses personnages. A réserver en priorité à un jeune lectorat. Mais l’histoire n’est pas mièvre, et peut permettre une lecture adulte pour la partager avec ses enfants.

30/09/2023 (modifier)
Couverture de la série Six
Six

Le western a le vent en poupe depuis quelques années, les séries fleurissent, cherchant à renouveler le genre, avec plus ou moins de succès, en y introduisant davantage de personnages longtemps cantonnés à l’oubli ou aux seconds rôles de faire-valoir. Cet album lance plutôt bien cette nouvelle série, en plantant le décor et en présentant le casting assez hétéroclite : la bande formée par un groupe de réprouvés (un esclave en fuite, un déserteur, un Apache renégat, une prostituée, une nonne ayant échappé à une attaque indienne et un gamin dévoilant peu à peu ses secrets) est constituée en fin d’album (ce qui justifie le titre de la série), chacun de ses membres ayant à ses trousses une belle brochette de furieux. L’action va être au rendez-vous ! En tout cas pour le moment c’est dynamique (remarque valable aussi pour le dessin), et on est embarqué dans l’histoire avec plaisir, en ayant envie d’en savoir plus. Pelaez, qui signe le scénario, glisse dans cette histoire à peu près tous les clichés du western, et le gros dossier et la bibliographie qui concluent l’album montrent son amour et sa connaissance du genre et de ses vecteurs (dime novels et films hollywoodiens), auquel il semble rendre ici un hommage. Une série à suivre. Note réelle 3,5/5.

30/09/2023 (modifier)