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Couverture de la série Inguinis - Origines
Inguinis - Origines

Je n’ai pour le moment pas lu la série Inguinis, dont ce diptyque est une sorte de préquel (mais il m'a donné envie de la découvrir). Je ne peux donc pas faire de comparaison. En tout cas cette nouvelle série (prévue en deux tomes donc) peut se lire indépendamment de sa grande sœur. Katia Even commence à avoir une belle bibliographie. Allant de l’érotique à des choses plus hard, ses séries se développent dans des univers très différents. Ici, c’est à réserver aux adultes. Mais ce n’est pas qu’un empilement de scène de cul. En effet, Even développe une sorte de thriller dans la Rome du début de l’Empire, autour d’un complot politique, et de l’enlèvement et du meurtre de très jeunes filles. Au milieu de tout ça, nous suivons quelques personnages, dont Chrysanthe, esclave en quête d’affranchissement. En attendant d’atteindre cet objectif sans cesse repoussé, elle participe à moult orgies. Car, s’il y a bien une intrigue digne de ce nom, il y a bien aussi beaucoup de scènes de sexe, les auteurs mettant en avant les orgies auxquelles participent une partie de la haute société romaine. Et le dessin de Nicolas Guénet, dans un style réaliste (même si parfois certains visages lorgnent vers une petite caricature), se révèle puissant. Mon seul bémol concernerait l'aspect musculeux de la plupart des personnages. Il y a du Corben dans son trait et dans sa colorisation (un rendu parfois hyper réaliste qui le rapproche aussi un peu du travail de Jeronaton). Personnages et scènes de sexe sont bien rendus – les décors étant par contre souvent sacrifiés. On a là en tout cas quelque chose qui se démarque du tout venant du genre strictement réservé aux adultes. Une lecture sympathique en tout cas. A voir ce que le second tome donnera, mais c’est une lecture qui plaira à ceux qui cherchent des albums érotiques avec une histoire qui tient la route (même si ce n’est pas non plus hyper fouillé). ***************************** MAJ après lecture du second tome: Ce tome conclut un cycle (la série peut tout à fait avoir des suites), et ça reste très lisible et original pour ce genre pour adultes. Un petit peu de polar antique, un dessin hyper réaliste avec des corps body buildés, et pas mal de sexe. Quelques bémols toutefois. D’abord les scènes de sexe sont parfois trop longues, sans doute sont-elles mal réparties. Et l’intrigue « classique » est peut-être moins intéressante sur ce tome. Ensuite le dessin est parfois inégal, en particulier certains visages sont comme « écrasés ». Mais l’ensemble reste une lecture sympathique, Katia Even est une autrice intéressante. Le côte croustillant – pour ne pas dire plus des scènes de cul rend ce polar antique original. En tout cas plus intéressant que des séries comme Salomé.

24/01/2023 (MAJ le 02/10/2023) (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Automne en baie de Somme
Automne en baie de Somme

Un couverture qui envoie sur une fausse piste pour un polar dans le Paris de la belle époque. Le cadavre d'un riche industriel est retrouvé sur une goélette échouée en baie de Somme. L'enquête de l'inspecteur Amaury Broyan va nous plonger dans le Paris du début du XX° siècle au milieu des Apaches, de la bourgeoisie, de l'art et de parties fines. Trois chapitres composent cet album, avec à chaque fois un texte de Nelly Roussel en entrée en matière, une femme de lettres libertaire et féministe. Car il y a un relent de féminisme dans cet album. Une intrigue somme toute assez classique, mais les rebondissements successifs ont maintenu mon intérêt jusqu'à la dernière page même si c'est quelques fois tiré par les cheveux. Des personnages tout aussi classiques, ils manquent de coffre pour vraiment s'y attacher. Mais l'enquête permet de visiter les cabarets de la butte Montmartre en passant par l'atelier de Alfons Mucha,. L'atout majeur de cet album reste le dessin de Alexis Chabert, de très belles planches qui m'ont transporté dans ce Paris début XX° siècle. C'est avant tout un album d'ambiance, et sur ce point, c'est une réussite totale. Les couleurs pastel n'y sont pas étrangères. Superbe. Une lecture recommandable. Ce 11 octobre sort Hiver à l'opéra des mêmes auteurs et toujours avec l'inspecteur Amaury Broyan.

02/10/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Mauvaise réputation - Plaidoyer pour les animaux mal aimés
Mauvaise réputation - Plaidoyer pour les animaux mal aimés

Une BD documentaire animalier se focalisant sur les animaux mal aimés, à savoir les nuisibles et autres espères dangereuses pour l'Homme. Cela commence par les grands prédateurs pour ensuite rapidement aborder des espèces moins emblématiques telles que les insectes, les arachnides, les oiseaux ou encore les petits mammifères (et bizarrement presque rien sur les rongeurs alors qu'au contraire ceux-ci sont montrés régulièrement dans cet album comme le fléau contre lequel les "nuisibles" luttent en secret pour le bien de l'humanité). Si sur le fond, l'idée est sympa, je n'ai pas été tellement enthousiasmé par cette BD. Il y a d'abord un graphisme assez maladroit, presque amateur, avec quelque chose dans l'encrage qui me déplait. Ensuite, il y a ce passage en revue de chaque espèce les unes après les autres qui ne m'a pas toujours appris grand chose, à part peut-être paradoxalement d'apprendre que certaines espèces que j'aime beaucoup étaient considérées comme nuisibles ou théoriquement détestées par certaines personnes. Et je ne parle pas des araignées et autres guêpes mais d'animaux bien plus appréciées du grand public à mes yeux tels que le geai ou les belettes. Et surtout j'attendais une défense efficace de ces espèces, pour montrer qu'elles étaient vraiment injustement maltraitées mais cette défense tombe assez souvent à plat. Prenons l'exemple des tigres : l'auteur dit que ce n'est pas très grave si les tigres tuent juste quelques humains par an en Inde car après tout les humains meurent de bien d'autres choses par ailleurs. Mais quel paysan indien accepterait sans sourciller de laisser son enfant se faire tuer pour protéger une espèce animale ? Et de manière générale, j'ai trouvé que la défense de toutes ces espèces n'était pas toujours très efficace : à quelques exceptions près, l'auteur n'insiste pas assez sur leurs bienfaits mais juste sur leur droit à la vie ce qui ne convainc que les convaincus. Pour autant je ne rejette pas cet album car j'apprécie son sujet et j'ai bien aimé son tour d'horizon de toutes les espèces mal vues par l'Homme et, malgré mes reproches ci-dessus, j'ai quand même appris deux trois choses ça et là (notamment que les espèces invasives ne sont pas si négatives que ça), tout en appréciant aussi le fait de voir rappelées des choses que je savais déjà sur les bienfaits de ces animaux pour l'humanité et la nature en général.

02/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Symposium
Symposium

J'avais envie de lire depuis longtemps les œuvres de Cheri qui semblent être un(e) nouvel(le) auteur(e) montant sur les BD de cul qui sortent, et j'ai décidé de commencer par sa première BD et me les faire toute au fur et à mesure. Et j'aime vraiment bien ! Même si j'ai une petite retenue sur le dessin, qui a parfois des visages un peu trop déformé par rapport aux têtes habituelles, et quelques scènes qui m'ont semblées de trop (le contrôle de police est clairement anecdotique), le reste est franchement très bon ! Je trouve que le sujet est amusant et permets de développer des scènes explicites plutôt bien tenues. Ca ne va pas trop loin et ça respire la sensualité, avec un bel hommage au plaisir féminin. Je n'irais pas jusqu'à dire du scénario qu'il est excellent, mais je trouve que le prétexte de base permet un développement simple et efficace, bien tenu. L'idée du voyeurisme notamment est bien amenée, alors que je me demandais ce qu'il pensait de tout cela. Certes, les scènes amenées sont assez basiques (et encore, on ne voit pas toujours une pleine page sur la masturbation féminine) mais je trouve qu'elles sont réhaussées par un intérêt scénaristique qui évite la simple compilation de scènes de cul en tout sens. C'est le genre de BD X que je recommande pour ses qualités qui outrepassent les quelques défauts. J'ai bien envie de découvrir la suite des BD de l'auteur(e) qui propose quelque chose d'intéressant, aucun doute là-dessus. J'espère que le dessin s'améliore par la suite pour avoir des futurs immanquables.

02/10/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Nettoyage à sec
Nettoyage à sec

Un album sympathique à lire, mais j'ai trouvé que le scénario était tout de même un peu trop léger pour être mémorable. Le point fort est le dessin. J'aime quand un dessin réaliste n'est pas figé et j'ai aussi aimé l'ambiance qui s'en dégage. La narration est fluide et le récit se laisse lire sans problème. On suit le quotidien d'un type banal avec un boulot pas très palpitant. Il vit sa vie pépère avec ses petites habitudes jusqu'à ce qu'il soit victime d'un événement qu'il va faire basculer sa vie. C'est bien fait, mais comme je l'ai écrit, l'histoire est tout de même un peu légère. Il y a plusieurs pages avec peu de cases ou qui sont justes des paysages urbains et lorsque la vie de notre héros bascule, tout va trop vite et tout est approfondi au minimum. En plus, le scénario est au final tout de même un peu banal avec en plus une fin ironique et amère comme j'en ai déjà vue au moins une bonne dizaine de fois. J'ai bien aimé malgré tout, mais je conseille vraiment un emprunt.

01/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Woodrow
Les Woodrow

L’album inaugure une nouvelle série western (en tout cas un cycle, que l’album suivant conclura). C’est du tout public, mais qui s’adresse en priorité à un jeune lectorat, adolescent, je pense, même si l’adulte que je suis a pu le lire sans problème – mais aussi sans enthousiasme démesuré. Nous suivons une famille dont les membres sont tous des hors-la-loi, à la recherche d’un trésor que le patriarche aurait caché dans une tombe. C’est assez rythmé, des situations plus ou moins cocasses se succèdent. Le dessin d’Arnü West est moderne et agréable (mais pas vraiment fouillé), il plaira aux plus jeunes. Quelques petits clins d’œil aux Dalton (parmi les membres de cette famille Woodrow, il y a un Grat, un Emmet…), au film Le bon, la brute et le truand (le truc des tombes pour le trésor caché), qui permettent à un adulte d’accrocher à ces aventures qui font sourire – un peu. Mais bon, ça reste quand même parfois gentillet, et au-delà du lectorat ciblé, on peut trouver cette série un peu poussive. Mais elle est lisible.

01/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Superman
Superman

Eh bien, moi qui ne suis vraiment pas fan et lecteur de super-héros américains, je pourrai au moins me targuer avec cet album d’avoir lu un Superman ! Bon, blague mise à part, cette histoire est étrange, assez froide. Difficile d’y entrer totalement je trouve. Le dessin est très froid (comme la colorisation). Idem pour la narration, à l’économie, jouant sur des ellipses, des non-dits – jusqu’à une fin ouverte. Le personnage principal a tout du golden boy. Séduisant et séducteur, hyper actif et très efficace dans sa boite, où toutes les promotions lui sont promises, mari et père de famille heureux. Et puis… On ne sait pas si c’est la crise de la quarantaine, mais l’insatisfaction, les questionnements, semblent le miner. Ça se laisse lire sans problème, mais il m’a manqué un je ne sais quoi pour adhérer davantage, c’est un peu trop froid et distant pour moi sans doute.

01/10/2023 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Un tournage en enfer - Apocalypse Now
Un tournage en enfer - Apocalypse Now

On sent le véritable culte voué à Coppola par Florent Silloray et à ce film Apocalypse Now dont le tournage ne fut pas moins apocalyptique. Il illustre tout un tas d'anecdotes qui pour la grande majorité m'étaient inconnues. En vrac les conditions climatiques horribles, la durée très longue de tournage, son coût pharamineux, le fait d'aller louer des hélicoptères avec leurs pilotes à l'armée des Philippines, et de devoir les peindre le matin et à nouveau le soir pour les remettre comme avant, le salaire exorbitant demandé par Brando alors qu'il n'a pas respecté les termes de son contrat, la crise cardiaque de Martin Sheen, la drogue à foison... Puis au retour de cela le montage final qui dura encore plusieurs mois pour une sortie finalement en 1979 et qui donnera lieu au fil des ans à 3 versions du réalisateur. Je pense que même sans être fan du réalisateur, il est bon d'avoir voir vu le film avant de lire ce livre sans quoi on risque de louper des morceaux. Ce qui m'a parfois dérangé, ce sont les multiples répétitions de Florent Silloray parfois à quelques pages d'intervalle. Et pas seulement sur le dépassement de budget ou le fait que Coppola réécrit sans cesse la fin. Je dois avouer que le dessin n'est pas non plus ma tasse de thé.

30/09/2023 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série La Tentation (Axel)
La Tentation (Axel)

Axel dont j'avais déjà lu un album produit une histoire réaliste d'un couple parisien en vacances en Corse pour qui la flamme est un peu éteinte avec les années. Ils rencontrent Fred, une jeune femme qui loge dans un van au camping, puis son copain. Et les choses s'enchainent rapidement au cours d'une soirée. Un peu trop vite ? Oui mais on a que 64 pages et il y avait déjà pas mal de pages d'introduction... Les scènes sont crédibles, les dialogues aussi. L'éjac faciale l'est sans doute un peu moins. Le dessin est très correct, même si certaines proportions m'ont semblé étranges parfois comme la carrure du copain de Fred en comparaison de sa tête, à part cela les anatomies des protagonistes sont dans la norme si on peut dire ce qui n'est pas toujours le cas dans le genre.

30/09/2023 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Hmong
Hmong

C'est à la fois un récit historique pour 3/4 et une histoire familiale pour 1/4 que nous offre Vicky Lyfoung. Elle est issue d'une famille Hmong qui a émigré en France mais ses parents sont peu loquaces sur les péripéties qui les y ont conduits. Par la force des choses l'autrice va chercher par elle-même à comprendre d'où elle vient. Elle commence donc par expliquer que suite à un reportage d'Envoyé Spécial sur les derniers Hmong isolés et vivants dans une pauvreté terrible, elle a un déclic et se renseigne encore plus sur ce peuple dont elle est issue. Le journaliste signe la préface du livre. Chassés par les Chinois, les Hmong ont migré au cours des siècles vers l'Asie du Sud-est. Au cours de la colonisation française, ils participent par l'économie de l'opium à financer l'effort des deux guerres mondiales. Puis lors de la guerre d'Indochine ils soutiennent les Français notamment lors de la bataille de Diên Biên Phu et ensuite les Américains dans une émanation de la guerre du Vietnam lors de la lutte entre les communistes et le royaume du Laos où ils sont plutôt du côté du roi. Les Hmong se retrouvent peu à peu persécutés, ce qui a poussé les parents de l'autrice à partir. Sa famille a d'ailleurs une parenté avec Touby Lyfoung, un opposant anticommuniste. J'ai trouvé ce petit ouvrage d'environ 150 pages assez agréable à lire, bien raconté et illustré par un dessin fort bon et un peu rigolo avec ces personnages à gros visages.

30/09/2023 (modifier)