Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire

Blacking out

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)

Dans ce thriller violent, rapide et poisseux, un ex-flic tombé en disgrâce cherche à se racheter en dénouant les fils d'un meurtre resté non résolu, en pleine saison des incendies dans le Sud de la Californie.


Nouveautés BD, comics et manga [USA] - Côte Ouest

Tout en luttant contre son alcoolisme, Conrad - ex-flic - ne dispose que d'un seul maigre indice pour élucider la mort de la jeune Karen Littleton dont le corps a été retrouvé calciné dans une petite ville de Californie. Les rebondissements continus de cette affaire changent constamment le point de vue du lecteur, jusqu'à ce que le récit atteigne son apogée avec un final puissant et inattendu.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Traducteur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 29 Juin 2022
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Blacking out © Delcourt 2022

30/07/2022 | PAco
Modifier


Par Jetjet
Note: 3/5
L'avatar du posteur Jetjet

Après un séjour au festival d'Angoulème, Ship Mosher est tombé amoureux des jolis 44 pages cartonnés grand format de notre patrimoine franco-belge et a souhaité écrire un polar one-shot en respectant ce style y compris pour le public américain. Bon, pas de bol, le livre est un peu plus épais qu'un 44 pages mais personne ne va s'en plaindre d'autant plus que cette histoire se lit relativement rapidement. On va suivre ici les pérégrinations d'un ex-flic alcoolique sur une sombre histoire de meurtre d'enfant irrésolue. Cette fois-ci, Conrad va bosser pour du fric plus que pour la justice et son seul dessein est de trouver une bonne poire coupable afin d'innocenter le père de la gamine pour le compte d'un avocat peu recommandable. Le tout se passe dans une bourgade poisseuse comme on en voit tellement dans ce genre de récits avec son lot de petites gens aux affaires bien réglées ou pas. Par le plus grand des hasards, Conrad tombe sur la bombasse du quartier qui va vite tomber sous le charme de ses effluves d'alcool, revoir ses anciens collègues et user de quelques méthodes dites peu orthodoxes. Le tout se passe dans une Amérique des années 70/80 pas encore envahie par la technologie des portables ou des lecteurs MP3 ce qui donne un charme supplémentaire à l'ensemble. D'ailleurs je déplore le choix de la couverture qui semble être un hommage au Keanu Reeves des John Wick alors que le héros ressemble bien plus au Al Pacino de Serpico coté look. Le dessin n'a rien d'exceptionnel en étant un poil trop réaliste mais comme on pourrait le dire oralement, "cela fait le taf" de façon efficace. Le récit étant vendu dès le 4ème de couverture comme disposant d'un twist absolument stupéfiant, c'est surtout cette "promesse" qui donne envie d'aller au bout de l'histoire tant on reste dans les clous d'un polar classique que rien ne viendra bouleverser. Et pas forcément ce twist qui remet effectivement bien des éléments en doute mais me parait un poil trop exagéré pour être crédible. Qu'importe, on passe un bon moment si on ne souhaite pas trop en demander. Dans ce cas, ce choix de lecture me parait idéal pour une petite soirée lecture de qualité.

04/08/2022 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

Voilà un thriller plutôt bien senti qui, en un seul tome, nous propose une bonne petite virée qui sent la cendre et la poudre. Conrad est un ancien flic tombé en disgrâce à cause de son alcoolisme notoire. Afin de se refaire une réputation, il enquête sur le meurtre non résolu d'une jeune fille dont le corps a été retrouvé calciné lors des incendie qui font rage dans ce Sud Californien. Voilà un pitch qui semble au premier abord bien conventionnel. Heureusement, Chip Mosher (le scénariste) se joue de ces clichés qu'il recycle à merveille pour nous proposer un oneshot efficace et percutant. On est rapidement pris par cette enquête, jusqu'à un final qu'on ne voit pas venir et qui conclue cet album de façon enlevée. Le trait réaliste de Peter Krause qui s'inscrit dans un découpage très classique fait parfaitement le job. Par contre, je ne suis pas super fan de la colorisation de Giulia Brusco ; si certaines planches (surtout les sombres ou les nocturnes) sont réussies, les ambiances diurnes sont plutôt froides et un peu fades. Avis aux amateurs de polars, voilà un album de genre qui, s'il ne révolutionnera pas le genre, fait parfaitement le taff et nous fait passer un très bon moment de lecture !

30/07/2022 (modifier)