Les derniers avis (49039 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Petite maman
Petite maman

Je rejoins l'avis de Mac Arthur. C'est clairement pas une bande dessinée à lire si on n'aime pas les histoires qui montrent la violence au quotidien parce que certains passages sont très glauques. Le sujet principal de l'album est que l'héroïne doit affronter les traumatises de son enfance : elle a été élevée par une mère-fille qui était clairement pas du tout prête pour le rôle de mère et ça empire lorsque plusieurs années la mère se trouve un petit ami qui se révèlera vite violent. Personnellement, je trouve cela un peu dur de lire ce genre de récit, mais je trouve que c'est tout de même important de parler de ce genre de violence que subissent trop de femmes et d'enfants au quotidien. Cela dit, ce n'est pas parce qu'une BD parle d'un sujet important que je vais automatiquement mettre une excellente note. Il y a des défauts dans le scénario comme le révèle bien Mac Arthur. J'étais perdu au début parce que je ne comprenais pas le lien entre la scène du procès au début et ce qui se passe ensuite. En plus, au début l'auteur dessine l'héroïne adulte comme si elle était encore un enfant. J'imagine que c'est censé être une métaphore parce qu'au fil de sa thérapie, elle devient finalement une adulte sauf que comme tout le reste est 'normal', c'est juste déstabilisant. Bref, j'ai commencé ma lecture en ne comprenant pas trop ce qui se passait, ce qui est rarement un bon signe parce que si je suis perdu dès les premières pages, la plupart du temps je ne rentre jamais dans le récit. J'ai fini par rentrer dans celui-ci, mais le scénario aurait mérité d'être plus clair par moment. Sinon, le dessin est dynamique, mais parfois cela manque un peu de précision.

11/11/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Swamp Thing - Green Hell
Swamp Thing - Green Hell

Pour commencer, ce comics débute par une préface de Jean-Marc Lainé qui plante le décor avec la création de Swamp Thing par Len Wein et Bernie Wrightson en 1971. Et cela grâce à un contexte plus favorable suite à l'assouplissement des règles de la Comics Code Authority, celle-ci avait un œil vigilant depuis sa création en 1955. Il est possible alors de faire apparaître des figures ancestrales relevant du fantastique et du surnaturel. Je pense qu'il faut un minimum de connaissances sur le personnage pour apprécier ce comics, puisqu'on va retrouver John Constantine qui avait fait son apparition dans le run d'Alan Moore (Swamp Thing) ainsi que des héros qu'il connaît bien : Deadman et Maxine Baker (Animal Woman). Mais le récit reste compréhensible sans ces connaissances. Jeff Lemire nous entraîne dans un monde post-apocalyptique où il ne reste qu'une poignée de survivants, le réchauffement climatique a occasionné la montée des eaux et il ne reste que quelques îles désertiques pour s'abriter et survivre. Mais le Parlement réunissant la Sève, le Sang et la Nécrose ont décidé de se venger de l'humanité, ils veulent exterminer les derniers rescapés. Une histoire qui se laisse lire, elle est très classique dans son déroulé. Là où Lemire innove, c'est dans l'orientation très gore qu'il propose, je ne compte plus les têtes explosées ainsi que les corps démembrés. Rien de surprenant en définitif. Je voudrais commencer par saluer le talent de Christian Ward (Invisible Kingdom et Aquaman - Andromeda) pour la superbe couverture. C'est Doug Mahnke aidé de Shawn Moll pour le troisième chapitre qui officient au graphisme. Un dessin légèrement charbonneux et dynamique accompagné de superbes couleurs qui conviennent parfaitement pour ce type de récit. Du beau travail. Une narration maîtrisée et dynamique, des protagonistes attachants mais stéréotypés et le retour d'Alec Holland comme avatar. Pas suffisant pour faire de ce comics une lecture obligatoire. Je vous conseille plutôt Swamp Thing d'Alan Moore et Swamp Thing Infinite de Ram V pour découvrir ce personnage. Une curiosité. Merci à Alix pour le bon d'achat. :)

10/11/2023 (modifier)
Couverture de la série The Rift
The Rift

Du fantastique popcorn, très rythmé, voilà ce que nous propose cet album, visiblement adapté d’un épisode d’une série télé américaine. Le pitch de départ m’a fait penser au film « Nimitz, retour vers l’enfer », vu il y a très longtemps. Il est question de voyages dans le temps (assez restreints), et des possibles conséquences sur le présent/futur, une unité spéciale et secrète, apparemment dotée de tous les pouvoirs légaux, est chargée de « faire le ménage » pour que tout (personnes, objets) retourne vers le passé, pour éviter les catastrophes que ces « paradoxes » entrainent. La narration est fluide, classique pour ce genre de récit, qui part d’une pirouette qu’il faut admettre, pour ensuite enchainer les actions sans répit : le rythme au détriment de la psychologie. Disons que ça se laisse lire, avec une fin que j’ai par contre trouvée trop abrupte, voire bâclée. Je me demandais bien comment les scénaristes allaient pouvoir conclure en retombant sur leurs pieds – j’étais près à ne pas avoir toutes les réponses. Mais là, c’est vraiment trop vite expédié, et donne l’impression qu’une suite manque. De fait, si comme l’indique l’éditeur, c’est l’adaptation du dernier épisode de la première saison d’une série, il est possible que ce soit un petit cliffhanger pour une éventuelle suite. Mais là, c’est un one-shot au dénouement un peu frustrant. Pour le reste, du dessin réaliste classique pour ce genre de comics, et, comme je l’ai dit, une lecture pas prise de tête, divertissante, mais qui s’oubliera assez vite. Note réelle 2,5/5.

10/11/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série La Fuite du cerveau
La Fuite du cerveau

Je suis moins convaincu par le travail de Gomont ici que dans son Malaterre qui m'avait marqué. D'ailleurs je rejoins globalement l'avis de Solo : une bonne BD, mais qui ne m'a pas plus plu que ça. La faute en incombe, selon mes critères, au ton du récit qui m'a semblé trop éloigné de ce qu'il s'est réellement passé sans pour autant basculer véritablement dans un récit au ton volontairement différent. L'apparition d'Einstein qui valide ce qu'il se passe m'a paru absurde, surtout au vues des volontés de celui-ci, et la question de notre cerveau qui traverse le récit est assez peu développé. Les interrogations sur le "moi" que constitue notre esprit prisonnier de ces chairs est palpitant mais pas foncièrement mis en avant. D'autre part, j'ai eu du mal à comprendre où le récit voulait en venir : parler des avancées dans la compréhension de l'organe du cerveau ? Parler de Einstein et du processus de réflexion ? De la question des génies ? De l'avancée médicale ? D'un peu tout ? Simplement s'amuser sur l'anecdote du cerveau qui voyage ? Je ressors plus confus que satisfait de l'ensemble, et j'ai l'impression que le récit m'a perdu dans ce qu'il voulait dire. L'errance du médecin est amusante sur plusieurs passages, plutôt glauque dans d'autres (notamment l'hôpital) et le final est joli mais l'insistance sur cette dernière volonté me fait réfléchir au sens du récit : en finissant sur cette image forte, la narration insiste avant tout sur cet axe de lecture. Mais je n'ai pas eu l'impression que c'était le plus important dans le récit qui l'a précédé. Bref, l'ensemble est franchement flou pour moi. Cependant, le récit est lisible et se parcourt sans heurt. J'ai lu jusqu'à la dernière page sans vraiment m'arrêter sur un quelconque obstacle. La narration est maitrisé, Gomont reste efficace dans son dessin comme j'ai déjà pu le voir. C'est juste que je ne sais pas ce qu'il a voulu dire au final. Une lecture mitigé, je pense que je le relirais pour tenter de comprendre mais je ne suis pas convaincu pour l'instant.

10/11/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série L'Eau et la Terre
L'Eau et la Terre

J'ai déjà lu Lendemains de cendres du même auteur et je trouve les deux BD complémentaires, avec les mêmes réserves que Noirdésir sur celle-ci, plus complexe à aborder sans informations préalable. Le massacre perpétré par les Khmers rouges dans leur propre pays après une longue guerre fut abominable de bien des façons. Les chiffres sont hallucinants, les actions stupéfiantes par leurs ampleurs et le silence qui accompagna tout ceci est glaçant. Mais progressivement la parole se délie et des informations apparaissent sur ce régime et ses exactions. Cette BD s'inscrit dans le même ordre d'idée : dénoncer, raconter, se souvenir. Elle apparait moins comme un documentaire ou un pamphlet qu'une errance dans le régime des Khmers, collectionnant des instantanés de vies de la part de personnes contraintes de fuir les villes, de paysans voyant leurs vies bouleversées et de Khmers qui croient fermement dans leurs combats. L'ensemble est plutôt décousu et présente les différentes situations que des gens peuvent avoir vécus, entrecoupés de cartes présentant l'ampleur des déplacements ou de textes historiques Cambodgien, ainsi que des témoignages. C'est un patchwork qui tente de faire ressentir ce qu'il s'est passé. Accompagné par le dessin de Sera qui donne un mélange de rendu photographique retouché et de scènes plus sauvage dans le traitement, presque floues. C'est un mélange qui fonctionne en grande partie, donnant une atmosphère proche du rêve (ou du cauchemar) au récit, les figures humaines se mélangeant avec un environnement très présent et une horreur graphique qui joue sur ce qu'elle cache. Une BD sympathique à lire, instructive et qui conviendra aux personnes s'intéressant au Cambodge et son histoire. Moins complet que Lendemains de cendres, toutefois, elle se limite à un ressenti de l'intérieur et me semble en ce point complémentaire aux autres ouvrages déjà sortis sur le sujet. Pour ma part, j'ai apprécié et je conseille pour la culture générale et la compréhension de cette horreur encore bien récente.

10/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Dogues Noirs de l'empire - La force noire
Les Dogues Noirs de l'empire - La force noire

J'aime bien cette collection qui me permet de découvrir la BD aux couleurs de l'Afrique vue de l'intérieur. Ici Cassiau-Haurie revient sur un triste épisode de la Grande Guerre qui se mêle à la lutte coloniale. Les français et les Anglais ont profité du conflit pour faire main basse sur les possessions allemandes de l'époque. Le récit qui s'appuie sur une documentation citée, relate la conquête éclair du Togo très peu militarisé et le début des combats au Cameroun bien plus longs et meurtriers. Les auteurs reviennent sur les méthodes brutales pour recruter des hommes qui seront mis à contribution d'une façon hypocrite par presque toute la classe politique et l'armée avide de chair à canon. Le scénario est fluide et la lecture facile dans un juste équilibre entre récit historique documenté et fiction émotionnelle réaliste et crédible. Le graphisme de Massiré Tounkara est proche d'un réalisme bien abouti. Si les expressions sont un peu figées par moment, les plans et les cadrages sont intéressants procurant dynamisme et émotion au récit. Massiré parvient aussi à proposer de très belles planches de la campagne togolaise avec une mise en couleur adéquate pour rendre l'ambiance de la terre rouge du pays. Une lecture courte mais prenante d'un épisode peu évoqué où on s'attend à retrouver Corto Maltèse au détour d'une page. Un bon 3

10/11/2023 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Utsubora
Utsubora

Etonnant de voir cet album classé pour jeune homme, j'aurai de prime abord dit pour public féminin. Une jeune femme en couverture, un suicide dès la page 4. Encore une histoire sur une ado tourmentée... Mais il est vrai que la suite tourne autour d'une enquête sur le passé de cette femme. On y trouve un auteur de roman à succès, quel était leur lien ? Soudain une femme qui prétend être la jumelle de la morte surgit. Le dessin est particulier, un style que les autres mangas n'ont pas, assez classe et des personnages au physique particulier parfois très longiligne. Et c'est assez rare pour être souligné de vrais poils de pubis, pas de trucs lisse ou pixelisés. L'ambiance cultive les fausses pistes, c'est plutôt bien mené. Cela peut rappeler des romans de Joël Dicker.

09/11/2023 (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Tirez sur mon doigt, Monsieur le Président
Tirez sur mon doigt, Monsieur le Président

Une jolie couverture avec une licorne et un titre rigolo, ça se tente. Je ne connais pas vraiment ce que fait Mo/CDM d'ordinaire, en tout cas cet album est d'une certaine drôlerie. On est dans la déprime et le président des USA fait appel à l'humour pour relever la morosité ambiante. Plusieurs humoristes lui font lire leurs blagues, le superhéros GagMan puis un robot Ultra gag 3000 et enfin Mo/CDM. Les gags sont en une planche et du même style dans les 3 cas, jouant sur l'absurde. Par exemple deux ados se disputent et insultent leurs mamans jusqu'à la chute qui laisse à penser qu'ils sont jumeaux et ont donc la même mère. Ou encore 2 types sont dans le désert assoiffés comme Tintin et Haddock, l'un d'eux voit quelque chose au loin, l'autre dit que c'est un mirage, et il s'avère que c'en est un (l'avion de chasse).

09/11/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Petit Théâtre des opérations - Toujours prêtes !
Le Petit Théâtre des opérations - Toujours prêtes !

La série Le Petit Théâtre des opérations racontait des anecdotes relatives à la première et la seconde guerres mondiales. Ce spin-off, lui, n'est que vaguement lié à ces deux guerres et raconte plutôt le destin de femmes d'exception de la première moitié du 20e siècle. Marie Marvingt, sportive passionnée par tous les sports, pilote de course et d'avions, et engagée aussi sur le front lors des deux guerres. Nancy Wake, journaliste australienne devenue résistante française. Milunka Savic, spécialiste du lancer de grenades et héroïne de guerre serbe durant la première guerre mondiale. Octavie Delacour, française âgée qui fut la seule à reconnaitre des allemands infiltrés loin derrière les lignes françaises lors de cette même guerre. Yoshiko Kawashima, ancienne princesse de Chine devenue espionne au service du Japon et qui a notamment influencé le dernier empereur Puyi à devenir le souverain fantôche du Mandchoukouo. Marie Curie, la scientifique qu'on ne présente plus mais qui a aussi oeuvré au service de la France en mettant en place un réseau d'ambulances radiologiques durant la guerre. Les Sorcières, ces femmes pilotes dans l'armée de l'air Russe face aux Nazis. Et enfin Marie Depage, fameuse infirmière belge ayant oeuvré sur plusieurs fronts avant et pendant la première guerre mondiale. Ce sont des parcours de femmes intéressantes qui nous sont racontés avec une authenticité historique allégée par une mise en scène volontiers humoristique, ou du moins avec le sourire. Le dessin de Virginie Augustin n'a quasiment rien à voir avec ce qu'elle a pu produire dans d'autres oeuvres telles qu'Alim le tanneur ou Monsieur désire ? qui étaient déjà tout deux très différents : il est plus épuré et plus orienté vers l'humour, dans un esprit plus proche de Fluide Glacial. Il reste toutefois maîtrisé, clair à la lecture et agréable à l'oeil. C'est épatant de voir une même dessinatrice proposer des styles aussi variés selon ses albums. C'est une lecture instructive, m'ayant fait décourir des femmes assez incroyables pour certaines (surtout la première Marie Marvingt qui semble douée dans tous les domaines). J'apprécie son ton léger et éloigné des documentaires rébarbatifs. Pour autant, je n'ai pas vraiment été passionné. Même si les auteurs cherchent la légèreté, ça reste des biographies historiques certes intéressantes mais pas toujours captivantes. Je me suis un peu ennuyé avant d'atteindre la fin de l'album même s'il m'a permis de découvrir plusieurs femmes d'exception que je ne connaissais pas.

09/11/2023 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Nevermoor
Nevermoor

Une nouvelle adaptation d'un succès de la littérature pour ados chez Jungle. Je ne connais pas l'œuvre de Jessica Townsend, mais la voilà donc adaptée au sein de la collection Pépites. Une adolescente dont la vie devait s'arrêter brutalement, et de manière programmée, voit donc sa vie bouleversée et prolongée par l'intervention d'un mystérieux mécène qui la destine à u ne société secrète. Bien sûr, Morrigane ne sait pas sur quels critères elle a été sélectionnée, mais elle tente sa chance. Morrigane est une héroïne qui malgré son manque de confiance en elle, essaie de positiver et trouver sa place dans ce nouveau monde. La galerie de personnages autour d'elles ne fait que s'ébaucher, même Jupiter Nord, son mentor, garde sa part de mystère à la fin de ce premier tome. Il y a d'ailleurs pas mal de questions en suspens une fois refermé l'album, et nul doute que cela va intriguer le jeune lectorat. Maxe L'Hermenier, l'adaptateur aux manettes de la partie écrite, collabore sur ce projet avec Thomas Labourot, après Un Chant de Noël. Il fait encore merveille avec son trait élégant et ses ambiances pleines de subtilité et sa mise en scène impeccable. C'est assez prenant, même si assez dense en termes de dialogues, ce qui est normal, tout un monde nous est présenté, ainsi qu'un processus de sélection qui prend tout son temps...

09/11/2023 (modifier)