Les derniers avis (49035 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série A l'orée du monde
A l'orée du monde

2.5 Un one-shot qui m'a paru franchement moyen. Un ado qui a des problèmes avec ses parents qui vont divorcer s'enfuit de chez lui et rejoint une communauté d'enfants et d'ados qui ont fuit le monde des adultes. L'idée de départ est intéressante, mais plusieurs rebondissements sont un peu cousus de fil blanc et de plus la fin m'a déçu car trop ouverte à mon gout. Il y a des bons passages, mais le scénario en lui-même ne m'a pas trop captivé et il s'arrête subitement sans avoir vraiment décollé. Je pense que le problème est que comme cela parle du mal être des ados, cela risque de plus parler à ce public-cible qu'à un trentenaire comme moi. Pour ce qui est du dessin, je l'ai trouvé très bien. C'est la meilleure qualité de cet album qui ne m'a pas paru bien mémorable.

01/12/2023 (modifier)
Couverture de la série Batman - One Bad Day - Bane
Batman - One Bad Day - Bane

6eme découverture dans cette collection. Cet album centré sur Bane (que je connais peu) m’intéressait, et même s’il ne m’a pas déplu, il ne m’a malheureusement pas non plus emballé plus que de raison malgré ses bonnes idées. En tout cas, ça se laisse lire tranquille et les auteurs ont le mérite de proposer quelque chose de bien différent qu’une confrontation classique avec Batman. Nous découvrirons un Bane vieillissant, retraité du crime et sevré du poison qu’il s’injectait. Il mène maintenant une vie honnête mais assez misérable, où il rejoue régulièrement au catch son fameux match contre Batman. Un parti pris plutôt original pour ce super vilain qui a déjà fait sa rédemption. Quand il apprendra que le poison qu’il pensait disparu, refait surface, il repartira pour une dernière croisade … Le reproche principal que j’ai pu faire à la plupart des autres albums de la collection, ne se fera pas trop ressentir ici. J’ai trouvé l’ensemble fluide et homogène pour le nombre de pages proposé. Le récit ménage quelques surprises. La mise en page est bien acceptable et correspond au personnage avec ce dessin musclé. Vraiment un album honnête et sympathique, ça manque juste d’un petit peu de force pour le rendre d’avantage mémorable.

30/11/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Amelia Woods
Amelia Woods

Une série jeunesse mettant en scène une jeune héroïne dans l'Angleterre victorienne qui sera confrontée à la magie, à un secret familial et à une redoutable conspiration de sorciers. Si le premier tome prend l'allure d'une histoire mystérieuse à suspense, avec l'héroïne qui découvre les secrets d'un étrange manoir en même temps que ses propres pouvoirs, le second tome prend une tournure radicalement influencée par Harry Potter et l'univers de JK Rowling. Confrérie de sorciers, maîtresse du mal qui resurgit après avoir été exilée durant de nombreuses années, manœuvre politique pour prendre le pouvoir dans le monde des sorciers, et la jeune héroïne qui va devoir compter sur ses quelques pouvoirs, le soutien moral de sa mère décédée et l'aide d'une poignée d'amis sorciers pour essayer de survivre et de contrecarrer les plans des mauvais. Très forte impression de déjà vu en ce qui me concerne. La mise en scène reste agréable quoique très classique et parfois un peu plate tant elle est convenue. Le public visé est visiblement celui des jeunes adolescent(e)s. Le graphisme leur est adapté puisqu'il est de pur style manga avec un trait assez basique mais rehaussé de sympathiques couleurs. A noter d'ailleurs que c'est la dessinatrice qui prend la relève du scénario à partir du tome 2. L'histoire ne casse pas trois pattes à un canard mais elle est divertissante donc on ne passe pas un mauvais moment.

30/11/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Love (Brrémaud)
Love (Brrémaud)

Etonnant concept de BD que voila ! Chaque tome introduit un animal avec son biome et conte une petite histoire à chute, souvent surprenante d'ailleurs, tout en faisant étalage d'un dessin d'une qualité indéniable. Très étonnant ! C'est avant tout pour ce dessin que je recommande la lecture. Quelle claque ! Visuellement ça envoie du lourd, tout est fait pour donner l'impression d'un documentaire animalier : on passe par des environnements différents à chaque volume, ça déploie des trésors de compositions pour nous montrer toujours plus d'animaux à l'image sans pour autant faire catalogue d'exposition. C'est surtout une balade dans un environnement et la mise en situation de ces nombreuses espèces. L'ensemble est sans parole mais traite toujours de ce même sujet : l'amour, tel que rappelé au début de la BD. Un amour qui semble assez contradictoire avec ce qui nous est montré, mais je laisse au lecteur néophyte le plaisir de découvrir la citation d'ouverture et les chutes, avec cette complémentarité des deux. En soi, c'est une BD que je recommande à la lecture ne serait-ce que pour en prendre plein les mirettes. Quelle beauté des planches, quelle précision dans le dessin. On croirait que certaines cases vont s'animer, et je ne parle pas de la colorisation, incroyablement travaillée pour que tout soit clair. Le travail graphique est sublime. Par contre, les histoires sont certes intéressantes à lire mais je doute qu'elles soient intéressantes à relire. C'est pourquoi je laisse ma note à un 3, saluant le dessin qui vaut plus mais soulignant le côté un peu juste de l'ensemble. Posséder cette BD est avant tout un régal pour les yeux, mais le relira-t-on souvent ? J'en doute un peu. Quoi qu'il en soit, je recommande d'avoir gouté au moins une fois aux charmes de ces planches, elles en valent la peine.

30/11/2023 (modifier)
Par Cleck
Note: 3/5
Couverture de la série Maltempo
Maltempo

Nouvelle BD d'Alfred agréable à lire, comme l'était Senso. Il s'agit d'une humble tranche de vie, celle de l'ado Mimmo, dans une ville du Sud reculé de l'Italie rongée par la Mafia et la précarité. On découvre ses simples rêves de musique et d'ailleurs, sa relation avec les filles, sa vision désenchantée du monde des adultes, le regard de ses copains sur la société. Comme dans les œuvres précédentes d'Alfred, on est à la fois enchanté par cette manière détournée d'évoquer les maux de l'Italie en arrière-plan d'une tendre tranche de vie, et au regret de voir de grandes thématiques si peu traitées. La légèreté de l'ensemble est autant un défaut qu'une qualité. Les activités louches de la mafia, la nauséeuse survivance d'une extrême droite nostalgique du Duce, le désœuvrement d'adultes précaires noyé dans l'alcool ou le racisme, la futilité des programmes TV endormant la population, l'absence de garde-fous face aux entreprises du tourisme, etc. ; tout cela est bien présent, mais sans qu'un point de vue soit véritablement posé dessus, ni un discours critique construit. Aucune censure, mais un trop apaisé constat, sans révolte ni cris. La société italienne évoquée n'est pas exactement belle, mais la tendresse et la gentillesse de l'auteur nous la rend bien peu amère. Le lecteur peut dormir tranquille, il ne sera pas bousculé par cette sympathique tranche de vie.

30/11/2023 (modifier)
Par grogro
Note: 3/5
Couverture de la série Rorbuer
Rorbuer

Le genre de truc qui est loin de faire l'unanimité, sans doute, parce que c'est exigeant, à vrai dire. Le dessin est tout bonnement splendide. Réalisé entièrement au feutre, il offre des planches d'une beauté immédiate. Le feutre est ici très bien exploité, or, tous autant que nous sommes, nous avons tous dessiné avec ces crayons indomptables qui laissent des marques de coloriages atroces, quand ils ne trouent pas tout simplement le papier. Pour ce qui est de l'histoire, on a affaire à quatre histoires inspirées par le folklore norvégien, à moins que ce ne soient quatre chapitres puisque l'on retrouve des personnages, je ne saurais dire, car je dois bien l'avouer, je n'ai pas compris grand-chose (:D). Est-ce de la maladresse ? Ou bien est-ce une réelle volonté de laisser une large part d’interprétation au lecteur qui doit trouver sa place autant dans les images silencieuses que dans les rites de ce pays où le mystère est omniprésent ? C'est certes un peu dommage, mais qu'importe finalement ! Rorbuer conserve sa part de mystère. C'est magnifique, et c'est bien ça l'essentiel de ma motivation de départ. De ce point de vue, j'ai été plus que comblé. Je l'ai d'ailleurs déjà lue deux fois, occasions de me faire un petit fond d’œil, et ne cracherai pas sur une troisième lecture, et qui sait ? Peut-être autant qu'il sera nécessaire ? Je me suis laissé complètement porter par ce dessin qui selon moi ne peut laisser insensible, peu importe comment. A noter : on trouve à la fin de l'ouvrage un petit lexique qui sans doute éclaire (un peu) le lecteur, sur les mots norvégiens que porte chacun des quatre chapitres (ou histoires...).

29/11/2023 (modifier)
Par Cosme
Note: 3/5
Couverture de la série L'Âge d'or
L'Âge d'or

Je suis un peu embêté pour noter cette série. À la sortie de la lecture du premier tome, j’étais persuadé que j’allais mettre 4 étoiles. Seulement la lecture du tome 2 m’a vraiment refroidi… J’ai découvert Pedrosa à la sortie de Trois ombres qui m’avait beaucoup plus à l’époque, puis j’avais lu Portugal qui m’avait beaucoup plus refroidi, et je suis passé à côté du reste de ses séries. Mais vu les avis positifs de l’Age d’or, je me suis laissé tenter. Je retrouve bien l’univers graphique de Pedrosa, et j’ai le sentiment que cette série, il le pousse à son paroxysme, sans complexe, des couleurs chatoyantes, un style graphique très marqué, une construction des planches détonnante, qui peuvent donner l’impression lors de grande double page de partir dans tous les sens, et pourtant lors de la lecture qui ce montrent très lisible et cohérente. Une histoire médiévale avec tous les codes du genre, à la manière d’un conte moyenâgeux. C’est simple, malgré le pavé en nombre de planche qu’est le premier tome, je n’ai pas vu le temps passer, j’ai été pris, absorbé par l’histoire, par les cases, les couleurs, les une après les autres, sans en perdre une miette. J’ai adoré. Tout simplement. Alors je ne sais pas ce qui c’est passé avec le second tome, que j’ai pourtant lu dans la foulée, mais la sauce n’a pas pris. Je ne saurais expliquer pourquoi j’ai ce sentiment d’une rupture brutale entre les 2 albums. Ça reste malgré tout une excellente série, à lire et à découvrir. Si l’on aime les contes féeriques, dans un moyen âge fantasmé, on ne peut qu’accrocher et passer un bon moment.

29/11/2023 (modifier)
Par grogro
Note: 3/5
Couverture de la série Longue Vie
Longue Vie

Devant l'insistance de mon libraire, j'ai fini par empoigner une BD de Stanislas Moussé, Longue vie en l’occurrence. Et j'avoue que sans être un coup de cœur, j'ai passé un très bon moment de lecture. D'abord, son approche est assez originale; Je ne vois guère que Ibn Al Rabin, Sophie Guerrive ou Christopher Hittinger pour proposer des choses similaires, qui cassent un peu les codes narratifs, et pour cause : ce sont des BD muettes. La nécessité de combler ce qui n'est pas dit s'impose donc. Et dans le cas de Stanislas, ça fonctionne très bien. Il y a ce dessin très simple mais éminemment sympathique, et qui plus est bourré de détails qui fait qu'on s'attarde longuement sur chaque page. Non parce que c'est difficile à comprendre, mais bien parce qu'il y a toute une vie qui s'ébat. Narrativement, c'est aisé à suivre. Comme le souligne justement mes prédécesseurs BlueBoy et Noirdésir (mais c'est vraiment ça qui vient à l'esprit), un peu à la manière d'un album de Où est Charlie, on passe d'une scène à l'autre par le biais d'un petit personnage qu'il faut trouver dans le dessin, là au coin, noyé dans le tumulte d'un combat ou le couvert forestier. L'héraldique a également son importance puisqu'elle évolue au fil de l'histoire. Mais tout cela marche très bien, encore une fois, sans qu'il soit nécessaire de se triturer le cerveau. Bref ! C'est très fun. On passe un chouette moment en compagnie de ces petits bonhommes faussement enfantins munie d'un seul et gros œil (ça charcle à tout va dans une ambiance bien médiévale), et on a envie de savoir où tout cela va nous conduire. En définitive, il s'agit d'une lecture légère et divertissante, mais pas routinière, qui change un peu des standards.

29/11/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série 20 ans en mai 1871
20 ans en mai 1871

Cet album est le cinquième de la collection "25 images" des éditions Martin de Halleux. Jacques Tardi relève le défi des contraintes imposés par l'éditeur. Une narration muette, une image par planche en noir et blanc. Le tout en seulement 25 images. Jacques Tardi s'attaque à nouveau à la Commune après Le Cri du Peuple. On va suivre le parcours d'un vieil homme, un ancien Communard, de son domicile au cimetière du Père-Lachaise et plus particulièrement jusqu'au mausolée d'Adolphe Thiers, dont le nom restera gravé dans la mémoire comme étant celui qui réprima dans le sang l'insurrection de la Commune. Une narration linéaire et une lecture trop rapide pour entrer pleinement dans cette histoire. Par contre, j'ai aimé la petite touche de fantastique avec la Mort qui tient un sablier ailé, dont il ne reste que quelques grains à s'écouler, et qui semble dire : "dépêche toi". Effectivement le temps lui est compté pour réaliser un dernier geste. Graphiquement, Tardi fait du Tardi avec son noir et blanc tranché dans son style si caractéristique. Un petit moment sympathique mais pas inoubliable.

29/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Savage sword of Conan
Savage sword of Conan

J’ai voulu pousser un peu plus loin sur ce personnage avec cette version moderne de Marvel. La présente série se laisse lire tranquille mais on sera loin de l’excellence de la collection « Conan le cimmérien » par des auteurs de l’hexagone et édité par Glénat. Tout d’abord le plaisir graphique ne sera pas le même, on est sur du format comics et je ne connaissais aucun des dessinateurs. Malgré la pléthore qui y officie, le rendu reste quand même honnête et j’ai apprécié que chacun illustre son propre récit. Mais c'est surtout sur les histoires que la comparaison est flagrante, on est sur la poursuite de l'univers de Robert E. Howard et non l’adaptation de ses nouvelles. Les aventures proposées ici ne seront que divertissantes, aucune profondeur ou double lecture ne s’en dégagent, on ne retient que l’aspect bourrin. C’est particulièrement frappant sur le 1er tome et son récit unique, une longue aventure qui respecte les carcans du monde (sorcier, hommes-serpents …) mais dont on ne retiendra rien à son issue. Le 2eme tome s’en tire mieux en recueillant 4 récits plus ou moins courts de notre barbare. Le moins bon est le 3eme récit avec sa trame identique au 1er album, par contre les 3 autres sont assez sympas et astucieux dans leurs chutes. Mention au dernier et au 2eme (le plus long) qui donne même son nom à l’album - Conan le joueur. Ça fait un peu Conan au Casino mais agréable à suivre avec ce jeu de cartes inventées et sa fin réussie, ça respecte la mythologie. Dernier petit détail à soulever, avant chaque récit on nous montre la zone explorée sur la carte du monde de l’âge hyborien. C’est tout con mais j’aime bien.

29/11/2023 (modifier)