Les derniers avis (48444 avis)

Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Ambre et l'île des créatures perdues
Ambre et l'île des créatures perdues

Après Le Mystère du Lac et sa cité cachée, l'Australien Jason Pamment nous propose une nouvelle aventure originale. d'abord sur le dos d'une tortue pour le minuscule Ambre, qui ne se souvient pas de ses origines, ensuite sur une île dans une école un peu spéciale, avec des condisciples très particuliers; Commence alors l'aventure, et la rencontre avec une créature encore plus bizarre dans les cavernes de l'île. Ce que j'aime chez Jason Pamment, c'est ce goût débridé pour l'aventure, l'étrange sans être inquiétant comme on peut le rencontrer chez Lovecraft et ses adaptateurs par exemple. Et ce graphisme simple mais très expressif. on voit que rien ne lui fait peur, que ses possibilités graphiques sont immenses, tout en restant accessibles au jeune public. Mention spéciale pour les scènes dans des cavernes, pas faciles à gérer mais dont il se sort haut la main. Sympathique leçon de tolérance, de curiosité et d'amitié inter-espèces.

12/10/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série A quoi pensent les russes
A quoi pensent les russes

Je suis de près l'actualité du conflit en Ukraine et cela inclut notamment le suivi du discours russe, qu'il s'agisse de la propagande officielle mais aussi quelques interviews dans la rue de civils russes par des vidéastes militants qui cherchent à sonder l'opinion publique de leurs villes. J'avais donc une certaine vision de ce que pouvaient penser les russes mais comme tout ce qui vient d'Internet, j'apprécie d'avoir un autre point de vue qui puisse confirmer, contrebalancer voire compléter ces infos comme c'est le cas avec cette BD. Premier constat, Nicolas Wild s'est rendu en Russie en juin 2022 donc seulement 3 mois après le début de "l'opération spéciale" : cela implique que les Russes à qui il parle sont encore dans une position où leur opinion oscille entre celle qu'ils avaient avant l'invasion de l'Ukraine et une vision encore très partielle des conséquences de cette guerre. Cela se ressent notamment dans l'intéressante interview du couple indien qui fréquente le milieu des affaires et se réjouit des investissements internes à la Russie à une époque où justement l'état Russe injectait un maximum de fonds pour contrer les sanctions internationales et où la situation financière Russe et celle du rouble en particulier n'était pas encore aussi compliquée qu'aujourd'hui. Il n'était pas encore question non plus de mobilisation partielle et de l'effet qu'elle a eu sur la population en âge d'aller se battre. Pas plus qu'il n'était question évidemment des pertes humaines, des attaques sur le territoire russe ou de la reprise de terrain par l'armée ukrainienne... Dans un conflit et un monde qui bougent aussi vite, cette période de plus d'un an entre le recueil de ces opinions russes et la publication de cette BD lui donne déjà un aspect un peu désuet mais bien évidemment pas inintéressant pour autant puisqu'il permet d'en faire une photographie de l'époque. Sur les premières pages, j'étais un peu déçu de voir l'auteur interviewer des opposants politiques et autres intellectuels urbains car ce sont justement les plus critiques envers leur pays et qu'ils ne reflètent pas le patriotisme aveugle et revanchard des russes moins éduqués et des populations rurales endoctrinées par les médias officiels. Mais la BD aborde justement ce fait, quoiqu'un peu brièvement, et permet aussi au fil des pages de découvrir les paroles d'autres russes moins engagés et plus proches du conformisme souhaité par l'état poutinien ou plus éloignés des grandes villes également. Par chance justement, l'auteur ne se contente pas de rester à Saint-Pétersbourg et Moscou mais il lui est donné l'occasion de découvrir aussi la Bachkirie et de me faire découvrir à travers lui une petite part de la réalité des régions russes et notamment de celle-ci qui a l'air très jolie et différente des étendues ex-soviétiques sordides qu'on envisage si facilement. Sur la forme maintenant, autant j'apprécie le dessin de Nicolas Wild, autant l'aspect BD apporte relativement peu à cette lecture qui est avant tout une suite de dialogues pour lesquels le dessin fournit juste un support illustratif qui allège un peu la lecture mais sans raconter sa propre histoire. Bref, j'ai été plutôt intéressé mais pas foncièrement passionné non plus, voire un peu ennuyé lors des quelques interviews plus politiques des quelques militants ou avocats. Nicolas Wilde conclut son album par un "à bientôt". S'il en a l'occasion, je serai en effet très curieux de le voir revenir en Russie et voir comment les choses ont évolué, que ce soit avant ou après la fin de la guerre en Ukraine.

12/10/2023 (modifier)
Par Josq
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Journal Tintin - Spécial 77 ans
Journal Tintin - Spécial 77 ans

Oui, ça y est ! Voilà le nouveau numéro du journal Tintin après... 35 ans d'absence ! "Tout vient à point à qui sait attendre", non ? Pour se faire pardonner cette longue attente, le numéro fait 400 pages, c'est rentable, au moins. Pour l'occasion, plus de 80 auteurs et dessinateurs se sont réunis afin de rendre un hommage à l'hebdomadaire. Et c'est franchement réussi ! On retrouve ce plaisir d'une autre époque, de tourner les pages en se demandant ce que la suite nous réserve, on retrouve nos héros favoris dans des aventures diverses et variées, toujours avec beaucoup d'humour et un ton bon enfant. Le principal problème, c'est qu'en généralement 4 ou 6 pages, il est difficile de développer une bonne histoire digne de ce nom et les auteurs d'aujourd'hui n'ont visiblement pas la facilité de leurs illustres prédécesseurs. Si certains s'en tirent extrêmement bien, beaucoup d'histoires ont tendance à finir un peu en queue de poisson ou sur un petit "tout ça pour ça ?". Le plaisir est là, mais il aurait été vraiment intact avec des histoires plus abouties. L'autre petit problème est la modernisation de certains héros qui ne passe pas toujours bien. Evidemment, ce ne sont pas toujours des pastiches, mais souvent des relectures. Si, par exemple, Michel Vaillant, Blake & Mortimer ou Bernard Prince ont le droit à des reprises qui leur font honneur, d'autres héros peut-être moins connus comme Olivier Rameau, Spaghetti ou Tounga ne bénéficient pas de ce traitement de faveur. Ce qui fait qu'à 80 auteurs/dessinateurs, forcément, le résultat est très inégal et plusieurs histoires ne suscitent pas tout l'intérêt qu'on espérait ressentir. Néanmoins, l'album complet est très agréable et bien pensé malgré tout, et c'est avec un plaisir non dissimulé et une jolie nostalgie qu'on se plonge dans ces pages qui ressuscitent certains de nos héros préférés, pas toujours avec une égale réussite, mais avec toujours beaucoup de cœur.

12/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Marins perdus
Les Marins perdus

C’est une lecture sympathique, mais j’en suis sorti moins enthousiaste que certains de mes prédécesseurs. Le dessin est globalement très beau, avec une colorisation assez uniforme. J’ai juste moins accroché aux visages, que j’ai trouvé moins réussis. Les personnages manquent souvent de charisme, sont presque dépassés par le récit et leur destin. Mais l’histoire elle ne manque pas d’intérêt, elle gagne en consistance, en partant de quelques marins abandonnés par leur armateur sur un cargo à Marseille, chacun en profitant pour « faire le point » sur sa vie, parfois en réglant de vieilles affaires, ou en faisant resurgir de vieux souvenirs. Disons que ça se laisse lire, mais je n’y retournerai pas, j’ai trouvé le déroulement de l’intrigue un peu trop nonchalant.

12/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Plutona
Plutona

Tiens, un Lemire qu’Alix n’a pas lu !? Ça mériterait presque un trophée ! Des super-héros qui interfèrent avec le monde ordinaire, dont tout le monde peut suivre les actions via des réseaux sociaux. Qui ont une vie de famille – qui peut être pourrie, en tout cas des plus banales. Voilà la petite originalité de cette histoire. Mais en fait l’intrigue met rapidement en arrière-plan tout ceci, pour se focaliser sur une bande de gamins, et leurs relations parfois conflictuelles (cet aspect est nettement moins original). C’est dommage, je pense que les auteurs auraient dû inverser les priorités dans cette histoire. Le dessin est simple, sans fioriture, très lisible, et l’histoire se laisse lire, même si j’en attendais davantage au vu des premières pages.

12/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série La Baronne avale la fumée
La Baronne avale la fumée

Dans le même genre que Chairs petits secrets, je trouve cependant que les histoires fonctionnent mieux ici, et surtout le dessin m'a beaucoup moins heurté l'œil. C'est agréable. On reste sur des histoires classiques qui débouchent sur quantité innombrables de coucheries en tout genre, mais on a quelques idées qui m'ont semblées meilleures et faire mouche. La dernière avec le colis a même du potentiel pour une histoire comique à répétition, tandis que celle du cambriolage raté à une fin amusante tout en proposant une variation sympathique du thème du déguisement. Je note surtout que le dessin semble s'améliorer et c'est tout ce que je demande à l'auteur, dont le trait en crayonné est franchement amélioré. On est dans un dessin aux couleurs pastels, douces et agréables à l'œil. Il donne un ton très joli à l'ensemble, je pense que des planches originales de sa main doivent être particulièrement sympa.

12/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série La Chambre de verre
La Chambre de verre

Pas mal, pas mal du tout même ! Je connaissais le nom d'Axel, avec plusieurs de ses BD qui m'ont un peu tapé dans l'œil, mais je me suis décidé à commencer par l'une d'entre elles qui me permettrait de sortir la BD de ce thème des avis unique. Et franchement, je suis assez convaincu avec une toute petite réserve. La réserve que j'ai, c'est le temps de lecture. Si vous êtes intéressé par les images (ce qui n'a clairement pas été mon cas) c'est une BD qui se déguste, avec des grandes cases bien détaillées et un trait agréable. Maintenant si vous vous concentrez surtout sur l'histoire, elle est franchement vite lu, peut-être un peu trop. Voila pour le défaut, je dirais, mais le reste est bon ! Franchement bon, entre son dessin déjà mentionné, le fait de prendre pour personnage principal une personne plus âgée que d'habitude, ajouté au sujet plutôt bien traité, sans méchanceté, sans moral. Une femme vit en étant filmée tout le temps pour le plaisir de ceux qui veulent voir, elle y gagne de l'argent et aime ça. Mais que faire lorsqu'elle commence à se mettre en couple ? La question est bien traitée, je trouve, avec quelques touches qui font sentir authentique. Je pense que plus n'aurait pas forcément été nécessaire, Axel arrête pile au bon moment à mon gout. Je trouve qu'on reste dans la bienveillance tout du long, il y a aussi des petites considérations sur les relations, c'est très bon. Je ne dirais pas que c'est inoubliable, mais j'ai apprécié la lecture et ça me donne franchement envie d'aller chercher la suite des BD d'Axel. J'apprécie son talent !

12/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Le Roi catastrophe
Le Roi catastrophe

Je suis un fan du duo Trondheim/Parme qui m'a bien diverti dans de nombreuses séries. Encore une fois j'ai trouvé cette série très plaisante même si je l'ai moins appréciée que son pendant féminin Astrid Bromure. L'humour de Trondheim est toujours aussi percutant et intelligent. Toutefois les premiers numéros de la série, centrés sur les caprices d'un mini-roi autoritaire illustre bien la pensée : "malheur au pays dont le roi est un enfant". Par la suite les auteurs adoucissent le caractère insupportable d'Aldabert puisque ses caprices deviennent des pistes de réflexions sur des problématiques sociétales. Toutefois si je n'ai eu aucun mal à lire tous les épisodes d'Astrid Bromure j'ai éprouvé une petite lassitude au bout de quelques albums d'Aldabert. Pour qui apprécie le trait si original et reconnaissable de Parme cette série est un régal pour les yeux. Cela donne un dynamisme et un humour fou à des situations parfois assez banales. Je trouve ce visuel toujours aussi moderne et créatif. Une série bien divertissante même si j'ai préféré d'autres productions du duo.

12/10/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Majnoun et Leïli - Chants d'outre-tombe
Majnoun et Leïli - Chants d'outre-tombe

2.5 Je confirme que ce n'est pas un album pour tout le monde. Pourtant, je voulais aimer cet album. Les avis me donnaient envie de le lire et l'album est un bel objet. Le point fort est le dessin qui est superbe et la mise en scène est très bien maitrisée. Il y a des dizaines et des dizaines de pages qui sont de toute beauté. Malheureusement, je n'ai jamais réussi à rentrer totalement dans le récit à cause de sa forme. C'est une adaptation d'un poème et cela se voit trop. La narration omniprésente sont des lignes tirés du poème (du moins c'est ce que je crois) et lorsque les personnages ont la parole, ils parlent comme dans un poème. Ce genre de texte ça va bien...dans un poème, pas dans une bande dessinée ou à la limite durant quelques pages. Je trouve que ça sonne faux, comme pour les adaptations de théâtre en BD. J'ai l'impression de voir des acteurs réciter leurs textes et non des vrais personnages. Je trouve cela juste déstabilisant et c'est assez pour ne pas me faire apprécier une BD. En plus, si le récit est tout de même un peu sympathique à lire, je trouve qu'il y a tout de même des longueurs qui font en sorte que je pense que même si le texte ne m'avait pas dérangé, je n'aurai pas mis plus que 3 étoiles.

12/10/2023 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
Couverture de la série Night Fever
Night Fever

Après avoir publié 5 albums de Reckless en 2 ans (les fous), le trio anglo-américain « change d’air » et nous propose une histoire complète qui mijote dans l’esprit de Brubaker depuis 2010. Le ton est bien évidement sombre, cauchemardesque voire hallucinatoire - le protagoniste principal vit un véritable cauchemar éveillé, et les méandres du scenario perdent également le lecteur, jusqu’à un dénouement bien vu et cohérent, que je n’ai personnellement pas vu venir (même si c’est finalement assez évident). Par contre je n’ai pas compris un petit détail en fin d’album, lorsque le protagoniste rentre aux USA en avion. Mes recherches sur le web étant restées infructueuses, je ressors un poil décontenancé de ma lecture. Dommage. Le duo Phillips père et fils fonctionne à merveille, cela fait apparemment des années que Sean demande à Brubaker d’écrire une histoire se déroulant en Europe, et il se fait plaisir à représenter cette ville jamais nommée, mais rappelant beaucoup Paris. Un bon album, malgré la scène pas très claire dont je parle ci-dessus.

11/10/2023 (modifier)