Je ne sais pas trop quoi penser et dire de cette série, que j’ai lu sans réel déplaisir, mais sans jamais m’enthousiasmer non plus.
Le début est assez dense, il faut assimiler pas mal de peuples, d’idées, mais une fois cet écueil franchi, ça se laisse lire sans trop de problème. Je ne connais pas les romans de Bordage, mais on sent quand même pas mal l’influence des films de Lucas, avec cet empire en (re)construction, ses « méchants » au pouvoir mentaliste fort, ces moines combattant aux airs de Jedis, etc.
Les aventures intergalactiques se laissent lire donc, mais j’ai trouvé qu’il y avait à la fois quelques longueurs (certains dialogues), et des raccourcis assez brutaux – surtout sur la fin, alors même que le scénario s’éclaircissait, au fur et à mesure que les cadavres s’empilent, et que la lumière se fait sur les probables « sauveurs » (dont on devine l’identité en amont).
Ce qui m’a gêné surtout, c’est le dessin, que je n’ai pas vraiment aimé. Pas extraordinaire pour les personnages, leurs visages (et les cheveux, par exemple pour Tixu Oty), avec quelque chose des mangas que je n’aime pas. Affaire de goûts peut-être (ça reste là aussi très lisible), mais je ne suis pas fan de ce dessin. Par contre, j’ai trouvé la colorisation meilleure sur les derniers tomes que sur les deux premiers.
Par contre, le quatrième album se termine sans rien conclure, la suite devant sans doute venir avec les adaptations des deux autres romans du même cycle. Je ne sais pas s’ils ont bénéficié d’une adaptation en BD, mais en tout cas cette fin qui n’en est pas vraiment une a quelque chose de frustrant.
Note réelle 2,5/5.
Note réelle 3,5
Après lecture des deux premiers tomes.
Une lecture qui m'a permis de prolonger le plaisir ressenti lors de la découverte de l'univers post apocalyptique de la série mère Solo (Martin)
Cette fois-ci les personnages principaux ne sont pas des rats mais des chats.
Le dessin très soigné est plus doux que sur la série mère ; le présent est coloré et les scènes du passé sont en dégradé de gris.
Dans certains passages comme avec les crapauds scaphandriers, j'ai eu l'impression d'être dans un chouette jeu vidéo.
Il est toujours question de quête initiatique dans une ambiance dramatique comme dans la série mère mais l'intrigue est cependant suffisamment différente pour conserver un intérêt de lecture.
J'aurais cependant aimé que le scénario soit plus dense, notamment sur le premier tome.
J'attends le troisième tome.
Yuta Kayashima nous propose de revisiter la mythe de la boîte de Pandore.
C'est sur une île un peu étrange que grandit la jeune Lia, la seule humaine de cette communauté composée de créatures toutes plus fantastiques les unes que les autres. Elle est élevée par une mère dragon qui est enceinte et coule des jours paisibles jusqu'à l'arrivée soudaine d'un énorme vaisseau d'où jaillit une armada humaine qui extermine tout le monde sur son passage. Son but : récupérer la boîte de Pandor... Mais tout ne vas pas se dérouler comme prévu...
Ce premier tome écrit et dessiné par Yuta Kayashima nous lance dans une aventure épique où créatures fantasques et humains vont souvent s'affronter pour cette fameuse boîte de Pandor. Mon sentiment est assez mitigé tant cela semble un peu partir dans tous les sens, même si la trame principale semble se resserrer à la fin. Entre les ambitions des différents protagonistes et le flou qui habite Lia quant à son devenir et ses pouvoirs, on sent qu'on n'en est encore qu'au début. J'ai par contre beaucoup aimé le design des vaisseaux humains, la forêt mécanique et sa sorcière et certaines autres créatures originales.
Tout cela foisonne, (peut-être un peu trop ?) mais compose en même temps un univers assez unique qui se révèle par touches.
Je lirais la suite avec curiosité, en espérant que cela s'éclaircisse au fil des tomes.
Voilà une série bourrée de qualités scénaristiques et graphiques mais qui ne m'a pas fait vibrer. Pourtant Thomas Gilbert développe un récit très travaillé et documenté sur le tournant de l'an mille.
L'auteur réussit à bien mettre en valeur l'esprit de peur millénariste qui habitait nombre des hommes et femmes de cette époque. La narration est exigeante en faisant appel à de nombreuses coutumes, légendes ou textes de l'Evangile.
L'auteur place cette peur de fin du monde dans une lecture erronée mais souvent partagée de l'Apocalypse de st Jean. L'équilibre entre la quête de justice rationnelle de Brunehilde et sa confrontation avec le surnaturel rend une atmosphère crédible dans la lecture de l'histoire.
Malheureusement j'ai des réserves sur certains points. J'ai trouvé Brunehilde un peu trop dans l'esprit contemporain avec un côté écolo et non violent trop prononcés. L'idée très moderne de la réhabilitation des loups va dans le même sens.
Comme souvent l'auteur charge, avec ces idées et un graphisme d'une grande violence par moment, sur un Moyen-âge obscur et irrespirable. Que penser de notre époque où les espèces disparaissent à grande vitesse et où le massacre des innocents se perpétue toujours pour des raisons toutes plus sottes les unes que les autres.
Le dessin est vraiment superbement travaillé pour nous immerger dans ces sentiers du Comté de Toulouse rudes et magnifiques. J'ai une petite réserve pour les images des visages presque insoutenables même si c'est dans l'esprit du récit. Je ne suis pas fan de ce genre à la limite du voyeurisme morbide.
Je reconnais la grande qualité de la série mais je suis resté souvent en dehors.
Une lecture très rapide, pour un diptyque où j’ai passé un agréable moment.
Alors certes, ce n’est pas une grande série d’aviation, mais elle a eu le mérite de m’offrir 45 minutes de lecture accrocheuse.
On suit les aventures de deux personnages principaux, un pilote d’avion de la RAF réputé pour son talent, dans le sud de l’Angleterre au début de la seconde guerre mondiale, et d’une femme du village où il est basé, prostitué et élevant seule son fils, dont il s’amourache.
Et au milieu de tout ça a lieu un meurtre et viol d’une femme du village. Une enquête va être menée et les suspects font partie des pilotes.
Alors c’est vrai que ni l’histoire d’amour n'est palpitante, ni "l’enquête" n'est intéressante, ni les combats aériens ne sont fascinants.
On un droit à un mélange de pleins d’idées, mais aucune n’est suffisamment poussée et développée.
Mais comme je n’en attendais vraiment pas grand chose, et que je ne savais pas du tout ce que j’allais lire (j’avais juste saisi que c’était une série d’aviation durant la seconde guerre mondiale), je n’ai pas été déçu.
La narration est suffisamment fluide et accrocheuse pour m’avoir donné envie de tourner les pages jusqu’à la fin, et les dessins suffisamment beaux pour me donner du plaisir à les regarder.
Un gentille série, sympathique à lire, qui aurait mérité plus de matière au niveau du scénario.
Dans la lignée de la grande majorité des séries de la collection Cockpit de chez Paquet.
2.5
Cela doit bien fait une demi-douzaine d'albums humoristiques que je lis sur le thème de l'angoisse ou de l'anxiété et à force j'ai l'impression de revoir les mêmes situations encore et encore.
Il y a des strips qui m'ont fait sourire et qui vont fonctionner surtout sur ceux qui ont facilement les idées noires ou qui paniquent pour un rien (ah la peur d'avoir une maladie incurable chaque fois qu'on a un petit problème au corps....) et qui vont se retrouver dans les situations présentées par l'auteur.
Comme ce sont des strips, l'album se lit rapidement et globalement c'est pas mauvais, mais ce n'est pas non plus un indispensable.
J’ai hésité entre deux et trois étoiles pour ma notation, j’arrondis finalement au supérieur. En grande partie grâce au dessin de Stevens, plutôt léché, en tout cas très agréable. La remarque est valable pour les décors, les engins (certains engins, avions, ont des airs rétro agréables), mais aussi les personnages. En particulier la copine du héros Cliff, une pin-up exhibée sous toutes les coutures, et dans toutes les positions (du moment que les poses sont lascives, sexy) : Betty est une caricature de la femme objet (de désir) et Stevens use et abuse de son potentiel érotique.
Les aventures quant à elles se laissent lire, mais là je trouve ça quand même moins réussi. En tout cas ça n’est pas très original, mis à part le fait que Cliff, avec sa fusée dorsale n’est pas le super-héros que je pensais qu’il était avant de lire la série. Il n’y a pas le manichéisme et une certaine naïveté que l’on retrouve dans pas mal de bandes de super-héros, mais du coup les aventures sont un peu quelconques, mélangeant allègrement action, espionnages, polar (cela se passe à la fin des années 1930, avec de méchants nazis), le héros n’ayant rien de charismatique.
Note réelle 2,5/5.
En ce vendredi 13 novembre 2015, Kek se trouve chez son amie Amélie, rue Alibert dans le X° arrondissement de Paris. Ils avaient prévu de manger au "Petit Cambodge", juste à côté du Carillon. La flemme d'Amélie a sûrement évité le pire pour nos deux protagonistes.
Ils vont assister en direct au massacre qui se déroule en bas de l'immeuble, une minute qui va durer une éternité, juste à entendre le bruit ininterrompu des mitraillettes. Après un silence... de mort, avant les premiers gémissements des blessés.
Ils vont descendre pour porter secours, mais voir des gens avec des trous dans le corps les paralysent, ils sont devant une scène de guerre et personne n'est préparé à ça, pas même les secours.
Un album qui va se concentrer sur l'après, sur cette blessure invisible et indélébile qui va les ronger de l'intérieur. Un traumatisme qui va les emmener de la colère à la solitude au travers un long et laborieux parcours médical. Ils sont aussi des victimes de cet odieux attentat.
En milieu d'album, deux photos, deux visages : Fanny 29 ans et Claire 34 ans, deux amies décédées pendant ce vendredi noir.
Un récit qui va droit à l'essentiel, il dévoile la difficulté à se reconstruire et l'art sera une bouée de sauvetage salvatrice, où comment faire du beau avec du moche. Mais comme Brel le chantait : "On n'oublie rien de rien - On n'oublie rien du tout - On n'oublie rien de rien - On s'habitue c'est tout".
Une lecture qui ne m'a pas laissé insensible.
Un album au petit format, type manga, pour une partie graphique efficace avec une mise en page de deux cases par planche. Un noir et blanc qui n'est clairement pas le genre que j'apprécie, mais il n'a pas gêné ma lecture. Il m'empêche néanmoins de mettre une meilleure note.
Un témoignage intime et touchant que je recommande.
La collection X de Futuro offrait la possibilité de découvrir des œuvres et des auteurs à petit prix, sur de très courts récits. Mais, rançon du support, cela ne permet pas souvent de développer quelque chose de suffisamment construit, eu égard au format restreint.
Eh bien ici je trouve que ça fonctionne très bien. L’intrigue est pourtant légère, presque linéaire. Mais voilà, c’est très dynamique, ultra rythmé, et on ne s’ennuie jamais.
Surtout, la conclusion relève le plat, et donne de la profondeur au récit. Qui, par ailleurs, est très agréable à lire, avec un dessin au trait gras, classique, réaliste et efficace, avec une très bonne utilisation du Noir et Blanc (qui colle très bien à ce type de récit).
Un bon millésime de cette collection, assez inégale par ailleurs.
Note réelle 3,5/5.
Après ma lecture, j'avais une impression mitigée qui m'a obligé à attendre quelques jours pour pouvoir l'aviser enfin. Et ce que j'en tire, c'est finalement simple : une bonne BD qui ne m'a pas convaincue.
J'aime bien les scénarios de Hubert, qui a su créer un ensemble de scénarios disparates mais souvent investis de thématiques communes (la place des femmes, le sexisme, l'homosexualité, les conflits familiaux ...), et cette BD me semblait attractive. Pourtant, ma lecture m'a laissé sur ma faim pour deux raisons principales : la fin et le contexte.
Disons le tout net, je n'ai pas été convaincu par cette fin. Elle est rapide, un peu trop à mon goût d'ailleurs, et j'aurais aimé plus de développement que ces simples pages finales, une petite explication de Lisbeth avec la mère et cette fin ouverte, que je comprends dans la thématique mais que je n'ai pas trouvé satisfaisante.
D'autre part, je me suis rendu compte que la critique du monde victorien, l'hypocrisie de la classe bourgeoise et noble, l'esclavagisme (non dit) des servantes et valets, la question des mères célibataires etc ... ne m'intéresse pas vraiment. C'est là un avis tout personnel, mais je n'ai jamais eu d'intérêt pour le siècle victorien, bien trop nourri par les écrits sur la classe ouvrière pour le considérer comme attirant.
En terme de critique, je dirais aussi que j'ai eu du mal à m'attacher au personnage de Lisbeth dont on sait finalement très peu de choses et que je trouve curieusement entreprenante à la fin de la BD. Plus de développement sur elle m'aurait plus intéressé.
Maintenant que la critique est faite, comme souligné plus haut, c'est une bonne BD. Hubert dénonce l'hypocrisie d'une époque mais ne se contente pas de faire une nouvelle figure caricaturale d'un homme profondément mauvais que l'on voudra détester. Au contraire, il est développé et son histoire permet de mettre en lumière un homme qui souffre de sa condition. Une très bonne matérialisation de ce que j'appellerais le masculinisme toxique : cet homme qui a tout ce qu'il souhaite souffre pourtant de sa condition qui lui a été imposée et qui ne le satisfait pas. Un bon rappel que la richesse et la jouissance sexuelle permanente, ce n'est pas ça le bonheur.
D'autre part, Hubert met bien en relation que c'est un système qui est pourri, pas des individus : chacun est un rouage d'un machine détraquée, à l'image de la mère, noble qui a raté quelque chose avec son fils par convention sociale, ou des servants pas toujours sympathiques (surtout ceux qui dirigent) ou des servantes devenues mères et répudiées (à une époque où préservatif, pilule et avortement sont interdits, bien sûr). Le système, c'est ce qui est reproché par Hubert et auquel il oppose l'idéal de liberté que représentent alors les États-Unis dans l'imaginaire collectif. Une bonne piqure de rappel, rehaussée par le dossier à la fin de la BD, aussi intéressant que la BD en elle-même.
Donc si je suis bien conscient des qualités de la BD, réelles et qui ont tout leurs intérêts, je ne suis pour autant que peu client de par son sujet qui ne m'intéresse pas et sa fin qui ne m'a pas satisfait même si elle a un sens dans le récit.
Je redirais donc mon avis : une bonne BD qui ne m'a pas convaincu.
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Les Guerriers du Silence
Je ne sais pas trop quoi penser et dire de cette série, que j’ai lu sans réel déplaisir, mais sans jamais m’enthousiasmer non plus. Le début est assez dense, il faut assimiler pas mal de peuples, d’idées, mais une fois cet écueil franchi, ça se laisse lire sans trop de problème. Je ne connais pas les romans de Bordage, mais on sent quand même pas mal l’influence des films de Lucas, avec cet empire en (re)construction, ses « méchants » au pouvoir mentaliste fort, ces moines combattant aux airs de Jedis, etc. Les aventures intergalactiques se laissent lire donc, mais j’ai trouvé qu’il y avait à la fois quelques longueurs (certains dialogues), et des raccourcis assez brutaux – surtout sur la fin, alors même que le scénario s’éclaircissait, au fur et à mesure que les cadavres s’empilent, et que la lumière se fait sur les probables « sauveurs » (dont on devine l’identité en amont). Ce qui m’a gêné surtout, c’est le dessin, que je n’ai pas vraiment aimé. Pas extraordinaire pour les personnages, leurs visages (et les cheveux, par exemple pour Tixu Oty), avec quelque chose des mangas que je n’aime pas. Affaire de goûts peut-être (ça reste là aussi très lisible), mais je ne suis pas fan de ce dessin. Par contre, j’ai trouvé la colorisation meilleure sur les derniers tomes que sur les deux premiers. Par contre, le quatrième album se termine sans rien conclure, la suite devant sans doute venir avec les adaptations des deux autres romans du même cycle. Je ne sais pas s’ils ont bénéficié d’une adaptation en BD, mais en tout cas cette fin qui n’en est pas vraiment une a quelque chose de frustrant. Note réelle 2,5/5.
Solo - Chemins tracés
Note réelle 3,5 Après lecture des deux premiers tomes. Une lecture qui m'a permis de prolonger le plaisir ressenti lors de la découverte de l'univers post apocalyptique de la série mère Solo (Martin) Cette fois-ci les personnages principaux ne sont pas des rats mais des chats. Le dessin très soigné est plus doux que sur la série mère ; le présent est coloré et les scènes du passé sont en dégradé de gris. Dans certains passages comme avec les crapauds scaphandriers, j'ai eu l'impression d'être dans un chouette jeu vidéo. Il est toujours question de quête initiatique dans une ambiance dramatique comme dans la série mère mais l'intrigue est cependant suffisamment différente pour conserver un intérêt de lecture. J'aurais cependant aimé que le scénario soit plus dense, notamment sur le premier tome. J'attends le troisième tome.
Pandora Seven
Yuta Kayashima nous propose de revisiter la mythe de la boîte de Pandore. C'est sur une île un peu étrange que grandit la jeune Lia, la seule humaine de cette communauté composée de créatures toutes plus fantastiques les unes que les autres. Elle est élevée par une mère dragon qui est enceinte et coule des jours paisibles jusqu'à l'arrivée soudaine d'un énorme vaisseau d'où jaillit une armada humaine qui extermine tout le monde sur son passage. Son but : récupérer la boîte de Pandor... Mais tout ne vas pas se dérouler comme prévu... Ce premier tome écrit et dessiné par Yuta Kayashima nous lance dans une aventure épique où créatures fantasques et humains vont souvent s'affronter pour cette fameuse boîte de Pandor. Mon sentiment est assez mitigé tant cela semble un peu partir dans tous les sens, même si la trame principale semble se resserrer à la fin. Entre les ambitions des différents protagonistes et le flou qui habite Lia quant à son devenir et ses pouvoirs, on sent qu'on n'en est encore qu'au début. J'ai par contre beaucoup aimé le design des vaisseaux humains, la forêt mécanique et sa sorcière et certaines autres créatures originales. Tout cela foisonne, (peut-être un peu trop ?) mais compose en même temps un univers assez unique qui se révèle par touches. Je lirais la suite avec curiosité, en espérant que cela s'éclaircisse au fil des tomes.
La Voix des bêtes, la faim des hommes
Voilà une série bourrée de qualités scénaristiques et graphiques mais qui ne m'a pas fait vibrer. Pourtant Thomas Gilbert développe un récit très travaillé et documenté sur le tournant de l'an mille. L'auteur réussit à bien mettre en valeur l'esprit de peur millénariste qui habitait nombre des hommes et femmes de cette époque. La narration est exigeante en faisant appel à de nombreuses coutumes, légendes ou textes de l'Evangile. L'auteur place cette peur de fin du monde dans une lecture erronée mais souvent partagée de l'Apocalypse de st Jean. L'équilibre entre la quête de justice rationnelle de Brunehilde et sa confrontation avec le surnaturel rend une atmosphère crédible dans la lecture de l'histoire. Malheureusement j'ai des réserves sur certains points. J'ai trouvé Brunehilde un peu trop dans l'esprit contemporain avec un côté écolo et non violent trop prononcés. L'idée très moderne de la réhabilitation des loups va dans le même sens. Comme souvent l'auteur charge, avec ces idées et un graphisme d'une grande violence par moment, sur un Moyen-âge obscur et irrespirable. Que penser de notre époque où les espèces disparaissent à grande vitesse et où le massacre des innocents se perpétue toujours pour des raisons toutes plus sottes les unes que les autres. Le dessin est vraiment superbement travaillé pour nous immerger dans ces sentiers du Comté de Toulouse rudes et magnifiques. J'ai une petite réserve pour les images des visages presque insoutenables même si c'est dans l'esprit du récit. Je ne suis pas fan de ce genre à la limite du voyeurisme morbide. Je reconnais la grande qualité de la série mais je suis resté souvent en dehors.
Les Ailes de l'espérance
Une lecture très rapide, pour un diptyque où j’ai passé un agréable moment. Alors certes, ce n’est pas une grande série d’aviation, mais elle a eu le mérite de m’offrir 45 minutes de lecture accrocheuse. On suit les aventures de deux personnages principaux, un pilote d’avion de la RAF réputé pour son talent, dans le sud de l’Angleterre au début de la seconde guerre mondiale, et d’une femme du village où il est basé, prostitué et élevant seule son fils, dont il s’amourache. Et au milieu de tout ça a lieu un meurtre et viol d’une femme du village. Une enquête va être menée et les suspects font partie des pilotes. Alors c’est vrai que ni l’histoire d’amour n'est palpitante, ni "l’enquête" n'est intéressante, ni les combats aériens ne sont fascinants. On un droit à un mélange de pleins d’idées, mais aucune n’est suffisamment poussée et développée. Mais comme je n’en attendais vraiment pas grand chose, et que je ne savais pas du tout ce que j’allais lire (j’avais juste saisi que c’était une série d’aviation durant la seconde guerre mondiale), je n’ai pas été déçu. La narration est suffisamment fluide et accrocheuse pour m’avoir donné envie de tourner les pages jusqu’à la fin, et les dessins suffisamment beaux pour me donner du plaisir à les regarder. Un gentille série, sympathique à lire, qui aurait mérité plus de matière au niveau du scénario. Dans la lignée de la grande majorité des séries de la collection Cockpit de chez Paquet.
Anxiété chérie
2.5 Cela doit bien fait une demi-douzaine d'albums humoristiques que je lis sur le thème de l'angoisse ou de l'anxiété et à force j'ai l'impression de revoir les mêmes situations encore et encore. Il y a des strips qui m'ont fait sourire et qui vont fonctionner surtout sur ceux qui ont facilement les idées noires ou qui paniquent pour un rien (ah la peur d'avoir une maladie incurable chaque fois qu'on a un petit problème au corps....) et qui vont se retrouver dans les situations présentées par l'auteur. Comme ce sont des strips, l'album se lit rapidement et globalement c'est pas mauvais, mais ce n'est pas non plus un indispensable.
Rocketeer
J’ai hésité entre deux et trois étoiles pour ma notation, j’arrondis finalement au supérieur. En grande partie grâce au dessin de Stevens, plutôt léché, en tout cas très agréable. La remarque est valable pour les décors, les engins (certains engins, avions, ont des airs rétro agréables), mais aussi les personnages. En particulier la copine du héros Cliff, une pin-up exhibée sous toutes les coutures, et dans toutes les positions (du moment que les poses sont lascives, sexy) : Betty est une caricature de la femme objet (de désir) et Stevens use et abuse de son potentiel érotique. Les aventures quant à elles se laissent lire, mais là je trouve ça quand même moins réussi. En tout cas ça n’est pas très original, mis à part le fait que Cliff, avec sa fusée dorsale n’est pas le super-héros que je pensais qu’il était avant de lire la série. Il n’y a pas le manichéisme et une certaine naïveté que l’on retrouve dans pas mal de bandes de super-héros, mais du coup les aventures sont un peu quelconques, mélangeant allègrement action, espionnages, polar (cela se passe à la fin des années 1930, avec de méchants nazis), le héros n’ayant rien de charismatique. Note réelle 2,5/5.
Du beau avec du moche
En ce vendredi 13 novembre 2015, Kek se trouve chez son amie Amélie, rue Alibert dans le X° arrondissement de Paris. Ils avaient prévu de manger au "Petit Cambodge", juste à côté du Carillon. La flemme d'Amélie a sûrement évité le pire pour nos deux protagonistes. Ils vont assister en direct au massacre qui se déroule en bas de l'immeuble, une minute qui va durer une éternité, juste à entendre le bruit ininterrompu des mitraillettes. Après un silence... de mort, avant les premiers gémissements des blessés. Ils vont descendre pour porter secours, mais voir des gens avec des trous dans le corps les paralysent, ils sont devant une scène de guerre et personne n'est préparé à ça, pas même les secours. Un album qui va se concentrer sur l'après, sur cette blessure invisible et indélébile qui va les ronger de l'intérieur. Un traumatisme qui va les emmener de la colère à la solitude au travers un long et laborieux parcours médical. Ils sont aussi des victimes de cet odieux attentat. En milieu d'album, deux photos, deux visages : Fanny 29 ans et Claire 34 ans, deux amies décédées pendant ce vendredi noir. Un récit qui va droit à l'essentiel, il dévoile la difficulté à se reconstruire et l'art sera une bouée de sauvetage salvatrice, où comment faire du beau avec du moche. Mais comme Brel le chantait : "On n'oublie rien de rien - On n'oublie rien du tout - On n'oublie rien de rien - On s'habitue c'est tout". Une lecture qui ne m'a pas laissé insensible. Un album au petit format, type manga, pour une partie graphique efficace avec une mise en page de deux cases par planche. Un noir et blanc qui n'est clairement pas le genre que j'apprécie, mais il n'a pas gêné ma lecture. Il m'empêche néanmoins de mettre une meilleure note. Un témoignage intime et touchant que je recommande.
Sortie des artistes
La collection X de Futuro offrait la possibilité de découvrir des œuvres et des auteurs à petit prix, sur de très courts récits. Mais, rançon du support, cela ne permet pas souvent de développer quelque chose de suffisamment construit, eu égard au format restreint. Eh bien ici je trouve que ça fonctionne très bien. L’intrigue est pourtant légère, presque linéaire. Mais voilà, c’est très dynamique, ultra rythmé, et on ne s’ennuie jamais. Surtout, la conclusion relève le plat, et donne de la profondeur au récit. Qui, par ailleurs, est très agréable à lire, avec un dessin au trait gras, classique, réaliste et efficace, avec une très bonne utilisation du Noir et Blanc (qui colle très bien à ce type de récit). Un bon millésime de cette collection, assez inégale par ailleurs. Note réelle 3,5/5.
Monsieur désire ?
Après ma lecture, j'avais une impression mitigée qui m'a obligé à attendre quelques jours pour pouvoir l'aviser enfin. Et ce que j'en tire, c'est finalement simple : une bonne BD qui ne m'a pas convaincue. J'aime bien les scénarios de Hubert, qui a su créer un ensemble de scénarios disparates mais souvent investis de thématiques communes (la place des femmes, le sexisme, l'homosexualité, les conflits familiaux ...), et cette BD me semblait attractive. Pourtant, ma lecture m'a laissé sur ma faim pour deux raisons principales : la fin et le contexte. Disons le tout net, je n'ai pas été convaincu par cette fin. Elle est rapide, un peu trop à mon goût d'ailleurs, et j'aurais aimé plus de développement que ces simples pages finales, une petite explication de Lisbeth avec la mère et cette fin ouverte, que je comprends dans la thématique mais que je n'ai pas trouvé satisfaisante. D'autre part, je me suis rendu compte que la critique du monde victorien, l'hypocrisie de la classe bourgeoise et noble, l'esclavagisme (non dit) des servantes et valets, la question des mères célibataires etc ... ne m'intéresse pas vraiment. C'est là un avis tout personnel, mais je n'ai jamais eu d'intérêt pour le siècle victorien, bien trop nourri par les écrits sur la classe ouvrière pour le considérer comme attirant. En terme de critique, je dirais aussi que j'ai eu du mal à m'attacher au personnage de Lisbeth dont on sait finalement très peu de choses et que je trouve curieusement entreprenante à la fin de la BD. Plus de développement sur elle m'aurait plus intéressé. Maintenant que la critique est faite, comme souligné plus haut, c'est une bonne BD. Hubert dénonce l'hypocrisie d'une époque mais ne se contente pas de faire une nouvelle figure caricaturale d'un homme profondément mauvais que l'on voudra détester. Au contraire, il est développé et son histoire permet de mettre en lumière un homme qui souffre de sa condition. Une très bonne matérialisation de ce que j'appellerais le masculinisme toxique : cet homme qui a tout ce qu'il souhaite souffre pourtant de sa condition qui lui a été imposée et qui ne le satisfait pas. Un bon rappel que la richesse et la jouissance sexuelle permanente, ce n'est pas ça le bonheur. D'autre part, Hubert met bien en relation que c'est un système qui est pourri, pas des individus : chacun est un rouage d'un machine détraquée, à l'image de la mère, noble qui a raté quelque chose avec son fils par convention sociale, ou des servants pas toujours sympathiques (surtout ceux qui dirigent) ou des servantes devenues mères et répudiées (à une époque où préservatif, pilule et avortement sont interdits, bien sûr). Le système, c'est ce qui est reproché par Hubert et auquel il oppose l'idéal de liberté que représentent alors les États-Unis dans l'imaginaire collectif. Une bonne piqure de rappel, rehaussée par le dossier à la fin de la BD, aussi intéressant que la BD en elle-même. Donc si je suis bien conscient des qualités de la BD, réelles et qui ont tout leurs intérêts, je ne suis pour autant que peu client de par son sujet qui ne m'intéresse pas et sa fin qui ne m'a pas satisfait même si elle a un sens dans le récit. Je redirais donc mon avis : une bonne BD qui ne m'a pas convaincu.