Le dessin de ce russe est magnifique, chaque case est un tableau aux couleurs fauves et flamboyantes, le découpage est précis, d'une clarté exemplaire. C'est un dessin qui convient parfaitement au genre du conte. On pense un peu à Klimt ou à des peintres comme Redon.
L'adaptation de ce conte russe est signée Corbeyran, le genre lui sied bien, apparemment. Un bien bel album. Pas indispensable mais très agréable.
Seul regret : l'album ne fait que 31 planches, c'est un peu court...
Avant de signer "Les Losers sont des perdants" pour Fluide, Pichelin et Guerse bossaient pour la revue "Ferraille" et s'intéressaient déjà aux histoires de minables, de tocards, de médiocres... Complètement abruti, lâche, flemmard, lourdingue, alcoolo, maladroit, leur Denis Braveur est un anti-héros comme on les aime, entouré comme il se doit d'une belle brochette de crétins, de beaufs et de faux-jetons. Ses "exploits" navrants ne constituent ni un chef d'oeuvre du polar, ni un monument de l'humour, mais sont plutôt sympathiques à suivre. On passe un bon moment à la lecture de ce petit album (bourré de fautes d'orthographe).
Kabbale a pour lui un dessin, des couleurs et une ambiance assez excellents (même si certains reprochent des fautes de perspective et une trop grande inspiration sur Akira). La seule première page, avec ses dessins à la craie est assez fascinante. (NB : on remarquera un Totoro, un Goldorak, etc).
Par contre, le scénario est à peu près aussi épais qu'un résumé de film dans Télé Z, rempli de clichés, et vraiment pas développé. Ce qui me gave le plus, ce sont les "bonnes intentions" (réelles ou pour le besoin du scénario) de l'auteur. Mal exposées, pas développées, j'ai l'impression d'une grande maladresse, d'une trop grande hâte.
Et puis franchement, la fin est vraiment quelconque... Si c'était pour faire ça c'était pas la peine. Enfin bon, il est difficile de juger, puisque le qualificatif d'introduction prend toute ça signification pour un tel tome : il ne se passe en effet quasiment rien.
En tout cas ce 1er album m'a plutôt déçu, et pas franchement envie donné de lire la suite. :(
Le tome 2 pour sa part, semble nettement plus fort. Le dessin toujours aussi superbe de Charlet renforce un album où transparaît nettement un sentiment d'égarement, de doute, de confusion, où le personnage a l'impression d'être totalement isolé dans un monde devenu fou, qu'il ne parvient pas à comprendre et dans lequel il ne peut pas se reconnaître.
Tout en ambiance, ce deuxième tome est très prometteur pour la suite, même s'il faut bien avouer qu'on reste encore largement dans l'expectative.
J'suis également un grand grand fan de Renaud. J'avais déjà le premier recueil de La bande à Renaud mais je suis tombé sur une bonne occase ; j'ai donc acheté ce nouveau format même s'il y a au final peu d'inédits.
C'est pas franchement désagréable mais quand même assez dispensable, même pour un fan à la limite. Quelques histoires sont assez bien retranscrites avec mention spéciale pour Margerin, très dans la verve habituelle, Loisel, vraiment beau et original et Boucq au style superbe.
D'autres sont plus hésitants, comme Juillard, surtout mis en perspective avec d'autres de leurs oeuvres. J'ai par contre était assez déçu par des auteurs de grand talent, comme Yslaire, qui ont rendu une histoire assez moyenne (faut dire que Mimi l'ennui n'est pas une grande chanson) ou Vicomte dont le graphisme est méconnaissable sur Morgane de toi (à moins que ce ne soit un autre Vicomte que je ne connais pas).
Ca reste quand même sympa dans l'ensemble et Titouan Lamazou est aussi bon avec ses aquarelles que sur un bateau.
Je vais essayer d'exprimer mon avis sans paraphraser Arzak mais c'est pas facile parce que j'ai la même impression que lui. J'ai lu le premier cycle: c'est pas désagréable et l'univers de la BD, centrée sur la marine marchange, est plutôt original. Les personnages sont typés (presque trop manichéens pas moment) mais l'intrigue pèche un peu par manque d'originalité; tout est un peu trop convenu. C'est un moment de lecture agréable mais ça ne m'a aucunement donné l'envie d'acheter ces tomes et je ne pense pas que j'aurai envie de les relire.
Le style bien crade de Vuillemin colle bien à ses sales blagues. Une lecture à la Fnac de temps en temps ou dans l'écho me fait bien poiler mais on peut pas dire que ça va marquer l'histoire de la BD donc je m'interroge un peu sur son grand prix à Angoulème.
GTO...Great Teacher Onizuka...tout est dit ou presque...J'ai vraiment aimé les premiers tomes de cette série qui sont tout simplement excellents...Le style très lourd des dessins est assez exceptionnel...comprenez par là que je n'ai jamais vu autant de tetes hilarantes...les mimiques sont extras et l'humour est au top...
Le gros probleme c'est que ce qui est agréable pendant quatre ou cinq tomes le devient beaucoup moins au bout du 23°...L'histoire lasse terriblement et souffre d'un manque de fraicheur et de nouveauté...tout est deja vu, et l'interet pour la série ne fait dès lors que décroitre...
D'une manière générale j'ai du mal avec toutes les séries à rallonge...surtout lorsque le scénario ne s'appuie que sur du comique de situation...
Bref, le début est vraiment bien à lire voir à acheter...mais pour apprecier toute la saveur du great teacher mieux vaut ne pas faire de zèle...
Tssss... 'Suffit que des Français fassent une histoire de superhéros et ils ont les honneurs d'une publication chez un éditeur de "BD d'auteur" qui jamais ne "s'abaisserait" à publier du superhéros US, ça m'énerve, ça... Pourtant, hormis son traitement graphique, rien ne différencie "Cycloman" du comic de superhéros lambda ; ce n'est pas vraiment une parodie (c'est pas drôle), ce n'est ni plus subtil, ni plus intelligent, ni plus inventif que la moyenne de ce qui se fait chez DC, Marvel, Image ou Top Cow... Y a même beaucoup de repompe, à Superman, à Iron Man, ou même à Spawn (et puis à Goldorak aussi, mais ça c'est pas du comic). Cela dit, ce n'est pas désagréable à lire, c'est même assez sympa, mais sans plus, et puis ça n'apporte rien au genre.
A défaut d'être des chef-d'oeuvres, les deux tomes des exploits de Yoyo sont deux histoires sympathiques pleines d'humour et de fantaisie. Dommage que Le Gall ait arrêté de dessiner dans ce style, c'était assez truculent.
Les fans de Yann seront comblés tant il va loin dans sa satire, à la limite du politiquement incorrect (son personnage Yoyo n'est qu'une accumulation de clichés sur le noir cannibale).
Dommage que ce soit si court (moins de 40 pages, et ça se lit d'autant plus vite que c'est presque muet) car c'est une BD assez plaisante. Le dessin est sympa dans son genre. Le propos est loin d'être nouveau (encore une histoire sur la difficulté d'accepter quelqu'un qui est différent), mais au moins, Mazzucchelli évite de nous asséner à grands coups de massue un énième "beau" message de tolérance, se contentant de nous raconter une petite histoire toute simple, sans fioritures.
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L'Oiseau de feu
Le dessin de ce russe est magnifique, chaque case est un tableau aux couleurs fauves et flamboyantes, le découpage est précis, d'une clarté exemplaire. C'est un dessin qui convient parfaitement au genre du conte. On pense un peu à Klimt ou à des peintres comme Redon. L'adaptation de ce conte russe est signée Corbeyran, le genre lui sied bien, apparemment. Un bien bel album. Pas indispensable mais très agréable. Seul regret : l'album ne fait que 31 planches, c'est un peu court...
Les Exploits de Denis Braveur - Les Nuits sont blanches pour tous
Avant de signer "Les Losers sont des perdants" pour Fluide, Pichelin et Guerse bossaient pour la revue "Ferraille" et s'intéressaient déjà aux histoires de minables, de tocards, de médiocres... Complètement abruti, lâche, flemmard, lourdingue, alcoolo, maladroit, leur Denis Braveur est un anti-héros comme on les aime, entouré comme il se doit d'une belle brochette de crétins, de beaufs et de faux-jetons. Ses "exploits" navrants ne constituent ni un chef d'oeuvre du polar, ni un monument de l'humour, mais sont plutôt sympathiques à suivre. On passe un bon moment à la lecture de ce petit album (bourré de fautes d'orthographe).
Kabbale
Kabbale a pour lui un dessin, des couleurs et une ambiance assez excellents (même si certains reprochent des fautes de perspective et une trop grande inspiration sur Akira). La seule première page, avec ses dessins à la craie est assez fascinante. (NB : on remarquera un Totoro, un Goldorak, etc). Par contre, le scénario est à peu près aussi épais qu'un résumé de film dans Télé Z, rempli de clichés, et vraiment pas développé. Ce qui me gave le plus, ce sont les "bonnes intentions" (réelles ou pour le besoin du scénario) de l'auteur. Mal exposées, pas développées, j'ai l'impression d'une grande maladresse, d'une trop grande hâte. Et puis franchement, la fin est vraiment quelconque... Si c'était pour faire ça c'était pas la peine. Enfin bon, il est difficile de juger, puisque le qualificatif d'introduction prend toute ça signification pour un tel tome : il ne se passe en effet quasiment rien. En tout cas ce 1er album m'a plutôt déçu, et pas franchement envie donné de lire la suite. :( Le tome 2 pour sa part, semble nettement plus fort. Le dessin toujours aussi superbe de Charlet renforce un album où transparaît nettement un sentiment d'égarement, de doute, de confusion, où le personnage a l'impression d'être totalement isolé dans un monde devenu fou, qu'il ne parvient pas à comprendre et dans lequel il ne peut pas se reconnaître. Tout en ambiance, ce deuxième tome est très prometteur pour la suite, même s'il faut bien avouer qu'on reste encore largement dans l'expectative.
La Bande à Renaud (Renaud - BD d'enfer)
J'suis également un grand grand fan de Renaud. J'avais déjà le premier recueil de La bande à Renaud mais je suis tombé sur une bonne occase ; j'ai donc acheté ce nouveau format même s'il y a au final peu d'inédits. C'est pas franchement désagréable mais quand même assez dispensable, même pour un fan à la limite. Quelques histoires sont assez bien retranscrites avec mention spéciale pour Margerin, très dans la verve habituelle, Loisel, vraiment beau et original et Boucq au style superbe. D'autres sont plus hésitants, comme Juillard, surtout mis en perspective avec d'autres de leurs oeuvres. J'ai par contre était assez déçu par des auteurs de grand talent, comme Yslaire, qui ont rendu une histoire assez moyenne (faut dire que Mimi l'ennui n'est pas une grande chanson) ou Vicomte dont le graphisme est méconnaissable sur Morgane de toi (à moins que ce ne soit un autre Vicomte que je ne connais pas). Ca reste quand même sympa dans l'ensemble et Titouan Lamazou est aussi bon avec ses aquarelles que sur un bateau.
Tramp
Je vais essayer d'exprimer mon avis sans paraphraser Arzak mais c'est pas facile parce que j'ai la même impression que lui. J'ai lu le premier cycle: c'est pas désagréable et l'univers de la BD, centrée sur la marine marchange, est plutôt original. Les personnages sont typés (presque trop manichéens pas moment) mais l'intrigue pèche un peu par manque d'originalité; tout est un peu trop convenu. C'est un moment de lecture agréable mais ça ne m'a aucunement donné l'envie d'acheter ces tomes et je ne pense pas que j'aurai envie de les relire.
Les Sales Blagues de l'Echo
Le style bien crade de Vuillemin colle bien à ses sales blagues. Une lecture à la Fnac de temps en temps ou dans l'écho me fait bien poiler mais on peut pas dire que ça va marquer l'histoire de la BD donc je m'interroge un peu sur son grand prix à Angoulème.
GTO - Great Teacher Onizuka
GTO...Great Teacher Onizuka...tout est dit ou presque...J'ai vraiment aimé les premiers tomes de cette série qui sont tout simplement excellents...Le style très lourd des dessins est assez exceptionnel...comprenez par là que je n'ai jamais vu autant de tetes hilarantes...les mimiques sont extras et l'humour est au top... Le gros probleme c'est que ce qui est agréable pendant quatre ou cinq tomes le devient beaucoup moins au bout du 23°...L'histoire lasse terriblement et souffre d'un manque de fraicheur et de nouveauté...tout est deja vu, et l'interet pour la série ne fait dès lors que décroitre... D'une manière générale j'ai du mal avec toutes les séries à rallonge...surtout lorsque le scénario ne s'appuie que sur du comique de situation... Bref, le début est vraiment bien à lire voir à acheter...mais pour apprecier toute la saveur du great teacher mieux vaut ne pas faire de zèle...
Cycloman
Tssss... 'Suffit que des Français fassent une histoire de superhéros et ils ont les honneurs d'une publication chez un éditeur de "BD d'auteur" qui jamais ne "s'abaisserait" à publier du superhéros US, ça m'énerve, ça... Pourtant, hormis son traitement graphique, rien ne différencie "Cycloman" du comic de superhéros lambda ; ce n'est pas vraiment une parodie (c'est pas drôle), ce n'est ni plus subtil, ni plus intelligent, ni plus inventif que la moyenne de ce qui se fait chez DC, Marvel, Image ou Top Cow... Y a même beaucoup de repompe, à Superman, à Iron Man, ou même à Spawn (et puis à Goldorak aussi, mais ça c'est pas du comic). Cela dit, ce n'est pas désagréable à lire, c'est même assez sympa, mais sans plus, et puis ça n'apporte rien au genre.
Les Exploits de Yoyo
A défaut d'être des chef-d'oeuvres, les deux tomes des exploits de Yoyo sont deux histoires sympathiques pleines d'humour et de fantaisie. Dommage que Le Gall ait arrêté de dessiner dans ce style, c'était assez truculent. Les fans de Yann seront comblés tant il va loin dans sa satire, à la limite du politiquement incorrect (son personnage Yoyo n'est qu'une accumulation de clichés sur le noir cannibale).
Big Man
Dommage que ce soit si court (moins de 40 pages, et ça se lit d'autant plus vite que c'est presque muet) car c'est une BD assez plaisante. Le dessin est sympa dans son genre. Le propos est loin d'être nouveau (encore une histoire sur la difficulté d'accepter quelqu'un qui est différent), mais au moins, Mazzucchelli évite de nous asséner à grands coups de massue un énième "beau" message de tolérance, se contentant de nous raconter une petite histoire toute simple, sans fioritures. Petite déception, donc, mais BD sympa quand même.