Effectivement pas le meilleur Cosey mais l'histoire de ces deux personnes se (re)trouvant est plutôt bien menée. Je ne trouve pas qu'on tombe dans le sensible un peu facile (en tout cas pas plus que d'habitude chez Cosey), c'est même une histoire plutôt touchante, qui souffre malheureusement de quelques ficelles un peu grosses (la mère passant une nuit dans la neige par exemple). Mais pour être clair je mets 3 étoiles pour les paysages absolument magnifiques si vous aimez ce style de dessin assez épuré (presque géométrique parfois je trouve!) et parce que je suis un grand amateur de cet auteur. Un Cosey dispensable mais tout de même agréable malgré ses défauts.
Putaing, c'est dur à lire mais alors vraiment dur (ou bien je suis un illettré). Les phrases sont en vieux françois (dans le texte), avec une tripotée de mots inconnus au bataillon et des construction grammaticales alambiquée d'inspiration anglo-saxone, posant régulièrement les adjectifs avant les mots. Pour ne rien gater, Bourgeon nous plonge dans une histoire médiévale fantastique où l'on ne sait jamais vraiment si on est dans la réalité ou dans un songe et si c'est le cas, de quel personnage. Graphiquement, c'est plus que beau mais y a au moins 4 femmes blondes aux cheveux longs dans le 3ème tome et on a un peu de mal à savoir qui est qui d'une page à l'autre. Bref c'est une oeuvre de 250 pages en tout mais avec les retours en arrière (parfois de quelques pages) et la double lecture quasi-obligatoire d'une grande majorité des cases, ça en fait bien 400, ce qui donne un excellent ratio argent investi/temps de lecture.
Le problème c'est qu'on n'est pas en analyse financière ici et le plaisir de lecture est en conséquence parfois sérieusement mis à mal: amoureux de la fluidité narrative, passez votre chemin. Le deuxième tome est symptomatique: un scénario heurté, à la limite de la compréhension parfois, entre rêve et réalité, dans lequel les deux héroines sont également un vieux sage et son disciple; vous ne me suivez pas, c'est normal. Je trouve de plus que ces trois tomes manquent singulièrement de liant entre eux, on a l'impression d'avoir 3 histoires séparées mettant en scène les 3 même personnages. Sans doute Bourgeon se place t-il dans le cadre du rêve (et le rêve de chacun des personnages finit par bifurquer à la fin) mais ce n'est pas une évidence. Bref, une oeuvre pour se creuser les méninges.
Et paradoxalement, c'est sans doute sa force. C'est riche, très riche, documenté, merveilleusement dessiné, avec des dialogues travaillés (trop?) et un troisième tome globalement très bon (même si assez compliqué tout de même) qui rachète un peu le deuxième et me fait mettre 3 étoiles sans hésitation (4 si je ne devais noter que celui-là). Une oeuvre vraiment à part qui ne plaira pas à tout le monde (celui qui n'aime pas le cycle de Cyann n'appréciera sans doute pas plus les compagnons du crépuscule) et qui demande un investissement certain et du temps devant soi. Mais j'ai un peu de mal à comprendre comment on peut aimer cette série au point de metre 5 étoiles.
Je sais que beaucoup de monde voue une véritable adoration à cette série. Personnellement, je reconnais volontiers que c'est une bande dessinée de qualité, mais ça s'arrête là.
C'est une histoire toute simple, sans prétention... Ce qui aurait pu donner quelque chose de rafraichissant. Mais voilà, rien ne m'a vraiment émue. C'est très contemplatif, très linéaire, sans émotion... Je trouve que ça manque de personnalité.
A lire, pourquoi pas... Mais, selon moi, pas indispensable à votre bédéthèque.
Une très bonne surprise en ce qui me concerne.
Première impression : le dessin... Houlà, typiquement le style que je n'apprécie pas ! Pourquoi ai-je quand même acheté les albums ? Je ne sais pas... C'était il y 10 ans... Un coup de tête d'ado sans doute...
Seconde impression : le scénario. Et là, bonheur ! C'est tout simplement excellent ! Des dialogues percutants, des histoires très variées, un contexte historique bien respecté, avec de nombreuses références instructives...
Le 3/5, c'est parce que les différents tomes sont très inégaux (ne commencez pas par les premiers, ce sont les moins bons).
Un manga dans l'esprit de Dragon Ball mais dans le passé.
Les dessins et les pouvoirs font vraiment penser à DB (normal c'est un de ses assistants qui fait les dessins), c'est plutôt sympa mais le fait que ce soit de l'héroic-fantasy me plait beaucoup plus.
Le scénario fait vraiment penser à un jeu vidéo ce qui est normal car ce manga est tiré du jeu "Dragon Quest". C'est donc une histoire assez classique avec beaucoup de combats et surtout de superbes rebondissements qui m'ont fait halluciner.
La psychologie des personnages n'est pas très poussée mais il y a une certaine morale sur l'amitié (quand même un peu niaise des fois).
En conclusion, à réserver pour les fan du genre vu le nombre de volumes (37).
Tout d'abord, ce qui m'a attiré vers cette bd c'est que j'ai moi-même une copine qui s'appelle Florence et qui a, elle aussi, des jolis pieds. Et c'est donc avec une certaine curiosité que je me suis plongé dans cette histoire. Et je dois dire que le résultat est plutôt convaincant. J'en suis sorti le sourire aux lèvres et avec une agréable impression de bien-être.
Le scénario est avant tout construit comme une fable sociale. On nous parle de rapports entre garçons et filles, les rires, les pleurs et les coups foireux. Le centre d'intérêt du récit est axé sur le personnage principal c'est-à-dire ce pauvre Jérémie, un garcon timide, maladroit et qui n'a aucune confiance en lui. Il me fait parfois penser à Pierre Richard dans son film : "Je suis timide mais je me soigne".
Cet album parle avant tout de la vie de tout les jours. Chaque moment raconté, ici, a pu être vécu par chacun d'entre nous.
Je crois que c'est ce côté réaliste qui rend cet album vraiment sympathique.
Le dessin de Riad Sattouf est très inspiré de celui de Larcenet . Son trait est volontairement imparfait et assez caricatural. Mais il faut avouer que cette technique met bien en valeur le scénario . Ceci est d'ailleurs très paradoxale par rapport à son travail sur Petit Verglas ( Delcourt ) où là il nous proposait une approche graphique tout à fait différente .
En résumé , je dirais que cette album est terriblement humain . Il met en valeur certaines qualités et défauts que chacun de nous a en lui et le tout avec une certaine ironie .
Très sympa !
De prime abord, «Lame Ryder» ne paie pas de mine… Le graphisme de Mahler est en effet extrêmement iconique, et très dépouillé, plus encore que dans «TNT». L’histoire quant à elle, se lit très rapidement, et paraît très banale.
Mais à la relecture, on s’aperçoit que tout cela cache de l’ironie, une pointe de cynisme, et des relations intéressantes entre les personnages. Ceux-ci sont de plus bien campés, ont un caractère bien défini, et en à peine 22 pages on en vient à s’attacher à eux.
Au final, cet album très synthétique est intéressant et mérite relecture.
Mahler semble décidément aimer les loosers. Lame Ryder était un pauvre gars indécis, et TNT, s’il est bien décidé, n’en est pas moins un authentique perdant.
Le dessin est minimaliste mais illustre parfaitement le propos, et les personnages, très ronds, sont sympathiques.
Mais la grande force de cet album réside dans la densité des relations qu’il parvient à tisser. La situation exposée en quelques phrases est loin d’être simpliste, bien au contraire ! Les relations, les sentiments entre les personnages sont complexes et ambiguës. Sur un canevas hyper-classique, Mahler brode avec dextérité, réussissant à rendre sympathiques ses personnages, pourtant à peine ébauchés.
Moi j’aime.
Je reste assez partagé sur ce one shot. Ce qui fait la force de cet album, plus encore que les dessins, c'est l'ambiance qui se dégage de chaque planche grâce à la maîtrise de la couleur directe par Hermann. Quant au scénario, je n'ai pu pleinement l'apprécier car j'ai eu la "mauvaise" idée de lire les 8 pages de supplément qui se trouvent en préface. Je me suis dit qu'il fallait lire cette "introduction à l'histoire" pour rentrer pleinement dans un récit qui devait par conséquent être complexe. En fait, l'histoire est bien construite mais assez simple. "L'effet de surprise" est donc annihilé par ce supplément qui en dit trop !
L'histoire est donc facile à suivre (ce qui n'est pas nécessairement un défaut dans ce cas ci !). Elle raconte les aléas de la vie de Melvin, un jeune garçon devenu un homme, mais qui est toujours en manque de repères. Ce n'est pas vraiment une "banale" histoire de vengeance même si cela peut y ressembler au premier abord et le caractère des personnages est bien travaillé (prouesse assez difficile à réaliser pour un one shot ).
Un petit conseil, lisez la bd AVANT les 8 pages illustrées et commentées ;) ! Peut-être que si j'avais procédé de la sorte, ma note finale serait passée à 4 étoiles . . .
Cet avis porte sur le 1er tome :
Je m'attendais à mieux de la collaboration de ces deux auteurs, que j'aime beaucoup !
Les dessins de Larcenet sont géniaux, comme d'hab :)
Mais le scénario m'a un peu déçu, je m'attendais à mieux de Trondheim, surtout après avoir lu "Donjon Zénith" ...
Cependant, l'histoire est originale, on peut pas dire le contraire.
A suivre ...
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Joyeux Noël, May !
Effectivement pas le meilleur Cosey mais l'histoire de ces deux personnes se (re)trouvant est plutôt bien menée. Je ne trouve pas qu'on tombe dans le sensible un peu facile (en tout cas pas plus que d'habitude chez Cosey), c'est même une histoire plutôt touchante, qui souffre malheureusement de quelques ficelles un peu grosses (la mère passant une nuit dans la neige par exemple). Mais pour être clair je mets 3 étoiles pour les paysages absolument magnifiques si vous aimez ce style de dessin assez épuré (presque géométrique parfois je trouve!) et parce que je suis un grand amateur de cet auteur. Un Cosey dispensable mais tout de même agréable malgré ses défauts.
Les Compagnons du Crépuscule
Putaing, c'est dur à lire mais alors vraiment dur (ou bien je suis un illettré). Les phrases sont en vieux françois (dans le texte), avec une tripotée de mots inconnus au bataillon et des construction grammaticales alambiquée d'inspiration anglo-saxone, posant régulièrement les adjectifs avant les mots. Pour ne rien gater, Bourgeon nous plonge dans une histoire médiévale fantastique où l'on ne sait jamais vraiment si on est dans la réalité ou dans un songe et si c'est le cas, de quel personnage. Graphiquement, c'est plus que beau mais y a au moins 4 femmes blondes aux cheveux longs dans le 3ème tome et on a un peu de mal à savoir qui est qui d'une page à l'autre. Bref c'est une oeuvre de 250 pages en tout mais avec les retours en arrière (parfois de quelques pages) et la double lecture quasi-obligatoire d'une grande majorité des cases, ça en fait bien 400, ce qui donne un excellent ratio argent investi/temps de lecture. Le problème c'est qu'on n'est pas en analyse financière ici et le plaisir de lecture est en conséquence parfois sérieusement mis à mal: amoureux de la fluidité narrative, passez votre chemin. Le deuxième tome est symptomatique: un scénario heurté, à la limite de la compréhension parfois, entre rêve et réalité, dans lequel les deux héroines sont également un vieux sage et son disciple; vous ne me suivez pas, c'est normal. Je trouve de plus que ces trois tomes manquent singulièrement de liant entre eux, on a l'impression d'avoir 3 histoires séparées mettant en scène les 3 même personnages. Sans doute Bourgeon se place t-il dans le cadre du rêve (et le rêve de chacun des personnages finit par bifurquer à la fin) mais ce n'est pas une évidence. Bref, une oeuvre pour se creuser les méninges. Et paradoxalement, c'est sans doute sa force. C'est riche, très riche, documenté, merveilleusement dessiné, avec des dialogues travaillés (trop?) et un troisième tome globalement très bon (même si assez compliqué tout de même) qui rachète un peu le deuxième et me fait mettre 3 étoiles sans hésitation (4 si je ne devais noter que celui-là). Une oeuvre vraiment à part qui ne plaira pas à tout le monde (celui qui n'aime pas le cycle de Cyann n'appréciera sans doute pas plus les compagnons du crépuscule) et qui demande un investissement certain et du temps devant soi. Mais j'ai un peu de mal à comprendre comment on peut aimer cette série au point de metre 5 étoiles.
Le Journal de mon père
Je sais que beaucoup de monde voue une véritable adoration à cette série. Personnellement, je reconnais volontiers que c'est une bande dessinée de qualité, mais ça s'arrête là. C'est une histoire toute simple, sans prétention... Ce qui aurait pu donner quelque chose de rafraichissant. Mais voilà, rien ne m'a vraiment émue. C'est très contemplatif, très linéaire, sans émotion... Je trouve que ça manque de personnalité. A lire, pourquoi pas... Mais, selon moi, pas indispensable à votre bédéthèque.
Les Tuniques Bleues
Une très bonne surprise en ce qui me concerne. Première impression : le dessin... Houlà, typiquement le style que je n'apprécie pas ! Pourquoi ai-je quand même acheté les albums ? Je ne sais pas... C'était il y 10 ans... Un coup de tête d'ado sans doute... Seconde impression : le scénario. Et là, bonheur ! C'est tout simplement excellent ! Des dialogues percutants, des histoires très variées, un contexte historique bien respecté, avec de nombreuses références instructives... Le 3/5, c'est parce que les différents tomes sont très inégaux (ne commencez pas par les premiers, ce sont les moins bons).
Dragon Quest - The Adventure of Dai (La Quête de Dai / Fly)
Un manga dans l'esprit de Dragon Ball mais dans le passé. Les dessins et les pouvoirs font vraiment penser à DB (normal c'est un de ses assistants qui fait les dessins), c'est plutôt sympa mais le fait que ce soit de l'héroic-fantasy me plait beaucoup plus. Le scénario fait vraiment penser à un jeu vidéo ce qui est normal car ce manga est tiré du jeu "Dragon Quest". C'est donc une histoire assez classique avec beaucoup de combats et surtout de superbes rebondissements qui m'ont fait halluciner. La psychologie des personnages n'est pas très poussée mais il y a une certaine morale sur l'amitié (quand même un peu niaise des fois). En conclusion, à réserver pour les fan du genre vu le nombre de volumes (37).
Les pauvres aventures de Jérémie
Tout d'abord, ce qui m'a attiré vers cette bd c'est que j'ai moi-même une copine qui s'appelle Florence et qui a, elle aussi, des jolis pieds. Et c'est donc avec une certaine curiosité que je me suis plongé dans cette histoire. Et je dois dire que le résultat est plutôt convaincant. J'en suis sorti le sourire aux lèvres et avec une agréable impression de bien-être. Le scénario est avant tout construit comme une fable sociale. On nous parle de rapports entre garçons et filles, les rires, les pleurs et les coups foireux. Le centre d'intérêt du récit est axé sur le personnage principal c'est-à-dire ce pauvre Jérémie, un garcon timide, maladroit et qui n'a aucune confiance en lui. Il me fait parfois penser à Pierre Richard dans son film : "Je suis timide mais je me soigne". Cet album parle avant tout de la vie de tout les jours. Chaque moment raconté, ici, a pu être vécu par chacun d'entre nous. Je crois que c'est ce côté réaliste qui rend cet album vraiment sympathique. Le dessin de Riad Sattouf est très inspiré de celui de Larcenet . Son trait est volontairement imparfait et assez caricatural. Mais il faut avouer que cette technique met bien en valeur le scénario . Ceci est d'ailleurs très paradoxale par rapport à son travail sur Petit Verglas ( Delcourt ) où là il nous proposait une approche graphique tout à fait différente . En résumé , je dirais que cette album est terriblement humain . Il met en valeur certaines qualités et défauts que chacun de nous a en lui et le tout avec une certaine ironie . Très sympa !
Lame Ryder
De prime abord, «Lame Ryder» ne paie pas de mine… Le graphisme de Mahler est en effet extrêmement iconique, et très dépouillé, plus encore que dans «TNT». L’histoire quant à elle, se lit très rapidement, et paraît très banale. Mais à la relecture, on s’aperçoit que tout cela cache de l’ironie, une pointe de cynisme, et des relations intéressantes entre les personnages. Ceux-ci sont de plus bien campés, ont un caractère bien défini, et en à peine 22 pages on en vient à s’attacher à eux. Au final, cet album très synthétique est intéressant et mérite relecture.
TNT (Mahler)
Mahler semble décidément aimer les loosers. Lame Ryder était un pauvre gars indécis, et TNT, s’il est bien décidé, n’en est pas moins un authentique perdant. Le dessin est minimaliste mais illustre parfaitement le propos, et les personnages, très ronds, sont sympathiques. Mais la grande force de cet album réside dans la densité des relations qu’il parvient à tisser. La situation exposée en quelques phrases est loin d’être simpliste, bien au contraire ! Les relations, les sentiments entre les personnages sont complexes et ambiguës. Sur un canevas hyper-classique, Mahler brode avec dextérité, réussissant à rendre sympathiques ses personnages, pourtant à peine ébauchés. Moi j’aime.
On a tué Wild Bill
Je reste assez partagé sur ce one shot. Ce qui fait la force de cet album, plus encore que les dessins, c'est l'ambiance qui se dégage de chaque planche grâce à la maîtrise de la couleur directe par Hermann. Quant au scénario, je n'ai pu pleinement l'apprécier car j'ai eu la "mauvaise" idée de lire les 8 pages de supplément qui se trouvent en préface. Je me suis dit qu'il fallait lire cette "introduction à l'histoire" pour rentrer pleinement dans un récit qui devait par conséquent être complexe. En fait, l'histoire est bien construite mais assez simple. "L'effet de surprise" est donc annihilé par ce supplément qui en dit trop ! L'histoire est donc facile à suivre (ce qui n'est pas nécessairement un défaut dans ce cas ci !). Elle raconte les aléas de la vie de Melvin, un jeune garçon devenu un homme, mais qui est toujours en manque de repères. Ce n'est pas vraiment une "banale" histoire de vengeance même si cela peut y ressembler au premier abord et le caractère des personnages est bien travaillé (prouesse assez difficile à réaliser pour un one shot ). Un petit conseil, lisez la bd AVANT les 8 pages illustrées et commentées ;) ! Peut-être que si j'avais procédé de la sorte, ma note finale serait passée à 4 étoiles . . .
Les cosmonautes du futur
Cet avis porte sur le 1er tome : Je m'attendais à mieux de la collaboration de ces deux auteurs, que j'aime beaucoup ! Les dessins de Larcenet sont géniaux, comme d'hab :) Mais le scénario m'a un peu déçu, je m'attendais à mieux de Trondheim, surtout après avoir lu "Donjon Zénith" ... Cependant, l'histoire est originale, on peut pas dire le contraire. A suivre ...