Je vais être moins sévère que The Patrick. Je l'ai trouvé pas trop mal ce récit. L'arrivée des kidnappers, une espèce de petite intrigue pas mal menée, même si, il est vrai, c'est pas tout à fait plausible.
Une illustration jolie, une palette de couleurs chaudes comme je les aime.
Une Bd qui ne marquera peut-être pas l'histoire de la Bd, mais qui se laisse gentiment lire...
Pourtant fan de l'oeuvre de Sokal, là j'avoue ne pas avoir accroché à l'histoire légèrement "cousue de fils blancs".
Une impression de déjà lu quelque part qui gâche le plaisir de lecture ...
Malgré une illustration très belle, loin des canardos mais tout aussi expressive ...
Dommage ...
C'est une bande dessinée coup de coeur, qui vous transporte dans le monde d'un vieux briscard qui vit encore à l'africaine ...
Pour moi une bonne histoire qui m'a surtout touchée par le "style graphique" si spécial et des couleurs superbes.
Je l'avoue côté scénario quelques faiblesses dues obligatoirement au format One Shot qui limite le développement de l'histoire, on aurait aimé en savoir plus sur le mystérieux trésor et surtout le passé d'Eugène en Afrique.
ATTENTION, cette BD ne se déroule donc pas en Afrique (du moins très peu) ...
Un achat coup de coeur comme je le dis donc qui satisfera tout les passionnés d'Afrique et de belles histoires...
La couverture, le titre et le petit texte au dos (recopié par le posteur de cette série sur la fiche technique) attirent vraiment le regard.
Malheureusement, cette BD n'est pas à la heuteur de ces promesses. Elle est pas mal, sans plus. La suite relèvera peut-être le niveau ?
Le dessin est pas mal, un peu maladroit mais sympathique, et les couleurs faites à l'ordi vont assez bien.
Le scénar est quant à lui hyper classique, mais on le suit quand même sans trop de problèmes, ne se demandant même pas où tout cela va nous mener, puisque c'est dit en première page. J'ai surtout été déçue à la dernière page, quand je me suis rendue compte qu'il ne s'était toujours (presque) rien passé.
Il y a un peu trop de dialogues "pour ne rien dire" (on a l'impression que les personnages ne savent pas se taire, il faut que toute case ait une bulle, même si ça ne change rien), ce qui ne gache pas le dessin mais donne parfois des scènes qui "ne sonnent pas juste", où on se serait attendu à un peu de silence.
Malgré tout, c'est un album agréable à lire, que je suivrai surement.
Un manga one-shot, voilà qui est assez rare pour le signaler !
Difficile et délicat, le sujet traité le démarque de l'immense majorité de ce qui se fait en manga. Spécial également, le traitement de l'histoire, ou plutôt du thème. Déjà le dessin ne me plaît qu'à moitié : les visages ont tendance à se ressembler, et sont parfois assez laids (personnages féminins surtout)... et l'utilisation occasionnelle de trames de fond flashantes et d'assez mauvais goût ne relève pas forcément cette impression.
L'histoire par contre, laisse la part belle aux réflexions et sentiments du héros, tiraillé entre plusieurs positions, un peu perdu entre son éducation, son amour pour la patrie, sa famille, les sentiments des gens envers lui, fierté, pitié, reconnaissance, tristesse, incompréhension... De ce fait, le découpage en chapitres est un peu artificiel. Le ton globalement mélancolique, par contre, ne l'est pas, et nous imprègne peu à peu au fur et à mesure de la lecture, jusqu'à la fin, assez poignante.
Loin d'être une réflexion approfondie sur le destin de ces jeunes pilotes qui se sont sacrifiés, "Tsubasa" a cependant pour lui de montrer différents points de vue, de montrer qu'ils existaient à l'époque et que ces "kamikazes" qui ont inspiré la peur, le respect, qu'on a pu croire fous, aveugles ou d'un courage extrême, étaient finalement des hommes.
Une fois de plus, voici un manga qui m'a étonné. Tout d'abord, par son sujet qui est assez différent de la production habituelle et puis pour son dessin qui est lui aussi assez singulier.
La période qui est décrite, ici, se situe à la fin de la seconde guerre mondiale et c'est dans cette époque agitée que Ayumi Tachihara nous dresse le portrait d'un kamikaze qui se prépare à vivre ses derniers instants. A travers ces angoisses et ses espoirs, l'auteur nous décrit les derniers jours de ce pilote. On fini par s'attacher à ce personnage courageux et déterminé et c'est avec beaucoup d'interêt qu'on l'accompagne jusqu'au crépuscule de sa vie. Comment peut-on se donner la mort pour une cause qui à ce moment du récit est concidérée comme perdue ? C'est assez incroyable et pourtant nous faisons face à une réalité historique.
J'ai trouve le sujet très interessant. C'est plutôt bien écrit et jusqu'au bout de l'album l'espoir anime notre lecture.
Comme je l'ai dit plus haut, le dessin de l'auteur est assez particulier. Les avions sont très bien dessinés mais le profil des personnages est souvent similaire. De ce fait, on ne reconnait pas toujours les différents protagonistes liés à cette histoire. Malgrès cela, je me suis vite habitué au coup de pinceau du dessinateur. Les visages sont brûlants de vérité et d'un point de vue visuel, les émotions sont très bien rendues.
Tsubasa m'a beaucoup plus. Quelque part, je pense que l'on peut dire que ce one-shot est un hymne à la mort et au courage.
A conseiller !
Je n'ai lu que le premier tome, je pensais d'ailleurs que c'était en un tome jusqu'aux dernières pages... Le dessin est pas mal, mais rappelle beaucoup (trop ?) Troll. L'histoire a un rythme assez rapide, ça se lit vraiment vite et j'ai l'impression d'un vide, il manque quelque chose, peut être de la profondeur... Ce qu'il y a d'écrit derrière la bd, bah, on le ressent pas, en tout cas pas à la fin du premier tome. Mais je compte lire la suite...
Comme Dessineux, Mourier est très bon, vraiment très bon ! Ses planches, tout en couleurs directes, sont à l'image de la plastique de son héroïne pulpeuse : superbes. Mais voilà, je trouve le scénario pas vraiment à la hauteur et manquant cruellement d'originalité et de profondeur. Certes, on voit que Arleston sait maîtriser son "sujet" mais rien de plus. L'équipage de l'Ode est plutôt hétéroclite quoique assez stéréotypé : Keresquin de Villoque -Poête et balladin- Dao'ian -mercenaire- Cybil -Danseuse érotique et spécialiste du fouet- Brumaire Courte Dague -Voleur et lanceur de couteaux- et enfin Tittle -mousse-.
Dans son ensemble, "Les feux d'Askell" est à peine mieux que "Les Ailes du Phaeton" mais se distingue de ce dernier par des planches de toute beauté.
Série inachevée, les 2 premiers tomes forment toutefois un mini-cycle complet. Quant au 3e, il est superflu dans l'état actuel des choses.
Ceci dit, ce n'est pas la plus mauvaise série d'Arleston. Cependant, je me demande dans quelle mesure il ne vaudrait pas mieux que cette série reste inachevée . . . on a bien vu ce que pouvait donner une suite à une série laissée à l'abandon pendant tout un temps puis reprise par les auteurs pour la conclure de manière exécrable : dixit "les Maîtres Cartographes".
Suite aux avis publiés ici, j'attendais sans doute un peu trop de cette BD et j'ai été relativement déçu.
Commençons par le dessin. J'aime bien le style, j'aime bien les décors tout simples et le noir et blanc. Je n'aime pas les visages des personnages (à quoi sert-il de faire tant ressembler les "citadins" à des têtes d'elfes étirées à l'extrême ? Et pourquoi rendre tout tordu le voisin ?). Pourtant à y regarder de près, on voit que c'est avec talent que les dessins ont été faits (ça m'a fait penser bizarrement à un mélange de Hugo Pratt et de Caza (notamment à cause des têtes d'elfes des "citadins")) et il faut donc croire que de faire les portraits ainsi était un choix... Je ne l'approuve pas franchement.
Ensuite, concernant l'histoire en elle-même, eh bien je ne lui trouve rien de fantastique. Je préfère Silence, du même auteur, comme BD portant sur les mêmes thèmes (un jeune enfant mentalement déficient qui se révèle avoir quelques pouvoirs, de la sorcellerie, la confrontation entre une vision druidique/animiste du monde et la vision moderne occidentale, etc...).
Alors que je partais sur un bon a priori, je n'ai pas été charmé par cette BD comme je l'aurais aimé, et je reste sur une impression d'histoire presque banale et sans grande envergure.
Dommage...
Comme toute série relativement longue et étirée sur le temps, il est dur de noter une série comme "Canardo".
En effet, la plupart des premiers albums sont franchement bien ("Le Chien Debout", "Raspoutine", "Noces de Brumes", "L'Amerzone"...). Mais à l'inverse, les plus récents sont vraiment médiocres.
Je viens de lire hier soir "La fille qui rêvait d'horizon". Ca ressemble à un film américain où la tension et l'attente se doivent d'être puissantes durant les 3/4 de l'histoire, mais où l'émotion ne passe pas pour moi, puis où l'attente doit laisser la place à l'action comme dans un final de film hollywoodien et où, justement, l'action est ratée et ne ressort pas du tout en BD ici.
De même, "Le buveur en col blanc" ou "La nurse aux mains sanglantes" que j'avais lus peu avant, m'avaient laissé le sentiment d'avoir lu deux histoires courtes sans envergure ni intérêt. A se demander ce qui a poussé Sokal à les écrire et dessiner...
Quand on compare aux premiers tomes, on ne retrouve pas la force et l'émotion qui se dégageaient des histoires du début, parfois dérangeantes, parfois violentes, mais toujours intenses et puissantes.
Bref, je vous conseille l'achat ou au moins la lecture des premiers tomes, et inversement, je déconseille celle des derniers (ceux parus après "l'Amerzone", en gros).
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Votre vote
Coeur Tam-Tam
Je vais être moins sévère que The Patrick. Je l'ai trouvé pas trop mal ce récit. L'arrivée des kidnappers, une espèce de petite intrigue pas mal menée, même si, il est vrai, c'est pas tout à fait plausible. Une illustration jolie, une palette de couleurs chaudes comme je les aime. Une Bd qui ne marquera peut-être pas l'histoire de la Bd, mais qui se laisse gentiment lire...
Le vieil homme qui n’écrivait plus
Pourtant fan de l'oeuvre de Sokal, là j'avoue ne pas avoir accroché à l'histoire légèrement "cousue de fils blancs". Une impression de déjà lu quelque part qui gâche le plaisir de lecture ... Malgré une illustration très belle, loin des canardos mais tout aussi expressive ... Dommage ...
Coeur Tam-Tam
C'est une bande dessinée coup de coeur, qui vous transporte dans le monde d'un vieux briscard qui vit encore à l'africaine ... Pour moi une bonne histoire qui m'a surtout touchée par le "style graphique" si spécial et des couleurs superbes. Je l'avoue côté scénario quelques faiblesses dues obligatoirement au format One Shot qui limite le développement de l'histoire, on aurait aimé en savoir plus sur le mystérieux trésor et surtout le passé d'Eugène en Afrique. ATTENTION, cette BD ne se déroule donc pas en Afrique (du moins très peu) ... Un achat coup de coeur comme je le dis donc qui satisfera tout les passionnés d'Afrique et de belles histoires...
L'Enfant de l'Orage
La couverture, le titre et le petit texte au dos (recopié par le posteur de cette série sur la fiche technique) attirent vraiment le regard. Malheureusement, cette BD n'est pas à la heuteur de ces promesses. Elle est pas mal, sans plus. La suite relèvera peut-être le niveau ? Le dessin est pas mal, un peu maladroit mais sympathique, et les couleurs faites à l'ordi vont assez bien. Le scénar est quant à lui hyper classique, mais on le suit quand même sans trop de problèmes, ne se demandant même pas où tout cela va nous mener, puisque c'est dit en première page. J'ai surtout été déçue à la dernière page, quand je me suis rendue compte qu'il ne s'était toujours (presque) rien passé. Il y a un peu trop de dialogues "pour ne rien dire" (on a l'impression que les personnages ne savent pas se taire, il faut que toute case ait une bulle, même si ça ne change rien), ce qui ne gache pas le dessin mais donne parfois des scènes qui "ne sonnent pas juste", où on se serait attendu à un peu de silence. Malgré tout, c'est un album agréable à lire, que je suivrai surement.
Tsubasa
Un manga one-shot, voilà qui est assez rare pour le signaler ! Difficile et délicat, le sujet traité le démarque de l'immense majorité de ce qui se fait en manga. Spécial également, le traitement de l'histoire, ou plutôt du thème. Déjà le dessin ne me plaît qu'à moitié : les visages ont tendance à se ressembler, et sont parfois assez laids (personnages féminins surtout)... et l'utilisation occasionnelle de trames de fond flashantes et d'assez mauvais goût ne relève pas forcément cette impression. L'histoire par contre, laisse la part belle aux réflexions et sentiments du héros, tiraillé entre plusieurs positions, un peu perdu entre son éducation, son amour pour la patrie, sa famille, les sentiments des gens envers lui, fierté, pitié, reconnaissance, tristesse, incompréhension... De ce fait, le découpage en chapitres est un peu artificiel. Le ton globalement mélancolique, par contre, ne l'est pas, et nous imprègne peu à peu au fur et à mesure de la lecture, jusqu'à la fin, assez poignante. Loin d'être une réflexion approfondie sur le destin de ces jeunes pilotes qui se sont sacrifiés, "Tsubasa" a cependant pour lui de montrer différents points de vue, de montrer qu'ils existaient à l'époque et que ces "kamikazes" qui ont inspiré la peur, le respect, qu'on a pu croire fous, aveugles ou d'un courage extrême, étaient finalement des hommes.
Tsubasa
Une fois de plus, voici un manga qui m'a étonné. Tout d'abord, par son sujet qui est assez différent de la production habituelle et puis pour son dessin qui est lui aussi assez singulier. La période qui est décrite, ici, se situe à la fin de la seconde guerre mondiale et c'est dans cette époque agitée que Ayumi Tachihara nous dresse le portrait d'un kamikaze qui se prépare à vivre ses derniers instants. A travers ces angoisses et ses espoirs, l'auteur nous décrit les derniers jours de ce pilote. On fini par s'attacher à ce personnage courageux et déterminé et c'est avec beaucoup d'interêt qu'on l'accompagne jusqu'au crépuscule de sa vie. Comment peut-on se donner la mort pour une cause qui à ce moment du récit est concidérée comme perdue ? C'est assez incroyable et pourtant nous faisons face à une réalité historique. J'ai trouve le sujet très interessant. C'est plutôt bien écrit et jusqu'au bout de l'album l'espoir anime notre lecture. Comme je l'ai dit plus haut, le dessin de l'auteur est assez particulier. Les avions sont très bien dessinés mais le profil des personnages est souvent similaire. De ce fait, on ne reconnait pas toujours les différents protagonistes liés à cette histoire. Malgrès cela, je me suis vite habitué au coup de pinceau du dessinateur. Les visages sont brûlants de vérité et d'un point de vue visuel, les émotions sont très bien rendues. Tsubasa m'a beaucoup plus. Quelque part, je pense que l'on peut dire que ce one-shot est un hymne à la mort et au courage. A conseiller !
Les Livres de Vie (Le Livre de Jack / Sam)
Je n'ai lu que le premier tome, je pensais d'ailleurs que c'était en un tome jusqu'aux dernières pages... Le dessin est pas mal, mais rappelle beaucoup (trop ?) Troll. L'histoire a un rythme assez rapide, ça se lit vraiment vite et j'ai l'impression d'un vide, il manque quelque chose, peut être de la profondeur... Ce qu'il y a d'écrit derrière la bd, bah, on le ressent pas, en tout cas pas à la fin du premier tome. Mais je compte lire la suite...
Les Feux d'Askell
Comme Dessineux, Mourier est très bon, vraiment très bon ! Ses planches, tout en couleurs directes, sont à l'image de la plastique de son héroïne pulpeuse : superbes. Mais voilà, je trouve le scénario pas vraiment à la hauteur et manquant cruellement d'originalité et de profondeur. Certes, on voit que Arleston sait maîtriser son "sujet" mais rien de plus. L'équipage de l'Ode est plutôt hétéroclite quoique assez stéréotypé : Keresquin de Villoque -Poête et balladin- Dao'ian -mercenaire- Cybil -Danseuse érotique et spécialiste du fouet- Brumaire Courte Dague -Voleur et lanceur de couteaux- et enfin Tittle -mousse-. Dans son ensemble, "Les feux d'Askell" est à peine mieux que "Les Ailes du Phaeton" mais se distingue de ce dernier par des planches de toute beauté. Série inachevée, les 2 premiers tomes forment toutefois un mini-cycle complet. Quant au 3e, il est superflu dans l'état actuel des choses. Ceci dit, ce n'est pas la plus mauvaise série d'Arleston. Cependant, je me demande dans quelle mesure il ne vaudrait pas mieux que cette série reste inachevée . . . on a bien vu ce que pouvait donner une suite à une série laissée à l'abandon pendant tout un temps puis reprise par les auteurs pour la conclure de manière exécrable : dixit "les Maîtres Cartographes".
La Belette
Suite aux avis publiés ici, j'attendais sans doute un peu trop de cette BD et j'ai été relativement déçu. Commençons par le dessin. J'aime bien le style, j'aime bien les décors tout simples et le noir et blanc. Je n'aime pas les visages des personnages (à quoi sert-il de faire tant ressembler les "citadins" à des têtes d'elfes étirées à l'extrême ? Et pourquoi rendre tout tordu le voisin ?). Pourtant à y regarder de près, on voit que c'est avec talent que les dessins ont été faits (ça m'a fait penser bizarrement à un mélange de Hugo Pratt et de Caza (notamment à cause des têtes d'elfes des "citadins")) et il faut donc croire que de faire les portraits ainsi était un choix... Je ne l'approuve pas franchement. Ensuite, concernant l'histoire en elle-même, eh bien je ne lui trouve rien de fantastique. Je préfère Silence, du même auteur, comme BD portant sur les mêmes thèmes (un jeune enfant mentalement déficient qui se révèle avoir quelques pouvoirs, de la sorcellerie, la confrontation entre une vision druidique/animiste du monde et la vision moderne occidentale, etc...). Alors que je partais sur un bon a priori, je n'ai pas été charmé par cette BD comme je l'aurais aimé, et je reste sur une impression d'histoire presque banale et sans grande envergure. Dommage...
Canardo
Comme toute série relativement longue et étirée sur le temps, il est dur de noter une série comme "Canardo". En effet, la plupart des premiers albums sont franchement bien ("Le Chien Debout", "Raspoutine", "Noces de Brumes", "L'Amerzone"...). Mais à l'inverse, les plus récents sont vraiment médiocres. Je viens de lire hier soir "La fille qui rêvait d'horizon". Ca ressemble à un film américain où la tension et l'attente se doivent d'être puissantes durant les 3/4 de l'histoire, mais où l'émotion ne passe pas pour moi, puis où l'attente doit laisser la place à l'action comme dans un final de film hollywoodien et où, justement, l'action est ratée et ne ressort pas du tout en BD ici. De même, "Le buveur en col blanc" ou "La nurse aux mains sanglantes" que j'avais lus peu avant, m'avaient laissé le sentiment d'avoir lu deux histoires courtes sans envergure ni intérêt. A se demander ce qui a poussé Sokal à les écrire et dessiner... Quand on compare aux premiers tomes, on ne retrouve pas la force et l'émotion qui se dégageaient des histoires du début, parfois dérangeantes, parfois violentes, mais toujours intenses et puissantes. Bref, je vous conseille l'achat ou au moins la lecture des premiers tomes, et inversement, je déconseille celle des derniers (ceux parus après "l'Amerzone", en gros).