Le Chant d'Excalibur

Note: 2.71/5
(2.71/5 pour 42 avis)

Avec l'aide de quelques pintes de bière et de la jeune Gwyned, Merlin va chercher à bouter la chrétienté hors d'Irlande et à sauver un monde de magie et d'enchantements peu a peu détruits par les nouvelles croyances.


Christophe Arleston École européenne supérieure de l'image Heroic-Fantasy (pour de rire) Lanfeust Mag Mythes arthuriens

En ces temps qui suivent l'an mil, l'irlande a sombré dans une christianisation forcenée. La magie y a presque disparu. La fabuleuse épopée du Roi Arthur, unificateur des Royaumes de Bretagne cinq siècle plus tôt, a été déformée au profit d'un graal imaginaire. Envahie par le prêtres, leurs buchets et leurs impôts, désertée par les elfes, les lutins, les fées et les dragons, l'Irlande n'est plus que l'ombre d'elle même. Le druide Merlin, endormi depuis cinq siècles par un maléfice de Morgane, s'est réveillé de fort mauvaise humeur et particulièrement assoifé. Ayant retrouvé la Dame du Lac, il a vite compris que si la magie disparaissait, il perdait son immortalité. Il oeuvre donc à la survie des anciennes forces, avec l'aide de Guynned. Guynned est une jeune descendante du Chevalier Galahad. Ce garçon manqué est l'élue de la Dame du Lac qui lui a confié Excalibur, l'épée enchentée. C'est à elle, avec l'aide de Merlin, de rétablir le vieux Royaume et de rendre la vie au petit peuple des créatures enchantées. Elle même fille d'une Oryade, elle peut parler aux arbres, qui ont rarement de la conversation. Enfin, Merlin et Guynned auront à faire face tout au long de leur quête à de multiples dangers ainsi qu'à Mordred, grand évêque de Ran Boru et représentant du pape Benoit IX, un homme aussi méchant qu'intelligent. Il considère le retour de Merlin comme un affront personnel, c'est un ennemi zélé et implacable par ailleurs plein de surprises...

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Juillet 1998
Statut histoire Série terminée (premier cycle en 6 tomes) 6 tomes parus
Couverture de la série Le Chant d'Excalibur
Les notes (42)
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11/07/2001 | ethan
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L'avatar du posteur Noirdésir

Mouais. Dans la longue bibliographie d’Arleston chez Soleil, cette série n’est clairement pas la plus réussie ! Je l’ai trouvé en tout cas très décevante. Si l’idée de parodier le monde de Merlin n’est pas mauvaise (à défaut d’être originale), avec un Merlin revenant sur ses terres quelques siècles plus tard, au temps de la christianisation triomphante – un Merlin grossier, râleur et pochetron (sans doute aurait-il fallu accentuer encore ces traits ?) – j’ai trouvé que les quelques bonnes idées étaient rapidement diluées dans des intrigues quelconques. On y a certes ajouté de la fantasy, et un univers médiéval de pacotille peut être un bon point de départ. Mais là, j’ai trouvé l’humour souvent lourd, l’intrigue manquant d’originalité, et n’ai poursuivi ma lecture qu’avec lassitude. A réserver à un jeune lectorat je pense, mais alors pas difficile.

20/04/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

En 1998, Arleston revisite aussi le personnage de Merlin qui dans cette décennie, inspire plusieurs auteurs de BD (le Merlin d'Istin et Lambert, celui de Sfar et Munuera, celui de Chauvel et Lereculey dans Arthur). Ici, c'est de la fantasy celtique où se mêlent aventure, humour et magie, mais qui force plus sur l'aspect humoristique, un peu comme une sorte de pastiche. Mais c'est aussi une épopée haute en couleurs, peuplée de personnages intéressants, de références au mythe arthurien et de clins d'oeil fort savoureux. Le personnage de Merlin en lui-même est traité par les auteurs comme un magicien pas sérieux, aux allures de poivrot lubrique qui ne pense qu'à vider des pintes de bière. L'idée de départ est bonne, vouloir ressusciter dragons, fées, lutins, licornes et druides de l'ancien temps pour les opposer aux prêtres de la chrétienté, ça donne parfois de bons moments, mais cette opposition n'est pas exploitée de façon toujours subtile, plombée assez souvent par un humour lourdingue. De plus, cette épée Excalibur qui donne son titre à la série, n'est pas assez mise en valeur. Sinon, ces truculentes aventures sont bien illustrées par le crayon de Hübsch, dont le trait semi-réaliste plein de fantaisie convient à merveille à ce type de bande qui rappelle un peu certaines classiques franco-belges. A réserver plutôt à un public jeune, et à lire en bibliothèque.

17/10/2013 (modifier)
Par dut
Note: 3/5

Réécriture complète de mon avis suite à la lecture des 6 tomes. Je descend ma note à 3/5, et franchement je reste généreux car j'ai un coté nostalgique avec le chant d'excalibur... A la sortie du 1er tome, c’était un gros coup de coeur ! Arleston qui revisite les légendes arthuriennes ? Why not, y en a tellement à dire et pour le coup, même si c'est pas original, ça aura le mérite d'avoir un univers solide, le tout saupoudré d'humour un peu gras à base de jeux de mots pourris et de références douteuses. Malgré un dessin approximatif mais avec un style singulier, le 2 premiers tomes sont une vraie réussite, avec la promesse d'une belle série. Ça se gâtait un peu avec le tome 3 puis s'en est suivie un douce descente aux enfers niveau qualité, un tome 4 à la limite du grotesque, et des tomes 5 et 6 à peine mieux... D'ailleurs l'arrivé de Melanÿn pour aider Arleston pour les 2 derniers tomes, moi j'y vois 2 possibilités : soit Arleston a demandé de l'aide car il a trop de séries en cours et n'avait pas le temps de développer les scenarii de ces 2 tomes, soit c'est clairement un aveux d'impuissance et il avait plus rien a raconter dans cette histoire, alors il a demandé de l'aide... Je penses plutôt pour la deuxième hypothèse. L'humour un peu gras ne pas vraiment dérangé, étant adepte parfois de l'humour débile et en dessous de la ceinture, mais je peux comprendre que ça puisse gêner ou lasser certains. Par contre une chose qui profondément agacé : Mais à quoi sert cette putain d'Excalibur ? C'est juste un vulgaire coupe papier et n'est pas du tout exploitée scénaristiquement, quel gâchis, la série s'appelle bien pourtant "Le chant d'Excalibur" non ?... Donc un 3/5 assez généreux...

27/02/2002 (MAJ le 07/06/2013) (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

'Le Chant d'Excalibur' contient à peu près tous les défauts des scénarios d'Arleston. Pourtant, au début j'avais trouvé ça pas mal. Certes, le point de départ aurait pu servir à une histoire plus complexe que les gentils celtes contre les gros méchants de l'église catholique, mais malgré cela les deux tomes m'ont diverti. Et puis j'ai commencé à m'ennuyer durant le tome 3. Arleston étire inutilement son scénario avec des quêtes sans intérêt (le pire exemple est sans aucun doute le tome 4). En plus, l'humour qu'apporte Merlin devient de plus en plus lourd au fil des tomes. Cela devient pire lorsque le nouveau scénariste arrive. La narration devient soudainement lourde et je me fichais de plus en plus si les gentils allaient gagner ou non. La fin du tome 6 est pathétique et je me suis dit 'Tout ça pour ça ? Deux tomes auraient suffit !'. Quoique là je viens de voir que apparemment ce n'est que la fin du premier cycle... J'ai pas trop envie de lire la suite.

18/01/2012 (modifier)
Par wehner
Note: 1/5

J'aime la thématique du Moyen Âge et c'est pour cela que j'ai lu les 5 tomes. Au premier, j'ai aimé les dessins/scénario, curieux après et emmerdé à la fin. Le thème original aurait pu être bien mieux exploré, on pourrait penser aux interactions entre Celtes et Chrétiens. Cependant, on voit le retour des héros-héros (les Celtes) et des mauvais-mauvais (les Catholiques), on exalte les premiers et on piétine les derniers. Vive le manichéisme ! C'est con, c'est très con. Et si Arleston et Hubsch s'occupaient de faire une oeuvre semblable croquant le Grand Architecte de l'Univers et la Franc-Maçonnerie? Dessin bon, scénarios bien réussis, histoire floue.

15/12/2009 (modifier)
Par tolllo
Note: 2/5

Encore une série dérivée du monde de Troy, Lanfeust au pays de Merlin et des chevaliers… ah non ! Je me trompe, pardon ! Nous ne sommes pas non plus dans la conquête du Graal menée par le roi Arthur et ses chevaliers, malgré le titre référence... Une série Arleston bien pensée dans un premier temps, alÔrs... (prenant un ton volontairement ironique difficile à retranscrire par écrit). Une jeune fille décroche le droit de porter excalibur, elle est chouettement habile, et intelligente, elle a comme compagnon de désinvolture un merlin super drôle et ils partent à l’aventure. Et puis non, au fil des tomes et des années qui passent la jeune héroïne gourgandine devient énervante, crispante. Merlin l’acolyte alcoolique est un poivrot fini inintéressant au possible en plus d’être un pervers lubrique. Bref ce qui me faisait bien rire à une époque (mais comment j’ai pu trouver ça drôle ?) ne m’enchante plus vraiment, le filtre magique doit être éventée... Evidemment quelques bonnes idées sont disséminées çà et là mais ne suffisent pas à rattraper ce qui n'est plus qu'une mésaventure. Pour retrouver Merlin et la Dame du Lac façon sérieuse, je zieuterai du coté de la littérature dite sérieuse. Si je privilégie l'humour, je me tournerai vers Kaamelott. Bien plus drôle sachant combiner intelligence et "débilité" en même temps avec de vraies aventures. Elle n’a rien à voir avec la véritable légende mais qu’importe cette série là, au moins, remplit son office. 12/20 pour les jeunes et les ados qui comme moi trouveront cela drôle pendant une courte période... Je me contenterai personnellement d’un 9/20

01/04/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Le chant d'Excalibur part sur une très bonne idée: refaire vivre le grand magicien Merlin près de 500 ans plus tard dans l'Histoire pour sauver les anciennes croyances face au christianisme fanatique qui envahit les terres celtiques. Or, ici, l'humour fait véritablement mouche pour notre plus grand bonheur. J'ai adoré ces dialogues ciselés et corrosifs comme sait si bien le faire Arleston. Le dessin n'est pas en reste puisqu'il n'est pas du tout mauvais. Bref, nous avons une série assez sympa à la lecture. On y découvre un Merlin plutôt original qui change de la donne habituelle. Il y a de la fantaisie dans l'air ! Un classique de l'héroïc fantasy qu'il faut lire au moins une fois dans sa vie.

05/11/2008 (modifier)
Par Arno
Note: 1/5

Une trame de départ qui fait très lieu commun (la survivance des païens contre la chrétienté médiévale) mais qui restait pleine de potentialité narrative. Malheureusement, tout ce qui pouvait sembler intéressant dans les intrigues est lourdement plombé par l' "humour" d'Arleston, qui dans cette série se laisse un peu aller. Un peu voire franchement. Comment définir cet "humour"? Disons que c'est entre l'enfant qui répète "pipi caca" et le vieux sénile qui répète "gnn gnn toute nue la fifille". C'est-à-dire qu'on se demande si Arleston veut créer un effet ou s'il est vraiment un peu beauf. C'est limite. On dirait un gamin de collège catho, qui se paie sa crise de fou-rire parce qu'il a dit une bêtise sur monsieur le curé et parce qu'il a dessiné un truc osé sur la porte des w.c. C'est surtout dans la répétition qu'on voit ça, et c'est sans doute pour cette raison que les gens semblent mieux aimer le premier tome. Donc si vous voulez lire des allusions aux odeurs corporelles à chaque page, allez-y, cette série est pour vous. Si l'histoire conserve tout-de-même un intérêt? Je sais pas, j'ai tourné les pages en me demandant quelle serait la blague à Gros Dégueulasse ou à Petit Puceau dans la suivante, donc à partir du quatrième tome j'ai commencé à perdre le fil. Pour les trois premiers, disons que ça peut aller, mais au delà, la trame de fond est-elle autre chose qu'un prétexte pour les grosses blagues? Par contre j'ai bien aimé un dessin volontairement modeste et en fait impeccablement maîtrisé, pour une lecture fluide. Je crois qu'en fait après le premier tome il n'y a plus que le dessin qui tient la série... (Sauf le dessin des Neanderthals : Faut pas charrier quand-même). Sinon, ouais, le truc de la lutte contre l'obscurantisme et l'intolérance de la religion, c'est pas trop des touches subtiles, là... ça ressemble plutôt à de l'obscurantisme et de l'intolérance païens, par moments. Voire même du fondamentalisme païen, vu le nombre de chrétiens occis et le caractère primairement mauvais des responsables religieux.

16/07/2007 (modifier)
Par kalish
Note: 1/5

Série mineure d'Arleston, qui a partir du tome 5 ne fait que la coscénariser. Merlin se réveille alors que la chrétienté prend une grande ampleur en Irlande, il doit donc faire revenir la magie et les anciennes traditions, pour cela il est accompagné d'une pucelle descendante d'un des chevaliers d'Arthur... Une gamine colérique qui découpe à tours de bras, un Merlin alcoolique et pervers, une quête. Bon, sympa, ça peut se laisser lire. Mais finalement, chaque tome peut limite être lu séparément, une histoire de légende à chaque fois et aucune progression dans l'histoire. Depuis deux tomes, on entend même plus parler de celui qu'on pensait être le grand méchant de l'histoire. Autrement dit une série qui pourrait ne jamais avoir de fin. Quand au dessin ; au début c'était moyen, mais ça collait bien à l'histoire et à l'humour. Puis on se rend compte que ça manque vraiment d'ampleur, de détail ou d'arrière plan. Le réveil des dieux romains par exemple aurait pu faire une très belle double page. Et finalement le dessin se dégrade de plus en plus au point que dans le dernier volume, on ne reconnaît plus l'héroïne. Une série qui manque cruellement d'identité.

20/06/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

Une série heroic-fantasy jeunesse que je trouve assez médiocre. Au niveau du dessin, le début de la série commence comme du sous-Loisel, correct au niveau des personnages, médiocre au niveau des décors. A partir du troisième tome, le dessin change de style pour devenir du franco-belge très moyen, parfois même tout juste digne d'un fanzine. La couverture de ce troisième tome est particulièrement moche par exemple. Au niveau du scénario, il s'agit d'une récupération, cinq siècles plus tard, de personnages de la légende Arthurienne, avec comme quête de restaurer les anciennes croyances face au méchant Christianisme. Et nous voilà avec un gros Merlin poivrot et vulgaire, une guerrière pucelle qui tranche sans vergogne les gorges des soldats chrétiens (ce sont les méchants alors c'est rigolo de leur faire gicler le sang, n'est-ce pas ?), un petit lutin avec un couteau suisse à partir du tome 2 et bien sûr un sale évêque-sorcier méchant méchant. Et hop, il suffit ensuite de les lancer dans des quêtes fantasy à deux balles : le gentil village à protéger, le chateau magique à... protéger encore, et puis ensuite aller chercher Merlin kidnappé à Rome... Des intrigues banales et sans interêt, parsemées d'humour assez vulgaire (même si j'avoue avoir rigolé deux ou trois fois). Je me suis ennuyé à ma lecture, voilà tout.

24/08/2006 (modifier)