Bonne petite BD, rafraîchissante, tranquille, ça se lit facilement et se relit de temps en temps.
C’est vrai que les premières pages sont biens sans plus, mais la mayonnaise prend rapidement. J’ai personnellement accroché avec la scène de l’auto-stoppeuse, arf, mort de rire ! A partir de la, ma lecture a été très agréable.
Bon forcement il faut accrocher un minimum aux histoires de tous les jours, si vous voulez des combats et de l’aventure, passez votre chemin. On a ici un belle tranche de rigolade, de tendresse, d’amitié et une belle morale sur la définition d’une vie réussie : serais je plus heureux si j’étais Bill Gates ? Sans doute pas… et c’est ce que nous explique cette BD.
Pour résumer : Sympa, sans prétention, que du bonheur ! Et en plus c’est pas cher, because collection Encrages.
Alerté par les très bons avis ci-dessous, j’ai acheté les yeux fermés.
Bon je trouve ça pas mal, mais pas révolutionnaire non plus.
Le point fort est bien sur le scénario : très original, bien fait, et surtout il réveille en nous ce rêve de perdition dans l’inconnu.
Qui n’a jamais cherché, étant môme, un coin de forêt, bien caché, difficile d’accès, pour créer une cabane, un repère, un lieu où personne d’autre n’est jamais venu auparavant, un lieu difficile a trouver ? Qui n’a jamais rêvé d’être un explorateur dans une pyramide égyptienne, découvrant une nouvelle salle secrète que personne ne connaissait ? Si vous approuvez de la tête, alors vous m’avez compris. C’est ce que j’ai ressenti en lisant cette BD. On voudrait, nous aussi, aller se perdre dans les profondeurs de ce bateau.
Bon, cela étant dit, c’est tout ! Le reste du scénario est quand même très simple et la fin est décevante. Le dessin, ben, c’est du Blain quoi, on aime ou on aime pas. Moi ça ne me choque pas, mais je trouve dommage qu’il soit si difficile de reconnaître les personnages d’une page à l’autre.
Bon, une BD sympa, qui base tout sur cette ambiance de découverte de l’inconnu dans les entrailles d’un bateau. A lire, sans doute, mais c’est pas non plus une BD inoubliable. Mais ceci n’engage que moi !
Un album de 72 planches (même plus cher) c'est sympa.
L'histoire est plutôt prenante, et les dessins clairs. Je ne suis pas fan des couleurs, sans pour autant les trouver moches, et il y a quelques scènes difficiles à saisir.
Cependant la fin très sèche du premier tome nous donne envie de connaître la suite (technique un peu enervante parfois), car au final on a passé un bon moment à la lecture de cette histoire de vampires.
Je conseille l'achat pour ceux qui ont aimé les autres séries de transgénèse, car l'histoire est interessante, le developpement du propos continue.
Mais je n'aime pas du tout le dessin de Damour (dommage d'autant plus que dans Nash ça passait bien), non seulement il a toujours du mal à dessiné un enfant qui ne serait pas inquietant (c'est peut-être voulu, mais je ne vois pas pourquoi). Mais les dessins sont trop crayonnés, pas finis (c'est l'impression que j'ai), les plans d'ensemble manquent de détails. Ce qui tranche beaucoup avec Fides et l'ancetre programmé qui avaient une cohérence graphique, ici on reconnait à peine certains personnages, ce qui est dommage.
Un effort pour la suite please.
Bonne série, les dessins sont supers et les paysages sont grandioses!
A la montagne on s'y croirait et j'ai presque froid rien que d'y penser...
J'ai une préference pour le tome cinq malgré une petite déception personelle à la fin car j'avais bien craqué sur le beau et charmant Névé...
Ahhhh... Léonard le génie a bercé ma tendre enfance de son humour vraiment très spécial, surtout axé sur le comique de situation.
Surtout composés d'histoires courtes (de 1 à quelques pages), les différents albums de cette série s'en tirent plutot bien, même si les derniers font bien pâles figures comparés aux, disons, 15 premiers.
Toujours ce même problème : sur la longueur, l'originalité s'estompe, c'est inéluctable... :)
Nous voci donc en présence de deux des personnages les plus atypiques de la bande dessinée franco-belge : Léonard le génie et son disciple.
Certes, les gags tournent vite en boucle (le réveil du disciple, grand classique de l'ensemble des albums, a grand renfort de cornes de brumes, etc...) mais on s'amuse tout de même à suivre les aventures de ces deux personnages.
Un petit coté sympa : le chat et la souris, toujours à faire n'importe quoi à l'arrière plan de l'ensemble des cases de la BD. Ca ajoute un nouvel aspect comique (nouveau à l'époque de son edition, entendons nous bien) assez sympathique.
Le style graphique est, une fois de plus dans ce genre d'ouvrages, typique du style humoristique franco-belge : des formes bien rondes en ligne claire, assez grasses, alliées à une mise en couleur simple et efficace, à tendance vive.
Oui, Léonard est vraiment sympa (surtout enfant), mais de là a tout acheter... non non... il en traine plein les bibliothèques :)
Je n'ai lu pour l'instant que les deux premiers tomes de cette série, et modifierai mon avis en temps et en heure ;)
Marlysa est souvent comparée dans sa présentation à la série phare de Soleil, Lanfeust. Certes, on peut dénoter certaines similitudes à l'ensemble de tout ça, mais l'humour de la série d'Arleston n'est pas présent ici, où une quête au premier plan active les héros.
Le scénario est tout à fait correct, et surtout est assez actif : on ne s'ennuie pas une minute, ce qui est un bon point !
Rien de fracassant, bien sûr, mais un bon moment de lecture, donc, et qui promet une suite vraiment sympa.
Après un premier tome qui permet de mettre bien en place l'univers et de présenter les personnages, suit un déroulement assez bien construit qui permet de faire durer l'attention du lecteur... c'est plutot bien conté.
Le système de narration est assez original : c'est un des aventuriers, compagnon de Marlysa, qui nous donne sa version des faits sans pour autant alourdir la BD comme dans Arthur, par exemple. Ses interventions sont en effet très discretes.
Les illustrations, qui peuvent rappeller celles de Crisse (qui est d'ailleurs le concepteur du storyboard de cet album, comme c'est etrange :)), sont assez rondes et surtout très colorées, faisant justement un peu penser au style du dessinateur d'Atalante. (Mauvais point, j'aime pas du tout le style. argh !) La mise en couleur est assez bonne, bien colorée (et elle s'améliorera au fil des albums), et joue un rôle primordial dans l'instauration de l'ambiance si particulière à cette série.
Une bonne série, en somme, sans pour autant être miraculeuse :)
Mister O, ou l'apologie du minimalisme sous sa forme la plus simple !
Pour le coup, Trondheim fait assez fort, je l'avoue. Le pari n'était pas facile : narrer les aventures d'une patatoïde à forme humaine, dans un univers de patatoïdes à forme humaine, dont le seul but est de franchir le gouffre séparant les deux parties des très nombreuses vignettes de cette BD, et ce sur l'ensemble de l'album...
Mais je dois avouer que le résultat est assez sympa. Attention, calmons les ardeurs : Fubuki trouve cette série hilarante, je la trouve pour ma part "distrayante". Ce qui est déjà très fort tant le sujet aurait pu être ennuyeux, au final.
La grosse restriction que s'est donné l'auteur : l'absence de tout texte, quel qu'il soit. Avec un sujet pareil et avec une contrainte telle, le tout aurait pu etre vraiment mauvais, soit trop subtil, soit trop abstrait... soit trop chiant, tout simplement.
Mais Trondheim s'en tire vraiment très bien !
Toutefois, pas de quoi acheter l'album, si vous voulez mon avis. La lecture des différentes planches en pré-publications m'ont bien suffit, et si la surprise est au rendez vous dans les premieres planches, on se fait vite à ce style assez nouveau.
La BD ne fait que 32 pages, tant mieux ! car c'est une longueur parfaite pour ce type d'exercice auquel c'est attelé Trondheim ici, et faire plus long aurait surement entaché la qualité générale de l'ouvrage.
Le style graphique de Trondheim, on ne le présente plus. Très simple, soit on déteste, soit on adore. Pour ma part, je suis assez charmé par ce style très minimaliste mais qui mais très bien en image les pensées de l'auteur.
Bref... une curiosité qui mérite qu'on sy intéresse, tout de meme... :)
Un monde absurde mais parfaitement cohérant, comme corbeyran sait les construire...
Ca se lit bien, c'est original et interressant.
Mais il y a je ne sais quelle maladresse dans le dessin et le scénar qui me retiennent de mettre une meilleure note.
Peut-être est-ce un peu trop froid, on s'attache pas assez aux personnages ? Ou peut-être est-ce un peu trop compliqué pour que le lecteur soit vraiment passionné...
2nd cycle : je viens d'achever le second cycle, qui traite des malheurs d'une population asservie en société de consomation par l'administration d'un grand magasin.
Les dessins comme le rythme de la série se sont nettement améliorés, mais à présent c'est l'originalité de l'histoire que je remet en question (décidément je ne suis jamais satisfaite :) ) : le monde si bien immaginé par Corbeyran a changé, et si ce qui lui fait place reste intriguant et étrange, ce n'est pas nouveau, et l'histoire qui y prend place l'est encore moins. Enfin à vous de voir. Les nouveaux personnages sont très sympa, et le tout avance beaucoup plus vite.
Ici débute l'histoire de cette esclave des hommes qui finira par rendre les hommes esclaves.
Le scénario se présente comme une histoire simple du temps où les hommes considéraient leurs contemporains comme des animaux sans âme. Ce qui est plaisant, c'est de voir une femme provoquer leur bassesse sans prononcer une parole ! Mais elle est douée pour les utiliser malgré eux.
J’aime beaucoup le récit, on y trouve le goût de la vengeance et les lâchetés des humains (hommes, femmes confondus). Grâce à Fulù, on reprend espoir.
Le graphisme est plutôt simple, un peu caricatural, sous certains angles un peu grossier. La couleur a tendance à se fondre sur certaines planches - elle est basique, les détails ne sont pas peaufinés. Mais finalement, l'ensemble est passable et se laisse lire agréablement.
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Quelques jours avec un menteur
Bonne petite BD, rafraîchissante, tranquille, ça se lit facilement et se relit de temps en temps. C’est vrai que les premières pages sont biens sans plus, mais la mayonnaise prend rapidement. J’ai personnellement accroché avec la scène de l’auto-stoppeuse, arf, mort de rire ! A partir de la, ma lecture a été très agréable. Bon forcement il faut accrocher un minimum aux histoires de tous les jours, si vous voulez des combats et de l’aventure, passez votre chemin. On a ici un belle tranche de rigolade, de tendresse, d’amitié et une belle morale sur la définition d’une vie réussie : serais je plus heureux si j’étais Bill Gates ? Sans doute pas… et c’est ce que nous explique cette BD. Pour résumer : Sympa, sans prétention, que du bonheur ! Et en plus c’est pas cher, because collection Encrages.
Le réducteur de vitesse
Alerté par les très bons avis ci-dessous, j’ai acheté les yeux fermés. Bon je trouve ça pas mal, mais pas révolutionnaire non plus. Le point fort est bien sur le scénario : très original, bien fait, et surtout il réveille en nous ce rêve de perdition dans l’inconnu. Qui n’a jamais cherché, étant môme, un coin de forêt, bien caché, difficile d’accès, pour créer une cabane, un repère, un lieu où personne d’autre n’est jamais venu auparavant, un lieu difficile a trouver ? Qui n’a jamais rêvé d’être un explorateur dans une pyramide égyptienne, découvrant une nouvelle salle secrète que personne ne connaissait ? Si vous approuvez de la tête, alors vous m’avez compris. C’est ce que j’ai ressenti en lisant cette BD. On voudrait, nous aussi, aller se perdre dans les profondeurs de ce bateau. Bon, cela étant dit, c’est tout ! Le reste du scénario est quand même très simple et la fin est décevante. Le dessin, ben, c’est du Blain quoi, on aime ou on aime pas. Moi ça ne me choque pas, mais je trouve dommage qu’il soit si difficile de reconnaître les personnages d’une page à l’autre. Bon, une BD sympa, qui base tout sur cette ambiance de découverte de l’inconnu dans les entrailles d’un bateau. A lire, sans doute, mais c’est pas non plus une BD inoubliable. Mais ceci n’engage que moi !
Volunteer
Un album de 72 planches (même plus cher) c'est sympa. L'histoire est plutôt prenante, et les dessins clairs. Je ne suis pas fan des couleurs, sans pour autant les trouver moches, et il y a quelques scènes difficiles à saisir. Cependant la fin très sèche du premier tome nous donne envie de connaître la suite (technique un peu enervante parfois), car au final on a passé un bon moment à la lecture de cette histoire de vampires.
Transgénèse - 2035-2039 - Le Silence de la terre
Je conseille l'achat pour ceux qui ont aimé les autres séries de transgénèse, car l'histoire est interessante, le developpement du propos continue. Mais je n'aime pas du tout le dessin de Damour (dommage d'autant plus que dans Nash ça passait bien), non seulement il a toujours du mal à dessiné un enfant qui ne serait pas inquietant (c'est peut-être voulu, mais je ne vois pas pourquoi). Mais les dessins sont trop crayonnés, pas finis (c'est l'impression que j'ai), les plans d'ensemble manquent de détails. Ce qui tranche beaucoup avec Fides et l'ancetre programmé qui avaient une cohérence graphique, ici on reconnait à peine certains personnages, ce qui est dommage. Un effort pour la suite please.
Névé
Bonne série, les dessins sont supers et les paysages sont grandioses! A la montagne on s'y croirait et j'ai presque froid rien que d'y penser... J'ai une préference pour le tome cinq malgré une petite déception personelle à la fin car j'avais bien craqué sur le beau et charmant Névé...
Léonard
Ahhhh... Léonard le génie a bercé ma tendre enfance de son humour vraiment très spécial, surtout axé sur le comique de situation. Surtout composés d'histoires courtes (de 1 à quelques pages), les différents albums de cette série s'en tirent plutot bien, même si les derniers font bien pâles figures comparés aux, disons, 15 premiers. Toujours ce même problème : sur la longueur, l'originalité s'estompe, c'est inéluctable... :) Nous voci donc en présence de deux des personnages les plus atypiques de la bande dessinée franco-belge : Léonard le génie et son disciple. Certes, les gags tournent vite en boucle (le réveil du disciple, grand classique de l'ensemble des albums, a grand renfort de cornes de brumes, etc...) mais on s'amuse tout de même à suivre les aventures de ces deux personnages. Un petit coté sympa : le chat et la souris, toujours à faire n'importe quoi à l'arrière plan de l'ensemble des cases de la BD. Ca ajoute un nouvel aspect comique (nouveau à l'époque de son edition, entendons nous bien) assez sympathique. Le style graphique est, une fois de plus dans ce genre d'ouvrages, typique du style humoristique franco-belge : des formes bien rondes en ligne claire, assez grasses, alliées à une mise en couleur simple et efficace, à tendance vive. Oui, Léonard est vraiment sympa (surtout enfant), mais de là a tout acheter... non non... il en traine plein les bibliothèques :)
Marlysa
Je n'ai lu pour l'instant que les deux premiers tomes de cette série, et modifierai mon avis en temps et en heure ;) Marlysa est souvent comparée dans sa présentation à la série phare de Soleil, Lanfeust. Certes, on peut dénoter certaines similitudes à l'ensemble de tout ça, mais l'humour de la série d'Arleston n'est pas présent ici, où une quête au premier plan active les héros. Le scénario est tout à fait correct, et surtout est assez actif : on ne s'ennuie pas une minute, ce qui est un bon point ! Rien de fracassant, bien sûr, mais un bon moment de lecture, donc, et qui promet une suite vraiment sympa. Après un premier tome qui permet de mettre bien en place l'univers et de présenter les personnages, suit un déroulement assez bien construit qui permet de faire durer l'attention du lecteur... c'est plutot bien conté. Le système de narration est assez original : c'est un des aventuriers, compagnon de Marlysa, qui nous donne sa version des faits sans pour autant alourdir la BD comme dans Arthur, par exemple. Ses interventions sont en effet très discretes. Les illustrations, qui peuvent rappeller celles de Crisse (qui est d'ailleurs le concepteur du storyboard de cet album, comme c'est etrange :)), sont assez rondes et surtout très colorées, faisant justement un peu penser au style du dessinateur d'Atalante. (Mauvais point, j'aime pas du tout le style. argh !) La mise en couleur est assez bonne, bien colorée (et elle s'améliorera au fil des albums), et joue un rôle primordial dans l'instauration de l'ambiance si particulière à cette série. Une bonne série, en somme, sans pour autant être miraculeuse :)
Mister O
Mister O, ou l'apologie du minimalisme sous sa forme la plus simple ! Pour le coup, Trondheim fait assez fort, je l'avoue. Le pari n'était pas facile : narrer les aventures d'une patatoïde à forme humaine, dans un univers de patatoïdes à forme humaine, dont le seul but est de franchir le gouffre séparant les deux parties des très nombreuses vignettes de cette BD, et ce sur l'ensemble de l'album... Mais je dois avouer que le résultat est assez sympa. Attention, calmons les ardeurs : Fubuki trouve cette série hilarante, je la trouve pour ma part "distrayante". Ce qui est déjà très fort tant le sujet aurait pu être ennuyeux, au final. La grosse restriction que s'est donné l'auteur : l'absence de tout texte, quel qu'il soit. Avec un sujet pareil et avec une contrainte telle, le tout aurait pu etre vraiment mauvais, soit trop subtil, soit trop abstrait... soit trop chiant, tout simplement. Mais Trondheim s'en tire vraiment très bien ! Toutefois, pas de quoi acheter l'album, si vous voulez mon avis. La lecture des différentes planches en pré-publications m'ont bien suffit, et si la surprise est au rendez vous dans les premieres planches, on se fait vite à ce style assez nouveau. La BD ne fait que 32 pages, tant mieux ! car c'est une longueur parfaite pour ce type d'exercice auquel c'est attelé Trondheim ici, et faire plus long aurait surement entaché la qualité générale de l'ouvrage. Le style graphique de Trondheim, on ne le présente plus. Très simple, soit on déteste, soit on adore. Pour ma part, je suis assez charmé par ce style très minimaliste mais qui mais très bien en image les pensées de l'auteur. Bref... une curiosité qui mérite qu'on sy intéresse, tout de meme... :)
Le Fond du Monde
Un monde absurde mais parfaitement cohérant, comme corbeyran sait les construire... Ca se lit bien, c'est original et interressant. Mais il y a je ne sais quelle maladresse dans le dessin et le scénar qui me retiennent de mettre une meilleure note. Peut-être est-ce un peu trop froid, on s'attache pas assez aux personnages ? Ou peut-être est-ce un peu trop compliqué pour que le lecteur soit vraiment passionné... 2nd cycle : je viens d'achever le second cycle, qui traite des malheurs d'une population asservie en société de consomation par l'administration d'un grand magasin. Les dessins comme le rythme de la série se sont nettement améliorés, mais à présent c'est l'originalité de l'histoire que je remet en question (décidément je ne suis jamais satisfaite :) ) : le monde si bien immaginé par Corbeyran a changé, et si ce qui lui fait place reste intriguant et étrange, ce n'est pas nouveau, et l'histoire qui y prend place l'est encore moins. Enfin à vous de voir. Les nouveaux personnages sont très sympa, et le tout avance beaucoup plus vite.
Fulù
Ici débute l'histoire de cette esclave des hommes qui finira par rendre les hommes esclaves. Le scénario se présente comme une histoire simple du temps où les hommes considéraient leurs contemporains comme des animaux sans âme. Ce qui est plaisant, c'est de voir une femme provoquer leur bassesse sans prononcer une parole ! Mais elle est douée pour les utiliser malgré eux. J’aime beaucoup le récit, on y trouve le goût de la vengeance et les lâchetés des humains (hommes, femmes confondus). Grâce à Fulù, on reprend espoir. Le graphisme est plutôt simple, un peu caricatural, sous certains angles un peu grossier. La couleur a tendance à se fondre sur certaines planches - elle est basique, les détails ne sont pas peaufinés. Mais finalement, l'ensemble est passable et se laisse lire agréablement.