Les derniers avis (49004 avis)

Couverture de la série Pieter Hoorn
Pieter Hoorn

Le dessin de Norma est très classique et représentatif de ce qui se faisait dans cette collection historique Vécu. C’est lisible et agréable, sans être original. Je note juste quelques erreurs de perspective – surtout dans le premier tome – donnant une sorte de plan incliné derrière certains personnages (ces défauts sont corrigés par la suite). La colorisation est un peu baveuse et moins précise dans le troisième tome (où Norma officie tout seul). Giroud, qui développait des récits historiques dans des univers très variés, nous place ici dans le dernier quart du XVIIème siècle, durant la guerre de la Ligue d’Augsbourg. L’intrigue est bien menée, mêlant habilement reconstitution historique et complots, avec des aventures maritimes au long cours. J’ai juste du mal à croire qu’un bateau planté sur le récif y reste aussi longtemps après s’être échoué, sans qu’il soit disloqué. Et j’ai trouvé les multiples rebondissements vers la fin un peu brutaux, tout s’enchaine rapidement pour conclure « dans les temps ». Mais c’est une honnête série historique, dans la bonne moyenne de la collection Vécu.

05/04/2024 (modifier)
Couverture de la série Business is business
Business is business

J’ai un ressenti un peu bizarre au sortir de cette lecture. Les auteurs dézinguent à tour de bras les politiciens véreux et arrivistes, les dirigeants d’entreprises de médias et d’armement magouilleurs, les stars du show-biz flagorneurs, le copinage des « élites », la fraude, la Françafrique (et à fric), le cynisme éhonté des « puissants », des « médiatiques », la complicité des médias de connivence, avec interviews complaisantes, etc. Au travers du dessin de Julien /cdm, et des dialogues de Lindringue, on reconnait sans peine pas mal de personnages (BHL par exemple – plutôt bien caricaturé), certains médias (les Blanchard font penser immanquablement aux Dassault). Et cette dénonciation au vitriol des compromissions, du déni de démocratie, reprend bien ce que j’ai l’habitude de lire (sur un autre ton) dans le Canard enchainé ou le Monde diplomatique. Mais voilà, sans que je puisse forcément préciser pourquoi, je reste sur ma faim. C’est peut-être justement trop monocorde, ça tourne un peu trop à la farce, et du coup ça désamorce au final en partie la charge. Et émousse peut-être en partie l’humour, en tombant dans une certaine facilité. Mais bon, la lecture n’est pas désagréable. Mais ça reste dispensable, alors que le sujet est pourtant a priori important et intéressant.

05/04/2024 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 3/5
Couverture de la série Kaamelott
Kaamelott

Je viens "d'hériter" du tome quatre... Bon, une note sympa parce que les dialogues d'Alexandre Astier, c'est du balaise et qu'ils arrivent à me faire rire, malgré le découpage laborieux des cases, qui joue énormément contre leur efficacité comique. Choix très étrange, d'ailleurs, que ce graphisme presque figuratif et cartoony pour les traits des personnages (qu'on reconnait assez bien, n'empêche !). Graphisme qui, même en fermant les yeux sur son complet manque de dynamisme (classique, pour le coup...), ne peut que nuire à la démarche absurde du récit : rien n'est fait pour mettre en valeur les réparties, ou même "l'action" ; mais je me répète. Un choix plus "tranché" de ce côté-là aurait beaucoup mieux traduit l'esprit à la fois corrosif et futile de la série télé. Vraiment une drôle d'idée, ce mix.

05/04/2024 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Maud Lewis - Toute en couleurs
Maud Lewis - Toute en couleurs

Voilà une BD "feel good". Elle nous raconte en effet, de façon romancée, une tranche de vie de l'artiste Maud Lewis, connue pour sa vie d'ascète, son style naïf et son caractère résilient. Son handicap moteur, développé dans son enfance suite à une grave maladie, l'a empêché de se déplacer normalement. Mais qu'importe, ce qui comptait pour elle c'était de pouvoir peindre la nature qui l'entourait et vivre dans l'amour de son mari dans leur maisonnette en Nouvelle-Ecosse. Cette BD lui rend un hommage modeste, à son image, en mettant des couleurs, des sourires et du positivisme dans toutes les pages. Ce n'est pas passionnant, mais cet hommage permet d'en savoir un peu plus -même si c'est romancé- sur cette artiste qui eut beaucoup de succès de son vivant. Le scénario de Mathieu Siam bénéficie du dessin d'Emeline Grolleau, à ma connaissance une débutante après avoir sorti "Mon petit orteil m'a dit" en financement participatif en 2021. Son trait fin, lui aussi naïf, correspond bien à l'univers pictural de Lewis, tout en faisant preuve d'une belle expressivité des traits des ses personnages. J'espère pouvoir voir d'autres albums de sa plume dans le futur.

05/04/2024 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Le SAV de la BD
Le SAV de la BD

Jacq pourrait être caractérisée par deux éléments : un dessin minimaliste, et un humour acerbe. Il le prouve une nouvelle fois avec cet album, son troisième, qui regroupe des gags qui ont été auparavant publiés en ligne. Ici ce sont de nombreux héros de la bande dessinée franco-belge qui passent entre ses fourches caudines : Spirou, Tintin, Blake & Mortimer, Johan et Pirlouit... Alors comme dans toute publication de ce genre, c'est inégal, certains détournements sont mieux vus que d'autres, mais dans l'ensemble c'est pas mal, et Jacq évite l'écueil de la parodie trash, qui pourrait être facile. Ici encore son graphisme est spartiate, les expressions de ses personnages sont réduites à leur minimum, et les décors sont minimalistes, même s'il y en a un peu.

05/04/2024 (modifier)
Par karibou79
Note: 3/5
Couverture de la série Bloody Delinquent Girl Chainsaw
Bloody Delinquent Girl Chainsaw

2.5 Ah pour ça, on peut immédiatement classer ce manga dans le rayon "original". Sans aucun doute très influencé par les J-Video gore du début des années 2000 de Yamaguchi ou Nishimura, on a droit à un déluge de délires sans nom et de massacres commis par des poulettes en jupettes de lycée. Chaque chapitre part immédiatement dans un chaos total ce qui est impressionant vu le nombre de tomes. Mais en contre-partie ça devient lassant de ne pas voir de trame solide emballant le tout. Mais j'ai vraiment apprécié le graphisme léger, expressif mélangeant l'old school et le moderne pour créer des personnages originaux aux caractères bien distincts et trempés. Comme pour 666, c'est décérébré et pas remmandé à tout le monde mais à tout fait sa place dans les bibliothèques pour montrer la diversité de la BD et des mangas. J'arrondis donc la note vers le haut.

05/04/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Vivre est dangereux pour la santé !
Vivre est dangereux pour la santé !

Cet album contient des gags en une planche prépubliés dans Fluide Glacial. Si les thématiques sont variées, majoritairement sur des scènes du quotidien avec tendance à aborder assez souvent le sujet de la mort, de la vieillesse et des enfants, on peut dire qu'elles sont majoritairement orientées vers l'humour noir sans être particulièrement grinçant pour autant. C'est un humour noir soft, je dirais, juste un peu désabusé mais sans chercher à choquer. Malheureusement, il se révèle aussi très convenu. Les gags ne surprennent pas et amènent rarement plus qu'un simple sourire. Du coup, c'est presque du gâchis que des gags si moyens soient mis en image avec un si bon dessin. Car le graphisme d'Espé est ici excellent. Très soigné, très maîtrisé, avec juste ce qu'il faut d'épure dans les décors pour améliorer sa lisibilité, ainsi qu'un travail élégant sur les couleurs, c'est un bel objet et de belles planches. Dommage donc que ce soit si peu drôle. Note : 2,5/5

05/04/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Revanche des bibliothécaires
La Revanche des bibliothécaires

C'est le genre de recueils de gags qui se lit à très petites doses au risque de rapidement se révéler répétitif et moins amusant. L'idée de base est assez drôle : tourner en dérision le monde de la littérature, des écrivains et des bibliothèques, avec une dose d'absurde, de décalage et d'application du monde littéraire au monde actuel (avec notamment beaucoup de strips en rapport avec la crise du Covid et le confinement). Quand on feuillète ça, le sourire vient vite et les idées paraissent originales. La ligne du dessin est claire et propre, pour une mise en scène épurée mais efficace. Et du coup, ça devait sans doute bien marcher avec une publication hebdomadaire dans le magazine Guardian. Mais tout au long d'un album de près de 200 pages, on se rend très vite compte d'un manque de renouvellement. Trop de gags se révèlent tomber à plat (en particulier ceux qui semblent souffrir de la traduction ou faire référence à des sujets peu connus du public français). Et le sourire se fait rare au point d'avoir envie de refermer l'album bien avant la fin. Bref, ce sont des gags qu'il vaut mieux picorer par-ci par-là et pas un album à lire d'une traite, je pense. Note : 2,5/5

04/04/2024 (modifier)
Couverture de la série Demba Diop
Demba Diop

Le sujet est intéressant, et méritait sans doute d’être davantage – ou mieux, je ne sais pas – développé. Car tout m’est apparu un peu trop court, calme, posé, figé, jusqu’au dossier final, lui aussi minimaliste. Quelques frustrations donc. Mais globalement l’album se laisse lire, et on suit ces tirailleurs dans un enfer qui n’aurait pas dû être le leur, dans la boue et les massacres du Chemin des dames. Et les premières pages montrent bien les « méthodes » employées pour « recruter » des combattants en Afrique (au moment même où on leur refuse la citoyenneté et où le racisme bat son plein). Par contre, la violence des assauts entre tranchées est bien rendue. Une narration un peu trop molle, et un dossier final un peu trop squelettique ne rendent pas suffisamment justice à ses hommes qu’on a envoyé mourir loin de chez eux. Note réelle 2,5/5

04/04/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Voleur de Souhaits
Le Voleur de Souhaits

C’est ma 2ème incursion dans Les contes des cœurs perdus. Le Voleur de Souhaits s’est avéré une lecture sympathique mais peu mémorable. En fait la collection s’adresse vraiment aux plus jeunes, l’histoire (enfin plutôt l’idée) est bonne mais manque cruellement de développement pour satisfaire les adultes. Cet album ne déroge pas à la règle, l’idée de base est très belle mais on arrive à la fin avec le sentiment « de quoi ? déjà !! ». La thématique touche mais n’emporte malheureusement pas plus ou ne va pas aussi loin que souhaité sur la morale ou autre. Par contre niveau graphique, cet album est un plaisir. Bertrand Gatignol possède une esthétique bien à lui qui saura vous charmer l’œil. Je ne dois pas être le seul mais j’aime beaucoup. Un chouette album mais surtout pour les plus jeunes.

04/04/2024 (modifier)