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La Dernière des Salles Obscures

Note: 3.08/5
(3.08/5 pour 13 avis)

Un siècle d'histoire à travers le destin d'un producteur de cinéma .


Cinéma Denis Lapière Prague

"Je m'appelle Raoul Rosensztroch. Je suis né au début de l'hiver 1892, devant les pantomimes lumineuses d'Emile Reynaud". Voilà comment on lie à jamais sa vie au cinéma. Hiver 1989. A 97 ans, producteur renommé, Rosensztroch meurt dans le parking de son hôtel, à Prague. Accident ? Suicide ? De la première guerre mondiale à la chute du mur de Berlin, Raoul Rosensztroch aura tout vécu. De Chaplin à Hitler, de Bunuel à Pathé, il les aura tous croisés, tous connus, aimés ou détestés, dans le tourbillon du film de sa vie. Thomas, son dernier protégé, va alors découvrir la vie de son mécène à travers son "autobiographie mensongère". La vie passionnée et passionnante d'un homme dont le destin ne cessera d'être lié au cinéma comme à son siècle. De la première guerre mondiale à la chute du mur de Berlin, Raoul Rosensztroch aura tout vécu. De Chaplin à Hitler, de Bunuel à Pathé, il les aura tous croisés, tous connus, aimés ou détestés, dans le tourbillon du film de sa vie.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 1996
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série La Dernière des Salles Obscures

21/06/2002 | okilebo
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L'avatar du posteur Noirdésir

Mouais. Je ne suis pas forcément convaincu par ce diptyque. Le dessin de Gillon est – comme la plupart du temps – très bon techniquement. Léché, efficace, mais aussi daté. En tout cas il fait là très bien sa part du boulot. Mais c’est le scénario de Lapière qui manque de dynamisme, voire d’originalité. Le rythme est assez lent, manque de rebondissements – et les apparitions de quelques stars du cinéma (Charlie Chaplin en tête), la mise en avant de quelques moments clés de l’histoire européenne (la libération des camps de la mort nazis, Prague durant la Guerre froide, etc.) peinent à relancer l’intérêt de cette intrigue mollassonne. Cela se laisse lire, relativement rapidement, mais sans laisser trop de souvenir. A emprunter à l’occasion. Note réelle 2,5/5.

13/05/2018 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

A l'issue de ma lecture je suis très mitigé. A vrai dire le dessin de Paul Gillon n'a jamais été ma tasse de thé, alors oui il n'est pas mal, virtuose, mais au final il s'en dégage un parfum suranné, en fait tout ça est très daté. Et puis un truc qui m’énerve un peu : ses héroïnes sont toujours canons mais froides, y en a dans la rue des comme ça ? Le scénario est suffisamment malin pour rattraper le coup mais c'est pas du grandiose non plus, on pourrait même dire qu'il y a tromperie sur la marchandise car ici point de salle obscure juste la vie romancée d'un vieux producteur aigri mais franchement trop éloigné du cinéma pour que je m'intéresse au truc. Finalement je n'ai rien appris sur un siècle de cinéma, presque Bof.

26/03/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, il ne s'agit pas d'une Bd sur le cinéma proprement dit, mais sur un homme évoluant dans ce milieu. On y voit quelques tournages et peu d'auteurs (Méliès, Chaplin, Bunuel...), le cinéma est évoqué à travers la figure de ce producteur imaginaire qui s'inscrit dans son époque de bouleversements historiques et culturels. C'est un portrait qui permet aux auteurs d'évoquer presque 1 siècle d'événements importants ou tragiques, le personnage ayant même la possibilité de tuer Hitler... Le tout est illustré par le dessin toujours aussi virtuose de Gillon qui donne énormément de vie à ses personnages et qui reste fidèle à son style de mise en page à grandes cases et cases muettes alternant avec du textuel. Mais cette fausse biographie ne m'a finalement pas séduit et m'a laissé plutôt indifférent ; je n'ai rien trouvé de bien passionnant dans tout ça... instructif oui, mais pas très attirant, avec quelques moments sans grand intérêt. Peut-être que j'attendais autre chose de ce sujet...

11/06/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
L'avatar du posteur Gaston

J'ai bien aimé cette biographique (qui est peut-être mensongère) sur un producteur de cinéma qui n'a jamais existé. Voir l'histoire à travers un personnage fictif n'est pas nouveau, mais je trouve que le fait qu'il voit l'histoire à travers son métier dans le cinéma est intéressant. Le personnage principal est terriblement humain et j'ai eu du plaisir à découvrir sa vie. Surtout que j'ai appris quelques notions d'histoire durant ma lecture ! Le dessin de Gillon est très bon. Même si ses personnages semblent parfois un peu figé, je trouve que son style à de la classe et ses décors sont merveilleux.

27/06/2013 (modifier)
Par Thaugor
Note: 3/5

L'histoire débute sur le récit de la vie d'un vieux producteur de films célèbre qui semble bien désagréable. Par la lecture d'une autobiographie retrouvée par son protégé actuel, on retrace la naissance du cinéma et on entrevoit des grandes figures de l'époque cinématographique. Mais surtout, grâce à la vision de ce producteur proche de la fin de sa vie, on observe tout un siècle et plus particulièrement la seconde guerre mondiale et ses horreurs. De même, l'auteur focalise l'histoire en Pologne et ça nous permet d'avoir ce point de vue inhabituel et d'y entrevoir la situation qui s'y déroulait avant la guerre, pendant et après. Les dessins sont réalistes et agréables à lire, par contre j'aime moins la colorisation un peu pâle avec des choix de couleur un peu particulier. Mais en fin de compte, ça accentue le côté historique voire documentaire, ainsi que la pauvreté et la tristesse ambiante par une grisaille continuelle. J'ai bien aimé aussi la description de ce personnage dont on voit la personnalité évoluer tout au long de sa vie qui semble énormément différente entre la fin et le début. Et petit à petit en découvrant son histoire, on le comprend de plus en plus.

02/11/2009 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Et bien, moi, j’ai bien aimé cette autobiographie mensongère. Lapière parvient à nouveau à créer un personnage intéressant à mes yeux. Ce vieux cinéaste odieux dont on découvre la vie au fil des pages se révèle en définitive touchant et … humain. La structure du récit est intéressante sans être très originale (sous la forme de flash-back), et le dessin de Gillon convient parfaitement pour illustrer cette histoire. Son trait réaliste, précis et très lisible est toujours agréable à lire et ses personnages féminins toujours agréables à regarder. Bien sûr, ce style est un peu passé de mode, mais il demeure, à mes yeux, joliment efficace. Mais, surtout, cette autobiographie est un beau prétexte pour survoler un siècle de cinéma et d’histoire. Ce balayage, effectué au travers du regard d’un cinéaste, permet un éclairage légèrement décalé et intéressant (la vision de « un chien andalou » étant un fait historique plus marquant à ses yeux que la guerre du Vietnam, par exemple. C’est logique, et intéressant). Enfin, je tiens à souligner le soin avec lequel Aire Libre avait édité ce diptyque. Le premier tome était fourni avec une interview des deux auteurs agrémentée de quelques esquisses, et le second était fourni avec une double couverture cartonnée (qui permet de ranger les deux tomes ensemble) qui proposait en outre une biographie de Gillon, un artiste reconnu mais sans doute mal connu de la jeune génération des lecteurs. Cette présentation donne à n’en pas douter une réelle plus-value à l’objet, et contribue certainement (même inconsciemment) à mon appréciation d’ensemble. Entre le « pas mal » et le « franchement bien », j’hésite … Allez ! Je dirai franchement bien pour l’édition originale …

16/09/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

J'ai vraiment aimé cette histoire de vieil homme infirme et acariâtre qui cache en réalité une vie bien mouvementée dans sa jeunesse. Le scénario est même magistral. Quelle bonne idée d'avoir associé un vieux dessinateur (Gillon) avec un jeune scénariste (Lapière) plein de talent : ce duo fait véritablement merveille! J'ai souvent eu le sentiment que quelque chose s'est perdu avec notre jeune génération. On ne se raconte plus les histoires de vie de génération en génération comme pouvaient le faire nos aînés. Ce récit suit un peu ce cheminement. Un vieux monsieur infirme et grincheux va mourir dans un parking de voiture à Prague. Il n'a plus aucune famille. C'est sa vie qui va être contée dans ce récit à la manière d'une grande production de cinéma. Notre héros du nom de Raoul Rosenszrtroch est d'ailleurs né en même temps que le cinéma (et dans une salle de cinéma s'il vous plaît !). C'est une belle métaphore. Il va consacrer sa vie au cinéma d'avant-guerre et faire de multiples rencontres qui vont enrichir son parcours. Emile Reynaud, l'un des créateurs du cinéma, va mourir dans l'indifférence générale, ruiné car le cinéma, c'est surtout une industrie. Or, Raoul essayera de rechercher autre chose que gloire et fortune... J'ai également bien aimé ce passage, ce relais entre les deux générations car nous avons en réalité deux héros : l'un du passé et l'autre du présent qui fait revivre celui du passé en lisant son autobiographie. En même temps que sa vie, ce sont également les grands thèmes du passé du vingtième siècle qui sont retranscrits (le nazisme, le communisme, les atrocités des deux guerres mondiales...). Les cases sont de grande taille comme au cinéma. Les plans silencieux et descriptifs foisonnent. L'histoire avance doucement, sans précipitation. Pourtant, elle va couvrir presque un siècle d'évènements. Le déroulement n'est pas confus même s'il y a de nombreux flash-back. C'est là que réside l'une des forces de ce récit. Le lecteur prend conscience de tout le patrimoine humain que représentent les personnes âgées. "La dernière des salles obscures" est avant tout une histoire profondément humaine et émouvante. A découvrir de toute urgence pour ceux qui ne connaissent pas ! Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5

09/09/2007 (MAJ le 01/03/2008) (modifier)
Par cac
Note: 3/5

Déjà je n'aime pas vraiment le dessin, il fait vieillot (sans offense aux amateurs de vieillot de ce site, voire aux vieillots de ce site :)). En même temps pour une histoire qui se passe sur un siècle entier, pourquoi pas... Mais j'ai bien aimé le récit conté à travers le journal intime d'un vieil acariâtre du cinéma. Ce qui m'a surtout plu, c'est le cadre historique plus que la relation entre les deux jeunes souffres-douleur du cinéaste. La transition et le fait d'avoir les 2 tomes sous la main permet de ne pas perdre le fil. Les petits boni en début d'album sont moyennement intéressants. Ca m'intéresse assez peu de savoir pourquoi les auteurs ont travaillé ensemble, et d'ailleurs je ne les connaissais même pas, alors que Gillon semble être réputé (je dois pas être assez vieillot)

14/02/2007 (modifier)

La seule chose qui vaille vraiment le coup, c'est le dessin impeccable de Gillon. Bien sûr, son style est un rien suranné, mais la maîtrise est grande dans tous les domaines techniques, et une certaine sensibilité se dégage de son personnage féminin. A part ça, on est passé des couleurs hyper-flashy des "Naufragés" à l'autre extrême: des tons tristes à mourir, déprimants comme un vieux Derrick. C'est bien simple, on a l'impression qu'il pleut tout le temps, qu'il fait gris dans tous les pays à toute époque. L'histoire, bien que partant d'une base solide, s'égare dans les méandres insipides des feuilletons, avec çà et là des clichés presque drôles: le coup du personnage qui se trouve en position de tuer Hitler, pfff... ce brave Adolf a échappé à au moins un million d'assassinats, à en croire certains scénaristes peu inspirés. Et puis l'histoire de ce type qui traverse un siècle avec en toile de fond le cinéma est résolument mi-figue mi-raisin. Rosensztroch est un personnage trop banal et pas assez vivant pour passionner.

06/01/2006 (modifier)
Par sagera
Note: 3/5

Voila encore une histoire qui mérite que l'on s'y attarde. Malgré un début de lecture qui me fut laborieux à cause d'un graphisme très conventionnel et d'une mise en couleur médiocre, j'ai vite été happé par le récit et par le destin des personnages qu'il met en scène. C'est vrai, comme le soulignaient certains posteurs, que le propos souffre parfois de détails qui n'apportent pas grand chose à l'histoire, c'est vrai que certains faits sont un peu tirés par les cheveux et suscitent plus le sourire que l'intérêt (la fin de l'histoire et le rebondissement ultime en sont l'illustration la plus parfaite...), mais globalement, l'ensemble tient bien la route. J'ai passé un moment agréable et j'ai trouvé que la personnalité du producteur-narrateur, avait une vraie densité humaine et qu'elle n'en était que plus crédible. Maintenant, pour revenir au graphisme, c'est vrai que durant ma lecture, je me suis surpris à imaginer un Gibrat à la place de Gillon. Je pense que l'ensemble, profitant d'un graphisme plus chatoyant, aurait singulièrement apporté une plus value à cette histoire. Mais bon, je n'en suis tout de même pas à jeter la pierre (sans jeux de mots) à Gillon. Le bonhomme ne s'en tire pas mal quand même, même si son trait à un côté suranné effectivement très prononcé.

06/01/2006 (modifier)