Oui, bon, c'est une jolie BD mais personnellement, je n'achèterais pas ça.
Le dessin est plutôt beau, tout en peinture et réalisme. Mais les personnages paraissent trop prendre la pose, comme des tragédiens figés dans un geste grandiloquent. De même, les visages font toujours la gueule. Et il est ardu de reconnaître le visage de Clark Kent de celui de Bruce Wayne. Mais bon, dans l'ensemble, ça donne une belle BD pour ceux qui aiment le dessin réaliste et grandiloquent (un peu le style d'Alex Ross par exemple en un peu moins réaliste).
Quant à l'histoire, elle est assez plate.
Déjà, on peut se plaindre de larges facilités scénaristiques : Superman est invincible, alors pour le vaincre, disons que c'est de la magie et que ce démon-là est tellement puissant qu'il arrive à dominer l'homme d'acier : et hop, le tour est joué. Même si à un autre moment, Batman, lui, tue des démons comme on écrase des mouches et que ça ne fait pas sérieux en comparaison...
Mais bon, admettons qu'on ne se pose pas tant de questions et qu'on prenne l'histoire sans trop réfléchir à sa cohérence. Alors, elle a quelques attraits. Au départ, on ne comprend pas pourquoi Superman rêve du meurtre dans une rue sombre de ses parents, et pourquoi Batman rêve qu'il est sur Krypton. On se demande où les choses vont aller. Que peuvent faire ces démons ? Comment les héros vont-ils se sortir de ce pétrin ? Etc etc... Bref, la lecture est prenante malgré quelques lourdeurs et incohérences déjà citées.
Et en ce qui concerne la fin, elle est telle qu'on se l'imagine dès le début de l'album, mais bon...
Disons que c'est une histoire de Superman et Batman parmi tant d'autres, et qu'elle ne révolutionne rien.
Bon, à la base, je fais partie de ceux qui n'aiment pas acheter une BD où le graphisme est du type "ma p’tite cousine de 6 ans et demi fait mieux" (ceci dit avec le sourire, bien sûr) mais là, je dois avouer avoir lu celle-ci avec un vrai plaisir.
Bon, pour revenir justement au dessin, c'est le genre petits bonshommes avec une grosse tête et des bras tout droits avec trois doigts boudinés, bref l'équivalent de dessin d'enfants. Sauf qu'évidemment c'est un vrai dessinateur qui dessine ici, ce qui implique un bon cadrage, de vraies expressions qui se dégagent de ces visages très simplifiés et dans l'ensemble des planches dont la lisibilité est excellente ce qui donne une lecture agréable et amusante.
Ensuite, le scénario, on sent carrément la touche Trondheim. Il y a un peu des "Carottes de Patagonie" dans cette improvisation constante de l'histoire racontée et dans le fait que tout y est possible. Et puis, il y a cet humour qui est excellent par moment, mêlant un peu de cartoon ("Et vlan ! un rocher l'écrase, l'histoire est finie !") et beaucoup d'humour sensible de Trondheim ("Maman raconte-nous l'histoire que Papa a commencée !", et quand la maman réalise à quel point l'histoire partait dans tous les sens, elle a un long temps de réflexion puis "bon... Je vais chercher Papa" et voilà le pauvre papa qui est bien obligé de revenir raconter la suite de l'histoire) (oui, bon, c'est plus drôle dans la BD :) ).
Bref, ça se lit très agréablement.
Maintenant les petits défauts qui font que je ne classe cette BD "que" comme étant "Pas Mal" sont tout d'abord le fait que je ne suis personnellement pas totalement le public de cet album (par rapport au dessin, pas du tout par rapport à l'humour), mais aussi parce que même si c'est drôle, ça s'essouffle à mon goût au bout des 2/3 de l'histoire et lire le tout d'une traite devient un poil (un tout petit duvet) pénible.
Mais sinon, je confirme que j'ai passé un moment bien sympa à lire ça.
En ce qui me concerne, c'est la première bd du duo papa & fiston Hermann que je lis. Je ne jugerai donc pas le "duo" en lui-même mais bien la perception de leur travail que j'en ai (toute subjective soit-elle). Je dirais simplement qu'il est difficile de se faire reconnaître dans une profession lorsque plane la célébrité de son père.
Contrairement à d'autres, je trouve Hermann père un peu moins "convaincant". Certes, il reste très très bon et ses personnages ont toujours une "sale gueule" aussi bien torchée. La mise en couleur est toujours bluffante, même si les pages monochromes tirant sur le vert sont plutôt bof bof. L'ambiance et les décors ne m'enchantent donc guère. Cette impression est, à mon avis, inhérente au sujet traité par la bd et n'est certainement pas liée à une baisse de régime du papa. Ici, l'univers reste confiné, contrairement à ses autres séries qui "respirent" le grand air dans des décors somptueux. Quant à fiston Hermann, je trouve son scénario de qualité : il est bien rythmé avec des dialogues percutants et non excessifs. Mais, car il y a un mais, le soufflé retombe un peu (beaucoup) dans les dernière pages. J'ai le sentiment que le potentiel du scénario n'a été qu'effleuré. Dommage car les 2/3 de l'album sont vraiment très bons !
Un album sympa avec des petites histoires bien connes et absurdes comme je les aime. Dans la première histoire, un mec a une forêt dans son appart et se fait jeter par son propriétaire. Dans la deuxième c'est monsieur marchandises qui fait une réception chez lui, et il a une police d'assurance dans le cas où il ne resterait que des petits toasts aux anchois après 22h. Bref c'est une suite d'histoires bien délirantes dans ce genre.
Un album indispensable.
Un bon album, qui se lit sans problème. L'idée de départ (des miliers de personnes vivent par procuration des aventures truquées de quelques autres) n'est pas super originale, mais est très bien mise en scène. Le fait que le jeu ne puisse pas être entièrement truqué (c'est quand même de vrais assassins qui sont poursuivis par le héros de l'émission) promet beaucoup d'action et de rebondissments. J'aime aussi la façon dont est traitée la jeune fille, sur le thème de l'ado-qui-découvre-la-vraie-vie. Son optimiste enthousiaste qui laisse place à des réactions plus mitigées face au comportement de sa meilleure amie et à la réalité de l'émission est bien fait, très sympa et assez crédible.
Et puis j'aime bien les dessins : traits ronds et sympas, qui suivent bien l'action, couleurs pas extraordinaires mais correctes, même si certains passages sont plutôt gores.
Bon, attendons de voir la suite, mais pour l'instant c'est une lecture très agréable.
J'ai lu cet album sans connaître la plupart de mélodies de chanson de Eddy Mitchell (je ne connais que "Sur la route 66" et "Pas de Boogie Woogie"), ce manque de connaissances ne m'a pas gêné, mais je pense que j'aurais plus apprécié en écoutant la musique.
Les travaux des auteurs sont globalement bons, j'ai bien aimé en particulier les histoires d’ Herenguel, de Maëster (très drôle) et de Kéramidas (dessins magnifiques).
Un bon album, reposant sans prise de tête.
Un album tranquille et calme, qui prend le temps de nous mettre dans l'ambiance pas toujours sympathique de ce petit village perdu. Le narrateur nous prend d'entrée de jeu dans son histoire, ses rancoeurs deviennent les nôtres.
Comme en plus le scénario est bien ficelé, une enquête policière qui se plie au rythme tranquille de ces images de campagnes, mais avec des rebondissements pas moins bien calculés que dans des polards classiques, le résultat est bon, très bon même.
Malgré ça, je suis pas enthousiasmée par cet album, mais je ne saurais trop dire pourquoi. Le courant n'est pas passé entre le perso principal et moi, ou bien j'étais un peu déprimée quand j'ai lu la BD ... Je ne sais pas, mais j'en garderai une image un peu triste et terne, comme l'ambiance des jours qui s'y écoulent.
Des petites histoires pleines de nostalgie et de vérité, parfois cruelles, parfois joyeuses... Ce qui est génial là-dedans, loin derrière la simplicité des intrigues, c'est de rencontrer tous ces gens qui se croisent dans ce quartier où l'auteur à vécu. Le talent d'Eisner pour recréer l'ambiance du quartier à travers les faits et gestes quotidiens de tous ces gens très simples, c'est du bonheur.
Dans le même style, j'ai préféré Big City, mais c'est vraiment très proche.
Je n’ai lu qu’un tome pour le moment… Mais ça s’annonce comme une bonne surprise ! J’ai commencé la lecture d’"Underboss" sans trop y croire, parce que je suis pas vraiment fan de ce scénariste et parce que je suis au bord de l’indigestion de DareDevil ces derniers temps (bon, c’est vrai que personne ne m’oblige à en lire ; il faut croire que je dois être un peu maso - voire très con), et à vrai dire les premières pages n’étaient pas super engageantes… Tuer un personnage comme le Caïd, c’est un procédé un peu factice pour donner un côté « choc » à une histoire, parce qu’on sait bien que de toutes façons, un personnage aussi important de l’écurie Marvel, fût-il un « méchant », ne sera jamais réellement tué : pour ne pas fâcher les fans ou pour ne pas avoir à se casser la tête à inventer un nouvel ennemi à DareDevil, il sera forcément ressuscité un jour ou l’autre. Bref, donc, voilà, c’est pas que je suis attaché au personnage, mais sa mise à mort dès le début de l’intrigue sonne déjà tellement faux que c’en est énervant. Des petits détails énervants dans le scénario, à vrai dire, il y en aura quelques autres, et pourtant… Ben, finalement ça se lit d’une traite, avec plaisir… Peut-être parce que pour une fois, tout ça n’est pas plombé par des dialogues-fleuves gonflants comme Bendis sait si bien nous en infliger ? Eh oui, c’est curieux mais il y a pas mal de longs passages « muets » dans "Underboss", et ça donne un certain charme à cette BD…
J’espère que le soufflé ne retombera pas dans les épisodes suivants mais pour l’instant, sans être génial, c’est de la chouette série B, un honnête petit polar noir.
Une note relativement modeste pour une bd phare...
J'ai longtemps hésité avant de poster un avis sur Corto. J'aime assez l'univers de Pratt, je trouve son style graphique inimitable et trés maitrisé, ses planches en noir et blanc, somptueuses ; mais j'ai du mal avec le découpage scénaristique de ses histoires, qui me font me perdre plus souvent qu'à mon tour. Du coup, j'éprouve toujours un mal de chien à lire ses histoires d'une seule traite et surtout à me sentir concerné par les aventures de Corto. Ca me fait vraiment c... parce que ses aventures sont tout sauf chiantes. Mais elles souffrent selon moi de l'absence d'une structure narrative sachant tenir le lecteur aux aguets. En fait, le rythme des histoires de Corto Maltese m'évoque celui du mouvement des marées ; un rythme lent et régulier qui invite davantage à la rêverie qu'à l'action pure. Cela dit, je pense que le génie de Pratt réside justement là. Les aventures de son héros sont en adéquation parfaite avec le milieu dans lequel il évolue. Maintenant, je pense que selon les lecteurs l'impact de cette réalité est forcément trés variable. Pour moi, ce n'est pas évident. Mais cela n'enlève rien à la qualité de cette grande bd.
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Terreurs Noires
Oui, bon, c'est une jolie BD mais personnellement, je n'achèterais pas ça. Le dessin est plutôt beau, tout en peinture et réalisme. Mais les personnages paraissent trop prendre la pose, comme des tragédiens figés dans un geste grandiloquent. De même, les visages font toujours la gueule. Et il est ardu de reconnaître le visage de Clark Kent de celui de Bruce Wayne. Mais bon, dans l'ensemble, ça donne une belle BD pour ceux qui aiment le dessin réaliste et grandiloquent (un peu le style d'Alex Ross par exemple en un peu moins réaliste). Quant à l'histoire, elle est assez plate. Déjà, on peut se plaindre de larges facilités scénaristiques : Superman est invincible, alors pour le vaincre, disons que c'est de la magie et que ce démon-là est tellement puissant qu'il arrive à dominer l'homme d'acier : et hop, le tour est joué. Même si à un autre moment, Batman, lui, tue des démons comme on écrase des mouches et que ça ne fait pas sérieux en comparaison... Mais bon, admettons qu'on ne se pose pas tant de questions et qu'on prenne l'histoire sans trop réfléchir à sa cohérence. Alors, elle a quelques attraits. Au départ, on ne comprend pas pourquoi Superman rêve du meurtre dans une rue sombre de ses parents, et pourquoi Batman rêve qu'il est sur Krypton. On se demande où les choses vont aller. Que peuvent faire ces démons ? Comment les héros vont-ils se sortir de ce pétrin ? Etc etc... Bref, la lecture est prenante malgré quelques lourdeurs et incohérences déjà citées. Et en ce qui concerne la fin, elle est telle qu'on se l'imagine dès le début de l'album, mais bon... Disons que c'est une histoire de Superman et Batman parmi tant d'autres, et qu'elle ne révolutionne rien.
Allez raconte (Papa raconte)
Bon, à la base, je fais partie de ceux qui n'aiment pas acheter une BD où le graphisme est du type "ma p’tite cousine de 6 ans et demi fait mieux" (ceci dit avec le sourire, bien sûr) mais là, je dois avouer avoir lu celle-ci avec un vrai plaisir. Bon, pour revenir justement au dessin, c'est le genre petits bonshommes avec une grosse tête et des bras tout droits avec trois doigts boudinés, bref l'équivalent de dessin d'enfants. Sauf qu'évidemment c'est un vrai dessinateur qui dessine ici, ce qui implique un bon cadrage, de vraies expressions qui se dégagent de ces visages très simplifiés et dans l'ensemble des planches dont la lisibilité est excellente ce qui donne une lecture agréable et amusante. Ensuite, le scénario, on sent carrément la touche Trondheim. Il y a un peu des "Carottes de Patagonie" dans cette improvisation constante de l'histoire racontée et dans le fait que tout y est possible. Et puis, il y a cet humour qui est excellent par moment, mêlant un peu de cartoon ("Et vlan ! un rocher l'écrase, l'histoire est finie !") et beaucoup d'humour sensible de Trondheim ("Maman raconte-nous l'histoire que Papa a commencée !", et quand la maman réalise à quel point l'histoire partait dans tous les sens, elle a un long temps de réflexion puis "bon... Je vais chercher Papa" et voilà le pauvre papa qui est bien obligé de revenir raconter la suite de l'histoire) (oui, bon, c'est plus drôle dans la BD :) ). Bref, ça se lit très agréablement. Maintenant les petits défauts qui font que je ne classe cette BD "que" comme étant "Pas Mal" sont tout d'abord le fait que je ne suis personnellement pas totalement le public de cet album (par rapport au dessin, pas du tout par rapport à l'humour), mais aussi parce que même si c'est drôle, ça s'essouffle à mon goût au bout des 2/3 de l'histoire et lire le tout d'une traite devient un poil (un tout petit duvet) pénible. Mais sinon, je confirme que j'ai passé un moment bien sympa à lire ça.
Zhong Guo
En ce qui me concerne, c'est la première bd du duo papa & fiston Hermann que je lis. Je ne jugerai donc pas le "duo" en lui-même mais bien la perception de leur travail que j'en ai (toute subjective soit-elle). Je dirais simplement qu'il est difficile de se faire reconnaître dans une profession lorsque plane la célébrité de son père. Contrairement à d'autres, je trouve Hermann père un peu moins "convaincant". Certes, il reste très très bon et ses personnages ont toujours une "sale gueule" aussi bien torchée. La mise en couleur est toujours bluffante, même si les pages monochromes tirant sur le vert sont plutôt bof bof. L'ambiance et les décors ne m'enchantent donc guère. Cette impression est, à mon avis, inhérente au sujet traité par la bd et n'est certainement pas liée à une baisse de régime du papa. Ici, l'univers reste confiné, contrairement à ses autres séries qui "respirent" le grand air dans des décors somptueux. Quant à fiston Hermann, je trouve son scénario de qualité : il est bien rythmé avec des dialogues percutants et non excessifs. Mais, car il y a un mais, le soufflé retombe un peu (beaucoup) dans les dernière pages. J'ai le sentiment que le potentiel du scénario n'a été qu'effleuré. Dommage car les 2/3 de l'album sont vraiment très bons !
Contes d'à-côté
Un album sympa avec des petites histoires bien connes et absurdes comme je les aime. Dans la première histoire, un mec a une forêt dans son appart et se fait jeter par son propriétaire. Dans la deuxième c'est monsieur marchandises qui fait une réception chez lui, et il a une police d'assurance dans le cas où il ne resterait que des petits toasts aux anchois après 22h. Bref c'est une suite d'histoires bien délirantes dans ce genre. Un album indispensable.
Reality Show (Mediacop)
Un bon album, qui se lit sans problème. L'idée de départ (des miliers de personnes vivent par procuration des aventures truquées de quelques autres) n'est pas super originale, mais est très bien mise en scène. Le fait que le jeu ne puisse pas être entièrement truqué (c'est quand même de vrais assassins qui sont poursuivis par le héros de l'émission) promet beaucoup d'action et de rebondissments. J'aime aussi la façon dont est traitée la jeune fille, sur le thème de l'ado-qui-découvre-la-vraie-vie. Son optimiste enthousiaste qui laisse place à des réactions plus mitigées face au comportement de sa meilleure amie et à la réalité de l'émission est bien fait, très sympa et assez crédible. Et puis j'aime bien les dessins : traits ronds et sympas, qui suivent bien l'action, couleurs pas extraordinaires mais correctes, même si certains passages sont plutôt gores. Bon, attendons de voir la suite, mais pour l'instant c'est une lecture très agréable.
Les Chansons de Mr Eddy
J'ai lu cet album sans connaître la plupart de mélodies de chanson de Eddy Mitchell (je ne connais que "Sur la route 66" et "Pas de Boogie Woogie"), ce manque de connaissances ne m'a pas gêné, mais je pense que j'aurais plus apprécié en écoutant la musique. Les travaux des auteurs sont globalement bons, j'ai bien aimé en particulier les histoires d’ Herenguel, de Maëster (très drôle) et de Kéramidas (dessins magnifiques). Un bon album, reposant sans prise de tête.
Lie-de-vin
Un album tranquille et calme, qui prend le temps de nous mettre dans l'ambiance pas toujours sympathique de ce petit village perdu. Le narrateur nous prend d'entrée de jeu dans son histoire, ses rancoeurs deviennent les nôtres. Comme en plus le scénario est bien ficelé, une enquête policière qui se plie au rythme tranquille de ces images de campagnes, mais avec des rebondissements pas moins bien calculés que dans des polards classiques, le résultat est bon, très bon même. Malgré ça, je suis pas enthousiasmée par cet album, mais je ne saurais trop dire pourquoi. Le courant n'est pas passé entre le perso principal et moi, ou bien j'étais un peu déprimée quand j'ai lu la BD ... Je ne sais pas, mais j'en garderai une image un peu triste et terne, comme l'ambiance des jours qui s'y écoulent.
Petits miracles
Des petites histoires pleines de nostalgie et de vérité, parfois cruelles, parfois joyeuses... Ce qui est génial là-dedans, loin derrière la simplicité des intrigues, c'est de rencontrer tous ces gens qui se croisent dans ce quartier où l'auteur à vécu. Le talent d'Eisner pour recréer l'ambiance du quartier à travers les faits et gestes quotidiens de tous ces gens très simples, c'est du bonheur. Dans le même style, j'ai préféré Big City, mais c'est vraiment très proche.
Daredevil - L'homme sans peur (Cycle de Bendis et Maleev)
Je n’ai lu qu’un tome pour le moment… Mais ça s’annonce comme une bonne surprise ! J’ai commencé la lecture d’"Underboss" sans trop y croire, parce que je suis pas vraiment fan de ce scénariste et parce que je suis au bord de l’indigestion de DareDevil ces derniers temps (bon, c’est vrai que personne ne m’oblige à en lire ; il faut croire que je dois être un peu maso - voire très con), et à vrai dire les premières pages n’étaient pas super engageantes… Tuer un personnage comme le Caïd, c’est un procédé un peu factice pour donner un côté « choc » à une histoire, parce qu’on sait bien que de toutes façons, un personnage aussi important de l’écurie Marvel, fût-il un « méchant », ne sera jamais réellement tué : pour ne pas fâcher les fans ou pour ne pas avoir à se casser la tête à inventer un nouvel ennemi à DareDevil, il sera forcément ressuscité un jour ou l’autre. Bref, donc, voilà, c’est pas que je suis attaché au personnage, mais sa mise à mort dès le début de l’intrigue sonne déjà tellement faux que c’en est énervant. Des petits détails énervants dans le scénario, à vrai dire, il y en aura quelques autres, et pourtant… Ben, finalement ça se lit d’une traite, avec plaisir… Peut-être parce que pour une fois, tout ça n’est pas plombé par des dialogues-fleuves gonflants comme Bendis sait si bien nous en infliger ? Eh oui, c’est curieux mais il y a pas mal de longs passages « muets » dans "Underboss", et ça donne un certain charme à cette BD… J’espère que le soufflé ne retombera pas dans les épisodes suivants mais pour l’instant, sans être génial, c’est de la chouette série B, un honnête petit polar noir.
Corto Maltese
Une note relativement modeste pour une bd phare... J'ai longtemps hésité avant de poster un avis sur Corto. J'aime assez l'univers de Pratt, je trouve son style graphique inimitable et trés maitrisé, ses planches en noir et blanc, somptueuses ; mais j'ai du mal avec le découpage scénaristique de ses histoires, qui me font me perdre plus souvent qu'à mon tour. Du coup, j'éprouve toujours un mal de chien à lire ses histoires d'une seule traite et surtout à me sentir concerné par les aventures de Corto. Ca me fait vraiment c... parce que ses aventures sont tout sauf chiantes. Mais elles souffrent selon moi de l'absence d'une structure narrative sachant tenir le lecteur aux aguets. En fait, le rythme des histoires de Corto Maltese m'évoque celui du mouvement des marées ; un rythme lent et régulier qui invite davantage à la rêverie qu'à l'action pure. Cela dit, je pense que le génie de Pratt réside justement là. Les aventures de son héros sont en adéquation parfaite avec le milieu dans lequel il évolue. Maintenant, je pense que selon les lecteurs l'impact de cette réalité est forcément trés variable. Pour moi, ce n'est pas évident. Mais cela n'enlève rien à la qualité de cette grande bd.