Peyraud propose ici de petites histoires d'amour conjuguées au passé. Ces récits inachevés ont eu leur petit effet sur moi. Si je dis "inachevés", c'est au sens propre du terme. N'attendez pas de Peyraud qu'il donne dans la romance pure, dans la passion ou dans l'humour, c'est dans le fugace qu'il officie, la sensation passagère, la tranche de vie, l'instantané, sans développement ni vraie trame narrative. Selon vos attentes de lecteur, ça passe ou ça casse. A essayer.
Cette bédé m'a fait passer un agréable moment à la Fnac du coin (merci à l'absence providentielle du préposé aux transmissions cognitives ;) ). On tombe sur une couverture sympa et on ouvre.
Bon, même si le mec fait un peu le poncif du jeune combinard sympathique au grand coeur (et voila, il râle encore), on s'attache bien aux personnages et on suit l'intrigue qui avance pépère.
Sûr que je lirai le deuxième...:)
Ouaip c'est vraiment pas mal. J'avais entendu pas mal d'éloges sur cet album, je l'ai donc lu. Je n'ai vraiment pas été déçue. Les dessins sont assez banals, bien faits, sans plus, le graphisme ne sort pas vraiment des sentiers battus donc, mais il est néanmoins très sympa.
A côté de ça, on a une histoire pas très approfondie, il faut bien l'avouer, de sorte qu'on reste un peu sur notre faim. Mais la grande force de cette bd, c'est qu'elle fascine. Tout ce petit monde fascine réellement, les personnages sont très attachants, c'est de la poésie à l'état pur.
Donc même si à la base l'histoire est très classique, la façon dont elle est développée, la rend vraiment intéressante...
Vivement le tome 2 !
Un ancien légionnaire, des triplés neuneus, un jeune homme perdu, des histoires de maternité contrariée... Tous les éléments du drame social sont présents dans ce one-shot. Réalisé par deux auteurs bordelais talentueux mais se cherchant encore, il permet de passer un bon moment de lecture.
La partie de cette série que je trouve pas mal, et que je conseille à l'achat ou du moins à la lecture ne concerne que les 5 premiers tomes dessinés par Adamov. Ces tomes constituent l'histoire initiale de Tchen Qin.
C'est une histoire dans un décor particulièrement original, même si historique. Cette époque au Japon est très rarement décrite, et elle se révèle fascinante par son mélange de violence, de dépravation et de finesse à la fois. L'histoire de Tchen Qin en elle-même est assez intéressante, sans être exceptionnelle. Disons que ça se lit bien, qu'on ne passe pas un mauvais moment et qu'au passage on en apprend pas mal sur le Japon médiéval.
Ensuite, Cothias et Gioux ont continué la série, mais ça donne vraiment l'impression que "on prend les mêmes et on pousse le bouchon encore plus loin pour exploiter le filon". Le dessin de Gioux est moins bon que celui d'Adamov et l'histoire à partir du tome 6 bien moins intéressante.
Bref, je vous conseille les 5 premiers tomes, et voilà tout.
Cette bd officie dans un genre plutôt rare en bd : le récit social. A l'instar de cinéastes comme Ken Loach, Stassen dresse ici un portrait de société avec une volonté affichée de coller à la réalité des nécessiteux et des perdus. C'est une histoire sensible et attachante. Le dessin est un vrai délice, Stassen a un style inimitable, une vraie patte que je suis toujours ravi de retrouver. Ce qui est plus agaçant en revanche, c'est la manière dont le récit enchaîne ses personnages à leur moule "social". Je crois en un certain déterminisme social mais malheureusement, ici, les êtres semblent courir trop directement vers leur tragique destin. Mais cela reste à lire et à acheter, comme tous les albums de Stassen.
Un univers très construit, original, servi par des dessins superbes et des textes très travaillés : voilà une BD qui mérite qu'on y jette plus qu'un coup d'oeil.
Le problème, c'est que c'est assez dur à suivre, d'une part parce que l'histoire est en partie onirique (hallucinations dues au café ;)), en partie constituée de mouvements de foules confus, et d'autre part parce que les dessins de foules de squelettes en noir et blanc, cela devient vite fouillis. Résultat, malgré l'émerveillement que j'ai eu devant les dessins et l'univers, je ne suis pas parvenue à accrocher vraiment à l'histoire, et je me suis retrouvée à feuilletter en regardant les images, pour revenir lire plus en détail ensuite. Le langage ampoulé des diverses autorités ne facilite pas plus la fluidité, même si ça rajoute une touche de plus à l'ambiance très particulière de cette série.
Mais bon, si la difficulté à rentrer dans l'histoire ne vous rebute pas, n'hésitez pas. Et puis les bouilles des squelettes sont terribles, l'auteur "s'autorise" à faire bouger leur arcade sourcilière et la forme de leur bouche suffisamment pour avoir à sa portée la même gamme d'expressions que pour des vivants, c'est très sympa.
C'est vrai que le dessin est pas terrible, et je conseille surtout l'achat si comme moi vous la trouvez en solde...
Cela dit l'humour absurde de cette BD est vraiment génial (AMHA) et la situation est suffisamment loufdingue pour ne ressembler à rien de déjà lu...
La traduction (de quelle langue à l'origine ? je ne sais) est par contre assez ratée et un certain nombre de fautes gênent le puriste que je suis.
Etrange. Voilà sans doute le mot qui représente le mieux mon avis sur ce premier tome. Le dessin a un aspect nettement moins "soigné" que "Amer Béton" ou même Ping Pong. L'histoire semble à la fois très classique (un personnage se révolte, tue quelques hommes d'un puissant "rival" et se retrouve en fuite) et pourtant elle est complètement atypique, la narration est totalement destructurée, éclatée. Quelques combats assez saisissants, avec des cadrages étonnants se mêlent à des scènes nettement plus oniriques ou, plus précisément, symboliques. Aucun "ordre" n'est véritablement respecté et cela entraîne parfois une certaine confusion.
L'histoire peut apparaître comme une aventure mais en même temps c'est autre chose. Dont un peu de SF, avec un design qui rappelle fortement l'univers de Moebius par moments. Etrange et confondant, donc. Cependant, on est complètement happé dans cet album, qui malgré sa difficulté à lire, a quelque chose de vraiment fascinant. Je ne saurais dire précisément quoi pour l'instant, et d'ailleurs vous remarquerez que sur l'album ne figure aucun résumé, rien. Même l'éditeur a préféré renoncer. :)
Cela me paraît risqué. Le graphisme de Taiyo Matsumoto est très atypique, les albums sont chers. Et ne pas savoir de quoi il est question ne risque pas de donner plus envie de lire "Number 5"... Bref, j'ai l'impression que Kana essaie de jouer "la carte Matsumoto", au même titre que "la carte Taniguchi"... ce qui fait inévitablement penser que la collection "Made in Japan" vise un public intellectualisant et qui a les moyens de se payer ce genre d'album. La présentation aurait tendance à confirmer cette impression : la couverture est fort joliment doublée, et la jaquette en relief est superbe. L'adaptation est très soignée : à la différence du sommet des dieux, les onomatopées sont conservées, et les symboles que portent les personnages sont discrètement traduits dans un petit cartouche qui s'intègre très bien au graphisme général.
Personnellement je souhaite du succès à "Number 5" -- son auteur le mérite amplement -- mais bon, si vous fonctionnez plutôt "par auteur", je ne saurais trop vous conseiller de commencer par Ping Pong, certainement plus abordable dans tous les sens du terme.
Tome 2 :
** A venir **
Tome 3 :
Très difficile à appréhender, j'ai dû le relire pour l'apprécier. On sait que Matsumoto introduit dans ses récits un symbolisme parfois très important. Quand en plus la majorité du récit concerne les hallucinations hyper-réalistes suscitées par Number 4, il devient d'une complication assez impressionnante, et le comprendre dès la première lecture est loin d'être facile.
Pourtant il faut bien dire qu'ainsi l'album se détache d'une façon remarquable du reste de la série, sa complexité devenant un vrai petit bonheur à savourer. Complètement atypique, mais certainement remarquable.
Tome 4 :
Changement complet de genre. Dans ce tome 4 règnent en maître les flashs backs concernant le passé de l'armée de la paix et de ses principaux protagonistes. Les haines montrent leurs origines, les germes des dissensions deviennent apparents. Evidemment indispensable à la série.
Cette bd c'est vraiment un morceau de culture et un plaisir pour les yeux.
Dommage que le scénario soit débile, voire exaspérant. Déjà, pour moi, les animaux doivent rester à leur place et les utiliser à tort et à travers pour essayer de donner un semblant de poésie ou d'originalité, ça ne marche pas ici. Cet aspect de la bd a vraiment gâché ma lecture et j'ai passé les 20 dernières pages pratiquement sans lire les textes.
Ca reste tout de même un grand moment de bd et je ne peux que féliciter Smudja pour sa performance picturale.
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Celles qu'on regrette
Peyraud propose ici de petites histoires d'amour conjuguées au passé. Ces récits inachevés ont eu leur petit effet sur moi. Si je dis "inachevés", c'est au sens propre du terme. N'attendez pas de Peyraud qu'il donne dans la romance pure, dans la passion ou dans l'humour, c'est dans le fugace qu'il officie, la sensation passagère, la tranche de vie, l'instantané, sans développement ni vraie trame narrative. Selon vos attentes de lecteur, ça passe ou ça casse. A essayer.
Le Vol du Corbeau
Cette bédé m'a fait passer un agréable moment à la Fnac du coin (merci à l'absence providentielle du préposé aux transmissions cognitives ;) ). On tombe sur une couverture sympa et on ouvre. Bon, même si le mec fait un peu le poncif du jeune combinard sympathique au grand coeur (et voila, il râle encore), on s'attache bien aux personnages et on suit l'intrigue qui avance pépère. Sûr que je lirai le deuxième...:)
Koma
Ouaip c'est vraiment pas mal. J'avais entendu pas mal d'éloges sur cet album, je l'ai donc lu. Je n'ai vraiment pas été déçue. Les dessins sont assez banals, bien faits, sans plus, le graphisme ne sort pas vraiment des sentiers battus donc, mais il est néanmoins très sympa. A côté de ça, on a une histoire pas très approfondie, il faut bien l'avouer, de sorte qu'on reste un peu sur notre faim. Mais la grande force de cette bd, c'est qu'elle fascine. Tout ce petit monde fascine réellement, les personnages sont très attachants, c'est de la poésie à l'état pur. Donc même si à la base l'histoire est très classique, la façon dont elle est développée, la rend vraiment intéressante... Vivement le tome 2 !
Le Singe et la Sirène
Un ancien légionnaire, des triplés neuneus, un jeune homme perdu, des histoires de maternité contrariée... Tous les éléments du drame social sont présents dans ce one-shot. Réalisé par deux auteurs bordelais talentueux mais se cherchant encore, il permet de passer un bon moment de lecture.
Le Vent des Dieux
La partie de cette série que je trouve pas mal, et que je conseille à l'achat ou du moins à la lecture ne concerne que les 5 premiers tomes dessinés par Adamov. Ces tomes constituent l'histoire initiale de Tchen Qin. C'est une histoire dans un décor particulièrement original, même si historique. Cette époque au Japon est très rarement décrite, et elle se révèle fascinante par son mélange de violence, de dépravation et de finesse à la fois. L'histoire de Tchen Qin en elle-même est assez intéressante, sans être exceptionnelle. Disons que ça se lit bien, qu'on ne passe pas un mauvais moment et qu'au passage on en apprend pas mal sur le Japon médiéval. Ensuite, Cothias et Gioux ont continué la série, mais ça donne vraiment l'impression que "on prend les mêmes et on pousse le bouchon encore plus loin pour exploiter le filon". Le dessin de Gioux est moins bon que celui d'Adamov et l'histoire à partir du tome 6 bien moins intéressante. Bref, je vous conseille les 5 premiers tomes, et voilà tout.
Louis le Portugais
Cette bd officie dans un genre plutôt rare en bd : le récit social. A l'instar de cinéastes comme Ken Loach, Stassen dresse ici un portrait de société avec une volonté affichée de coller à la réalité des nécessiteux et des perdus. C'est une histoire sensible et attachante. Le dessin est un vrai délice, Stassen a un style inimitable, une vraie patte que je suis toujours ravi de retrouver. Ce qui est plus agaçant en revanche, c'est la manière dont le récit enchaîne ses personnages à leur moule "social". Je crois en un certain déterminisme social mais malheureusement, ici, les êtres semblent courir trop directement vers leur tragique destin. Mais cela reste à lire et à acheter, comme tous les albums de Stassen.
Monsieur Mardi-Gras Descendres
Un univers très construit, original, servi par des dessins superbes et des textes très travaillés : voilà une BD qui mérite qu'on y jette plus qu'un coup d'oeil. Le problème, c'est que c'est assez dur à suivre, d'une part parce que l'histoire est en partie onirique (hallucinations dues au café ;)), en partie constituée de mouvements de foules confus, et d'autre part parce que les dessins de foules de squelettes en noir et blanc, cela devient vite fouillis. Résultat, malgré l'émerveillement que j'ai eu devant les dessins et l'univers, je ne suis pas parvenue à accrocher vraiment à l'histoire, et je me suis retrouvée à feuilletter en regardant les images, pour revenir lire plus en détail ensuite. Le langage ampoulé des diverses autorités ne facilite pas plus la fluidité, même si ça rajoute une touche de plus à l'ambiance très particulière de cette série. Mais bon, si la difficulté à rentrer dans l'histoire ne vous rebute pas, n'hésitez pas. Et puis les bouilles des squelettes sont terribles, l'auteur "s'autorise" à faire bouger leur arcade sourcilière et la forme de leur bouche suffisamment pour avoir à sa portée la même gamme d'expressions que pour des vivants, c'est très sympa.
Al's Baby
C'est vrai que le dessin est pas terrible, et je conseille surtout l'achat si comme moi vous la trouvez en solde... Cela dit l'humour absurde de cette BD est vraiment génial (AMHA) et la situation est suffisamment loufdingue pour ne ressembler à rien de déjà lu... La traduction (de quelle langue à l'origine ? je ne sais) est par contre assez ratée et un certain nombre de fautes gênent le puriste que je suis.
Number 5
Vincent et Van Gogh
Cette bd c'est vraiment un morceau de culture et un plaisir pour les yeux. Dommage que le scénario soit débile, voire exaspérant. Déjà, pour moi, les animaux doivent rester à leur place et les utiliser à tort et à travers pour essayer de donner un semblant de poésie ou d'originalité, ça ne marche pas ici. Cet aspect de la bd a vraiment gâché ma lecture et j'ai passé les 20 dernières pages pratiquement sans lire les textes. Ca reste tout de même un grand moment de bd et je ne peux que féliciter Smudja pour sa performance picturale.