Les derniers avis (48988 avis)

Couverture de la série Tout va bien
Tout va bien

Un écrivain se trouve embarqué dans une enquête pour écrire un livre en collaboration avec une dame qui, en phase terminale du cancer, « vide son sac » : elle a été au cœur de grosses magouilles financières impliquant beaucoup d’hommes politiques et d’industriels en vue. Le dessin de Thomas Clément, simple et moderne, est agréable à suivre. Et la narration de Denis est fluide, même si ça avance lentement et manque de rythme – ce qui est un comble pour ce genre d’intrigue ! Cela devait sans doute s’accélérer par la suite, mais semble-t-il la série s’est arrêtée sur ce tome inaugural, ce qui lui enlève pas mal d’intérêt. Denis Robert a beaucoup publié d’enquêtes très intéressante sur les magouilles financières (sans qu’hélas le système ne change fondamentalement, ni que les principaux protagonistes ne finissent en prison – faut pas rêver quand même !). En particulier son enquête publiée en BD, L'Affaire des affaires est intéressante – plus que ce roman graphique inachevé. Note réelle 2,5/5.

10/07/2024 (modifier)
Couverture de la série Nuit noire sur Brest
Nuit noire sur Brest

Voilà un album qui possède d’indéniables qualités, dont le sujet m’intéressait, mais qui n’a pas totalement réussi à me convaincre. Même si globalement je suis sorti satisfait de ma lecture. La partie qui ne souffre pas de discussions, c’est bien le dessin de Damien Cuvillier (idem pour sa colorisation). En effet, c’est vraiment très beau et très bon, fluide, dynamique, très agréable à l’œil. Et les différents cadrages, très cinématographiques, ajoutent au plaisir des yeux. L’intrigue s’intéresse à un épisode peu connu de la guerre d’Espagne : la lutte entre Républicains et Franquistes, sur le territoire français, pour s’emparer d’un sous-marin, chaque camp usant de ses soutiens à Brest pour s’adjoindre cet atout majeur dans la guerre qui les oppose. Kris – qui connait bien Brest et y a déjà situé Un homme est mort – et Galic se sont bien documentés. D’ailleurs, l’imposant dossier final est très intéressant et complète parfaitement la lecture de la partie BD. L’histoire multiplie les protagonistes, et les scénaristes n’oublient personne. Mais hélas ça manque parfois d’un peu de clarté. Surtout, alors que le décor, le contexte, les différents camps sont bien posés, la narration manque par la suite de rythme. J’ai eu l’impression d’un matériau sous ou mal employé, et l’intrigue elle-même ne m’a pas paru être au niveau où je l’attendais. Mais bon, ça se laisse lire, et j’ai appris pas mal de choses, donc c’est un album que je recommande.

10/07/2024 (modifier)
Par bab
Note: 3/5
Couverture de la série Wonder Woman Historia
Wonder Woman Historia

Sur le papier, tout est alléchant à la prise en main de cet album. Une couverture qui claque, un feuilletage prometteur, une quatrième de couverture vendeuse, des avis sur bdtheque qui sont flatteurs. Et pourtant.... Je passe sur la couverture vaguement mensongère, car Wonder Woman n'apparait (seulement) bébé qu'à la dernière page (et ce n'est pas du spoil). L'histoire narrée ici est la création du peuple amazone, un récit bien ancré dans la mythologie. Pourquoi pas. En fait, je trouve ça même intéressant... en théorie, et le fil narratif fonctionne plutôt bien. Où est le problème alors selon moi ? Dans l'excès je pense. Cette bd est un poil trop tout pour être vraiment bien. C'est une lecture roborative. Sur la première partie, les dessins sont magnifiques, mais d'une densité et d'une complexité qui complique la lecture. On dirait du "Ledroit" de la grande époque x100 ! C'est dire. Il y a des doubles pages quasi illisibles. La reliure n'aide pas faut dire. Quel dessinateur ne pense pas que 15/20% de son dessin sur une double page va être mangé par la reliure! Les secondes et troisièmes parties sont plus modestes, plus lisible, malgré encore quelques doubles pages bien indigestes. Dès le début, la bd a une connotation féministe. Oppression des femmes, féminicides,... l'orientation est affichée. Mais ils arrivent ensuite ça et là, avec une finesse assez relative. Enfin, c'est verbeux. Trop verbeux avec un style que je trouve emprunté. C'est magnifique, c'est dense, l'histoire est intéressante, mais abondance de bien peut nuire. Au lendemain de ma lecture, je me sens comme après un gros repas. C'était bon, mais pas facile à digérer.

10/07/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Pippin le Bon à rien
Pippin le Bon à rien

Le roi charge successivement les 3 fils de son jardinier de protéger son pommier d'or d'un mystérieux voleur. Alors que les deux plus âgés échouent dans cette mission, le plus jeune, Pippin, découvre que le voleur est un oiseau d'or avec qui il se lierait bien d'amitié s'il le pouvait. Mais le roi décide plutôt d'envoyer les 3 fils successivement à la poursuite de cet oiseau pour lui ramener ses pommes d'or volées. Le gentil mais malheureux Pippin n'a d'autre choix que de partir en mission alors qu'il préfèrerait rester tranquille avec ses amis les moineaux. En réalisant la ressemblance entre cette histoire et celle de l'album Au cœur des terres ensorcelées que j'ai lu il y a peu de temps, je me suis renseigné un peu et j'ai pu constater qu'il s'agissait de l'adaptation libre d'un conte populaire aussi bien en Allemagne (où il est nommé L'Oiseau d'Or) que dans les pays slaves (où il est nommé Ivan Tsarevich ou l'Oiseau de Feu). Il est présenté ici sous la forme d'un conte pour la jeunesse, en particulier du fait du dessin qui me rappelle celui de David Wenzel pour Bilbo le Hobbit, un dessin proche des vieilles illustrations jeunesse. Il offre de jolis décors et des bien belles planches en couleurs directes, mais par contre ses personnages sont assez laids, volontairement caricaturaux mais trop à mon goût. C'est un conte dense, où il se passe beaucoup de choses, et où le héros va aller d'un lieu à l'autre dans une longue succession de nouvelles quêtes à suivre, avant d'enfin pouvoir revenir sur ses pas pour toutes les réunir d'un coup... et de subir un nouveau retournement de situation alors qu'il semblait revenir triomphant. Si le conte est intéressant et le graphisme joli, l'histoire elle-même se traine un peu à l'instar du héros mollasson et peu charismatique. On a l'impression qu'il faut toujours le pousser et que s'il était seul il raterait tout, sachant qu'il rate déjà la majorité des choses malgré les conseils avisés et répétés qu'on lui donne. Difficile de s'enthousiasmer pour lui et pour son aventure du coup. Mais ça reste pas mal et divertissant.

10/07/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série La Croisade des Innocents
La Croisade des Innocents

J'avais déjà entendu parler de ces phénomènes de Croisade des enfants (qui est surtout pour moi une magnifique chanson de Jacques Higelin, mais ça n'a rien à voir). D'ailleurs j'invite bien volontiers les gens intéressés par celle-ci à lire l'article wikipedia relativement bon et assez documenté sur le sujet. Parce que comme beaucoup d'autres récits autour d'évènement d'ampleur du Moyen-Âge, il y a plus de légendes que de faits. Mais c'est un autre sujet. Ici la BD part de la légende elle-même et raconte comment des enfants partent d'un lieu qui les exploite pour suivre l'un des leurs, improvisé prophète après avoir eu une vision de Jésus, et qui entend libérer la terre sainte avec d'autres enfants. L'intrigue est sympathique même si le final m'a un peu laissé dubitatif quant au message. Présentée comme telle, la croisade à l'air abominable et une défaite sur toute la ligne pour ces enfants vivant dans des conditions misérables. Quel message en tirer ? Le dessin accentue la noirceur de l'ensemble avec des traits peu colorés, noircis et vifs. L'atmosphère est bien retranscrite mais je suis assez mécontent que ça ne soit pas plus coloré par moment, comme si tout le Moyen-Âge devait être sombre et triste. La BD est pas mal, c'est juste que je vois assez vite les limites. C'est pas très réaliste, surtout si on connait l'histoire derrière, et je ne suis pas sur du message que l'autrice a voulu développer. Ça semble être une critique de la ferveur religieuse mal utilisée, mais en même temps celle-ci est le moteur d'un changement de leur situation. Je suis un peu confus sur le sens de la BD, je dois l'avouer.

09/07/2024 (modifier)
Par Présence
Note: 3/5
Couverture de la série Fantastic Four - La Première Famille
Fantastic Four - La Première Famille

S'insérer entre les cases - Ce tome contient une histoire complète indépendante de toute autre, qui ne nécessite pas de connaissance préalable pour l'apprécier. Il comprend les 6 épisodes de la minisérie, initialement parus en 2006, écrits par Joe Casey, dessinés par Chris Weston, encrés par Gary Erskine, et mis en couleurs par Chris Chuckry. Il y a quelques temps, un hélicoptère de l'armée américaine vient récupérer 4 individus se tenant debout dans leur combinaison d'astronaute au milieu des débris de leur fusée. Au milieu de la nuit, un colonel appelle le général Walter Montgomery pour l'avertir de la présence de ces 4 individus dans une base isolée de l'armée américaine Heyford. Il se rend sur place et est accueilli par les professeurs Sanford et Rutgard. Ils l'amènent dans la salle de contrôle. Puis il accompagne les 2 professeurs dans les couloirs et passe devant les vitres donnant sur quatre chambres : une combinaison vide donnant l'impression de se verser du thé dans l'encolure, un jeune homme couché sur un bat-flanc dans une pièce maintenu à une température inférieure à zéro, un homme recouvert d'un épiderme pierreux qui balance sa chaise contre la paroi vitrée, un individu en caleçon dont les bras sont étirés sur plusieurs mètres. Walter Montgomery entre dans la pièce où se trouve Reed Richards et lui parle. Il n'obtient aucune réponse, pas même un cillement. Dans son esprit, Richards se trouve habillé dans sa combinaison d'astronaute, devant une silhouette entièrement blanche, évoquant l'évolution. Les doigts de Richards s'allongent et s'emberlificotent entre eux. La silhouette évoque la situation de Raymond Perryn, un assistant de laboratoire emmailloté dans des bandelettes et inanimé, sur un lit médical. Il a été irradié par des rayons cosmiques. Johnny Storm est toujours couché sur son bat-flanc et il entend la voix de sa sœur. Elle se tient invisible devant lui et lui indique qu'elle cherche une solution. Son frère lui répond qu'il est surpris que ses cheveux ne brûlent pas. Susan Storm se rend ensuite dans la cellule de Benjamin Grimm : elle dit des paroles rassurantes. Ben répond qu'on ne le laisse voir personne, pas même sa copine Linda McGill qui est pourtant médecin. Il se redresse sur son séant et se rend compte qu'il n'y a personne à ses côtés. Enfin elle se rend dans la cellule de Reed, sans parvenir à le tirer de son mutisme. le lendemain, Walter Montgomery a fait sortir Reed Richards sur sa chaise de bureau à roulette et les 2 professeurs s'apprêtent à lui faire subir des tests. Dans son esprit, Reed se trouve à nouveau devant la silhouette blanche qui lui parle de pensée et de conscience. À une question de Reed, elle répond qu'il est un scientifique comme lui, qu'il s'est aussi intéressé aux radiations cosmiques suite à la chute d'une grande météorite sur terre. Au fur et à mesure qu'elle parle, un squelette commence à se reconstituer à l'intérieur de la silhouette blanche. Puis apparaissent les muscles, puis la peau, et enfin une tête, un visage et des vêtements. L'individu finit par se présenter : professeur Franz Stahl. Ce n'est pas la première fois que Joe Casey revient sur les origines d'un groupe de superhéros Marvel. Il l'avait fait en 1999/2000 avec X-Men, Tome 0 : Les enfants de l'atome illustré par Steve Rude, Paul Smith, Esad Ribic. Il avait également revisité les premières années des The Avengers, Tome 1 : Les plus grands héros de la Terre (2005 & 2007) avec Scott Kolins et Will Rosado. L'exercice n'est pas simple : les auteurs sont amenés à revisiter très régulièrement les origines des superhéros (Marvel ou DC), soit dans un mode révérencieux, soit pour y apporter un éclairage différent. le lecteur chevronné sait que dans le premier cas la redite est assurée, et que dans le deuxième cas toutes les nouveautés seront rapidement oubliées, à de rares exceptions près. Ici, le scénariste fait en sorte de s'insérer dans les interstices de l'origine parue en 1961 et racontée par Jack Kirby & Stan Lee, pour ne pas déranger, sans être obligé de répéter ad nauseam les mêmes choses. le fan se rend bien compte qu'il anticipe quand même de plusieurs années la capacité de Sue Storm à créer des champs force. le principe est donc de dire qu'entre deux aventures canoniques, les 4 astronautes avaient eu à gérer une autre menace : Franz Stahl. Il s'agit bien d'ajouter puisqu'il est fait référence au crash de la fusée qui survient juste avant la première page, et qu'il est fait mention du combat sur l'île des monstres et de l'affrontement contre Miracle Man (Joshua Ayers apparu dans le numéro 3 de la série Fantastic Four) sans qu'il n'apparaisse sur la page. Du coup, le lecteur découvre bien une nouvelle histoire : elle a juste la particularité de se dérouler dans un contexte déjà connu qui est celui du tout début de l'équipe. Alors que le récit commence, Reed Richards et Sue Storm ne sont pas encore mariés, et les quatre Fantastiques ne se sont pas encore installés dans le Baxter Building à Manhattan. Joe Casey montre comment se passent les relations entre l'équipe et l'armée des États-Unis, comment l'équipe réussit à acquérir son autonomie, dans quelles conditions elle effectue sa première apparition publique. Il développe également la question de la raison pour laquelle ils sont amenés à former une équipe, à habiter au même endroit (dans le Baxter Building), de pourquoi ils en viennent à se battre contre des monstres. le scénariste joue donc le jeu d'étoffer le récit initial paru en 1961, avec une approche un peu réaliste et adulte, moins dans les évidences enfantines. le lecteur guette bien sûr les éléments classiques de la mythologie de cette série. Il a droit à une courte séquence entre The Thing et le Gang de Yancy Street, ainsi qu'à plusieurs scènes se déroulant dans le garage automobile où travaille Johnny Storm. Reed Richards est déjà facilement oublieux de sa copine, en scientifique obsédé par ses expériences. Au cours du récit, est abordée la question des origines des molécules instables des costumes des Fantastic Four. En attendant, Chris Weston détoure la silhouette de Sue Storm invisible comme se déplaçant nue car elle ne peut pas rendre invisible ses vêtements. Chris Weston & Gary Erskine réalisent des dessins descriptifs avec un haut degré de détails, dans un registre réaliste. Weston avait déjà collaboré avec Grant Morrison pour The Filth (2002/2003, également encré par Erskine), et avec Warren Ellis pour Ministère de l'espace (2001). Le lecteur est frappé par la minutie apporté à la représentation des environnements et des tenues vestimentaires. le récit commence par un dessin en pleine page : il peut distinguer les débris de la navette au pied des 4 astronautes, chaque pli dans leur combinaison, le harnachement et les pochettes des combinaisons, les sapins en fond de case, les pales des rotors, chaque vitre de la cabine des hélicoptères, les roues, etc. Il ne manque aucun détail. Sur la deuxième page, il peut voir le lit du général, les plis du drap, les motifs sur l'oreiller, sa femme allongée à ses côtés, le combiné téléphonique, la lampe de chevet, les pantoufles au pied du lit, la table de chevet, le liseré de la descente de lit, et tout ça dans la première case. Il identifie le modèle de voiture dans la troisième case. La quatrième comprend un luxe de détail alors que la voiture est arrêtée au poste de contrôle de la base militaire. La troisième page comprend une case avec une vue complète de la façade du long bâtiment de la base militaire, et tous les appareils technologiques et conduites de fluide sont représentés avec minutie. le lecteur habitué des comics se dit que ça ne va pas durer longtemps comme ça : les artistes vont se fatiguer et le niveau de détail va baisser de manière significative d'épisode en épisode. Il n'en est rien : le niveau de qualité des dessins reste constant du début jusqu'à la fin. Il suffit pour s'en persuader de comparer le degré de détails et de cohérence entre la façade de la base dans le premier épisode et dans l'épisode 6, totalement raccord. Ce soin dans les détails génère une intensité d'immersion remarquable pour le lecteur et participe grandement à rendre la narration plus mature que celle de Jack Kirby dans les premiers épisodes de la série. Weston & Erskine appliquent la même approche graphique pour les personnages : haut degré de détails et de réalisme dans leur visage. L'effet produit est moins convaincant parce que le dessinateur éprouve parfois des difficultés à assurer la cohérence d'apparence sur certaines pages pour un personnage ou pour un autre. de même, la morphologie de The Thing donne la sensation de subir des variations étranges dans certaines scènes. S'il est un peu troublant de voir la silhouette nue de Susan Storm au début, il est plus horrifique de voir les membres démesurément allongés des Reed Richards, Weston proposant une représentation littérale versant vers l'horreur corporelle. Il reste dans un registre beaucoup plus classique pour la manifestation des pouvoirs de Human Torch et de The Thing, avec sa peau rocailleuse. Le lecteur se laisse facilement entraîner par la qualité de la narration visuelle, qui reste facile à lire indépendamment du nombre de détails. Il comprend rapidement que l'enjeu du récit ne réside pas la reprise des origines des Fantastic Four, Joe Casey écrivant en ayant conscience que ses lecteurs les connaissent déjà. L'enjeu réside dans l'intervention de Franz Stahl, personnage créé pour l'occasion. Casey n'a pas la prétention de créer un nouvel ennemi inoubliable pour les FF, mais il le développe de telle sorte à ce que des scénaristes ultérieurs puissent le faire. D'ailleurs il ne sera pas repris par la suite. Les pouvoirs de Stahl sont également un produit des rayons cosmiques et Stahl devient un miroir déformant des Fantastic Four, un dispositif narratif classique permettant de faire ressortir les différences entre eux et lui, et par voie de conséquence ce qui fait la spécificité et donc l'identité des FF. Joe Casey utilise ce dispositif avec maîtrise et efficacité, sans réussir à dire des choses nouvelles sur les 4 équipiers. Du fait de la longévité des personnages de fiction récurrents, les éditeurs sont amenés à faire en sorte de rappeler leurs origines régulièrement, et à en commander de nouvelles versions mises à jour à leurs auteurs, au point que ce soit devenu un sous-genre à part entière. À ce jeu, Chris Weston & Gary Erskine réalisent une narration visuelle adaptée et immersive, à l'exception des personnages parfois un peu fluctuants. Joe Casey trouve la place de s'insérer dans le canon des épisodes originaux, en développant une histoire originale et en apportant des compléments d'information à ce que contenait les tout premiers épisodes de la série. L'histoire est intéressante et divertissante, même si elle ne parvient pas à s'imposer comme une nouvelle référence.

09/07/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Piravit - Le Dernier Fantôme
Piravit - Le Dernier Fantôme

Piravit est un manga réalisé par un auteur espagnol mais sur la forme, il a tout d'une série bien Japonaise. Le graphisme est très maîtrisé, de même que les décors japonais et l'ambiance shonen légèrement délirante. L'auteur a clairement bien assimilé ses influences. C'est une série fantasy se déroulant à notre époque et ayant pour héros une jolie gardienne de temple et son ami fantôme, Piravit. Ils gagnent leur vie en offrant l'attraction de la visite de leur temple hanté, Piravit étant chargé d'effrayer les visiteurs pour combler leurs attentes. Jusqu'au jour où des démons et autres magiciens débarquent dans leur vie avec comme ambition de s'emparer de Piravit qui serait le dernier représentant de sa race et représenterait visiblement la source de pouvoirs spéciaux. Il ne faut pas trop prendre le scénario au sérieux. Il se permet beaucoup de facilités, peut-être trop. Les plus grosses concernent Piravit lui-même, théoriquement fantôme mais en fait il se comporte exactement comme un humain qui mange, se fatigue, peut toucher n'importe quel objet, mais devient volant, immatériel ou invisible quand ça l'arrange. Certes on apprend plus tard que ce n'est pas rigoureusement un fantôme tel qu'on l'imagine, mais bon... Sa copine humaine, elle, se découvre forcément des pouvoirs magiques bien pratiques quand le danger l'assaille, grâce à l'héritage secret de ses ancêtres. Quant au déroulement de l'intrigue, tout leur tombe dessus d'un coup dans un gros concours de coïncidences pas crédible du tout quand on y réfléchit. Ca sonne faux, mais il ne faut pas chercher trop loin dans la réflexion car c'est une série légère qui se veut avant tout divertissante. Et sur ce plan là, elle est plutôt agréable. Je demande quand même à voir la suite pour voir si un scénario plus solide se met en place. Note : 2,5/5

09/07/2024 (modifier)
Couverture de la série Testosterror
Testosterror

Après la lecture de ce gros pavé, je dois avouer que c'est plutôt pas mal. Le style de Luz complète très bien ce genre de récit, qui inclut dans sa naration des réflexions de notre société actuelle. Cette BD présente beaucoup d'humour, parfois fine mais souvent grasse, j'en ai beaucoup rit. Et pourquoi diable ? Parce qu'il y a des personnages rocambolesques, des scènes "what the fuck" et des répliques de bon gros bof. Sur le scénario, celui est très bon sur le 1er tiers du récit, le 2eme est plus anecdotique, plus sage ; mais on finit en beauté sur le dernier tiers avec un final plutôt réussi. "Pour ceux qui veulent lire quelque chose de différent de la BD avec de l'humour bien gras, pour se détendre après une dure journée sur le canapé à picoler de la bière bien fraiche, tout en se faisant emmerder par sa femme, eh bien je vous le recommande couillement (Humour)"

09/07/2024 (modifier)
Couverture de la série Snow angels
Snow angels

Dire que je suis déçu par ma lecture serait mentir… mais il m’aura quand même manqué un petit quelque chose pour être totalement emporté. Ce petit quelque chose, c’est l’originalité. En effet, pour tout le reste, j’ai vraiment bien aimé ce récit. Le mystère qui entoure cet univers. Sommes-nous dans un récit post apocalyptique ? Sommes-nous sur une autre planète, dans une autre temporalité ? Cet univers m’a intrigué et cette idée d’une tranchée dans cette désolation gelée, seule zone encore habitable dans laquelle circulent quelques survivants chaussés de patins à glace, m’a directement convaincu. Même lorsque les protagonistes abandonnent cette tranchée, l'univers conserve son mystère et donc sa capacité à m'hypnotiser. Les personnages. Un père et deux jeunes filles dont l’une est la narratrice et le personnage clé du récit. Il s'agit pourtant de personnages très classiques (le père protecteur qui cache un lourd secret, la jeune fille débrouillarde et courageuse, la petite sœur plus fragile mais suffisamment futée pour être utile au groupe) mais Lemire a cet art de créer des personnages à la fois forts et fragiles auxquels il m'est difficile de ne pas m'attacher.. Les révélations. L’histoire imaginée par Lemire est cohérente et les explications qu’il apporte sont satisfaisantes. Pas de gros délire, pas de mauvaise surprise, tout tient la route. Le dessin. Même s’il dégage à l’occasion une impression brouillonne, confuse, le trait de Jock est diantrement efficace. C’est un style dynamique et incisif qui convient bien à l’ambiance générale. Oui mais voilà, j’ai trouvé que l’histoire ronronnait un peu, que certains passages n’étaient pas vraiment utiles, que certaines péripéties n’apportaient rien. C’est plaisant à lire mais il m’aura manqué un petit quelque chose, donc. Une grosse révélation finale à laquelle je ne me serais pas attendu, ou un passage clé qui aurait retourné mes tripes. Mais ça reste pas mal du tout.

09/07/2024 (modifier)
Couverture de la série The Testament of Sister New Devil
The Testament of Sister New Devil

Pas la mieux mais pas non plus la pire des séries dans le genre Harem. Disons que ça se lit mais je n’y reviendrai pas. Je n’ai pas été déçu ou surpris, j’y ai trouvé exactement ce que je pensais. C’est dynamique, relativement bien fait pour le style, cependant ça ne dépasse jamais vraiment ce stade, il n’y a pas le petit truc en plus. L’avis de PatrikGC m’a bien fait rire et résume parfaitement l’histoire et sa fin :p Il est question d’affrontements entre Anges et Démons, le héros va se retrouver au milieu de tout ça et se verra rejoindre exclusivement par des personnages féminins en cours de route. Hormis pour leur plastique, j’ai trouvé ces dernières un peu fades niveau caractère (exceptée la succube par qui l’humour vient). La série est finie en 9 tomes mais traîne déjà un petit peu pour ce qu’elle a à raconter. Heureusement le dessin, bien qu’un peu sombre parfois, est correct et rempli bien son office. Les scènes de baston sont quand même moins réussies que dans un shonen classique. Du très dispensable mais ça passe encore si on est amateur de ce type de récit.

09/07/2024 (modifier)