Les derniers avis (48984 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Batman - Beyond the White Knight
Batman - Beyond the White Knight

Sean Murphy continue d'explorer son univers alternatif (et vu la fin il va sans doute encore avoir une suite !) avec ce récit qui se passe dans le futur et qui cette fois-ci reprends des éléments de la série animé Batman Beyond. Le résultat est correct. Je ne suis toujours pas un grand fan de l'univers crée par Murphy, mais au moins il développe des éléments intéressants comme la personnalité des deux anciens Robin. Je suis un peu moins passionné par tout ce qui tourne autour d'Harley Quinn. Le point fort selon moi est encore une fois le dessin Murphy bien dynamique et des couleurs pas du tout fade qui gâche le dessin comme c'est trop souvent le cas dans les comics modernes. À lire si on a aimé les autres titres de White Knight.

25/07/2024 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série Trashed
Trashed

Après Mon ami Dahmer, je retrouve Derf Backderf. Cela fait très longtemps que je dois emprunter cette BD mais le sujet ne me donnait pas envie, j'ai enfin fini par franchir le pas... Une lecture surprenante. Backderf s'inspire de son année de travail en tant qu'éboueur en 79/80. Il n'en fait pas une autobiographie mais il va puiser dans ses souvenirs pour nous concocter cette BD. On va suivre le personnage principal, éboueur d'une petite ville, sur les quatre saisons à ramasser les déchets. Évidemment chaque saison apporte son lot d'inconvénients, la chaleur en été et les vers qui grouillent dans les poubelles, le froid de l'hiver qui gèle les sacs aux trottoirs... Il y dénonce la consommation excessive de notre société, les innombrables déchets qui en résultent et les problèmes qui en découlent. Le prologue et l'épilogue sont intéressants sur ces sujets, pour le reste une succession d'anecdotes qui ne m'ont pas enthousiasmé. Je n'ai pas apprécié le type d'humour qui accompagne ces événements. On y découvrira aussi les manigances et les petits arrangements de cette petite ville. Un portrait peu reluisant de notre société. Sans être en admiration devant le dessin de Backderf, je lui reconnais un style atypique avec ses personnages aux têtes rectangulaires, aux visages figés mais expressifs qui finalement n'est pas désagréable à regarder. Une BD qui sur le fond est intéressante mais dont je n'ai pas aimé la forme.

25/07/2024 (modifier)
Couverture de la série Seuls
Seuls

Bonjour C'est la première fois que je mets un avis sur se site. Je possède 13 tomes de la série ; je m'apprête à les vendre (les brader à pas cher) tellement je suis déçu de l'étirement de la série. J’étais comme tout le monde emballé par l'histoire, et puis de tome en tome je m'en suis lassé (voir même agacé de cette profusion). Il y a clairement un effet de mode ; des fois c'est pertinent, là ça ne l'est pas. Je suis sûr que la fin de la série va décevoir tout le monde tellement l'attente est grande.

25/07/2024 (modifier)
Par Présence
Note: 3/5
Couverture de la série Green Valley
Green Valley

Se battre contre l'inconnu - Ce tome contient une histoire complète indépendante de toute autre. Il regroupe les 9 épisodes de la minisérie, initialement parus en 2016/2017, écrits par Max Landis, dessinés par Giuseppe Camuncoli, encrés par Cliff Rathburn et mis en couleurs par Jean-François Beaulieu. Tout a commencé par une erreur. Au cinquième siècle en Europe, deux cavaliers se tiennent en travers du chemin au milieu de collines : Berthus, avec son casque un peu trop grand, fait remarquer à Bertwald qu'il a l'air encore plus grognon que d'habitude. L'autre lui répond qu'Amalia avait fait cuire un cochon et qu'il avait prévu de faire autre chose de sa journée. Gulliver qui surveille l'horizon, les informe que les ennemis sont en vue. Une ligne continue de barbares de grande taille se tient devant eux, et leur chef Brutus Gargus de Pendergast s'avance au-devant des deux chevaliers et leur annonce ses intentions. Il est à la tête d'une armée forte de quatre cents hommes. Ils vont massacrer et violer leur peuple, sauf s'ils se rendent immédiatement et sans condition. Bertwald l'interrompt d'une voix calme et posée, sans hurler comme son interlocuteur : il le remercie de l'avoir informé de ses intentions, et lui indique que maintenant il faut qu'il opère un demi-tour et qu'il parte avec son armée, au risque de perdre son oreille gauche. Brutus charge, et une flèche lui arrache son oreille gauche. Brutus lance sa lourde hache sur Bertwald qui l'attrape au vol sans effort et sans coup férir. Brutus ordonne à ses archers de tirer : aucune ne touche les deux chevaliers qui les évitent ou les parent à l'épée. Brutus ordonne une retraite à ses hommes, et promet de tuer les deux chevaliers pour ce qu'ils viennent de lui faire subir. Les quatre chevaliers rentrent victorieux à Kelodia, acclamés par la foule : Bertwald, Berthus, Gulliver et Indrid l'archer. Les jeunes femmes leur sourient. Bertwald arrive devant chez lui, rentre et appelle sa compagne. Elle ne répond pas, il trouve un mot sur la porte. Il se rend au rendez-vous : un pique-nique nocturne en amoureux au bord du lac, avec un feu de camp, et le petit cochon cuit. Alors qu'elle ouvre le torchon qui le contient, elle fait un faux mouvement, et tombe la tête la première sur le cochon, renversant l'amphore de vin. Bertwald se met à rire et s'appuie sur le tronc d'arbre à ses côtés, sans se rendre compte que sa main pénètre dedans. Il vient de déranger un nid de guêpes et il en retire rapidement sa main alors qu'elle est déjà pleine de piqûres. Une fois que tout s'est calmé, il revient auprès d'Amalia qui enlève un aiguillon après l'autre. Ils commencent à discuter de manière sérieuse, et Bertwald explique qu'il se lasse de sa vie de chevalier et qu'il aimerait bien s'installer et élever une famille. Il finit par lui faire une demande en mariage. La cérémonie se déroule dans l'allégresse, avec un pincement de tristesse chez Berthus qui se rend compte que son fidèle ami ne sera plus à ses côtés pour se battre. Dans la nuit, les barbares attaquent la ville et la mettent à feu et à sang. La couverture annonce qu'il y a quelque chose de bizarre dans ce monde de chevaliers, sans expliciter ce qu'il en est. L'arrivée des barbares déstabilise le lecteur qui ne sait pas trop s'il faut comprendre qu'il s'agit d'une race surnaturelle, présentant un lien de parenté avec les gobelins, ou juste des individus de haute taille particulièrement costauds, une branche de l'humanité un peu éloignée de celle des chevaliers de Kelodia. de la même manière, il n'est pas trop certain si les quatre chevaliers sont des êtres humains normaux ou s'ils disposent de capacités qui expliquent que deux d'entre eux aient pu éviter une telle pluie de flèches. Les dessins sont dans un registre descriptif avec un niveau de détails satisfaisant, et ils ne donnent pas d'indication sur la possibilité de la magie dans ce monde. le lecteur se retrouve donc un état d'esprit où il ne sait pas trop sur quel pied danser, s'il doit s'attendre à un récit naturaliste, ou de type Fantasy. Il se retrouve donc très attentif à ce que disent les personnages, ce qu'ils font et ce que montrent les dessins pour être sûr de ne pas rater une indication. La reconstitution historique est agréable à regarder, mais sujette à caution pour les tenues vestimentaires et les cottes de maille. L'intérêt du récit ne réside donc pas dans l'évocation d'un temps passé. L'artiste sait montrer des éléments visuels qui présentent une cohérence visuelle pour un environnement qui possède sa logique interne. Au tiers du récit, une première créature impossible fait son apparition, puis un être humain qui ne devrait pas se trouver dans cet environnement. L'élément bizarre de la couverture prend alors tout son sens, et le lecteur comprend quelle est la nature de l'élément fantastique du récit. Il est visible que l'artiste prend plaisir à les dessiner et que le scénariste s'est également bien amusé à les imaginer. Il faut alors quelques pages au lecteur pour bien saisir la situation et la manière dont s'explique la présence de ces créatures et de Cyril. L'auteur a eu l'idée de présenter un récit de science-fiction très classique, mais avec un point de vue inhabituel, ce qui lui donne une nouvelle saveur. La narration visuelle est fort agréable dès le départ, grâce aux riches couleurs mises en place par Jean-François Beaulieu. Il ne sature pas ses couleurs. Il fait un usage soutenu des possibilités de dégradés d'une teinte, sans les lisser artificiellement. Ainsi il souligne et accentue le relief de chaque élément détouré. Ainsi les sols nus deviennent plus réalistes avec les dépressions diverses et variées. Les cieux sans nuages prennent des teintes différentes en fonction du moment de la journée et de la météo. Il utilise avec élégance les fonctionnalités de l'infographie pour les effets spéciaux : les flammes plus intenses, la pluie qui détrempe tout, les énergies qui crépitent, et la luminosité de la technologie inattendue. le lecteur prend les chevaliers en sympathie dès le départ également grâce à l'expressivité de leur visage, qui n'est pas exagérée, mais qui est parlante. Il est visible que Bertwald est ronchon, et que Berthus est contrarié par cet état d'esprit. En page 3, ils se détendent l'un et l'autre au cours de la conversation, ce qui se voit sur leur visage, sans que le scénariste ne doive le dire dans les dialogues ou dans un cartouche de texte. Par la suite, le lecteur ressent l'agressivité de Brutus Gargus, le contentement d'Indrid voyant l'intérêt que lui portent les jeunes femmes à son arrivée en ville, l'affection profonde que se portent Bertwald et Amalia, le plaisir que prend Gulliver à s'écouter parler, le découragement des chevaliers après l'attaque de Kelodia, l'espoir de Percival en réussissant à convaincre les chevaliers, l'esprit tordu et entièrement égoïste de Cyril, etc. Cette histoire est avant tout une grande aventure de quatre chevaliers au milieu du premier siècle, et l'artiste sait en tirer des visuels mémorables. le lecteur apprécie de pouvoir se promener aux côtés de ces chevaliers dans un environnement sauvage et souvent verdoyant, une région où il fait bon vivre. Il ressent la tristesse de ce même paysage sous la pluie, après la défaite. Il contemple l'armée de barbares, tous à cheval, mais pas en rangs bien ordonnés. Il constate le caractère impressionnant et aussi très banals des quatre chevaliers sur leur monture dans la grande artère de Kelodia. Il se désole devant le ravage des flammes lors de l'incendie de la cité. Il retient son souffle comme les chevaliers en découvrant la cité fortifiée de Perceval. Il perçoit la sauvagerie des créatures utilisées par Cyril. Il prend conscience que les images portent une grande partie de la narration, ce qui rend la lecture d'autant plus agréable et divertissante. Le scénariste part donc d'un groupe de quatre valeureux chevaliers qui défendent leur cité contre les envahisseurs et autres pilleurs. Ils ont déjà une longue expérience derrière eux et savent s'y prendre pour vaincre sans avoir à massacrer leurs ennemis. Malheureusement, la fureur des barbares dépasse leur l'élégante parade déployée par les chevaliers et la population de Kelodia en payent le prix fort. Ayant survécu tous les quatre, ils se voient offrir une occasion de redevenir les protecteurs d'une autre ville, rachetant ainsi leur échec. Mieux encore, ils doivent intervenir pour sauver la population d'un dangereux sorcier aux pouvoirs peu clairs, mais bien réels. Leur cause est donc tout acquise aux lecteurs, même s'il voit bien que leur personnalité ne sera pas très développée, juste confirmée pour ce qui concerne les vantardises de Gulliver. L'intrigue se déroule linéairement, permettant de découvrir qui est ce mystérieux sorcier, quel est la nature de son pouvoir et comment il arrivé là, les chevaliers luttant contre lui avec une compréhension limitée de sa magie, et pour cause. L'auteur met à profit son idée originale, pour une aventure très agréable et divertissante, avec des personnages bien sympathiques, des héros faillibles mais pas trop. C'est également la limite du récit qui n'a d'autre ambition que d'être un divertissement original, ce qui est déjà beaucoup. Le lecteur est intrigué par cette couverture qui promet une aventure de chevaliers, avec un ingrédient bizarre dedans. Il plonge dans un haut moyen âge peu historique, mais divertissant, avec des chevaliers d'expérience luttant contre un sorcier qu'ils ne comprennent pas. La narration visuelle est fluide et agréable, et l'intrigue linéaire et divertissante.

24/07/2024 (modifier)
Couverture de la série Amy Winehouse en BD
Amy Winehouse en BD

Ephémère par la longueur de sa carrière, Amy Winehouse n’en aura pas moins marqué l’histoire de la musique grâce à sa voix mais aussi et peut-être surtout à sa personnalité. Elle a rejoint le club des 27 depuis déjà quelques années (2011 ! Comme le temps passe !), usée prématurément par sa consommation excessive d’alcool et de drogues en tous genres. Ce documentaire en BD permet de revenir sur les étapes majeures qui ont marqué sa trajectoire. Ce n’est pas le premier documentaire en BD que je lis dans cette collection… et ce n’est pas le meilleur non plus. Pourtant, je pensais être le public rêvé. Sans être un grand fan de la chanteuse, j’aimais sa personnalité singulière et, sans connaître les détails de sa vie, un documentaire m’avait permis de comprendre les liens étroits qui unissaient sa vie à ses textes. J’espérais donc pouvoir approfondir mes connaissances au sujet d’une personnalité à laquelle je n’étais pas indifférent. Malheureusement, je reste un peu sur ma faim. En effet, si j’ai pu apprendre certains détails de sa vie que j’ignorais, je trouve que les différents chapitres ont une fâcheuse tendance à recouper les mêmes informations. Plus grave encore à mes yeux, les auteurs se contredisent à l’occasion (notamment quant aux origines du titre du premier album d’Amy Winehouse, Frank, dont ils disent une fois qu’il vient de son admiration pour Frank Sinatra et une autre fois que ce n’est pas en référence à Sinatra mais bien en hommage pour son propre père qu’elle avait opté pour ce titre). Ces contradictions m’ont particulièrement dérangé, me donnant le sentiment que les auteurs avaient collecté des informations issues de sources différentes mais n’avaient pas fait le tri parmi celles-ci. D’où cette sensation de lire parfois deux ou trois fois la même chose mais avec des conclusions différentes. Au niveau du dessin, on a droit à un large éventail de style. Si j’aime beaucoup la couverture, je dois bien avouer n’avoir que très peu été sensible aux différents styles proposés à l’intérieur même du bouquin, mon appréciation allant du « pas mal du tout » à « franchement très bof » en fonction des artistes. Par contre, ce qui fonctionne toujours très bien avec cette collection, c’est cette alternance entre courts documentaires écrits et passages de bande dessinée. C’est vraiment addictif et il est difficile de lâcher l’objet en cours de route. Au final, je ressors donc un peu déçu… mais j’ai quand même appris certaines choses sur l’artiste, et sa trajectoire demeure dramatiquement touchante. Allez ! On va dire « pas mal »… mais sans plus.

24/07/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série La Femme à l'étoile
La Femme à l'étoile

Pas mal, ce western ! Très classique dans le déroulé, le fameux struggle for life, les auteurs brossent deux portraits de personnes qui tentent de survivre avec un meurtre sur la conscience. Progressivement le récit dénoue les motivations et on arrive au point de non-retour avec un duel au sommet. Disons que tout est classique dans le déroulé, mais ce classique efficace : le méchant parfait dans son rôle de mystique fou, les assaillants qui tombent progressivement autant de leurs faits que des assiégés, la préparation minutieuse avec le payement ensuite. Le tout maitrisé dans son récit, donc classique, sans fioriture et surtout avec une idée autour de la question de la légitime défense que chacun peut invoquer. Mais le gros attrait de la BD est surtout le dessin, entre la neige tombante et les paysages enneigés, c'est une franche réussite. L'auteur a réussi à tenir le grand nombre de planches de façon efficace et surtout en gardant un trait incontestablement réussi. C'est beau, oui ! Une BD agréable, pas indispensable mais qui remplit parfaitement son office de western. Recommandé !

24/07/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Un amour suspendu
Un amour suspendu

En lisant le résumé, et avec ce titre, vous avez sans doute une bonne idée de l'histoire : lui cherche à rencontrer l'amour mais ne le trouve pas, elle est malheureuse dans son couple et vient de rompre ... Et ils se rencontrent sur la plage, où ils .... Eh bien non, pas du tout ! L'histoire prend une direction assez inattendue et ce pour toute la durée du récit. Très vite, alors que les deux se promènent sur la plage, il lui confie qu'il avait eu l'impression que c'était sa copine, comme s'ils étaient ensemble. Commence alors leurs dialogue, une longue discussion qui durera toute la journée et jusqu'à la nuit. Une discussion où ils s'inventent, à partir de leur environnement, ce qu'ils voient et font, une vie. Une vie ensemble, une vie d'amour, de peine, d'enfants etc ... Le tout jusqu'à la vieillesse et la mort. Dis comme ça, l'histoire est surprenante et franchement, elle m'a étonnée. L'idée de départ est très bien exploité et ne tombe pas dans un piège classique de la comédie romantique, à savoir finir par un baiser signe d'une nouvelle promesse. En fait, plus prosaïquement, les deux personnages vont mettre à plat leurs envies de couples, leurs sentiments et leurs vision de l'avenir. Le dialogue y contribue : chacun ajoute sa pierre à l'édifice et rebondit sur ce que l'autre dit. Ça passe d'autant mieux que chacun ajoute des choses que l'autre n'aurait pas mis ou qui le surprennent. Et finalement, cette vie fantasmée qu'ils se construisent semble presque une vie idéalisée qu'ils n'auront jamais, qu'ils savent ne jamais avoir, mais qu'ils vivent ensemble une journée. Comme une façon de faire le deuil de cette vie hollywoodienne qu'on souhaiterai avoir mais qui nous échappera face à une réalité pas toujours à notre convenance. Je ne sais pas si c'est volontaire (même si j'en suis assez convaincu) mais la BD est aussi un message pertinent sur le couple : au-delà des attentes de chacun mais aussi des fantasmes de vie, le couple est un compromis entre deux individus. Il y a cet échange permanent, ces moments où l'autre reprend le fil de l'histoire et raconte quelque chose qu'on doit accepter pour continuer l'histoire. Un jeu de rôle collaboratif très bien pensé. Maintenant, avec un compliment pareil en introduction mais un petit 3* seulement, vous vous doutez que tout n'est pas parfait : l'histoire est assez linéaire et une fois compris l'idée on aura jusqu'au bout la même histoire sans dévier. Le tout peut paraitre un poil long, sur l'ensemble. D'autre part, je dois dire que le dessinateur arrive bien à retranscrire certaines choses en extérieur, notamment les plans généraux, mais je trouve que c'est plus délicat dans les visages lorsqu'on est proche. C'est ce qui m' a heurté dès l'ouverture de la BD, même si j'ai l'impression que ça s'améliore ensuite. Pas mauvais, mais clairement perfectible niveau dessin. Pour ces deux auteurs que je découvre (il me semble que c'est leur première BD) je suis assez confiant pour la suite : l'idée est là et bien exploité, plutôt bien retranscrite en BD et il y a ce qu'il faut pour m'attirer dans le récit. Une BD pas parfaite mais qui m'a plu !

24/07/2024 (modifier)
Couverture de la série Skull & Bones
Skull & Bones

Les récits de piraterie foisonnent depuis quelques temps maintenant mais leur style peut fortement varier d’une série à l’autre. Skull & Bones s’inscrit dans une veine privilégiant l’aventure à un quelconque souci de reconstitution historique. En guise de narrateur, les auteurs optent pour un grand classique puisqu’il s’agit d’une jeune marin à l’âme noble qui, suite à un abordage, va se retrouver embarqué sur un bateau pirate. Si les auteurs ne gagneront pas le prix de l’originalité avec ce procédé, celui-ci a fait ses preuves et ici encore, il est efficace et accrocheur. L’histoire en elle-même est assez classique mais la pagination de l’album permet aux auteurs de développer plusieurs scènes. C’est sans doute l’aspect que j’ai préféré, le fait que chaque scène dispose de l’espace qui lui est nécessaire. Rien ne m’a semblé précipité et même si l’ensemble est très prévisible, la lecture s’est avéré plaisante. Au niveau du dessin, je suis un peu déçu, je l’avoue. La couverture est superbe et, la première fois que je me suis saisi de l’objet, je l’ai rapidement redéposé, déçu que j’étais de voir que les planches n’étaient pas à la hauteur de cette couverture. Le trait manque clairement de finesse, les décors manquent de détail, les expressions de visage des différents protagonistes manquent de subtilité. Il ne s’agit cependant pas d’un mauvais travail mais l’accent est mis sur l’action, sur l’effet au détriment de la finesse et de la profondeur. Cet album nous est présenté comme un one-shot (il n’y a pas de numérotation, par exemple) et c’est vrai que l’histoire qui y est racontée se suffit à elle-même. Ceci-dit, une suite peut tout à fait s’envisager. Pour ma part, même si j’ai trouvé l’histoire plutôt pas mal, je ne serais pas déçu si elle s’arrêtait là. Un petit pas mal sans plus pour la note.

24/07/2024 (modifier)
Couverture de la série Ann Bonny - La Louve des Caraïbes
Ann Bonny - La Louve des Caraïbes

Les récits de piraterie foisonnent depuis quelques temps maintenant mais leur style peut fortement varier d’une série à l’autre. Ann Bonny s’inscrit dans une veine historique même si Franck Bonnet, l’auteur de la série, reconnait lui-même que l’on ne sait finalement que très peu de chose sur la pirate, voire qu’il est possible que tout ce qui a été écrit sur elle n’était que pure affabulation. Cependant, l’auteur maîtrise suffisamment son sujet pour créer un théâtre très plausible. J’ai particulièrement apprécié la représentation des différents navires pour laquelle l’auteur cherche vraiment à faire montre de réalisme. Mais ce qui m’a attiré avant toutes choses, c’est le style graphique de Franck Bonnet. Dès la première page, le trait comme la colorisation m’ont donné l’impression de lire une bande dessinée du siècle dernier (voire des années septante ou quatre-vingt). Ça fera sans doute peur à beaucoup, mais moi, ça m’a hypnotisé. Et à la lecture, cette sensation de lire une ‘vieille’ bd est encore accentuée par le style narratif, l’écriture et la description des différentes péripéties. Pour moi, c’est vraiment de la bd ‘à l’ancienne’, et cet aspect m’a beaucoup plu. L’histoire en elle-même est celle d’Ann Bonny, une des rares femmes pirates qui n’avaient pas systématiquement recours au travestissement pour se faire respecter des hommes, à un point tel qu’elle n’hésitait pas à s’afficher seins nus sur son bateau. Son histoire est faite de violence, de trahisons et de sexe. C’est donc le portrait d’une femme forte, rebelle et prête à tout au nom de son indépendance et s’il est difficile de croire que toutes ces aventures sont bien véridiques, il est agréable de se laisser porter par la dimension romanesque du personnage. Au final, voici un album plaisant… mais il ne faut pas être allergique à ce style quelque peu daté. Pas mal du tout, pour ma part.

24/07/2024 (modifier)
Par Jeïrhk
Note: 3/5
Couverture de la série Le Mangeur d'âmes (La Bête du lac)
Le Mangeur d'âmes (La Bête du lac)

Bonne petite histoire qui, à mon avis, ferait une excellente adaptation cinématographique dans le style des productions Disney. Tous les éléments d'un schéma classique de divertissement y sont présents. J'ai beaucoup aimé le premier tome : l'originalité du scénario qui nous plonge dans l'inconnu, les caractères variés des personnages et l'humour, que j'ai particulièrement adoré. À lui seul, il mérite un "franchement pas mal" ! Malheureusement, les deux autres tomes m'ont moins séduit. Les touches d'humour m'ont à peine fait sourire et l'originalité s'est estompée. Cela reste une lecture agréable néanmoins, avec des personnages attachants et un style graphique original et une bonne colorisation. C'est vrai que tout comme Agecanonix, j'ai vraiment eu du mal avec ce style de trait trop droit et agressif, et j'avais déjà ouvert la BD 1 ou 2 fois sans m'y attarder à cause de ça. Mais curieusement, au fil des tomes, je m'y suis habitué, au point de presque l'apprécier. Ce n'est pas un coup de cœur, et je ne la relirai pas, mais c'est une BD que recommanderais volontiers selon les goûts et les envies de chacun.

24/07/2024 (modifier)