Les derniers avis (48983 avis)

Par Jeïrhk
Note: 3/5
Couverture de la série Fils de sorcières
Fils de sorcières

Encore une bonne BD jeunesse. 2 histoires sympathiques, petite préférence pour le premier tome, dont l'intrigue me semblait plus intéressante et originale. Cela dit, le deuxième tome est également très bien réussi. Les 2 tomes abordant des thèmes intéressant pour la jeunesse : la séparation/abandon d'un parent dans le premier et les cauchemars dans le second. J'ai particulièrement apprécié la manière dont l'auteur présente une acceptation quasi immédiate des enfants face à ces problèmes, ce qui donne un boost de positivité à ceux qui s'identifieront aux protagonistes. Tous les personnages sont attachants, même les plus hideux. Le dessin encore une fois, est très riche en détails, ce que j'aime particulièrement chez ce dessinateur. Son style me plaît vraiment. Pas grand chose de plus à dire, on passe un bon moment avec cette BD.

27/07/2024 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série L'Âme au bord des cheveux
L'Âme au bord des cheveux

Séra a publié plusieurs albums sur le génocide Cambodgien, celui-ci s'inscrit dans la droite ligne des autres mais en commençant par l'exposition de cette dictature, sa formation dans le début des années 70 et son installation au pouvoir avec l'aide de la guerre au Vietnam qui installe une déstabilisation de tout les pays alentours. Séra utilise une technique de dessin qui donne un aspect presque photographique à l'ensemble, avec des touches de couleurs et des arrières-plans qui donnent un aspect brouillon si on le regarde de loin, mais qui se précise quand on regarde l'ensemble. C'est toujours lisible, mélangé aux extraits de journaux, photographies d'époques et autre documents d'époque. Le but ici est à la fois de retracer fidèlement la chute de Phnom Penh par les Khmers rouges, mais aussi d'expliquer son enfance et la dureté de ce qu'il a vécu alors qu'il a été évacué d'urgence. L'un des aspects est aussi de critiquer l'absence d'aide internationale alors que cette guerre se termine et que commence une des pires dictatures du monde. La BD est à charge, mérité sans aucun doute. Je note aussi que la partie autobiographique permet de comprendre à quel point tout cela s'est joué vite et sans que les personnes présentes n'ait une réelle conscience des enjeux. La mère et le père de Sera n'auront pas le temps de s'enfuir à temps et il n'y aura finalement des survivants que grace à un concours de circonstances et une grande chance avec l'ambassade de France. Mais je suis moins enthousiaste que d'autres lectures, déjà parce qu'elle est plus cernée dans le temps (et restreinte) mais aussi parce qu'elle ne concerne que le début de la période et qu'elle s'accompagne surtout d'autres ouvrages, sans doute ceux de l'auteur. En l'état, c'est plus un tome d'introduction à cette guerre et surtout une première approche qui permet ensuite de prendre conscience de l'ampleur de ce qui s'est joué dans cette région du monde.

27/07/2024 (modifier)
Par Jeïrhk
Note: 3/5
Couverture de la série Faut pas prendre les cons pour des gens
Faut pas prendre les cons pour des gens

J'en avais lu un il y a quelques temps, et aujourd'hui je suis tombé sur le 4eme tome, qui m'a rappelé cette BD qui m'avait fait sourire à plusieurs reprises. C'est bien à petite dose, certaines vannes sont excellentes, d'autres un peu moins, mais dans l'ensemble, j'ai apprécié ce ton foutage de gueule sur les problèmes et dérives de notre société. À l'occasion, j'achèterai les 4 tomes pour les ajouter à ma "bibliothèque de W.C.", l'endroit idéal pour lire ce genre de BD.

27/07/2024 (modifier)
Par Jeïrhk
Note: 3/5
Couverture de la série Obscurcia
Obscurcia

Sympa, une bonne série pour ados, mais clairement pas pour les plus jeunes effectivement, ça gicle de partout. Le scénario est original bien que classique dans sa structure. C'est une bonne petite BD pour passer le temps. Le dessinateur m'a encore une fois séduit avec son style graphique. J'ai adoré observer tous les petits détails des décors et des différentes peluches qui nous font sourire à de nombreuses reprises. L'action omniprésente est bien réalisée, et le côté bien sanglant parfois un peu gore, ajoute un petit plus au plaisir visuel ainsi qu'au plaisir de la lecture . Il m'a tout de même manqué un petit quelque chose pour vraiment apprécier la série dans sa globalité, le gore et l'originalité de l'univers proposé ne font pas tout. En tout cas, cette fin qui nous prend par surprise, est vraiment appréciable. Bref, un bon 3.5 bien mérité.

27/07/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Un monde d'art brut
Un monde d'art brut

Je rejoins l'avis de Blue boy. Ce que j'ai surtout aimé dans ce one-shot est le dessin qui est plutôt bon et en plus le dessinateur s'applique pout imiter le style des artistes présentés dans l'album. Le problème s'est que le scénario est un peu décousu. Je pense notamment lorsqu'en plus de la présentation d'un artiste, il y a les commentaires des trois fantômes des trois spécialistes de l'art bru, je ne savais pas si je devais commencer à lire la case et ensuite les commentaires ou l'inverse ! Par moment cela sens la patte d'un spécialiste qui veut trop en mettre et qui n'est pas trop habitué avec le médium BD. Cela se laisse lire et j'ai appris des choses sur l'art brut, mais ce n'est pas une lecture qui va me marquer.

27/07/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Neige était sale
La Neige était sale

Je réalise en écrivant cet avis que j'ai été moins touché par cette BD que les lecteurs précédents. J'ai d'abord été perplexe. Perplexe en me demandant quel était le contexte : visiblement un pays européen mais teinté tantôt d'Europe Centrale et tantôt de France ou de Belgique, visiblement sous une occupation dont on ne voit jamais vraiment si c'est bien celle des Nazis même si ça ne laisse guère de doute au final. Perplexe surtout en découvrant le personnage principal, un pourri au sens littéral du terme, un gamin tellement gâté qu'il a pourri sur place, ne ressentant plus d'empathie pour l'humanité, tuant sans émotion et se foutant du monde qui l'entoure tandis qu'il l'abîme et le salit. Un tel manque d'empathie et d'émotion m'a notamment fait penser à l'Etranger de Camus, que j'ai vu ensuite cité dans le texte épilogue de l'album et dont le dernier tiers de l'histoire s'apparente beaucoup à celui de cette BD. Mais il est faux de dire qu'il est totalement sans émotion puisqu'au contraire il se révèle plus profond, certes toujours détestable mais poussé par une drôle de passion frustrée pour une femme qu'il n'arrive pas à atteindre comme il le voudrait alors même qu'elle s'offre totalement à lui. Le tout est mis en image par Yslaire avec le talent qu'on lui connait. Ses décors et son ambiance chromatique sont bons, ses personnages sont marqués, même si le héros m'est aussi détestable visuellement que moralement. Et c'est justement ce mépris envers cet anti-héros et la distance qu'instinctivement je place entre lui et moi qui m'a probablement empêché de savourer autant cet album que mes prédécesseurs. Il m'a été un peu pénible, intrigant certes mais pénible et haïssable. Et même si j'ai trouvé la toute fin relativement touchante, avec cette humanité soudaine qu'il retrouve enfin, je ne peux m'empêcher de ne pas avoir vraiment apprécié cette lecture.

26/07/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Casse - Gold Rush
Le Casse - Gold Rush

Un hold-up chez les cowboys pas sans défauts mais qui se laisse lire facilement. Alors que l’album est antérieur à « Sept pistoleros », le trait et style du dessinateur m’a ici bien plus convaincu. Un rendu plus soigné, il évite les caricatures d’acteurs et les cadrages m’ont semblé plus judicieux, idem pour les couleurs qui mettent mieux en valeur son dessin. Concernant l’histoire proprement dit, il n’y a que la dernière page qui ternit l’ensemble (mais on peut en faire abstraction). Sinon le casse est plutôt sympa à suivre, même si j’ai senti le pot aux roses. Classique mais sympathique.

26/07/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Casse - Diamond
Le Casse - Diamond

Gavé du peu d’excellence sur la collection « Sept », j’ai longtemps snobé la présente série concept consacrée au casse. Je la redécouvre tout doucement et même si je la trouve très dispensable, l’ensemble se laisse lire. Un emprunt détente. Diamond avait la lourde tâche d’ouvrir le bal, je crois que c’est celui que j’apprécie le moins. Cependant le cahier des charges est rempli et il n’y a pas de gros défauts dans la réalisation, ça m’a paru juste trop lambda. J’aime l’ambiance de cette mine sibérienne mais lecture un peu froide. En fait, on se fout un peu des protagonistes et de leurs destins, le twist final est sympa sans plus. Pas déplaisant mais ça manque de caractère. 2,5

26/07/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Rivages lointains
Rivages lointains

Quand histoire d'amour homosexuel et histoires de mafia se mêlent, cela donne ce touchant récit de gangsters qui s'étale de 1938 à 1960. On y suit Jules, alias Giulio de son nom de naissance, petit immigré italien pris sous l'aile protectrice et aimante d'un mafieux de Chicago auprès de qui il va évoluer et grimper les échelons, jusqu'à devenir différent au point que leur amour deviendra impossible. C'est une histoire complexe, où la force des choses et les intérêts mêlés des deux protagonistes vont les amener à changer, à s'installer à New York puis ailleurs, à suivre des chemins parallèles mais tournoyants jusqu'à la rupture, faite de trahisons, de manipulations et d'erreurs malgré un amour sincère. Si l'histoire mafieuse est assez classique, y inclure cette part romantique est original. On notera une certaine influence du style manga Boy's Love dans le ton de cette roman, influence qu'on retrouve beaucoup aussi dans le physique juvénile d'éternel adolescent du héros, dans la relation assez paternaliste de son amant envers lui, et dans leur beauté à tous les deux. Avant même de vérifier qui était l'auteur de l'ouvrage, je me suis rendu compte qu'il s'agissait d'une femme tant cette romance a quelques aspects enjolivés, fantasmés. A ce propos, le dessin est tout à fait sympathique, capable de représenter de manière charmante aussi bien les scènes de gangsters que les moments intimes. Si le déroulement de la partie gangsters parait parfois un peu facile, notamment par la difficulté à convaincre qu'un personnage aussi malingre et petit que le héros puisse terroriser ses victimes et s'imposer dans son milieu, le déroulement de la romance, elle, est plus crédible, et notamment les moments difficiles et la distanciation qui finit par s'imposer. En cela, j'ai trouvé la fin assez touchante. Globalement, j'ai apprécié cet album, ses quelques originalités ainsi que ce parcours de deux hommes ainsi que l'aperçu de l'état de la pègre et de son évolution sur une vingtaine d'années, même si je ne sais pas si tout y est crédible.

26/07/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Batman - Beyond the White Knight
Batman - Beyond the White Knight

Sean Murphy continue d'explorer son univers alternatif (et vu la fin il va sans doute encore avoir une suite !) avec ce récit qui se passe dans le futur et qui cette fois-ci reprends des éléments de la série animé Batman Beyond. Le résultat est correct. Je ne suis toujours pas un grand fan de l'univers crée par Murphy, mais au moins il développe des éléments intéressants comme la personnalité des deux anciens Robin. Je suis un peu moins passionné par tout ce qui tourne autour d'Harley Quinn. Le point fort selon moi est encore une fois le dessin Murphy bien dynamique et des couleurs pas du tout fade qui gâche le dessin comme c'est trop souvent le cas dans les comics modernes. À lire si on a aimé les autres titres de White Knight.

25/07/2024 (modifier)