Les derniers avis (48983 avis)

Couverture de la série Le Porteur d'histoire
Le Porteur d'histoire

J'avais beaucoup aimé l'adaptation de la pièce d'Alexis Michalik sur Edmond. Ici l'histoire revisite un autre géant de la littérature avec une aventure qui met en scène le jeune Alexandre Dumas dans les prémices de la colonisation de l'Algérie. J'ai moins adhéré à la narration que je trouve un peu difficile à suivre avec des tableaux qui multiplient les allers-retours entre différentes époques. La gageure est de respecter le fondement de l'œuvre de Dumas qui s'appuie sur le récit d'aventure d'une chasse au trésor "saucissonnée" en épisodes de feuilletons qui doivent tenir en haleine le lecteur de journaux. Cela doit parfaitement fonctionner avec une mise en scène de théâtre qui peut apporter un rythme élevé avec le jeu des comédiens. Ici j'ai eu parfois du mal à suivre la cohérence du récit. Sans être désagréable le graphisme utilisé par Gaultier n'est pas dans l'esthétique que je préfère. Il a pourtant l'avantage de créer une ambiance mystérieuse qui convient bien au récit et à la figure de Martin qui se révèle de plus en plus énigmatique au fil des pages. Cela reste une lecture agréable.

05/08/2024 (modifier)
Couverture de la série Curtiss Hill
Curtiss Hill

J'ai lu cette série animalière avec un bon plaisir visuel. Le graphisme de Pau nous renvoie très bien dans une atmosphère vintage des années 30. Comme nous sommes dans la collection Calandre de Paquet ; honneur est fait aux carrosseries des années 30. Pau dessine avec bonheur les vieilles Ferrari 166, Maserati ou Bugatti qui étaient de vrais petits bijoux de design. Le scénario est un ton en dessous avec ce chassé-croisé des personnalités des deux coureurs Curtiss et Rowlf. On se retrouve dans une histoire presque jeunesse avec un dessin qui rappelle les comics Disney des années 30 et un morale bon enfant où les "méchants" sont pétris de bons sentiments pour un final en forme de happy end. Pourtant l'auteur introduit des thématiques lourdes comme la Shoah ou le banditisme des années 30 aux USA. Mais on reste dans une approche soft et sans approfondissement d'autant plus que la chronologie de Pau est un peu fantaisiste. Une lecture détente assez plaisante pour un large public avec un graphisme intéressant.

05/08/2024 (modifier)
Couverture de la série La saga de Pelle (Snaergard, Nordlys)
La saga de Pelle (Snaergard, Nordlys)

Je découvre le travail de Vincent Wagner avec cet album. C’est semble-t-il la première fois qu’il officie tout seul (il a souvent accompagné au dessin les scénarios de Roger Seiter). En tout cas, on peut dire que cette expérience solitaire est globalement une réussite. Dans un long préambule, il explique la genèse de son travail, ses recherches : j’ai bien aimé cette présentation, qui montre qu’il a réuni une grosse documentation – ce qui se voit, et rend crédible cette aventure, malgré les aspects fantastiques développés. Ainsi, si j’ai trouvé le dessin parfois inégal (quelques planches sont moins travaillées, les passages avec le loup et certains décors manquent peut-être de profondeur), je l’ai trouvé globalement bon. Dynamique, fluide, agréable. Une fausse simplicité qui accompagne très bien ce récit. Récit qui, après un démarrage légèrement obscur, captive rapidement. J’ai aussi apprécié que Wagner choisisse une période finalement peu traitée de ces royaumes du Nord. Nous ne sommes plus à proprement parler dans la période Viking, et le christianisme ne s’est pas encore réellement implanté. Un entre-deux qui laisse la place pour l’imagination de l’auteur. Pour le reste, le canevas de base est plutôt classique. Mais, comme je l’ai dit, dans un décor original, et avec une narration fluide, la lecture est agréable, et relativement rapide malgré une pagination conséquente. Comme Ro, j’ai trouvé la fin abrupte et quelque peu surprenante. Mais elle m’a moins frustré que lui. Après tout, pourquoi ne pas rester sur une tonalité noire et dramatique ? ******************************** Lorsque j’avais lu « Saergard », j’en était ressorti satisfait, mais avec l’impression que la fin était un peu abrupte. Je pensais alors qu’il s’agissait d’un one-shot (rien n’indiquait alors qu’une suite était envisagée). C’est avec « Nordlys » que je découvre cette suite donc, ce qui permet d’avoir un développement faisant disparaître la frustration de la fin du premier tome. Au final, je reste sur ma note. La lecture est agréable, et on ne s’ennuie jamais. Reste quelques bémols : le dessin est encore très inégal, et certaines planches (colorisation comprise) m’ont semblé un chouia bâclées. Ensuite, je trouve que le contexte historique et la localisation auraient pu être davantage exploitées (les débuts du christianisme dans le nord de l’Europe médiévale). Ces réserves énoncées, c’est quand même une lecture très recommandable, de l’aventure médiévale – un peu fantastique (un peu moins dans ce second tome d'ailleurs) – bien menée. La fin peut éventuellement faire penser que Wagner ne s’interdit pas de poursuivre l’histoire.

20/01/2023 (MAJ le 05/08/2024) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Grizzli
Le Grizzli

J'ai plutôt bien aimé cette BD effectivement très inspirée des dialogues d'Audiard. Et pourtant c'est justement cette particularité qui m'a un peu agacé sur les premières pages. C'est énormément d'argot parisien des années 50 à un point que ça m'a paru forcé. Et moi qui ne connaissais pas toutes ces expressions, j'ai trouvé un peu pénible cette utilisation répétitive du terme "se pager" par exemple. Heureusement, cela se calme un peu au bout de quelques pages et j'ai enfin pu apprécier davantage ce polar façon Tontons Flingueurs, avec des vieux de la vieille qui se confrontent. Le dessin est sympa, les personnages plutôt bien trouvés, et le rythme d'ensemble est plutôt accrocheur. J'ai toutefois trouvé un peu bizarre le changement de comportement du gars qui initialement appelait à l'aide. Cela m'a empêché de savourer complètement l'histoire et de lui attribuer une meilleure note. S'il y a une suite, je lirai cependant volontiers les autres albums.

05/08/2024 (modifier)
Par Jeïrhk
Note: 3/5
Couverture de la série Lucky Luke - Choco-boys
Lucky Luke - Choco-boys

Parmi les 6 histoires de "Lucky Luke vu par", je place celle-ci en 3eme position. J'ai pourtant vraiment eu du mal à accrocher au début, notamment avec le style de dessin que je n'aime pas trop, bien que je m'y sois habitué au fil de la lecture, mais aussi à cause de certains dialogues difficiles à déchiffrer. Cela dit, une fois bien plongé dans l'histoire, j'ai passé un agréable moment de lecture. J'ai souri quelques fois grâce aux 2 fans qui suivent Lucky partout, et j'ai surtout été conquis par l'histoire du grand gaillard homosexuel. Pas mal du tout.

05/08/2024 (modifier)
Par Jeïrhk
Note: 3/5
Couverture de la série Lucky Luke - Lucky Luke se recycle
Lucky Luke - Lucky Luke se recycle

Parmi les "Lucky Luke vu par" que j'ai lu dans un style un peu caricatural, c'est celui dont j'ai le plus apprécié le dessin et la mise en page. Et parmi les 6 histoires de "Lucky Luke vu par", je place celle-ci en 4eme position en ce qui concerne le scénario. Je l'ai trouvé certes original et parfois même amusant, mais il ne m'a pas particulièrement emballé. J'en ai déjà oublié une grande partie. Mais pour le petit moment sans ennui que j'ai passé, et parce que Lucky luke sur un vélo c'est rigolo, je lui attribue tout de même un 2.5 que j'arrondis à 3.

05/08/2024 (modifier)
Par Blue boy
Note: 3/5
Couverture de la série Appels en absence
Appels en absence

Treize ans déjà ont passé depuis les tragiques attentats en Norvège. Avec « Appels en absence », Nora Dasnes, jeune autrice norvégienne, s’efforce de raconter, par le biais du personnage de Rebekka, les événements tels qu’elle les a vécus. Le récit nous met donc dans les pas de cette adolescente qui s’apprête à retourner au lycée, alors que le souvenir des attentats, survenus au cours de l’été, est encore vif. Rebekka était à Oslo à ce moment-là, mais les images de la fusillade repassent en boucle dans sa tête, inlassablement, donnant lieu chez elle à mille tourments, mille questionnements. Pourquoi dans un pays habituellement si tranquille, la violence a-t-elle fait irruption de manière si brutale ? Quelles étaient les motivations du tueur ? Pourtant, la vie continue, et la rentrée a eu lieu, même si on sait que des chaises resteront vides. Heureusement, Rebekka retrouve sa meilleure copine de lycée, Fariba, à qui elle pourra faire part de ses tourments. Celle-ci, en tant que musulmane adepte du voile, aurait pu avoir quelques raisons de s’inquiéter. En effet, elle dut affronter, juste après l’attentat, les remarques agressives de quelques passants, alors qu’on n’en connaissait pas encore l’auteur. Pourtant, Fariba, qui vient de s’inscrire au parti des jeunes travailleurs (lequel était visé par le terroriste), s’avérera la plus optimiste en épaulant Rebekka dans ses moments de doute. Il est vrai que pour cette dernière, ce n’est guère chez elle qu’elle trouvera du réconfort. Sa mère, de par son travail dans la police, est souvent absente. Son frère Joakim, scotché toute la journée devant son jeu vidéo, semble indifférent au monde qui l’entoure, ce qui plonge Rebekka dans un complet désarroi. Comment exprimer ce qu’elle ressent dans un tel contexte ? Le spectacle annuel prévu prochainement dans son lycée pourra-t-elle lui en fournir l’occasion ? Bien sûr, il y a ce nouveau camarade de lycée, Daniel, un garçon intelligent, qui lui fait la cour et dont le charme ne la laisse pas insensible. Mais Rebekka, très à fleur de peau en raison des récents événements, a du mal à se montrer totalement disponible. En attendant, c’est devant son ordinateur qu’elle tente de fixer ses interrogations concernant l’attentat. « Appels en absence », voilà un titre qui résume bien les états d’âme de la jeune fille. Nora Dasnes nous livre un récit intime et sensible, empreint de sincérité, sans esbroufe et sans voyeurisme. Le message délivré, empreint d’humanité, s’avère en conclusion généreux et positif. L’autrice n’évite pas complètement les bons sentiments, et le livre pourrait paraître quelque peu naïf à certains égards, mais le propos correspond assez bien à ce qui peut se passer dans la tête d’une jeune personne de seize ans confrontée à un tel événement. A ce titre, il touchera certainement davantage un public de « young adult », mais pourrait laisser les plus âgés sur leur faim. Le bémol aurait plutôt trait au dessin, qui pêche par son côté amateur. Très minimaliste, il évoque davantage les esquisses maladroites (voire bâclées) d’un dessinateur en herbe, même s’il faut bien l’admettre, on sent une plus grande maîtrise sur le cadrage et la mise en page. Si l’on fait abstraction de la partie graphique, on pourra donc tout de même répondre présent à ces appels du cœur.

04/08/2024 (modifier)
Couverture de la série L'Histoire secrète du géant
L'Histoire secrète du géant

Matt Kindt est un auteur assez original, mais j’ai souvent du mal avec ses productions, n’y trouvant que rarement ce que d’autres ont su voir d’extraordinaire. Avec cette histoire de géant, je dirais que j’en sors avec un ressenti mitigé, mais globalement positif. J’ai été surpris par le petit format, plutôt rare chez Futuropolis. Mais c’est un format que j’aime bien agréable, et le travail éditorial (avec un papier qui donne un rendu proche du carnet) est bien fait. J’ai bien aimé le dessin simple et efficace de Kindt, et encore plus la colorisation. Je regrette juste un format de caractère un peu trop petit et, format oblige – une lecture qui s’en est trouvée un peu plus difficile qu’espéré. L’histoire est intéressante. Sorte de biographie d’un géant fictif (même si Kindt s’est peut-être inspiré de cas réels), vue en trois étapes, racontées par les trois femmes qui ont compté pour lui : sa mère, sa femme, puis sa fille, qui se lance en fin d’album dans une recherche de son père. Il faut dire que celui-ci est un géant particulier, dont la croissance ne finit jamais, ce qui le met peu à peu à l’écart de ses proches, puis de la société toute entière. Ce dernier aspect aurait pu être davantage creusé. Pas l’album du siècle. Mais, alors qu’au départ je ne savais pas où kindt voulait nous amener, et alors que je pensais m’ennuyer, j’ai finalement fini ma lecture globalement satisfait.

04/08/2024 (modifier)
Couverture de la série Back to perdition
Back to perdition

Un diptyque qui n’a rien d’original, mais qui propose une lecture dynamique et agréable. Disons que c’est une lecture d’emprunt, qui donne une petite demi-heure sans prise de tête. Car c’est très vite lu, au point que je pense que ça aurait pu tenir en un tome d’une soixantaine de pages. Rien n’est vraiment creusé, l’intrigué est assez linéaire, et les personnages manquent d’aspérité, sont plutôt manichéen et caricaturaux. Du coup on ne s’attache pas trop à eux, on suit l’intrigue, on arrive à la fin (un peu abrupte – mais pourquoi pas ?), et on passe à autre chose, en oubliant rapidement cette lecture pop-corn. Le dessin fait le travail. J’ai surtout apprécié les couleurs, très sombres et efficaces, bien adaptées au scénario. Par contre, toutes les explications sur les termes australiens, données en bas de cases, sont le plus souvent bien trop petites et difficiles à déchiffrer. Note réelle 2,5/5.

04/08/2024 (modifier)
Couverture de la série Zorn & Dirna
Zorn & Dirna

Mouais. J’ai lu sans trop de déplaisir la série, mais je l’ai bien moins appréciée que la majorité de mes prédécesseurs. Ça se lit bien, la narration est dynamique (pas mal d’action, un méchant et ses séides vraiment retors en particulier). On ne s’ennuie pas, ce qui est pas mal. Le dessin est lui aussi globalement dynamique et agréable, très lisible (je n’aime pas trop les gros yeux de Zorn et Dirna par contre). Mais j’ai trouvé qu’il y avait pas mal de longueurs, de passages trop étirés. L’intrigue aurait gagné à être resserrée. Certains passages sont un peu mièvres, en particulier lorsque Zorn et Dirna se retrouvent avec leur père et leur « mère » (le troisième tome est celui qui m’a le plus énervé à ce propos). Une série à emprunter à l’occasion, mais qui m’a laissé sur ma faim.

03/08/2024 (modifier)