Je n’ai lu que le premier tome d’ailleurs je pourrai limite faire un quasi copier-coller de mon avis sur "La princesse de Mars".
C’est la deuxième série qui sort dans la collection autour de Edgard Rice Burroughs. On y retrouve les mêmes qualités et défauts … mais je trouve Au coeur de la terre un cran au-dessus et plus fun.
Déjà le trait m’a paru plus original même si je ne suis pas fan des têtes, le dessinateur m’a semblé davantage s’amuser avec cet univers.
Niveau histoire, Burroughs « pompe » deux célèbres romans : Voyage au centre de la terre de Jules Vernes et Le monde perdu de A.C. Doyle pour les mixer et proposer un récit sous stéroïde.
Nous y suivrons un duo de chercheurs d’or (le cerveau et les muscles) qui arrive par erreur dans le noyau interne, ils découvriront tout un monde inspiré de la préhistoire.
Une aventure hautement improbable qui a vieilli mais qui passe encore à condition d’être pas trop regardant. Ça va vite, il y a un zeste d’humour avec le cerveau, les muscles ayant le rôle du chevalier blanc (trait indécrottable des héros de l’auteur, surtout qu’ils se sentent tous investis d’une mission, à savoir apporter leur suprématie), une demoiselle en détresse … cahier des charges rempli pour le lectorat de l’époque.
Basique et maintenant trop classique pour réellement conseiller mais un emprunt détente. Je n’y reviendrais pas mais je ne suis pas mécontent de découvrir de cette façon des écrits de l’auteur qui ont fait rêver les générations précédentes.
A noter en fin de tome, la présence du toujours très bon dossier de Patrice Louinet qui revient sur ce qu’on vient de lire.
Avec cette série, Glénat et Morvan inaugurent une nouvelle collection consacrée aux écrits de E.R. Burroughs (Tarzan …). Je trouve l’intention plutôt louable, on retrouve exactement la même formule que dans Les Univers de Stefan Wul ou Conan le cimmérien.
La princesse de Mars est en fait le 1er cycle des aventures de John Carter, un héros très connu chez nos amis anglo-saxons … beaucoup moins chez nous.
Perso je l’ai découvert il y a quelques années lors de la sortie du film qui lui était consacré (et qui a fait un sacré four). Ce dernier ne m’avait pas convaincu, l’histoire notamment et même si on la retrouve, je serai un peu coulant sur la version bd même si je garde des réserves.
Déjà graphiquement, je n’ai pas trouvé ça exceptionnel. C’est fluide et efficace mais pas vraiment beau ou tonitruant. J’ai trouvé ça bien mollasson alors que je pense qu’il y avait vraiment matière à s’éclater. Le bestiaire reste cependant réussi.
Niveau histoire, c’est un peu n’importe quoi. Disons qu’il ne faut pas trop être exigeant sur une plausibilité quelconque.
Ici, un cow-boy se retrouve transporter sur la planète Mars, il jouira du même pouvoir que les Dupont(d) dans On a marché sur la lune, ce qui lui sera bien pratique pour découvrir et survivre dans cette nouvelle société composée d’aliens et d’humanoïdes. Notre héros va vite s’adapter en montrant sa force aux autochtones, puis se donnera comme mission de sauver une princesse.
On va pas se mentir, ce (type de) récit a méchamment vieilli (il date de 1912) et apparaît très basique aujourd’hui. Par contre pour l’époque, ça a longtemps cartonné : dépaysant, rempli d’actions et qui prônait la « bonne » morale (l’homme blanc qui poursuit la conquête de l’Ouest entre autre chose).
Bien dispensable, dur de moderniser le fond mais une petite curiosité pour ma part.
L’album se conclut par un excellent dossier de Patrice Louinet qui replace admirablement le contexte, l’auteur et les thématiques de l’histoire.
J'avais bien envie de lire cette BD et la réédition récente en petit format m'a permis de l'acquérir à moindre prix, ce que je ne regrette pas.
En effet, si la BD est belle au niveau des dessins et des couleurs, elle est aussi vite lue et sans grande histoire qui marque. C'est une BD joliment dessinée avec une trame narrative légère qui se conclue rapidement sans trop de double lecture. C'est simple dans le déroulé avec une anthropomorphisation des animaux qui permets quelques échanges sur la sexualité et la dualité entre liberté et sécurité, mais aussi quelques ajouts sur la guerre en Irak.
Rien de bien transcendant mais une BD simple, qui se laisse porter. C'est surtout pour le dessin que j'ai apprécié ma lecture : les jeux de lumière avec des contrastes nets, les couleurs pour différencier les zones, c'est bien mené et je trouve que l'ensemble a une grande qualité esthétique.
Disons que c'est une BD dans la moyenne mais dans l'honnête moyenne.
Je ne connaissais pas Antonio Pigafetta, principalement connu pour son précieux récit détaillant l'expédition autour du globe menée par Ferdinand Magellan entre 1519 et 1522.
C'est intéressant, même si pour l'un des récits les plus célèbres de l'exploration maritime, on en n'apprend pas énormément ici. Il y a peu de dialogue, une narration efficace mais peu détaillée, la BD raconte les événements assez rapidement.. ce qui n'est pas pour me déplaire. C'est une lecture rapide qui attisera la curiosité de ceux qui voudront s'intéresser de plus près à cette expédition.
La grande force de cette BD réside plus dans son style graphique très réaliste ainsi que dans sa colorisation, qui nous immergent complètement à cette époque. Certaines cases ressemblent à de très belles peintures. Cela dit j'ai trouvé les navires peut-être un peu trop lisses et neufs pour des navires d'exploration.
Une petite lecture sympathique idéal pour un emprunt.
C'est l'histoire de 6 personnes dans une petite ville de campagne, qui vont former d'une certaine manière 3 couples d'âges différents. Chacun a son passé, ses soucis, ses doutes. Ils vont se retrouver, s'apprécier, se soutenir et s'attacher. Et pour la touche d'originalité, il s'avère que les animaux des environs ont fait le choix d'observer ces humains, d'écouter leurs discussions et de voir comment les choses vont se passer. Des observateurs au même titre que le lecteur, si ce n'est qu'ils amènent leurs propres réflexions sur le sujet, vus par leurs yeux, et que cela permet une forme de distanciation qui ajoute un peu de profondeur au sujet.
Cet album m'est apparu un peu vain mais il dégage quelques belles émotions et une agréable philosophie. J'ai apprécié sa lecture, j'ai trouvé les personnages sympathiques et j'avais bien envie de les suivre et de voir comment ils allaient évoluer. Le rythme narratif est bien dosé, sautant d'un personnage à l'autre pour tenir le lecteur en éveil sans que cela devienne confus. Le dessin est lui aussi très plaisant.
Si je ne mets pas une note plus élevée c'est parce qu'au-delà du simple plaisir et du divertissement, l'intrigue ne m'aura pas particulièrement marqué.
C'est une BD qu'on lit avec le sourire, qui distille quelques bonnes idées sur la vie, les relations humaines et le temps qui passe, mais qui s'oublie un peu vite une fois refermée.
Note : 3,5/5
J’aime bien Fabien Toulmé, un auteur qui m’apparaît profondément humain, positif et qui aime son prochain. En ce sens, je trouve ses albums souvent chaleureux.
Inoubliables, sa nouvelle série chez Dupuis, ne surprendra guère pour qui connaît l’auteur, on y retrouve son style habituel. Un dessin simple mais d’une fluidité exemplaire toujours au service du récit.
Depuis de nombreux mois, l’auteur se passionne et récolte des histoires de personnes qui ont vécu un moment fort, charnière … dans leur existence.
Inoubliables est donc l’adaptation en bd de ces témoignages.
A l’inverse de ce que vivent les protagonistes des différentes histoires courtes, ma lecture n’a pas été spécialement inoubliable mais s’est révélée très plaisante. La multiplicité des thématiques abordées est bienvenue et offre un beau panel de notre société.
Le genre de bd pas indispensable mais qui fait du bien.
2.5
Un récit qui met en vedette un artiste que je ne connaissais pas du tout (il faut dire qu'en matière d'art je suis plus peinture classique du type Monet) et ce qui m'a intéressé à l'emprunter c'est que Brancusi va se retrouver en cour parce qu'une de ses œuvres n'a pas été considérée comme une œuvre d'art par les douanes américaines et du coup Brancusi va devoir payer une taxe ce qu'il refuse.
La partie la plus intéressante est donc ce procès qui pose une question intéressante à savoir qu'est-ce qui peut être considéré comme de l'art ? Malheureusement, le reste m'a moins passionné. Il faut dire que le dessin ne m'a pas semblé approprié pour une BD. C'est très beau avec de jolies couleurs, mais pour moi c'est un style pour de l'illustration. Si on prend chaque case séparée, cela donne de beaux dessins, mais mises ensembles cela manque trop de dynamisme pour être de l'art séquentiel. Même les scènes de procès qui mettent en scène des protagonistes passionnés m'ont semblées molles, c'est trop figé.
Cela se laisse lire, mais je suis déçu parce que le sujet aurait pu donner une très bonne BD.
Je ne suis pas un grand fan de Snyder et ici je trouve que c'est une de ses meilleures œuvres que j'ai lues jusqu'à présent.
Le scénario présente un monde futuriste plutôt original avec des retournements de situations que je n'avais pas vu venir. Dommage que le coté polar m'a semblé moins original avec des personnages stéréotypés que j'ai déjà vu des dizaines de fois. Cela manque un peu de clarté par moment, mais c'était peut-être moi qui n'étais pas assez concentré durant la lecture.
Le dessin est bon avec une mise en dynamique et des couleurs chaleureuses qui donnent envie de lire l'album. En gros, ça se lit sans problème, mais cela ne m'a pas marqué plus que ça et je recommande un emprunt à la bibliothèque.
Il est dommage qu'en 1986, Wikipedia n'existait pas encore, sinon le dessinateur Ruffieux aurait pu se passer du scénariste Moliterni. Quelques années plus tard, Ruffieux aurait simplement consulté la page sur Hérode, ça lui aurait fait une trame vraisemblablement meilleure. Mais peut-être que le nom "Moliterni" était un peu plus vendeur...
Tout ça pour dire que le scénario n'est pas folichon.
Graphiquement, on sent que le dessinateur s'applique, il fait correctement son boulot, il s'est documenté. Parfois, le trait est un peu gauche, mais cet album fait partie de ses débuts en la matière.
J'ai mis 3/5 (arrondi au sup) alors que c'aurait pu mériter un 3.5/5, mais le scénario est trop insipide, linéaire, sans âme.
Un album tout public, plutôt orienté jeunesse quand même je pense. Une lecture agréable en tout cas, y compris pour un vieux schnock comme moi.
L’histoire est assez simple. Un garçon est « oublié » par ses parents lors de leur départ en vacances, et puisqu’il a une imagination débordante, il « vit » des aventures ébouriffantes avec des pirates. La narration est très dynamique, le dessin expressif et agréable (un mixe de Backderf et de Crumb, en plus « léger »). Les plus jeunes y trouveront leur compte (on pourrait arrondir aux quatre étoiles).
Au milieu des aventures de pirates, Lionel Richerand a glissé énormément de références (qui toucheront sans doute davantage les lecteurs adultes) : Peter Pan ; le passage biblique de Jonas et la baleine ; Don Quichotte ; Barbe rouge (ou plutôt la version d’Uderzo dans Astérix).
Une lecture sympathique en tout cas.
Note réelle 3,5/5.
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Au cœur de la terre
Je n’ai lu que le premier tome d’ailleurs je pourrai limite faire un quasi copier-coller de mon avis sur "La princesse de Mars". C’est la deuxième série qui sort dans la collection autour de Edgard Rice Burroughs. On y retrouve les mêmes qualités et défauts … mais je trouve Au coeur de la terre un cran au-dessus et plus fun. Déjà le trait m’a paru plus original même si je ne suis pas fan des têtes, le dessinateur m’a semblé davantage s’amuser avec cet univers. Niveau histoire, Burroughs « pompe » deux célèbres romans : Voyage au centre de la terre de Jules Vernes et Le monde perdu de A.C. Doyle pour les mixer et proposer un récit sous stéroïde. Nous y suivrons un duo de chercheurs d’or (le cerveau et les muscles) qui arrive par erreur dans le noyau interne, ils découvriront tout un monde inspiré de la préhistoire. Une aventure hautement improbable qui a vieilli mais qui passe encore à condition d’être pas trop regardant. Ça va vite, il y a un zeste d’humour avec le cerveau, les muscles ayant le rôle du chevalier blanc (trait indécrottable des héros de l’auteur, surtout qu’ils se sentent tous investis d’une mission, à savoir apporter leur suprématie), une demoiselle en détresse … cahier des charges rempli pour le lectorat de l’époque. Basique et maintenant trop classique pour réellement conseiller mais un emprunt détente. Je n’y reviendrais pas mais je ne suis pas mécontent de découvrir de cette façon des écrits de l’auteur qui ont fait rêver les générations précédentes. A noter en fin de tome, la présence du toujours très bon dossier de Patrice Louinet qui revient sur ce qu’on vient de lire.
La Princesse de Mars
Avec cette série, Glénat et Morvan inaugurent une nouvelle collection consacrée aux écrits de E.R. Burroughs (Tarzan …). Je trouve l’intention plutôt louable, on retrouve exactement la même formule que dans Les Univers de Stefan Wul ou Conan le cimmérien. La princesse de Mars est en fait le 1er cycle des aventures de John Carter, un héros très connu chez nos amis anglo-saxons … beaucoup moins chez nous. Perso je l’ai découvert il y a quelques années lors de la sortie du film qui lui était consacré (et qui a fait un sacré four). Ce dernier ne m’avait pas convaincu, l’histoire notamment et même si on la retrouve, je serai un peu coulant sur la version bd même si je garde des réserves. Déjà graphiquement, je n’ai pas trouvé ça exceptionnel. C’est fluide et efficace mais pas vraiment beau ou tonitruant. J’ai trouvé ça bien mollasson alors que je pense qu’il y avait vraiment matière à s’éclater. Le bestiaire reste cependant réussi. Niveau histoire, c’est un peu n’importe quoi. Disons qu’il ne faut pas trop être exigeant sur une plausibilité quelconque. Ici, un cow-boy se retrouve transporter sur la planète Mars, il jouira du même pouvoir que les Dupont(d) dans On a marché sur la lune, ce qui lui sera bien pratique pour découvrir et survivre dans cette nouvelle société composée d’aliens et d’humanoïdes. Notre héros va vite s’adapter en montrant sa force aux autochtones, puis se donnera comme mission de sauver une princesse. On va pas se mentir, ce (type de) récit a méchamment vieilli (il date de 1912) et apparaît très basique aujourd’hui. Par contre pour l’époque, ça a longtemps cartonné : dépaysant, rempli d’actions et qui prônait la « bonne » morale (l’homme blanc qui poursuit la conquête de l’Ouest entre autre chose). Bien dispensable, dur de moderniser le fond mais une petite curiosité pour ma part. L’album se conclut par un excellent dossier de Patrice Louinet qui replace admirablement le contexte, l’auteur et les thématiques de l’histoire.
Les Seigneurs de Bagdad (Pride of Baghdad)
J'avais bien envie de lire cette BD et la réédition récente en petit format m'a permis de l'acquérir à moindre prix, ce que je ne regrette pas. En effet, si la BD est belle au niveau des dessins et des couleurs, elle est aussi vite lue et sans grande histoire qui marque. C'est une BD joliment dessinée avec une trame narrative légère qui se conclue rapidement sans trop de double lecture. C'est simple dans le déroulé avec une anthropomorphisation des animaux qui permets quelques échanges sur la sexualité et la dualité entre liberté et sécurité, mais aussi quelques ajouts sur la guerre en Irak. Rien de bien transcendant mais une BD simple, qui se laisse porter. C'est surtout pour le dessin que j'ai apprécié ma lecture : les jeux de lumière avec des contrastes nets, les couleurs pour différencier les zones, c'est bien mené et je trouve que l'ensemble a une grande qualité esthétique. Disons que c'est une BD dans la moyenne mais dans l'honnête moyenne.
Pigafetta
Je ne connaissais pas Antonio Pigafetta, principalement connu pour son précieux récit détaillant l'expédition autour du globe menée par Ferdinand Magellan entre 1519 et 1522. C'est intéressant, même si pour l'un des récits les plus célèbres de l'exploration maritime, on en n'apprend pas énormément ici. Il y a peu de dialogue, une narration efficace mais peu détaillée, la BD raconte les événements assez rapidement.. ce qui n'est pas pour me déplaire. C'est une lecture rapide qui attisera la curiosité de ceux qui voudront s'intéresser de plus près à cette expédition. La grande force de cette BD réside plus dans son style graphique très réaliste ainsi que dans sa colorisation, qui nous immergent complètement à cette époque. Certaines cases ressemblent à de très belles peintures. Cela dit j'ai trouvé les navires peut-être un peu trop lisses et neufs pour des navires d'exploration. Une petite lecture sympathique idéal pour un emprunt.
Nos rives partagées
C'est l'histoire de 6 personnes dans une petite ville de campagne, qui vont former d'une certaine manière 3 couples d'âges différents. Chacun a son passé, ses soucis, ses doutes. Ils vont se retrouver, s'apprécier, se soutenir et s'attacher. Et pour la touche d'originalité, il s'avère que les animaux des environs ont fait le choix d'observer ces humains, d'écouter leurs discussions et de voir comment les choses vont se passer. Des observateurs au même titre que le lecteur, si ce n'est qu'ils amènent leurs propres réflexions sur le sujet, vus par leurs yeux, et que cela permet une forme de distanciation qui ajoute un peu de profondeur au sujet. Cet album m'est apparu un peu vain mais il dégage quelques belles émotions et une agréable philosophie. J'ai apprécié sa lecture, j'ai trouvé les personnages sympathiques et j'avais bien envie de les suivre et de voir comment ils allaient évoluer. Le rythme narratif est bien dosé, sautant d'un personnage à l'autre pour tenir le lecteur en éveil sans que cela devienne confus. Le dessin est lui aussi très plaisant. Si je ne mets pas une note plus élevée c'est parce qu'au-delà du simple plaisir et du divertissement, l'intrigue ne m'aura pas particulièrement marqué. C'est une BD qu'on lit avec le sourire, qui distille quelques bonnes idées sur la vie, les relations humaines et le temps qui passe, mais qui s'oublie un peu vite une fois refermée. Note : 3,5/5
Inoubliables
J’aime bien Fabien Toulmé, un auteur qui m’apparaît profondément humain, positif et qui aime son prochain. En ce sens, je trouve ses albums souvent chaleureux. Inoubliables, sa nouvelle série chez Dupuis, ne surprendra guère pour qui connaît l’auteur, on y retrouve son style habituel. Un dessin simple mais d’une fluidité exemplaire toujours au service du récit. Depuis de nombreux mois, l’auteur se passionne et récolte des histoires de personnes qui ont vécu un moment fort, charnière … dans leur existence. Inoubliables est donc l’adaptation en bd de ces témoignages. A l’inverse de ce que vivent les protagonistes des différentes histoires courtes, ma lecture n’a pas été spécialement inoubliable mais s’est révélée très plaisante. La multiplicité des thématiques abordées est bienvenue et offre un beau panel de notre société. Le genre de bd pas indispensable mais qui fait du bien.
Brancusi contre États-Unis
2.5 Un récit qui met en vedette un artiste que je ne connaissais pas du tout (il faut dire qu'en matière d'art je suis plus peinture classique du type Monet) et ce qui m'a intéressé à l'emprunter c'est que Brancusi va se retrouver en cour parce qu'une de ses œuvres n'a pas été considérée comme une œuvre d'art par les douanes américaines et du coup Brancusi va devoir payer une taxe ce qu'il refuse. La partie la plus intéressante est donc ce procès qui pose une question intéressante à savoir qu'est-ce qui peut être considéré comme de l'art ? Malheureusement, le reste m'a moins passionné. Il faut dire que le dessin ne m'a pas semblé approprié pour une BD. C'est très beau avec de jolies couleurs, mais pour moi c'est un style pour de l'illustration. Si on prend chaque case séparée, cela donne de beaux dessins, mais mises ensembles cela manque trop de dynamisme pour être de l'art séquentiel. Même les scènes de procès qui mettent en scène des protagonistes passionnés m'ont semblées molles, c'est trop figé. Cela se laisse lire, mais je suis déçu parce que le sujet aurait pu donner une très bonne BD.
Clear
Je ne suis pas un grand fan de Snyder et ici je trouve que c'est une de ses meilleures œuvres que j'ai lues jusqu'à présent. Le scénario présente un monde futuriste plutôt original avec des retournements de situations que je n'avais pas vu venir. Dommage que le coté polar m'a semblé moins original avec des personnages stéréotypés que j'ai déjà vu des dizaines de fois. Cela manque un peu de clarté par moment, mais c'était peut-être moi qui n'étais pas assez concentré durant la lecture. Le dessin est bon avec une mise en dynamique et des couleurs chaleureuses qui donnent envie de lire l'album. En gros, ça se lit sans problème, mais cela ne m'a pas marqué plus que ça et je recommande un emprunt à la bibliothèque.
Hérode le Grand
Il est dommage qu'en 1986, Wikipedia n'existait pas encore, sinon le dessinateur Ruffieux aurait pu se passer du scénariste Moliterni. Quelques années plus tard, Ruffieux aurait simplement consulté la page sur Hérode, ça lui aurait fait une trame vraisemblablement meilleure. Mais peut-être que le nom "Moliterni" était un peu plus vendeur... Tout ça pour dire que le scénario n'est pas folichon. Graphiquement, on sent que le dessinateur s'applique, il fait correctement son boulot, il s'est documenté. Parfois, le trait est un peu gauche, mais cet album fait partie de ses débuts en la matière. J'ai mis 3/5 (arrondi au sup) alors que c'aurait pu mériter un 3.5/5, mais le scénario est trop insipide, linéaire, sans âme.
Les Nouveaux pirates
Un album tout public, plutôt orienté jeunesse quand même je pense. Une lecture agréable en tout cas, y compris pour un vieux schnock comme moi. L’histoire est assez simple. Un garçon est « oublié » par ses parents lors de leur départ en vacances, et puisqu’il a une imagination débordante, il « vit » des aventures ébouriffantes avec des pirates. La narration est très dynamique, le dessin expressif et agréable (un mixe de Backderf et de Crumb, en plus « léger »). Les plus jeunes y trouveront leur compte (on pourrait arrondir aux quatre étoiles). Au milieu des aventures de pirates, Lionel Richerand a glissé énormément de références (qui toucheront sans doute davantage les lecteurs adultes) : Peter Pan ; le passage biblique de Jonas et la baleine ; Don Quichotte ; Barbe rouge (ou plutôt la version d’Uderzo dans Astérix). Une lecture sympathique en tout cas. Note réelle 3,5/5.