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Couverture de la série Carthage
Carthage

Une série sympathique sans plus, qui hélas reste inachevée, donc on en ressort forcément déçu. Le sujet m’intéressait a priori. La série tourne autour de la rivalité entre Carthage et Rome, en se focalisant sur le côté carthaginois. Le premier tome est centré sur l’action d’Hamilcar, le second sur celle de son fils, Hannibal. Autre différence : si le premier tome décrit surtout les rouages et différends politiques, les intrigues à Carthage, le second est davantage occupé par la guerre, et l’intervention carthaginoise en Espagne (il se termine alors que la guerre avec Rome bat son plein, et la suite devait nous amener à cette incroyable expédition durant laquelle le sort de Rome s’est joué à pas grand-chose). Un cadre historique intéressant donc, pas si souvent utilisé que ça. Mais les auteurs n’ont pas réussi à rendre l'intrigue palpitante, ni à nous proposer des personnages attachants. Pire, Hannibal est je trouve carrément ridicule une bonne partie du second tome (avec son amour pénible pour une prisonnière), c’est dommage. Les intrigues carthaginoises ne sont pas forcément passionnantes, et c’est assez verbeux. En cela ça ressemble un peu au travail de Martin sur « Alix » (et le personnage de Jolkmar, près à trahir tout le monde pour sauvegarder ses intérêts fait un peu penser au fourbe Arbacès). Le dessin est globalement bon, il fait le boulot, mais je ne l’ai pas toujours trouvé bon. Je préfère globalement le travail de De Luca sur le premier tome à celui de Koehler sur le suivant, mais étrangement De Luca est inégal dans son rendu, certains détails sont ratés (visages, personnages mal « finis ». Note réelle 2,5/5.

07/08/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Ciel pour conquête
Le Ciel pour conquête

Je reste partagé après la lecture de ce pavé proposée par Yudori. C'est une auteure que je découvre et j'ai beaucoup aimé son graphisme souple et précis. C'est particulièrement vrai pour le rendu des expressivités des personnages féminins Amélie et Sahara. C'est beaucoup moins évident pour le personnage de Hans qui retombe trop dans les stéréotypes Manga androgyne. Cela donne un personnage central bien trop lisse d'aspect par rapport à la complexité de son profil psy. J'ai apprécié cette peinture de la société batave du XVIème siècle mais le rythme est vraiment trop lent à mon goût. Amélie étant souvent seule face à ses états d'âme et ses aspirations, les dialogues sont assez rares ce qui ne dynamise pas le récit. J'ai ainsi ressenti un déséquilibre entre la narration graphique et la narration textuelle. Ainsi le nombre de cases sans texte est très important ce qui m'a procuré une lecture assez hachée et peu fluide. En conséquence je me suis ennuyé dans de nombreux passages et j'ai accueilli le final avec soulagement. Enfin j'ai trouvé l'épilogue assez énigmatique quant à la situation financière de la maisonnée à la suite des événements du final. Je reste sur un 3 (petit) pour la qualité du dessin, la réussite de l'ambiance de quasi-claustration et les quelques pages sur la société de l'époque. Toutefois ce fut plus une lecture devoir plus qu'une lecture plaisir.

07/08/2024 (modifier)
Couverture de la série L'Homme qui en a trop vu
L'Homme qui en a trop vu

J’ai emprunté au hasard cet album. Le titre m’avait laissé croire qu’il s’agissait d’un polar/thriller politique. En fait pas vraiment – quoi que, dans le dernier tiers, la tension est bien celle d’un thriller ! Le récit nous permet de suivre le travail d’Ali Arkady, journaliste photographe kurde irakien, qui suit, « embedded » comme disent les Américains, des forces spéciales irakiennes au moment où des forces coalisées s’attaquent à l’une des places fortes de Daesh en Irak, Mossoul, en 2016/2017. Par ses premiers reportages pour le Spiegel, il a rendu célèbres les membres de ces forces spéciales, mettant en avant leur héroïsme et leur côté libérateurs. Il a ainsi gagné leur confiance et les suit dans toutes leurs actions. Peu à peu il comprend qu’ils commettent des crimes de guerre (torture, viols, assassinat d’innocents), en employant des méthodes écœurantes (les mêmes que les Américains appliquent alors en Afghanistan et en Irak d’ailleurs !). Prenant des risques de plus en plus grands (les hommes qu’il photographie commencent à le menacer, le forcent à user lui aussi de violence contre les détenus), il se lance dans un reportage en « free lance », pour documenter les crimes : cette dernière partie est très prenante ! Le courage d’Ali et son sang froid sont impressionnants, et jusqu’au bout on craint pour lui et sa famille. On ne peut par contre s’empêcher de constater l’hypocrisie des services de renseignement américain, qui l’exfiltrent lui et sa famille, mais qui ne feront rien (à ma connaissance), pour empêcher les crimes de guerre de l’armée américaine (voir le sort de Julian Assange lorsqu’il a dénoncé ces crimes documents à l’appui). Mais c’est une autre chose. Le récit est assez prenant, mais il manque d’un je ne sais quoi de consistant. Surtout que le dessin est assez minimaliste, avec des décors escamotés le plus souvent. J’ai l’impression qu’ici le medium BD n’apporte pas grand-chose, et qu’un livre, ou un reportage accompagné de photos aurait été plus efficace. Mais bon, ça se laisse lire, et le sujet est intéressant.

06/08/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Travailleur de la nuit
Le Travailleur de la nuit

Une lecture sympathique, j’ai lu ça en diagonal en même temps que je faisais autre chose. Je dis ça en toute honnêteté. On suit la vie tumultueuse d’Alexandre Jacob, personnage dont j’ignorais complètement l’existence, donc merci aux auteurs pour la découverte. Même si Maurice Leblanc s’en est toujours défendu, il aurait peut être inspiré son personnage d’Arsène Lupin… Intéressant. Donc voilà : enfance difficile, aventureuse, courageuse, jeunesse engagée politiquement, puis viennent les années de délinquances et de criminalité. J’ai suivi le parcours d’un œil distrait, alors oui le bonhomme a eu une vie hors norme ! Complètement dingue même (mais que font les cinéastes français je vous le demande…). Cela dit, et contrairement à beaucoup, Jacob n'est pas spécialement "attachant" je trouve (il bute un policier à un moment donné et on dirait que ça ne choque que moi, ça passe crème, le mec est "une icônes" ""génial" et autre superlatif etc. Bon... hallucinant mais on doit pas avoir les mêmes valeurs morales je suppose. J'ai rien contre les tueries fictives mais là ce n'est pas de la fiction il me semble, c'est sourcé). Après, est-ce que j’ai envie de relire la bd ? Non pas pour autant. Niveau scénario tout est bien écrit et rondement mené, notre Histoire est jalonnée de personnages comme ça haut en couleur capables d’accomplir des trucs qui sortent de l’ordinaire. C’est cool à connaître, mais ça ne fait pas partie des bd que je trouve notables. Pareil pour le dessin, rien de spécial à en dire, ça fait le café, le dessinateur a mis ses tripes sur la table, pas de problème… mais rien ne m’a subjugué au point de posséder l’objet. A lire, au moins une fois pour la découverte.

06/08/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série La Tigresse bretonne
La Tigresse bretonne

Je ne connaissais pas Jeanne de Belleville et j'aurais apprécié un petit texte documentaire à son sujet en début ou fin de cet album pour en savoir davantage à son sujet. D'autant plus qu'il semble que les auteurs aient mélangé la légende et les faits historiques dans cet ouvrage, sans pour autant l'indiquer. Cela se passe au milieu du 14e siècle, dans l'atmosphère chaotique de la Guerre de Cent Ans. Le seigneur breton Olivier de Clissons a été arrêté par le roi de France pour d'obscures raisons, peut-être une forme de jalousie, et il est accusé de haute trahison et d'alliance avec l'ennemi Anglais (A noter d'ailleurs que la BD fait passer cette accusation comme fausse alors qu'historiquement ce n'est peut-être pas le cas). Quoiqu'il en soit, Jeanne, la femme d'Olivier, voit cela comme une fourberie et une injustice. Elle essaie vainement de le faire libérer mais il est finalement exécuté. Elle jure alors de venger son mari dans le sang et attaque pour cela avec ses hommes les forteresses françaises en Bretagne puis ensuite, obligée de se réfugier en mer, elle lève une petite flotte pirate pour attaquer tous les navires marchands français autour des côtes bretonnes. Roger Seiter et Frédéric Blier mettent cette histoire en image sous une forme qui mêle réalisme historique et ambiance à la Games of Thrones avec luttes de pouvoir, trahisons et faits épiques. On notera en particulier une Jeanne qui prendra elle-même les armes et vaincra à l'épée les officiers ennemis qu'elle attaque. Lieux et navires sont bien dessinés. Si les ponts de Paris ont des allures un peu rectilignes, les décors de Clisson et de l'Ile d'Yeu sont fort bien rendus. Et j'ai apprécié de découvrir de plus près à quoi pouvaient ressembler les bateaux et la navigation maritime en cette époque moyenâgeuse. L'histoire est intéressante, bien rythmée, mais on ne peut s'empêcher d'y voir une fuite en avant dans la vengeance et les faits d'armes, une entreprise forcément vouée à l'échec car ce n'est pas avec une poignée de bateaux et quelques centaines d'hommes que l'héroïne pouvait s'opposer aux armées du roi de France. Certains choix d'action de la fameuse Tigresse Bretonne paraissent du coup un peu étranges, et c'est d'ailleurs bien ce qui différencie la légende de la probable réalité historique, la véritable Jeanne ayant visiblement été nettement plus mesurée et prudente que cette pirate assoiffée de revanche qu'on nous présente ici. Quoiqu'il en soit, la plongée dans l'atmosphère médiévale de l'époque fonctionne bien, de même que l'aspect épique de certaines scènes et de leurs décors. C'est une lecture intéressante.

06/08/2024 (modifier)
Couverture de la série Les Pierres aveugles
Les Pierres aveugles

Je connaissais Thierry Groensteen comme un excellent et très pertinent historien et théoricien de la BD, accessoirement comme directeur de collection exigeant chez Actes Sud. Je suis surpris de le découvrir ici en tant que scénariste. Et il ne m’a qu’en partie convaincu. Le sujet est intéressant, et les thématiques abordées sont prometteuses (un occidental est brutalement confronté – il est pris en otage ! – à une culture très différente – on est dans le Yemen profond, au moment où les attentats du 11 septembre 2001 vont crisper sérieusement certaines relations). Si la narration est globalement agréable, et la lecture fluide, j’ai trouvé un peu déséquilibrée la construction d’ensemble. En effet, je pense que Groensteen aurait pu, aurait dû étoffer son intrigue, en développer certaines parties, après la très longue mise en place. Le coup de foudre entre l’occidental et l’institutrice yéménite manque un peu de crédibilité, uniquement du fait qu’elle est bien trop brutale. Et c’est encore plus le cas des dernières pages, qui donne l’effet d’une conclusion expédiée, c’est dommage. En développant plus et mieux les points évoqués, cela aurait aussi eu le mérite de rendre moins manichéens certains personnages ou relations. Du coup, j’ai trouvé Groensteen un peu en deçà de ce qu’il énonce en tant que théoricien du médium BD. Par contre, contrairement à Erik, je n’ai pas trouvé que mettre en Arabe et en Français les dialogues des Yéménites était gênant. Ça ne m’a pas gêné, et au contraire j’ai trouvé que ça participait de la crédibilité du « décor » de l’intrigue. Note réelle 2,5/5.

06/08/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Grimoire d'Elfie
Le Grimoire d'Elfie

Je suis assez partagé après la lecture des deux premiers épisodes et je ne sais pas si je continuerais la découverte de cette série. En effet j'ai bien aimé la lecture du T1 mais j'ai été déçu par le T2. Les scénaristes Alwett et Arleston piochent dans une atmosphère emprunte à Rowling et JP Pernaut. Il y a beaucoup de Rowling pour le côté Harry Potter assez marqué (le bus Impérial, la magie, le balai, l'orpheline (?) hébergée par la tante acariâtre, le sang métissé, l'âge de départ :11 ans). On sent aussi une volonté des auteurs de dévoiler au compte-gouttes le passé de la maman et de ses filles. C'est complété par un esprit beaux villages de France comme aux anciens JT de TF1. Cela passe plutôt bien au T1 grâce à une grenouille bien trouvée, une découverte des personnages et un décor de rêve pour une intrigue pleine d'humour et de bons sentiments. Malheureusement je n'ai pas accroché au T2. La magie disparait en grande partie et les personnages d'origami sont bien plus insignifiants que la grenouille du T1. Tout est centré sur une intrigue avec des personnages assez mièvres. Mais surtout les auteurs lèvent un pan du passé d'une façon assez maladroite et qui pour moi enferme le scénario dans une impasse. En effet en centrant le récit sur le lien Alistair/Elfie et la certitude de la paternité, le bon sens d'un adulte responsable implique la reconnaissance et la prise en charge de l'enfant. A mes yeux c'est le piège que propose le scénario au T1 en faisant intervenir un jugement bien léger du JAF. En effet si on veut inscrire l'action dans le cadre du droit familial pour écarter la tante, il faut aller jusqu'au bout. Pour moi toute la construction psy de Mélusine et d'Alistair (voire de Elfie) dépendent de ce point quant à leur positionnement d'adultes responsables ou pas. Le graphisme de Mini Ludvin est attractif bien que très standard et stéréotypé pour ce type de public. Le plus est le soin apporté aux décors très travaillés et réussis des petits villages et de leurs spécialités. J'ai beaucoup apprécié la mise en couleur très vive et lumineuse. Je souligne une autre contradiction, si l'idée du bus propose un visuel attractif on peut tiquer sur un gros diesel "qui pue" au milieu de ces espaces à préserver. J'attache toujours beaucoup d'importance (trop ?) aux détails des séries jeunesses. Je suis donc circonspect après une lecture sur laquelle j'ai tiqué en plusieurs endroits. 2.5

06/08/2024 (modifier)
Couverture de la série Katanga
Katanga

Sur le papier, Katanga avait tout pour me plaire énormément : un contexte historique riche, un scénariste de renom, un dessin dynamique, une série courte et des avis globalement très positifs sur mon site marron préféré. En pratique, le tableau est moins rose qu'espéré. Le dessin m'a convaincu. Le trait est précis mais sait rester souple, pour un style réaliste avec une pointe de caricature. L'atmosphère est lourde, l'humidité omniprésente. Sur ce plan, pas grand-chose à redire, si ce n'est qu'il m'est arrivé de confondre quelques personnages, ce qui a un peu entravé ma lecture. Un salaud ressemble tellement à un autre salaud. Ma déception a pris corps au niveau du scénario et de la narration, malgré une introduction pourtant alléchante et bien menée, qui donnait vraiment envie de lire la suite, et un cadre qui m'intéressait beaucoup. Difficile de dire ce qui m'a éloigné de l'histoire. Peut-être un peu trop de rebondissements ? Selon moi, le récit aurait gagné à être allégé pour se concentrer davantage sur moins d'éléments. Ça se poignarde dans le dos dans tous les sens, ça viole, ça assassine, ça constitue des alliances sur deux pages pour mieux retourner la table juste après… Peut-être trop de perversion et de nature humaine malsaine ? Je ne me considère pas comme sensible d'habitude, mais là… il y a de quoi perdre le mince espoir que j'ai encore en l'humanité, et qui diminue à mesure que l'actualité récente se déroule sous mes yeux. J'ai eu de la peine à suivre et j'aurais pu abandonner ma lecture. Cela méritera sûrement une seconde lecture dans quelques temps. Note réelle : 2,5/5

05/08/2024 (modifier)
Couverture de la série Captifs
Captifs

Ah les western ! Genre surreprésenté par rapport à la période historique qu'il couvre. Une BD qui m'a un peu décontenancé en début lecture vis à vis de son style graphique parfois photographique et un peu raide. Et puis soit le dessin s'améliore au fur et à mesure soit je m'y suis fait. Toujours est-il que ça se lit facilement, l'intrigue se met rapidement en route (au sens propre) avec ses protagonistes. On apprend au passage quelques éléments historiques, on comprend certains rapports de forces, les injustices, les inégalités et les logiques propres à ces bouts de sociétés qui s'appliquent dans ce monde pas franchement neuf et déjà peuplé de différentes nations et peuples, dont les autochtones évidemment. Ni un grand récit d'aventure ni un grand récit historique, je suis au final un peu resté sur ma faim. Les personnages n'étant pas très attachants je me suis retrouvé assez détaché de leurs mésaventures. Ca donne une foi limitée en l'humanité et une envie de travailler la valeur d'universalisme. C'est déjà ça !

05/08/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série SHI
SHI

Les deux premiers tomes de cette série m'avaient carrément enthousiasmé, mais j'ai attendu de pouvoir lire les 6 actuellement parus avant d'exprimer mon avis... et malheureusement les tomes suivants m'ont moins convaincu. Le gros point fort de cette série tient dans son excellent dessin. Nous y sommes plongés dans une Londres Victorienne de toute beauté, avec des personnages ultra vivants, une superbe mise en scène et des séquences d'action aussi esthétiques que rythmées. Tout est absolument impeccable au niveau du graphisme. Seul léger regret, le côté racoleur de certaines scènes qui usent trop des charmes des héroïnes. D'autant qu'elles se révèlent lesbiennes... Mais ça tient plus à l'intrigue qu'à un reproche fait au dessin car elles sont très belles. L'intrigue des premiers tomes m'a accroché car j'y aimais son intensité, ces relations conflictuelles entre humains reflétant la mesquinerie de la société victorienne et de ses inégalités. La vengeance d'une femme qui a perdu son bébé rejointe par celle d'une autre qui réprouve sa famille d'aristocrates hautains qui l'utilise comme un objet bon à marier. A ce contexte familial et sociologique complexe s'ajoute une touche de fantastique avec des démons japonais s'échappent des tatouages de ceux qui les portent. C'était fort, dynamique, assez original et avec une grosse envie de savoir la suite. Mais cette suite m'a un peu déçu. Non pas que le dessin soit moins bon, il reste excellent de bout en bout. Mais j'ai trouvé que le scénario manquait de structure. Chaque enchainement est réaliste mais l'ensemble m'a donné l'impression de faire régulièrement trois pas en avant, deux pas en arrière, avec ce sentiment d'une intrigue globalement floue, seulement motivée par le moteur de la vengeance et d'une tentative de guerre secrète entre les héroïnes et l'Empire Britannique mais sans plan clair derrière. C'est comme si le scénariste ne savait pas trop où il allait et naviguait à vue. En outre, la part de fantastique s'est révélée un handicap dans la crédibilité car on a des démons ultrapuissants capables de détruire une flotte de cuirassés tandis que la majorité du temps ils sont inutiles et ne protègent les héroïnes que quand le scénariste n'y voit aucune autre alternative et les utilisaient en Deus Ex Machina. C'est comme si le scénariste ne savait pas ce qu'il allait pouvoir en faire et qu'ils le gênaient plus qu'autre chose. Qui plus est, je ne suis pas non plus tellement convaincu par les sous-intrigues parallèles se déroulant de nos jours : je trouve qu'elles brisent l'ambiance de la partie victorienne et n'apportent pas grand chose d'intéressant. Ces défauts m'ont empêché de pleinement savourer une série qui autrement a tous les atouts pour être excellente. C'est dommage car elle partait vraiment bien.

05/08/2024 (modifier)