Un album mignon qui s'inscrit dans la suite des contes des cœurs perdus, et spécialement Chaussette et Jeannot qui sont des préquelles de celle-ci avec les personnages qui reviennent.
Toujours dans la thématique du deuil, c'est ici un mélange entre le deuil et le renouveau, avec un garçon étant amoureux lorsque sa mère est gravement malade. Comment concilier les deux aspects opposés d'une vie ?
Eh bien, la BD n'apporte pas vraiment la réponse. Si c'est des bons sentiments et du dialogue qui est recommandé, la BD développe assez peu son propos. C'est dommage, le format de la BD est très réduit et ne permet pas d'étendre ce dont il parle. De fait, c'est surtout un moment de tension assez rapidement balayé, puis la fin de la BD. C'est un peu court, jeune homme !
Le dessin de Carole Maurel colle toujours aussi bien à ce genre d'atmosphère et je trouve qu'il est dans la parfaite lignée de ce qu'elle fait habituellement. C'est un joli petit conte, trop rapide à mon gout pour un sujet qui aurait mérité plus de matière. Je suis un peu mitigé !
C’est une lecture pas désagréable, mais qui m’a quand même laissé sur ma faim, j'en suis sorti bien moins satisfait que mon prédécesseur.
C’est publié par l’éditeur/galeriste Maghen, donc avec des exigences graphiques élevées. Et c’est vraiment le point fort de cet album. Nombreuses sont les planches très belles, qui raviront les amateurs des grands fonds et des nuances de bleu et de noir ! Le cahier graphique en fin d’album, mais aussi pas mal de planches, montrent aussi que Gaétan Nocq est un bon naturaliste, qu’il sait très bien représenter les animaux et organismes marins.
L’autre intérêt de cet album est son message, franchement engagé pour la défense de ces espaces sur lesquels lorgnent États et multinationales (voire le passage où l’on voit la récolte de nodules polymétalliques autour de Clipperton), mais aussi tout l’aspect « histoire de l’évolution ».
Malheureusement, tout ceci est gâché par un scénario vraiment trop faible. Un peu de thriller pointait, mais sans vraiment être crédible. Et surtout c’est très creux, et ça se finit très brutalement – au point que j’ai été vérifié qu’il n’y avait pas une suite qui m’aurait échappé.
L’intrigue qui sert de fil rouge est donc très décevante. Mais la lecture de l’album – pour les raisons citées précédemment – n’est pas désagréable.
Note réelle 2,5/5.
Cette BD m'a moins plu qu'à mes prédécesseurs. J'ai même hésité à mettre une note encore plus basse.
Cela ne tient pas au dessin qui n'est certes pas formidable mais qui a une jolie personnalité dans son style ultra-caricatural et dans son choix de couleurs.
C'est plus à cause du ton d'ensemble de la série et du tempérament de la jeune héroïne. Tout tourne autour de son caractère très turbulent, de son esprit rebelle causant volontiers des catastrophes tandis qu'elle s'impose contre vents et marées. Ca peut être drôle comme ça l'est dans le cas de l'excellent Calvin et Hobbes, mais ici j'ai trouvé Billie pénible. Son trait est forcé, elle ne se pose jamais, elle gueule tout le temps, et ça ne me fait pas rire. C'est à l'ensemble de l'humour de cette BD que je n'accroche pas : je n'ai même pas décroché un sourire.
Mais à côté de ça, j'ai bien aimé la variété des péripéties qu'il lui arrive ainsi que le choix que ce soit une petite fille qui ait un caractère aussi affirmé et dévastateur. Pour autant, je n'ai pas très envie de lire d'autres tomes s'il en sort.
Note : 2,5/5
Je ne m'attendais pas à ça en ouvrant cette BD. Belle surprise ! Le scénario peut sembler classique dans le genre mais j'ai trouvé l'approche très originale. J'ai beaucoup aimé. J'ai également apprécié le style à l'aquarelle, et même si les arrière-plans sont souvent peints grossièrement et qu'il y a quelques bavures ici et là, j'ai trouvé que ça collait bien au ton du récit.
L'histoire se termine par ce qui semble être une fin ouverte, mais en analysant quelques points on peut sans doute deviner comment se termine réellement l'histoire :
[SPOILER : analyse concernant la fin]
- Le grand frère pleure, ce qui indique que les règles peuvent être rompues, deplus elles n'ont apportées que du malheur jusqu'à présent ce qui renforce encore plus le geste du grand frère.
- L'histoire commence par le jeune qui nous raconte ce qui s'est passé, en supposant que nous aurons du mal à le croire. Il est donc vivant pour nous raconter son récit.
Le premier point explique pourquoi il n'est pas sorti de l'ascenseur, et le deuxième point confirme qu'il a fait le bon choix.
[FIN SPOILER]
Un huis clos original qui aborde des sujets importants : la vengeance et l'endoctrinement.
2.5
Peter Bagge a fait de la BD politique pendant une dizaine d'année et cet album est une compilation de son travail.
J'ai été un peu nostalgique durant ma lecture parce que ces comics ont été produits sous l'administration de Bush junior, pile durant mon adolescence ! C'est donc un vrai retour dans le temps et je ne suis pas certain si un lecteur jeune qui n'a pas connu cette époque va tout comprendre, surtout un européen qui ne sait pas c'est quoi un libertarien, le mouvement politique à laquelle s'identifie l'auteur. Alors oui c'est normal qu'un type soit pro-arme tout en critiquant la politique des républicains.
L'album mélange plusieurs genres et j'ai surtout aimé lorsque l'auteur faisait dans le reportage et développait sa vision du monde. Il y a des idées intéressantes même si je ne partage tous ses idées. J'aime moins lorsqu'il essaie de faire de l'humour politique, c'est juste pas amusant et les personnages sont justes des grosses caricatures vivants qui existent juste pour montrer que les adversaires politiques de l'auteur sont tous des cons.
Sinon, j'aime bien le dessin de Bagge, mais ça serait bien que quelqu'un lui dises que mettre pleins de textes dans chaque case donne une narration lourde et rends la lecture peu palpitante.
Je rejoins l'avis de gruizzli sur ce one-shot. Moi aussi j'aime bien cet auteur qui est très bon pour développer des scénarios originaux et aussi un peu malsain sauf que ses histoires durent plusieurs tomes alors qu'ici c'est un one-shot.
Du coup, l'histoire est plus légère que ce qu'il fait habituellement. Ce n'est pas nécessaire un défaut, il y a des scénarios légers que j'ai bien aimé, mais en plus le récit est convenu et la psychologie des personnages est sommaire. Ça se laisse quand même lire, le dessin est toujours aussi bon que dans les autres œuvres du mangaka et si on a un handicap ou si on connait quelqu'un avec un handicap, on risque fort de s'attacher à cette héroïne qui fait tout pour vaincre son problème de prononciation, mais c'est pas un truc indispensable à lire.
J'ai lu le diptyque qui compose le premier cycle il y a quelques semaines et sur le moment j'avais l'impression d'avoir "franchement bien" aimé, avec quelques petites réserves. Et je m'aperçois avec le temps qui s'est écoulé que ce qu'il m'en reste aujourd'hui, c'est justement plus ces petits détails gênants. Mon avis oscille donc entre le pas mal et le franchement bien.
Je suis immédiatement rentré dans le récit, j'ai aimé l'idée de départ, j'ai aimé la mise en situation, j'ai aimé la première péripétie qui lance à merveille le récit. J'ai trouvé qu'il y avait une ambiance très réussie, amenée par le climat qui règne dans cette villa. Le début est excellent et prometteur. Il y a plusieurs chapitres qui s'enchainent où différents protagonistes font des découvertes qui pourraient être importantes pour la communauté mais ils font le choix de garder pour eux l'info. Et lorsque ces infos reviennent sur le tapis, ou sont découvertes par d'autres, cela fout un peu le bazar. C'est efficace à souhait, on a l'impression d'un puzzle qui se construit chapitres après chapitres. Et j'attendais, sans doute un peu trop, un dénouement en apothéose.
Ca n'a pas été tellement le cas. Si on ajoute qu'il y a une douzaine de personnages principaux. C'est assez vite fastidieux de tous les identifier et les mémoriser, de se rappeler qui avait dit ça ou ça à qui 5 ans avant. C'est le premier point négatif, peut être le seul du premier tome. Mais la tournure prise par l'intrique dans le deuxième tome fait également partie de ce qui m'a légèrement moins convaincu. Un peu trop compliqué à suivre par moment. Certaines décisions et certaines explications ne m'ont pas paru très claires.
Au final, une série originale et très plaisante, recommandée malgré les quelques détails qui m'ont dérangés.
Ajustement temporel
-
Ce tome regroupe les 5 épisodes de la minisérie du même nom (initialement parus en 2011), écrite par Mark Waid, avec des dessins de Jorge Molina, et un encrage de Karl Kesel, avec l'aide de Scott Hanna pour l'épisode 3.
En 1945, près de Leipzig, les soldats Steve Rogers et James Barnes ont amené un film de reportage d'une intervention de Captain America aux soldats avec qui ils sont cantonnés. Ils sont récupérés par un sergent et envoyés vers une base secrète pour une mission de destruction d'un prototype d'avion nazi. Bucky trouve la mort dans cette mission, et Captain America se retrouve prisonnier des glaces pendant plusieurs décennies. Il reprend connaissance à bord d'un sous-marin ayant les Avengers (Iron Man, Hulk, Wasp, Giant Man et Thor) comme équipage. le retour à la civilisation n'est pas facile, et Steve Rogers doit s'adapter à la société des années 2000.
Régulièrement quand un nouveau scénariste prend les rênes de la destinée de Captain America, il commence par rappeler qu'il s'agit d'un être humain déplacé dans le temps (du fait de son séjour en animation suspendue dans un bloc de glace). Ceci excuse (euh, non, pardon, explique) pourquoi Steve Rogers représente des valeurs qui semble d'un autre âge, et permet de jouer un peu sur le décalage entre son comportement et des attitudes plus modernes. Tout aussi régulièrement, le même scénariste oublie cette particularité du personnage au bout de 2 épisodes, et trace la route dans son intrigue.
C'est donc avec une certaine curiosité que le lecteur ouvre cette histoire consacrée à explorer les ramifications de ce décalage temporel, et classée parmi les 10 meilleures histoires de Captain America par newsarama, un site spécialisé en comics. Dans la mesure où Mark Waid est un scénariste chevronné (auteur entre autres de Superman, les origines et Kingdom Come), le lecteur part confiant à la découverte de ce récit.
Le premier épisode semble indiquer que Mark Waid a souhaité concevoir son récit de manière à ce qu'il puisse être lu sans rien connaître des personnages. le lecteur commence donc par (re)lire le fameux accident qui a coûté la vie à Bucky Barnes. L'intérêt réside essentiellement dans l'amitié qui les lie, amitié que Waid réussit très à mettre en lumière. le lecteur est donc assez déconcerté quand il se rend compte qu'une connaissance superficielle de l'épisode 4 (1963) de la série Avengers est nécessaire pour apprécier pleinement l'épisode 2, cela prend encore un peu plus d'ampleur avec les machinations de Kang (épisode 8 des Avengers).
Néanmoins la continuité ne constitue pas l'intérêt premier du récit. Mark Waid s'amuse à insérer des éléments supplémentaires entre les faits "connus" (canoniques), sans rechercher le degré de précision atteint par Joe Casey avec Avengers, Earth Mightiest Heroes 1 : Les plus grands héros de la Terre. le thème majeur du récit est bien l'adaptation de Captain America à cette nouvelle époque surgie en 1 instant, de son point de vue de l'écoulement du temps. Waid à l'intelligence de ne pas trop surjouer cet aspect. Il s'amuse avec des conceptions culturelles issues des années 1940, sur la réalité de la place des femmes ou des personnes de couleur. Il montre également comment Captain America s'adapte rapidement au décalage technologique, retenant plus les fonctions de chaque invention, plutôt que la technologie en elle-même. Ce mode d'adaptation fait sens, quand le lecteur songe à toutes les inventions d'anticipation que Captain America a pu confronter pendant ses années d'activité lors de la seconde guerre mondiale.
Arrivé au troisième épisode, le lecteur commence à ressentir comme une petite gêne idéologique. Décidément, Steve Rogers contemple à quel point les États-Unis sont un grand et beau pays, défenseur du faible et de l'opprimé, champion de la Liberté et de la Justice. Après cette apologie monolithique et manquant de recul, Mark Waid évoque dans les épisodes suivants les aspects moins reluisants de cette grande démocratie. D'ailleurs, il en montrait un, dès le premier épisode avec l'omniprésence des armes à feu, et la culture de l'autodéfense. Comme le lecteur pouvait être en droit d'attendre d'un scénariste de cette trempe, le récit sort du manichéisme primaire, pour reconnaître les défauts de cette société et les considérer comme des axes d'amélioration. La contrepartie est que ce thème laisse moins de place pour celui de l'adaptation d'un homme déplacé dans le temps.
Cette histoire bénéficie de dessins de belle facture. Jorge Molina et Karl Kesel réalisent des dessins de type réaliste, avec un bon niveau de détails. Il y a un vrai travail de réalisé sur les décors, les tenues vestimentaires et la mise en scène. Molina et Kesel ne souhaitent pas faire dans l'artistique, simplement dans le descriptif bien dosé (sans être lourd) et agréable à voir. Les dessins sont rehaussés par la mise en couleurs sophistiquée et substantielle de Frank d'Armata qui nourrit les dessins pour à la fois les rendre consistants et pour à la fois renforcer l'unité narrative de chaque séquence.
Man out of time tient sa promesse de regarder le retour de Steve Rogers après plusieurs années d'hibernation, et de faire apparaître la nature des décalages culturels qu'il doit surmonter. Parmi eux, Waid développe également l'axe relatif au décalage sociétal, avec plus de sensibilité que le lecteur ne pouvait s'y attendre. Pour accéder au rang d'histoire indispensable, il aurait fallu que Waid réussisse à approfondir les conséquences psychologiques, pour faire ressortir les conséquences à long terme pour Steve Rogers.
Je ressors assez déçu de cet ouvrage. Non pas qu'il soit mauvais, mais je n'ai pas du tout été touché par celui-ci. Il manque réellement un truc à mon gout pour que ce soit vraiment accrocheur.
J'ai commencé la lecture sans trop d'idée de l'endroit où tout cela allait mener, mais j'ai vite trouvé le ton et le rythme étrange. Il manquait quelque chose pour que j'accroche vraiment. J'ai poursuivit et finalement terminé en attendant le moment où je serais conquis, qui n'est finalement jamais arrivé. Je ne saurais dire pourquoi. Peut-être un manque d'empathie envers les personnages. Peut-être une histoire dont les aspects improbables n'ont pas fonctionné pour moi, ou alors simplement un manque d'intérêt de ma part !
En tout cas, la lecture fut ni déplaisante ni plaisante, simplement je suis largement passé à côté. La BD reposée, je me suis dit que c'était une bonne chose de faite et je l'aurais sans doute oubliée d'ici quelques jours. Allez comprendre, mais parfois, ça ne match pas. Impossible de rentrer dedans, de ressentir un truc et de comprendre pourquoi !
Une série sympathique sans plus, qui hélas reste inachevée, donc on en ressort forcément déçu.
Le sujet m’intéressait a priori. La série tourne autour de la rivalité entre Carthage et Rome, en se focalisant sur le côté carthaginois. Le premier tome est centré sur l’action d’Hamilcar, le second sur celle de son fils, Hannibal.
Autre différence : si le premier tome décrit surtout les rouages et différends politiques, les intrigues à Carthage, le second est davantage occupé par la guerre, et l’intervention carthaginoise en Espagne (il se termine alors que la guerre avec Rome bat son plein, et la suite devait nous amener à cette incroyable expédition durant laquelle le sort de Rome s’est joué à pas grand-chose).
Un cadre historique intéressant donc, pas si souvent utilisé que ça. Mais les auteurs n’ont pas réussi à rendre l'intrigue palpitante, ni à nous proposer des personnages attachants. Pire, Hannibal est je trouve carrément ridicule une bonne partie du second tome (avec son amour pénible pour une prisonnière), c’est dommage.
Les intrigues carthaginoises ne sont pas forcément passionnantes, et c’est assez verbeux. En cela ça ressemble un peu au travail de Martin sur « Alix » (et le personnage de Jolkmar, près à trahir tout le monde pour sauvegarder ses intérêts fait un peu penser au fourbe Arbacès).
Le dessin est globalement bon, il fait le boulot, mais je ne l’ai pas toujours trouvé bon. Je préfère globalement le travail de De Luca sur le premier tome à celui de Koehler sur le suivant, mais étrangement De Luca est inégal dans son rendu, certains détails sont ratés (visages, personnages mal « finis ».
Note réelle 2,5/5.
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Merlin
Un album mignon qui s'inscrit dans la suite des contes des cœurs perdus, et spécialement Chaussette et Jeannot qui sont des préquelles de celle-ci avec les personnages qui reviennent. Toujours dans la thématique du deuil, c'est ici un mélange entre le deuil et le renouveau, avec un garçon étant amoureux lorsque sa mère est gravement malade. Comment concilier les deux aspects opposés d'une vie ? Eh bien, la BD n'apporte pas vraiment la réponse. Si c'est des bons sentiments et du dialogue qui est recommandé, la BD développe assez peu son propos. C'est dommage, le format de la BD est très réduit et ne permet pas d'étendre ce dont il parle. De fait, c'est surtout un moment de tension assez rapidement balayé, puis la fin de la BD. C'est un peu court, jeune homme ! Le dessin de Carole Maurel colle toujours aussi bien à ce genre d'atmosphère et je trouve qu'il est dans la parfaite lignée de ce qu'elle fait habituellement. C'est un joli petit conte, trop rapide à mon gout pour un sujet qui aurait mérité plus de matière. Je suis un peu mitigé !
Octopolis
C’est une lecture pas désagréable, mais qui m’a quand même laissé sur ma faim, j'en suis sorti bien moins satisfait que mon prédécesseur. C’est publié par l’éditeur/galeriste Maghen, donc avec des exigences graphiques élevées. Et c’est vraiment le point fort de cet album. Nombreuses sont les planches très belles, qui raviront les amateurs des grands fonds et des nuances de bleu et de noir ! Le cahier graphique en fin d’album, mais aussi pas mal de planches, montrent aussi que Gaétan Nocq est un bon naturaliste, qu’il sait très bien représenter les animaux et organismes marins. L’autre intérêt de cet album est son message, franchement engagé pour la défense de ces espaces sur lesquels lorgnent États et multinationales (voire le passage où l’on voit la récolte de nodules polymétalliques autour de Clipperton), mais aussi tout l’aspect « histoire de l’évolution ». Malheureusement, tout ceci est gâché par un scénario vraiment trop faible. Un peu de thriller pointait, mais sans vraiment être crédible. Et surtout c’est très creux, et ça se finit très brutalement – au point que j’ai été vérifié qu’il n’y avait pas une suite qui m’aurait échappé. L’intrigue qui sert de fil rouge est donc très décevante. Mais la lecture de l’album – pour les raisons citées précédemment – n’est pas désagréable. Note réelle 2,5/5.
Billie Bang Bang
Cette BD m'a moins plu qu'à mes prédécesseurs. J'ai même hésité à mettre une note encore plus basse. Cela ne tient pas au dessin qui n'est certes pas formidable mais qui a une jolie personnalité dans son style ultra-caricatural et dans son choix de couleurs. C'est plus à cause du ton d'ensemble de la série et du tempérament de la jeune héroïne. Tout tourne autour de son caractère très turbulent, de son esprit rebelle causant volontiers des catastrophes tandis qu'elle s'impose contre vents et marées. Ca peut être drôle comme ça l'est dans le cas de l'excellent Calvin et Hobbes, mais ici j'ai trouvé Billie pénible. Son trait est forcé, elle ne se pose jamais, elle gueule tout le temps, et ça ne me fait pas rire. C'est à l'ensemble de l'humour de cette BD que je n'accroche pas : je n'ai même pas décroché un sourire. Mais à côté de ça, j'ai bien aimé la variété des péripéties qu'il lui arrive ainsi que le choix que ce soit une petite fille qui ait un caractère aussi affirmé et dévastateur. Pour autant, je n'ai pas très envie de lire d'autres tomes s'il en sort. Note : 2,5/5
Long way down
Je ne m'attendais pas à ça en ouvrant cette BD. Belle surprise ! Le scénario peut sembler classique dans le genre mais j'ai trouvé l'approche très originale. J'ai beaucoup aimé. J'ai également apprécié le style à l'aquarelle, et même si les arrière-plans sont souvent peints grossièrement et qu'il y a quelques bavures ici et là, j'ai trouvé que ça collait bien au ton du récit. L'histoire se termine par ce qui semble être une fin ouverte, mais en analysant quelques points on peut sans doute deviner comment se termine réellement l'histoire : [SPOILER : analyse concernant la fin] - Le grand frère pleure, ce qui indique que les règles peuvent être rompues, deplus elles n'ont apportées que du malheur jusqu'à présent ce qui renforce encore plus le geste du grand frère. - L'histoire commence par le jeune qui nous raconte ce qui s'est passé, en supposant que nous aurons du mal à le croire. Il est donc vivant pour nous raconter son récit. Le premier point explique pourquoi il n'est pas sorti de l'ascenseur, et le deuxième point confirme qu'il a fait le bon choix. [FIN SPOILER] Un huis clos original qui aborde des sujets importants : la vengeance et l'endoctrinement.
Tous des idiots sauf moi
2.5 Peter Bagge a fait de la BD politique pendant une dizaine d'année et cet album est une compilation de son travail. J'ai été un peu nostalgique durant ma lecture parce que ces comics ont été produits sous l'administration de Bush junior, pile durant mon adolescence ! C'est donc un vrai retour dans le temps et je ne suis pas certain si un lecteur jeune qui n'a pas connu cette époque va tout comprendre, surtout un européen qui ne sait pas c'est quoi un libertarien, le mouvement politique à laquelle s'identifie l'auteur. Alors oui c'est normal qu'un type soit pro-arme tout en critiquant la politique des républicains. L'album mélange plusieurs genres et j'ai surtout aimé lorsque l'auteur faisait dans le reportage et développait sa vision du monde. Il y a des idées intéressantes même si je ne partage tous ses idées. J'aime moins lorsqu'il essaie de faire de l'humour politique, c'est juste pas amusant et les personnages sont justes des grosses caricatures vivants qui existent juste pour montrer que les adversaires politiques de l'auteur sont tous des cons. Sinon, j'aime bien le dessin de Bagge, mais ça serait bien que quelqu'un lui dises que mettre pleins de textes dans chaque case donne une narration lourde et rends la lecture peu palpitante.
Shino ne sait pas dire son nom
Je rejoins l'avis de gruizzli sur ce one-shot. Moi aussi j'aime bien cet auteur qui est très bon pour développer des scénarios originaux et aussi un peu malsain sauf que ses histoires durent plusieurs tomes alors qu'ici c'est un one-shot. Du coup, l'histoire est plus légère que ce qu'il fait habituellement. Ce n'est pas nécessaire un défaut, il y a des scénarios légers que j'ai bien aimé, mais en plus le récit est convenu et la psychologie des personnages est sommaire. Ça se laisse quand même lire, le dessin est toujours aussi bon que dans les autres œuvres du mangaka et si on a un handicap ou si on connait quelqu'un avec un handicap, on risque fort de s'attacher à cette héroïne qui fait tout pour vaincre son problème de prononciation, mais c'est pas un truc indispensable à lire.
The Nice House on the lake
J'ai lu le diptyque qui compose le premier cycle il y a quelques semaines et sur le moment j'avais l'impression d'avoir "franchement bien" aimé, avec quelques petites réserves. Et je m'aperçois avec le temps qui s'est écoulé que ce qu'il m'en reste aujourd'hui, c'est justement plus ces petits détails gênants. Mon avis oscille donc entre le pas mal et le franchement bien. Je suis immédiatement rentré dans le récit, j'ai aimé l'idée de départ, j'ai aimé la mise en situation, j'ai aimé la première péripétie qui lance à merveille le récit. J'ai trouvé qu'il y avait une ambiance très réussie, amenée par le climat qui règne dans cette villa. Le début est excellent et prometteur. Il y a plusieurs chapitres qui s'enchainent où différents protagonistes font des découvertes qui pourraient être importantes pour la communauté mais ils font le choix de garder pour eux l'info. Et lorsque ces infos reviennent sur le tapis, ou sont découvertes par d'autres, cela fout un peu le bazar. C'est efficace à souhait, on a l'impression d'un puzzle qui se construit chapitres après chapitres. Et j'attendais, sans doute un peu trop, un dénouement en apothéose. Ca n'a pas été tellement le cas. Si on ajoute qu'il y a une douzaine de personnages principaux. C'est assez vite fastidieux de tous les identifier et les mémoriser, de se rappeler qui avait dit ça ou ça à qui 5 ans avant. C'est le premier point négatif, peut être le seul du premier tome. Mais la tournure prise par l'intrique dans le deuxième tome fait également partie de ce qui m'a légèrement moins convaincu. Un peu trop compliqué à suivre par moment. Certaines décisions et certaines explications ne m'ont pas paru très claires. Au final, une série originale et très plaisante, recommandée malgré les quelques détails qui m'ont dérangés.
Captain America - Un homme hors du temps
Ajustement temporel - Ce tome regroupe les 5 épisodes de la minisérie du même nom (initialement parus en 2011), écrite par Mark Waid, avec des dessins de Jorge Molina, et un encrage de Karl Kesel, avec l'aide de Scott Hanna pour l'épisode 3. En 1945, près de Leipzig, les soldats Steve Rogers et James Barnes ont amené un film de reportage d'une intervention de Captain America aux soldats avec qui ils sont cantonnés. Ils sont récupérés par un sergent et envoyés vers une base secrète pour une mission de destruction d'un prototype d'avion nazi. Bucky trouve la mort dans cette mission, et Captain America se retrouve prisonnier des glaces pendant plusieurs décennies. Il reprend connaissance à bord d'un sous-marin ayant les Avengers (Iron Man, Hulk, Wasp, Giant Man et Thor) comme équipage. le retour à la civilisation n'est pas facile, et Steve Rogers doit s'adapter à la société des années 2000. Régulièrement quand un nouveau scénariste prend les rênes de la destinée de Captain America, il commence par rappeler qu'il s'agit d'un être humain déplacé dans le temps (du fait de son séjour en animation suspendue dans un bloc de glace). Ceci excuse (euh, non, pardon, explique) pourquoi Steve Rogers représente des valeurs qui semble d'un autre âge, et permet de jouer un peu sur le décalage entre son comportement et des attitudes plus modernes. Tout aussi régulièrement, le même scénariste oublie cette particularité du personnage au bout de 2 épisodes, et trace la route dans son intrigue. C'est donc avec une certaine curiosité que le lecteur ouvre cette histoire consacrée à explorer les ramifications de ce décalage temporel, et classée parmi les 10 meilleures histoires de Captain America par newsarama, un site spécialisé en comics. Dans la mesure où Mark Waid est un scénariste chevronné (auteur entre autres de Superman, les origines et Kingdom Come), le lecteur part confiant à la découverte de ce récit. Le premier épisode semble indiquer que Mark Waid a souhaité concevoir son récit de manière à ce qu'il puisse être lu sans rien connaître des personnages. le lecteur commence donc par (re)lire le fameux accident qui a coûté la vie à Bucky Barnes. L'intérêt réside essentiellement dans l'amitié qui les lie, amitié que Waid réussit très à mettre en lumière. le lecteur est donc assez déconcerté quand il se rend compte qu'une connaissance superficielle de l'épisode 4 (1963) de la série Avengers est nécessaire pour apprécier pleinement l'épisode 2, cela prend encore un peu plus d'ampleur avec les machinations de Kang (épisode 8 des Avengers). Néanmoins la continuité ne constitue pas l'intérêt premier du récit. Mark Waid s'amuse à insérer des éléments supplémentaires entre les faits "connus" (canoniques), sans rechercher le degré de précision atteint par Joe Casey avec Avengers, Earth Mightiest Heroes 1 : Les plus grands héros de la Terre. le thème majeur du récit est bien l'adaptation de Captain America à cette nouvelle époque surgie en 1 instant, de son point de vue de l'écoulement du temps. Waid à l'intelligence de ne pas trop surjouer cet aspect. Il s'amuse avec des conceptions culturelles issues des années 1940, sur la réalité de la place des femmes ou des personnes de couleur. Il montre également comment Captain America s'adapte rapidement au décalage technologique, retenant plus les fonctions de chaque invention, plutôt que la technologie en elle-même. Ce mode d'adaptation fait sens, quand le lecteur songe à toutes les inventions d'anticipation que Captain America a pu confronter pendant ses années d'activité lors de la seconde guerre mondiale. Arrivé au troisième épisode, le lecteur commence à ressentir comme une petite gêne idéologique. Décidément, Steve Rogers contemple à quel point les États-Unis sont un grand et beau pays, défenseur du faible et de l'opprimé, champion de la Liberté et de la Justice. Après cette apologie monolithique et manquant de recul, Mark Waid évoque dans les épisodes suivants les aspects moins reluisants de cette grande démocratie. D'ailleurs, il en montrait un, dès le premier épisode avec l'omniprésence des armes à feu, et la culture de l'autodéfense. Comme le lecteur pouvait être en droit d'attendre d'un scénariste de cette trempe, le récit sort du manichéisme primaire, pour reconnaître les défauts de cette société et les considérer comme des axes d'amélioration. La contrepartie est que ce thème laisse moins de place pour celui de l'adaptation d'un homme déplacé dans le temps. Cette histoire bénéficie de dessins de belle facture. Jorge Molina et Karl Kesel réalisent des dessins de type réaliste, avec un bon niveau de détails. Il y a un vrai travail de réalisé sur les décors, les tenues vestimentaires et la mise en scène. Molina et Kesel ne souhaitent pas faire dans l'artistique, simplement dans le descriptif bien dosé (sans être lourd) et agréable à voir. Les dessins sont rehaussés par la mise en couleurs sophistiquée et substantielle de Frank d'Armata qui nourrit les dessins pour à la fois les rendre consistants et pour à la fois renforcer l'unité narrative de chaque séquence. Man out of time tient sa promesse de regarder le retour de Steve Rogers après plusieurs années d'hibernation, et de faire apparaître la nature des décalages culturels qu'il doit surmonter. Parmi eux, Waid développe également l'axe relatif au décalage sociétal, avec plus de sensibilité que le lecteur ne pouvait s'y attendre. Pour accéder au rang d'histoire indispensable, il aurait fallu que Waid réussisse à approfondir les conséquences psychologiques, pour faire ressortir les conséquences à long terme pour Steve Rogers.
Incroyable !
Je ressors assez déçu de cet ouvrage. Non pas qu'il soit mauvais, mais je n'ai pas du tout été touché par celui-ci. Il manque réellement un truc à mon gout pour que ce soit vraiment accrocheur. J'ai commencé la lecture sans trop d'idée de l'endroit où tout cela allait mener, mais j'ai vite trouvé le ton et le rythme étrange. Il manquait quelque chose pour que j'accroche vraiment. J'ai poursuivit et finalement terminé en attendant le moment où je serais conquis, qui n'est finalement jamais arrivé. Je ne saurais dire pourquoi. Peut-être un manque d'empathie envers les personnages. Peut-être une histoire dont les aspects improbables n'ont pas fonctionné pour moi, ou alors simplement un manque d'intérêt de ma part ! En tout cas, la lecture fut ni déplaisante ni plaisante, simplement je suis largement passé à côté. La BD reposée, je me suis dit que c'était une bonne chose de faite et je l'aurais sans doute oubliée d'ici quelques jours. Allez comprendre, mais parfois, ça ne match pas. Impossible de rentrer dedans, de ressentir un truc et de comprendre pourquoi !
Carthage
Une série sympathique sans plus, qui hélas reste inachevée, donc on en ressort forcément déçu. Le sujet m’intéressait a priori. La série tourne autour de la rivalité entre Carthage et Rome, en se focalisant sur le côté carthaginois. Le premier tome est centré sur l’action d’Hamilcar, le second sur celle de son fils, Hannibal. Autre différence : si le premier tome décrit surtout les rouages et différends politiques, les intrigues à Carthage, le second est davantage occupé par la guerre, et l’intervention carthaginoise en Espagne (il se termine alors que la guerre avec Rome bat son plein, et la suite devait nous amener à cette incroyable expédition durant laquelle le sort de Rome s’est joué à pas grand-chose). Un cadre historique intéressant donc, pas si souvent utilisé que ça. Mais les auteurs n’ont pas réussi à rendre l'intrigue palpitante, ni à nous proposer des personnages attachants. Pire, Hannibal est je trouve carrément ridicule une bonne partie du second tome (avec son amour pénible pour une prisonnière), c’est dommage. Les intrigues carthaginoises ne sont pas forcément passionnantes, et c’est assez verbeux. En cela ça ressemble un peu au travail de Martin sur « Alix » (et le personnage de Jolkmar, près à trahir tout le monde pour sauvegarder ses intérêts fait un peu penser au fourbe Arbacès). Le dessin est globalement bon, il fait le boulot, mais je ne l’ai pas toujours trouvé bon. Je préfère globalement le travail de De Luca sur le premier tome à celui de Koehler sur le suivant, mais étrangement De Luca est inégal dans son rendu, certains détails sont ratés (visages, personnages mal « finis ». Note réelle 2,5/5.