Les couvertures des albums ne sont pas belles je trouve, avec des couleurs pas extraordinaires, qui renvoient aux « publications de gare « évoquées par un autre avis – ce qu’est au final cette série, même si le dessin de Chris aurait pu lui faire prétendre à mieux. En tout cas le dessin à l’intérieur est meilleur que ce que ces couvertures nous laissent deviner, le Noir et Blanc étant plus efficace et réussi.
En effet, son trait clair, fin, très vieille école – proche du trait de Lévis sur "Liz & Beth" par exemple, est plutôt bon, séduisant, et ajoute je trouve une touche d’érotisme désuet mais craquant.
Mais voilà, les scénarios ne sont clairement pas bons ni originaux. En effet, Angie est systématiquement soumises aux désirs des hommes qu’elle rencontre, enchaînant les scènes de sexe (chaque album tente de changer de décor, de « milieu » - à l’hôpital, en prison, etc., sans que cela n’arrange les choses, ni ne modifie le comportement docile et improbable de la donzelle).
De plus, les dialogues sont souvent mauvais. Ternes, ils sont aussi (et cela est aussi valable pour les commentaires qu’Angie fait en voix off) lourds et redondants par rapport aux images. Simples prétexte à des questionnements à deux balles, à des réflexions ridicules. Je préfère ne pas parler de psychologie.
Bref, voilà un auteur qui, s’il avait trouvé un bon scénariste, aurait pu faire des trucs sympas. Mais son dessin n’est ici pas bien servi.
Pas grand-chose à dire de cet album.
Une fois l’histoire lancée, on n’a rapidement plus qu’une succession de scènes de cul, assez variées certes, mais on oublie le scénario.
Pour le reste, le dessin est plutôt bon, et met bien en valeur les plastiques, et les scènes torrides. L’ambiance est clairement tournée vers le SM, avec quelques tendances fétichistes (accessoires en cuir par exemple).
Les amateurs du genre apprécieront peut-être. Je n’ai moi pas été enthousiasmé. Cela se laisse lire (ou regarder), mais sans plus.
Je n’ai pas du tout été convaincu par cette adaptation du magicien d’Oz même si elle reste fidèle à l’œuvre originelle où l’on va suivre Dorothée dans ce monde un peu enchanteur. Le ton est vraiment naïf et parfois assez candide. On s’ennuie assez vite par manque de rythme.
Je pense qu’un lectorat plus jeune pourra sans doute mieux apprécier que moi. On pourra me rétorquer qu’il y a plusieurs niveaux de lecture mais j’avoue ne pas l’avoir senti ainsi. La mise en scène manque cruellement d’un certain savoir-faire.
Le travail au niveau graphique est tout de même de qualité, il faut également savoir le reconnaître.
Après Star Wars, on va avoir droit à Demon Wars. Eux aussi ont le droit de faire la guerre. Sauf qu’on est plus proche du Seigneur des Anneaux avec ces gemmes aux pouvoirs magiques qui suscitent bien des convoitises. Et en plus, cela tombe du ciel...
J’avoue que pour l’originalité, il faudra repasser avec cette entité démoniaque qui se réveille après des siècles de sommeil. On va suivre principalement trois personnages principaux qui vont lutter contre l’invasion de monstres.
Au niveau graphique, c’est très faible. En effet, les décors et arrières plans laissent à désirer et se révèlent être la plupart du temps réduit au plus simple voir au néant.
Le scénario est relativement compliqué. On peut s’en mêler les pinceaux. Ce n’est pas d’une grande clarté. Je n’ai pas vraiment apprécié le découpage qui m’a semblé parfois abrupt, parfois artificiel. Il faut dire que l’histoire a bien eu du mal à démarrer.
En conclusion, c’est vraiment du réchauffé. Pas assez intéressant en ce qui me concerne.
Bon, et bien moi qui ne suis pas un grand féru d'histoire, j'avoue ne pas avoir été emballé plus que ça par cet album.
D'une part, moi déjà les adaptations BD de cartons sur youtube (l'album est tiré d'une chaîne qui compte plus de 850.000 abonnés) ou autre site du même acabit je suis toujours un peu méfiant, et là j'ai vraiment eu du mal à rentrer dans le parti pris graphique très "mainstream" par ailleurs. Non pas que je me la pète en dénigrant ce genre d'exercice qui pourra sans doute permettre à certains de (re)découvrir certaines anecdotes historiques et d'y trouver un intérêt certain (même moi j'y ai trouvé du plaisir sur certaines que je ne connaissais pas), mais je ne suis pas adepte du concept.
Bref, si ces dix portraits choisis nous présentant des anecdotes méconnues de l'histoire de France sont assez bien choisis, je n'ai pas vraiment trouvé de réel plaisir de lecture à cet album faisant plus catalogue de petites histoires à défaut d'approfondir la grande.
Il y a malheureusement des bds que je lis où je n'y arrive vraiment pas avec toute la meilleure volonté du monde. Cela passe ou cela casse. Parfois, il y a une voie médiane où cela reste tout de même acceptable à la lecture sans que j'aime forcément. Tout dépend de la façon dont le scénariste arrive à nous happer dans le récit. Là, j'avoue avoir très vite décroché. Après, c'est très difficile de raccrocher aux wagons. Il y a parfois un savoir-faire que manifestement certains auteurs ne possèdent pas sans vouloir les offenser ou viser quelqu'un en particulier.
Je comprends que le récit est lié au premier essai nucléaire sur le sol américain dans le désert du Nevada. Le cadavre d'une femme flottant dans une piscine va donner lieu à tout une obscure histoire dont on va vite perdre le fil. Il s'agit en gros d'une femme fatale sur fond de huis clos dans le milieu de l’espionnage.
Même le graphisme m'a paru assez bizarre dans un style très épuré mais aux couleurs assez kitch.
Ma foi, je n'ai pas adhéré. C'est ainsi.
Je me suis amusé au début de lecture à deviner le pays où se déroulait l'action sans avoir lu la présentation au dos de l'album. Mais je me suis retrouvé perplexe à ne pas trouver car il s'y mélangeait des influences chinoises, coréennes et thaïlandaises entre autres. J'ai donc dû avouer ma défaite avant d'apprendre qu'il s'agissait en réalité de Singapour.
C'est donc à la vie quotidienne d'un garçon de Singapour dans les années 80 que cet album offre de nous faire assister. La famille de ce dernier est composée d'une grand-mère en fin de vie, de deux parents proches de la séparation, d'un petit frère un peu agaçant, d'un cousin qui tourne un peu mal et d'une cousine amoureuse d'un petit caïd du quartier. On va les suivre ainsi pendant un peu moins d'une année.
Le dessin est fin et soigné. Un peu académique, il me plait et a rendu la lecture plutôt agréable.
Mais il n'a pas suffi à rendre l'histoire passionnante. Certes j'ai assez aimé découvrir à quoi ressemblait la vie à Singapour à l'époque mais visiblement il n'y avait rien de bien spécial ou intéressant à raconter dans ces années là. C'est de la vie quotidienne très banale, sans rien qui sort de l'ordinaire. Cela se révèle plus ennuyeux qu'autre chose.
J'ai un peu eu l'impression de lire un article de journal sur un type dont je ne connaissais rien, et pas de lire une histoire.
Pourtant, c'est dommage car je pense qu'il y avait matière à romancer plus la chose. Pierre Christin se contente de nous narrer la vie de Robert Moses, et toute sa vie. A mon avis, il aurait été opportun de passer sur certaines périodes, comme le début de sa carrière, qui est à mon sens bien trop développé pour au final n'apporter pas grand chose, et de se concentrer sur d'autres. Toute la période où Robert Moses est au sommet est traitée très rapidement. Presque pas un mot sur ses réalisations majeures, la façon dont elles ont été construites.
Le récit se concentre plus sur son début de carrière et sa fin. Mais ces deux périodes sont encore traitées en surface. Assez peu de dialogue et beaucoup de texte, et pas vraiment d'histoire. En gros, le texte nous explique, l'image illustre. Rien de plus. Et ça fait qu'on commence à s'ennuyer un peu au fil du récit.
Car le propos en lui même est intéressant : il s'agit de suivre l'homme qui a façonné le New York tel qu'il est aujourd'hui, avec les luttes intestines de pouvoir, les mentalités qu'il a faites évoluer, ce pourquoi il mettait en oeuvre tel ou tel projet... Ca aurait vraiment pu être passionant si on nous avait raconté une histoire, plutôt que de nous dérouler la vie de Robert Moses.
Le dessin est de belle qualité. Ce style où les personnages sont un peu carrés va très bien avec l'époque représentée, et les décors sont très agréables. Mais ce style amène certains défauts, parmi lesquels le fait que j'ai eu beaucoup de mal à différencier les personnages, qui se ressemblent tous un peu. L'autre défaut est que ça manque quand même franchement de dynamisme. Les personnages sont comme figés, tant dans leur expression corporelle que faciale.
Je suis l'avis des précédents aviseurs, et de Spooky en particulier, en étant un peu plus sévère : intéressant, mais vraiment trop mou.
Cet album est la biographie de Kurt Cobain de son enfance jusqu'au moment où Nirvana est véritablement fondé dans sa composition définitive et va commencer à enregistrer l'album Nevermind.
On y suit le jeune Kurt et on découvre que c'est un enfant puis un adolescent rebelle du fait de sa situation familiale et de ses parents qui vont divorcer. On le voit mal dans sa peau, se sentant sans arrêt en décalage avec son entourage, d'où le titre "When I was an alien" et le fait qu'il ne se sent attiré que par ceux qu'il voit, comme lui, que sous les traits d'extra-terrestres.
Ça pourrait être une lecture instructive. Et effectivement pour moi qui ne connaissais rien de la jeunesse du personnage ni de comment Nirvana s'était formé, cela m'a permis d'en avoir une vague idée.
Mais c'est raconté de manière médiocre et sans permettre du tout au lecteur de s'imprégner du récit et de bien appréhender l'histoire. Les faits sont survolés très rapidement, on en devine beaucoup plutôt qu'ils ne soient clairement expliqués et on ne s'attache pas du tout au jeune Kurt. Et alors que je viens de lire la biographie de Nirvana sur Wikipedia pour m'assurer que j'avais bien compris quand s'arrêtait l'album, je me rends compte que je n'avais pas du tout compris leur histoire telle qu'elle s'était vraiment passé : c'est tellement mal raconté qu'en fait je n'avais quasiment rien compris.
Ce ne serait pas grave s'il se dégageait une âme ou une émotion de la BD mais rien du tout. Elle m'a laissé froid comme un lézard. Et pourtant j'écoutais du Nirvana pendant ma lecture pour me mettre dans l'ambiance...
Difficile de se faire une opinion générale sur cette série qui s'est étalée sur plus de 20 ans, dont le niveau des albums est inégal et qui a surtout beaucoup évolué au niveau de ses personnages, de son graphisme et de son ton.
Cela se retrouve notamment dans son titre puisqu'elle a commencé en s'appelant les Aventures du vieux Nick, avant que celui-ci laisse complètement la place à un autre personnage, Barbe-Noire, comme protagoniste principal. Et ce qui était au départ une série d'aventure teintée d'humour est elle aussi peu à peu devenue une série humoristique avec l'aventure et les pirates comme prétexte. De la même manière, au niveau du dessin, on est passé d'un trait un peu raide et épuré comme aux débuts de Morris et Lucky Luke à un style beaucoup plus rond, celui de l'école Marcinelle de la BD franco-belge d'humour. Je dois d'ailleurs dire sans hésitation ma préférence pour ce dernier style, d'autant qu'il est ici plutôt maîtrisé et joli.
Pourtant je ne raffole pas de cette série. La faute à des aventures trop basiques et à un humour souvent trop ras-de-terre. Trop de gags sont téléphonés ou mal amenés. Et les personnages jouent un peu trop les idiots. Il y a quand même quelques histoires courtes qui m'ont amusé parce qu'elles étaient vraiment strictement orientées vers l'humour et pas vers l'aventure, mais elles ne suffisent pas à conseiller l'achat d'un album en particulier.
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Angie - Infirmière de nuit
Les couvertures des albums ne sont pas belles je trouve, avec des couleurs pas extraordinaires, qui renvoient aux « publications de gare « évoquées par un autre avis – ce qu’est au final cette série, même si le dessin de Chris aurait pu lui faire prétendre à mieux. En tout cas le dessin à l’intérieur est meilleur que ce que ces couvertures nous laissent deviner, le Noir et Blanc étant plus efficace et réussi. En effet, son trait clair, fin, très vieille école – proche du trait de Lévis sur "Liz & Beth" par exemple, est plutôt bon, séduisant, et ajoute je trouve une touche d’érotisme désuet mais craquant. Mais voilà, les scénarios ne sont clairement pas bons ni originaux. En effet, Angie est systématiquement soumises aux désirs des hommes qu’elle rencontre, enchaînant les scènes de sexe (chaque album tente de changer de décor, de « milieu » - à l’hôpital, en prison, etc., sans que cela n’arrange les choses, ni ne modifie le comportement docile et improbable de la donzelle). De plus, les dialogues sont souvent mauvais. Ternes, ils sont aussi (et cela est aussi valable pour les commentaires qu’Angie fait en voix off) lourds et redondants par rapport aux images. Simples prétexte à des questionnements à deux balles, à des réflexions ridicules. Je préfère ne pas parler de psychologie. Bref, voilà un auteur qui, s’il avait trouvé un bon scénariste, aurait pu faire des trucs sympas. Mais son dessin n’est ici pas bien servi.
Rêves interdits
Pas grand-chose à dire de cet album. Une fois l’histoire lancée, on n’a rapidement plus qu’une succession de scènes de cul, assez variées certes, mais on oublie le scénario. Pour le reste, le dessin est plutôt bon, et met bien en valeur les plastiques, et les scènes torrides. L’ambiance est clairement tournée vers le SM, avec quelques tendances fétichistes (accessoires en cuir par exemple). Les amateurs du genre apprécieront peut-être. Je n’ai moi pas été enthousiasmé. Cela se laisse lire (ou regarder), mais sans plus.
Le Magicien d'Oz (Panini Comics)
Je n’ai pas du tout été convaincu par cette adaptation du magicien d’Oz même si elle reste fidèle à l’œuvre originelle où l’on va suivre Dorothée dans ce monde un peu enchanteur. Le ton est vraiment naïf et parfois assez candide. On s’ennuie assez vite par manque de rythme. Je pense qu’un lectorat plus jeune pourra sans doute mieux apprécier que moi. On pourra me rétorquer qu’il y a plusieurs niveaux de lecture mais j’avoue ne pas l’avoir senti ainsi. La mise en scène manque cruellement d’un certain savoir-faire. Le travail au niveau graphique est tout de même de qualité, il faut également savoir le reconnaître.
Demon Wars
Après Star Wars, on va avoir droit à Demon Wars. Eux aussi ont le droit de faire la guerre. Sauf qu’on est plus proche du Seigneur des Anneaux avec ces gemmes aux pouvoirs magiques qui suscitent bien des convoitises. Et en plus, cela tombe du ciel... J’avoue que pour l’originalité, il faudra repasser avec cette entité démoniaque qui se réveille après des siècles de sommeil. On va suivre principalement trois personnages principaux qui vont lutter contre l’invasion de monstres. Au niveau graphique, c’est très faible. En effet, les décors et arrières plans laissent à désirer et se révèlent être la plupart du temps réduit au plus simple voir au néant. Le scénario est relativement compliqué. On peut s’en mêler les pinceaux. Ce n’est pas d’une grande clarté. Je n’ai pas vraiment apprécié le découpage qui m’a semblé parfois abrupt, parfois artificiel. Il faut dire que l’histoire a bien eu du mal à démarrer. En conclusion, c’est vraiment du réchauffé. Pas assez intéressant en ce qui me concerne.
Nota bene
Bon, et bien moi qui ne suis pas un grand féru d'histoire, j'avoue ne pas avoir été emballé plus que ça par cet album. D'une part, moi déjà les adaptations BD de cartons sur youtube (l'album est tiré d'une chaîne qui compte plus de 850.000 abonnés) ou autre site du même acabit je suis toujours un peu méfiant, et là j'ai vraiment eu du mal à rentrer dans le parti pris graphique très "mainstream" par ailleurs. Non pas que je me la pète en dénigrant ce genre d'exercice qui pourra sans doute permettre à certains de (re)découvrir certaines anecdotes historiques et d'y trouver un intérêt certain (même moi j'y ai trouvé du plaisir sur certaines que je ne connaissais pas), mais je ne suis pas adepte du concept. Bref, si ces dix portraits choisis nous présentant des anecdotes méconnues de l'histoire de France sont assez bien choisis, je n'ai pas vraiment trouvé de réel plaisir de lecture à cet album faisant plus catalogue de petites histoires à défaut d'approfondir la grande.
Emma Wrong
Il y a malheureusement des bds que je lis où je n'y arrive vraiment pas avec toute la meilleure volonté du monde. Cela passe ou cela casse. Parfois, il y a une voie médiane où cela reste tout de même acceptable à la lecture sans que j'aime forcément. Tout dépend de la façon dont le scénariste arrive à nous happer dans le récit. Là, j'avoue avoir très vite décroché. Après, c'est très difficile de raccrocher aux wagons. Il y a parfois un savoir-faire que manifestement certains auteurs ne possèdent pas sans vouloir les offenser ou viser quelqu'un en particulier. Je comprends que le récit est lié au premier essai nucléaire sur le sol américain dans le désert du Nevada. Le cadavre d'une femme flottant dans une piscine va donner lieu à tout une obscure histoire dont on va vite perdre le fil. Il s'agit en gros d'une femme fatale sur fond de huis clos dans le milieu de l’espionnage. Même le graphisme m'a paru assez bizarre dans un style très épuré mais aux couleurs assez kitch. Ma foi, je n'ai pas adhéré. C'est ainsi.
L'Homme de la maison
Je me suis amusé au début de lecture à deviner le pays où se déroulait l'action sans avoir lu la présentation au dos de l'album. Mais je me suis retrouvé perplexe à ne pas trouver car il s'y mélangeait des influences chinoises, coréennes et thaïlandaises entre autres. J'ai donc dû avouer ma défaite avant d'apprendre qu'il s'agissait en réalité de Singapour. C'est donc à la vie quotidienne d'un garçon de Singapour dans les années 80 que cet album offre de nous faire assister. La famille de ce dernier est composée d'une grand-mère en fin de vie, de deux parents proches de la séparation, d'un petit frère un peu agaçant, d'un cousin qui tourne un peu mal et d'une cousine amoureuse d'un petit caïd du quartier. On va les suivre ainsi pendant un peu moins d'une année. Le dessin est fin et soigné. Un peu académique, il me plait et a rendu la lecture plutôt agréable. Mais il n'a pas suffi à rendre l'histoire passionnante. Certes j'ai assez aimé découvrir à quoi ressemblait la vie à Singapour à l'époque mais visiblement il n'y avait rien de bien spécial ou intéressant à raconter dans ces années là. C'est de la vie quotidienne très banale, sans rien qui sort de l'ordinaire. Cela se révèle plus ennuyeux qu'autre chose.
Robert Moses - Le Maître caché de New York
J'ai un peu eu l'impression de lire un article de journal sur un type dont je ne connaissais rien, et pas de lire une histoire. Pourtant, c'est dommage car je pense qu'il y avait matière à romancer plus la chose. Pierre Christin se contente de nous narrer la vie de Robert Moses, et toute sa vie. A mon avis, il aurait été opportun de passer sur certaines périodes, comme le début de sa carrière, qui est à mon sens bien trop développé pour au final n'apporter pas grand chose, et de se concentrer sur d'autres. Toute la période où Robert Moses est au sommet est traitée très rapidement. Presque pas un mot sur ses réalisations majeures, la façon dont elles ont été construites. Le récit se concentre plus sur son début de carrière et sa fin. Mais ces deux périodes sont encore traitées en surface. Assez peu de dialogue et beaucoup de texte, et pas vraiment d'histoire. En gros, le texte nous explique, l'image illustre. Rien de plus. Et ça fait qu'on commence à s'ennuyer un peu au fil du récit. Car le propos en lui même est intéressant : il s'agit de suivre l'homme qui a façonné le New York tel qu'il est aujourd'hui, avec les luttes intestines de pouvoir, les mentalités qu'il a faites évoluer, ce pourquoi il mettait en oeuvre tel ou tel projet... Ca aurait vraiment pu être passionant si on nous avait raconté une histoire, plutôt que de nous dérouler la vie de Robert Moses. Le dessin est de belle qualité. Ce style où les personnages sont un peu carrés va très bien avec l'époque représentée, et les décors sont très agréables. Mais ce style amène certains défauts, parmi lesquels le fait que j'ai eu beaucoup de mal à différencier les personnages, qui se ressemblent tous un peu. L'autre défaut est que ça manque quand même franchement de dynamisme. Les personnages sont comme figés, tant dans leur expression corporelle que faciale. Je suis l'avis des précédents aviseurs, et de Spooky en particulier, en étant un peu plus sévère : intéressant, mais vraiment trop mou.
Kurt Cobain - When I was an alien
Cet album est la biographie de Kurt Cobain de son enfance jusqu'au moment où Nirvana est véritablement fondé dans sa composition définitive et va commencer à enregistrer l'album Nevermind. On y suit le jeune Kurt et on découvre que c'est un enfant puis un adolescent rebelle du fait de sa situation familiale et de ses parents qui vont divorcer. On le voit mal dans sa peau, se sentant sans arrêt en décalage avec son entourage, d'où le titre "When I was an alien" et le fait qu'il ne se sent attiré que par ceux qu'il voit, comme lui, que sous les traits d'extra-terrestres. Ça pourrait être une lecture instructive. Et effectivement pour moi qui ne connaissais rien de la jeunesse du personnage ni de comment Nirvana s'était formé, cela m'a permis d'en avoir une vague idée. Mais c'est raconté de manière médiocre et sans permettre du tout au lecteur de s'imprégner du récit et de bien appréhender l'histoire. Les faits sont survolés très rapidement, on en devine beaucoup plutôt qu'ils ne soient clairement expliqués et on ne s'attache pas du tout au jeune Kurt. Et alors que je viens de lire la biographie de Nirvana sur Wikipedia pour m'assurer que j'avais bien compris quand s'arrêtait l'album, je me rends compte que je n'avais pas du tout compris leur histoire telle qu'elle s'était vraiment passé : c'est tellement mal raconté qu'en fait je n'avais quasiment rien compris. Ce ne serait pas grave s'il se dégageait une âme ou une émotion de la BD mais rien du tout. Elle m'a laissé froid comme un lézard. Et pourtant j'écoutais du Nirvana pendant ma lecture pour me mettre dans l'ambiance...
Le Vieux Nick et Barbe-Noire
Difficile de se faire une opinion générale sur cette série qui s'est étalée sur plus de 20 ans, dont le niveau des albums est inégal et qui a surtout beaucoup évolué au niveau de ses personnages, de son graphisme et de son ton. Cela se retrouve notamment dans son titre puisqu'elle a commencé en s'appelant les Aventures du vieux Nick, avant que celui-ci laisse complètement la place à un autre personnage, Barbe-Noire, comme protagoniste principal. Et ce qui était au départ une série d'aventure teintée d'humour est elle aussi peu à peu devenue une série humoristique avec l'aventure et les pirates comme prétexte. De la même manière, au niveau du dessin, on est passé d'un trait un peu raide et épuré comme aux débuts de Morris et Lucky Luke à un style beaucoup plus rond, celui de l'école Marcinelle de la BD franco-belge d'humour. Je dois d'ailleurs dire sans hésitation ma préférence pour ce dernier style, d'autant qu'il est ici plutôt maîtrisé et joli. Pourtant je ne raffole pas de cette série. La faute à des aventures trop basiques et à un humour souvent trop ras-de-terre. Trop de gags sont téléphonés ou mal amenés. Et les personnages jouent un peu trop les idiots. Il y a quand même quelques histoires courtes qui m'ont amusé parce qu'elles étaient vraiment strictement orientées vers l'humour et pas vers l'aventure, mais elles ne suffisent pas à conseiller l'achat d'un album en particulier.