Il y a malheureusement des bds que je lis où je n'y arrive vraiment pas avec toute la meilleure volonté du monde. Cela passe ou cela casse. Parfois, il y a une voie médiane où cela reste tout de même acceptable à la lecture sans que j'aime forcément. Tout dépend de la façon dont le scénariste arrive à nous happer dans le récit. Là, j'avoue avoir très vite décroché. Après, c'est très difficile de raccrocher aux wagons. Il y a parfois un savoir-faire que manifestement certains auteurs ne possèdent pas sans vouloir les offenser ou viser quelqu'un en particulier.
Je comprends que le récit est lié au premier essai nucléaire sur le sol américain dans le désert du Nevada. Le cadavre d'une femme flottant dans une piscine va donner lieu à tout une obscure histoire dont on va vite perdre le fil. Il s'agit en gros d'une femme fatale sur fond de huis clos dans le milieu de l’espionnage.
Même le graphisme m'a paru assez bizarre dans un style très épuré mais aux couleurs assez kitch.
Ma foi, je n'ai pas adhéré. C'est ainsi.
Je me suis amusé au début de lecture à deviner le pays où se déroulait l'action sans avoir lu la présentation au dos de l'album. Mais je me suis retrouvé perplexe à ne pas trouver car il s'y mélangeait des influences chinoises, coréennes et thaïlandaises entre autres. J'ai donc dû avouer ma défaite avant d'apprendre qu'il s'agissait en réalité de Singapour.
C'est donc à la vie quotidienne d'un garçon de Singapour dans les années 80 que cet album offre de nous faire assister. La famille de ce dernier est composée d'une grand-mère en fin de vie, de deux parents proches de la séparation, d'un petit frère un peu agaçant, d'un cousin qui tourne un peu mal et d'une cousine amoureuse d'un petit caïd du quartier. On va les suivre ainsi pendant un peu moins d'une année.
Le dessin est fin et soigné. Un peu académique, il me plait et a rendu la lecture plutôt agréable.
Mais il n'a pas suffi à rendre l'histoire passionnante. Certes j'ai assez aimé découvrir à quoi ressemblait la vie à Singapour à l'époque mais visiblement il n'y avait rien de bien spécial ou intéressant à raconter dans ces années là. C'est de la vie quotidienne très banale, sans rien qui sort de l'ordinaire. Cela se révèle plus ennuyeux qu'autre chose.
J'ai un peu eu l'impression de lire un article de journal sur un type dont je ne connaissais rien, et pas de lire une histoire.
Pourtant, c'est dommage car je pense qu'il y avait matière à romancer plus la chose. Pierre Christin se contente de nous narrer la vie de Robert Moses, et toute sa vie. A mon avis, il aurait été opportun de passer sur certaines périodes, comme le début de sa carrière, qui est à mon sens bien trop développé pour au final n'apporter pas grand chose, et de se concentrer sur d'autres. Toute la période où Robert Moses est au sommet est traitée très rapidement. Presque pas un mot sur ses réalisations majeures, la façon dont elles ont été construites.
Le récit se concentre plus sur son début de carrière et sa fin. Mais ces deux périodes sont encore traitées en surface. Assez peu de dialogue et beaucoup de texte, et pas vraiment d'histoire. En gros, le texte nous explique, l'image illustre. Rien de plus. Et ça fait qu'on commence à s'ennuyer un peu au fil du récit.
Car le propos en lui même est intéressant : il s'agit de suivre l'homme qui a façonné le New York tel qu'il est aujourd'hui, avec les luttes intestines de pouvoir, les mentalités qu'il a faites évoluer, ce pourquoi il mettait en oeuvre tel ou tel projet... Ca aurait vraiment pu être passionant si on nous avait raconté une histoire, plutôt que de nous dérouler la vie de Robert Moses.
Le dessin est de belle qualité. Ce style où les personnages sont un peu carrés va très bien avec l'époque représentée, et les décors sont très agréables. Mais ce style amène certains défauts, parmi lesquels le fait que j'ai eu beaucoup de mal à différencier les personnages, qui se ressemblent tous un peu. L'autre défaut est que ça manque quand même franchement de dynamisme. Les personnages sont comme figés, tant dans leur expression corporelle que faciale.
Je suis l'avis des précédents aviseurs, et de Spooky en particulier, en étant un peu plus sévère : intéressant, mais vraiment trop mou.
Cet album est la biographie de Kurt Cobain de son enfance jusqu'au moment où Nirvana est véritablement fondé dans sa composition définitive et va commencer à enregistrer l'album Nevermind.
On y suit le jeune Kurt et on découvre que c'est un enfant puis un adolescent rebelle du fait de sa situation familiale et de ses parents qui vont divorcer. On le voit mal dans sa peau, se sentant sans arrêt en décalage avec son entourage, d'où le titre "When I was an alien" et le fait qu'il ne se sent attiré que par ceux qu'il voit, comme lui, que sous les traits d'extra-terrestres.
Ça pourrait être une lecture instructive. Et effectivement pour moi qui ne connaissais rien de la jeunesse du personnage ni de comment Nirvana s'était formé, cela m'a permis d'en avoir une vague idée.
Mais c'est raconté de manière médiocre et sans permettre du tout au lecteur de s'imprégner du récit et de bien appréhender l'histoire. Les faits sont survolés très rapidement, on en devine beaucoup plutôt qu'ils ne soient clairement expliqués et on ne s'attache pas du tout au jeune Kurt. Et alors que je viens de lire la biographie de Nirvana sur Wikipedia pour m'assurer que j'avais bien compris quand s'arrêtait l'album, je me rends compte que je n'avais pas du tout compris leur histoire telle qu'elle s'était vraiment passé : c'est tellement mal raconté qu'en fait je n'avais quasiment rien compris.
Ce ne serait pas grave s'il se dégageait une âme ou une émotion de la BD mais rien du tout. Elle m'a laissé froid comme un lézard. Et pourtant j'écoutais du Nirvana pendant ma lecture pour me mettre dans l'ambiance...
Difficile de se faire une opinion générale sur cette série qui s'est étalée sur plus de 20 ans, dont le niveau des albums est inégal et qui a surtout beaucoup évolué au niveau de ses personnages, de son graphisme et de son ton.
Cela se retrouve notamment dans son titre puisqu'elle a commencé en s'appelant les Aventures du vieux Nick, avant que celui-ci laisse complètement la place à un autre personnage, Barbe-Noire, comme protagoniste principal. Et ce qui était au départ une série d'aventure teintée d'humour est elle aussi peu à peu devenue une série humoristique avec l'aventure et les pirates comme prétexte. De la même manière, au niveau du dessin, on est passé d'un trait un peu raide et épuré comme aux débuts de Morris et Lucky Luke à un style beaucoup plus rond, celui de l'école Marcinelle de la BD franco-belge d'humour. Je dois d'ailleurs dire sans hésitation ma préférence pour ce dernier style, d'autant qu'il est ici plutôt maîtrisé et joli.
Pourtant je ne raffole pas de cette série. La faute à des aventures trop basiques et à un humour souvent trop ras-de-terre. Trop de gags sont téléphonés ou mal amenés. Et les personnages jouent un peu trop les idiots. Il y a quand même quelques histoires courtes qui m'ont amusé parce qu'elles étaient vraiment strictement orientées vers l'humour et pas vers l'aventure, mais elles ne suffisent pas à conseiller l'achat d'un album en particulier.
Je dois avoir un problème avec Winschluss car presque à chaque fois que je tombe sur un de ses albums qui a plu à une majorité de lecteurs, je n'y accroche pas, voire pas du tout.
Pour commencer, je n'aime pas son style graphique. Son trait, à la limite du trash, me rebute un peu et m'empêche de m'attacher aux protagonistes et de prendre plaisir à regarder les planches.
Ensuite l'histoire ici ne m'a pas accroché du tout. Je l'ai trouvée trop embrouillée, trop décousue. C'est plus une suite de saynètes qui se suivent vaguement qu'une intrigue qui se tient de bout en bout. Cela ressemble à un rêve, tendance cauchemar, qui part dans plein de directions différentes qui sont autant de péripéties et de rencontres que fait le personnage principal.
Je n'ai pas été sensible à l'humour, pas accroché par le scénario et pas séduit par le dessin. Pour dire les choses simplement, cette lecture m'a ennuyé.
Le titre et la couverture de la série avaient attiré mon attention. Je trouvais l'idée amusante d'une elfe qui mange trop et je m'attendais à une série marrante.
En fait, je suis déçu.
D'abord parce que là où j'espérais une héroïne attachante, je la trouve assez agressive et pas très drôle. Et le héros qui l'accompagne n'est guère passionnant non plus, simple chiropracteur dont le seul rôle est de prodiguer ses conseils presque à la manière d'un documentaire éducatif.
Ensuite parce que la série ne présente pas vraiment d'histoire, pour le premier tome du moins. C'est juste une suite de saynètes où le héros rencontre à chaque fois une nouvelle femme/créature surnaturelle avec quelques soucis corporels, qu'il s'agisse de surpoids ou de problèmes de dos.
Et l'ensemble est ponctué d'une très grosse dose de fan service, qui tend presque à l'érotisme par moment tant les femmes dévoilent leurs charmes rebondis et se retrouvent dans des positions tellement suggestives qu'elles en deviennent vulgaires.
Alors le dessin est bon, les filles plutôt jolies malgré leur surpoids, et les conseils du chiropracteur ne sont pas inintéressants, mais globalement le récit est plutôt ennuyeux, pas vraiment drôle et je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages.
Propos assez original pour cette bd. La "boite noire" serait notre partie cachée, notre inconscient. On suit donc un homme qui, suite à un accident de la route, s'est mis à délirer pendant son coma. Son infirmière a noté tout ce qu'il disait et lui remet un carnet qui contient tout ce que son cerveau conserve mais que lui ne peut atteindre.
Le scénario de départ m'a beaucoup plu. La suite moins. Le héros, Laurent Aubier, va avoir des révélations sur son passé, sur les erreurs qu'il a faites, et va se retrouver à la recherche de certains éléments de son passé. Tout va trop vite, certaines situations sont mal amenées, comme la discussion du héros avec son ami Richard, qui est un peu étrange. Le héros cherche des explications mais ne va pas au bout lorsqu'il les a. Pareil pour son ami trader, les dialogues et les situations sont tirés par les cheveux.
Les personnages sont tous vides, surtout les personnages secondaires qui ne servent à rien qu'à guider le héros sur sa voie. Même lui est difficile à suivre et semble encore lointain et froid alors même qu'il nous livre toutes ses pensées les plus intimes. Si j'ai trouvé intéressante la descente aux enfers et l'addiction qu'il a pour sa "boite noire", comme un drogué, j'ai aussi trouvé que c'était mal amené, et un peu abrupt.
Reste l'autre défaut de cette bd, le dessin. Pour le coup, ce n'est pas très beau, c'est un peu vieillot, même au niveau de la colorisation. Les personnages ne sont pas très expressifs, et ont l'air figé. Quant aux décors, ils sont peu nombreux et anecdotiques. Un dessin juste passable qui sert un scénario intéressant mais trop lourd et mal ficelé, ce n'est au final pas une bd que j'aurai envie de relire.
Cruelle déception au sortir de la lecture de cet album. Moi qui avait trouvé dans Locke & Key du même dessinateur une des meilleure série en comics, là, je reste très dubitatif... Comme quoi, ne s'improvise pas scénariste qui veut.
Là, si le dessin est bon, le récit est un peu confus et la fin abrupte. Peut-être est-ce à cause des nombreuses références et autres hommages appuyés qui composent cette saga que Gabriel Rodriguez a noyé son propos. Que ce soit les personnages inspirés des légendes arthuriennes ou les vibrantes références à l'univers de Moebius, j'étais pourtant en terre connue et très excité de plonger dans ce nouvel univers proposé par l'un des auteurs d'une fabuleuse série.
Mais voilà de belles références et un coup de crayon talentueux ne font pas tout. L'Epée Sacrée oscillant entre SF et Fantasy aurait soit nécessité un développement en plusieurs tomes pour assoir quelque chose de plus construit et développé... ou le talent d'un autre scénariste. Là, on arrive à la fin en se disant, "ok,ok... et ???".
Bref, de bonnes idées, un bon dessin, mais un récit qui manque de construction.
Si le genre historique n'est pas celui que je préfère, ma curiosité l'emporte souvent et je me laisse tenter par ce genre de récit qui parfois me permet de faire la découverte de petites perles. Mais là, ce fut loin d'être le cas.
Si le dessin de facture très classique est correct, c'est l'intrigue qui ne m'a pas passionné du tout. On part du postulat voulant que la mère de Rémus et Romulus (les fondateurs de la ville de Rome selon la légende) aurait eu un troisième fils issu d'un viol. De cette naissance apparaîtra la secte du Troisième Fils de Rome dont les objectifs me sont restés assez abscons après ce premier tome.
Ce premier tome voit donc l'affrontement de Martius et d'Hannibal. Hannibal cherche à faire chuter Rome, Martius à maintenir la grandeur de l'empire Romain et la secte du Troisième Fils... à foutre le bordel entre tout ça faut-il comprendre... Vu que chaque tome mettra le focus sur des personnages principaux différents en ne gardant pour fil conducteur que cette secte il faut espérer que la suite apportera quelques clés ou des éclaircissements car pour l'instant tout cela est plutôt brouillon.
A suivre donc, en espérant que la suite soit plus efficace car pour l'instant je ne suis pas vraiment motivé pour attaquer la suite.
*** Tome 2 & 3 ***
Bon et bien je crois que je n'irais pas plus loin dans cette série ! Ce troisième opus aura définitivement forgé mon opinion sur celle-ci : ce n'est pas pour moi. Même si le rythme est plus soutenu que les autres j'avoue m'y être rapidement perdu entre les personnages et les factions romaines qui se foutent sur la gueule, sans vraiment bien comprendre pourquoi... Quelle idée de faire se battre des romains contre des romains... et pour clore le tout je n'ai toujours pas saisi ce que voulait cette satanée secte du troisième fils de Rome !
Bref, la suite se fera sans moi.
*** Tome 4 ***
Bon bah reçu le tome 4 alors je l'ai lu. Ma curiosité me perdra des fois...
Rien de neuf sous le soleil de romain si ce n'est que ce quatrième opus va essentiellement se dérouler en Gaule. On est donc loin de Rome et c'est Vercingétorix, personnage emblématique de l'histoire de France que nous allons suivre, ou comment une fois de plus raccrocher les événements historiques existant à cette triste secte des Troisième fils de Rome. Si le côté stratégique et les déchirements des gaulois me sont apparus intéressants, j'ai pas vraiment compris le rapport à la secte, qui mis à part tirer la couverture à soi dans cet élément historique véridique m'a paru très tiré par les cheveux et sans réel intérêt...
Bref, je reste sur ma piètre appréciation de cette série.
*** Tome 5 ***
Pas grand chose à ajouter concernant ce 5e opus de cette série. Toute cette sombre histoire de secte rêvant de renverser le pouvoir romain établit s'enlise dans une bouillabaisse des plus indigestes où raccourcis et personnages se valent pour ajouter à la confusion. Il n'est qu'à voir la scène de bataille navale, point d'orgue de cet album, où je défie quiconque de comprendre qui tape sur qui. Déjà que j'ai du mal à retenir les noms des personnages historiques quand ils commencent à s'accumuler, mais là représenter des romains se battant contre des romains, je lâche l'affaire.
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Emma Wrong
Il y a malheureusement des bds que je lis où je n'y arrive vraiment pas avec toute la meilleure volonté du monde. Cela passe ou cela casse. Parfois, il y a une voie médiane où cela reste tout de même acceptable à la lecture sans que j'aime forcément. Tout dépend de la façon dont le scénariste arrive à nous happer dans le récit. Là, j'avoue avoir très vite décroché. Après, c'est très difficile de raccrocher aux wagons. Il y a parfois un savoir-faire que manifestement certains auteurs ne possèdent pas sans vouloir les offenser ou viser quelqu'un en particulier. Je comprends que le récit est lié au premier essai nucléaire sur le sol américain dans le désert du Nevada. Le cadavre d'une femme flottant dans une piscine va donner lieu à tout une obscure histoire dont on va vite perdre le fil. Il s'agit en gros d'une femme fatale sur fond de huis clos dans le milieu de l’espionnage. Même le graphisme m'a paru assez bizarre dans un style très épuré mais aux couleurs assez kitch. Ma foi, je n'ai pas adhéré. C'est ainsi.
L'Homme de la maison
Je me suis amusé au début de lecture à deviner le pays où se déroulait l'action sans avoir lu la présentation au dos de l'album. Mais je me suis retrouvé perplexe à ne pas trouver car il s'y mélangeait des influences chinoises, coréennes et thaïlandaises entre autres. J'ai donc dû avouer ma défaite avant d'apprendre qu'il s'agissait en réalité de Singapour. C'est donc à la vie quotidienne d'un garçon de Singapour dans les années 80 que cet album offre de nous faire assister. La famille de ce dernier est composée d'une grand-mère en fin de vie, de deux parents proches de la séparation, d'un petit frère un peu agaçant, d'un cousin qui tourne un peu mal et d'une cousine amoureuse d'un petit caïd du quartier. On va les suivre ainsi pendant un peu moins d'une année. Le dessin est fin et soigné. Un peu académique, il me plait et a rendu la lecture plutôt agréable. Mais il n'a pas suffi à rendre l'histoire passionnante. Certes j'ai assez aimé découvrir à quoi ressemblait la vie à Singapour à l'époque mais visiblement il n'y avait rien de bien spécial ou intéressant à raconter dans ces années là. C'est de la vie quotidienne très banale, sans rien qui sort de l'ordinaire. Cela se révèle plus ennuyeux qu'autre chose.
Robert Moses - Le Maître caché de New York
J'ai un peu eu l'impression de lire un article de journal sur un type dont je ne connaissais rien, et pas de lire une histoire. Pourtant, c'est dommage car je pense qu'il y avait matière à romancer plus la chose. Pierre Christin se contente de nous narrer la vie de Robert Moses, et toute sa vie. A mon avis, il aurait été opportun de passer sur certaines périodes, comme le début de sa carrière, qui est à mon sens bien trop développé pour au final n'apporter pas grand chose, et de se concentrer sur d'autres. Toute la période où Robert Moses est au sommet est traitée très rapidement. Presque pas un mot sur ses réalisations majeures, la façon dont elles ont été construites. Le récit se concentre plus sur son début de carrière et sa fin. Mais ces deux périodes sont encore traitées en surface. Assez peu de dialogue et beaucoup de texte, et pas vraiment d'histoire. En gros, le texte nous explique, l'image illustre. Rien de plus. Et ça fait qu'on commence à s'ennuyer un peu au fil du récit. Car le propos en lui même est intéressant : il s'agit de suivre l'homme qui a façonné le New York tel qu'il est aujourd'hui, avec les luttes intestines de pouvoir, les mentalités qu'il a faites évoluer, ce pourquoi il mettait en oeuvre tel ou tel projet... Ca aurait vraiment pu être passionant si on nous avait raconté une histoire, plutôt que de nous dérouler la vie de Robert Moses. Le dessin est de belle qualité. Ce style où les personnages sont un peu carrés va très bien avec l'époque représentée, et les décors sont très agréables. Mais ce style amène certains défauts, parmi lesquels le fait que j'ai eu beaucoup de mal à différencier les personnages, qui se ressemblent tous un peu. L'autre défaut est que ça manque quand même franchement de dynamisme. Les personnages sont comme figés, tant dans leur expression corporelle que faciale. Je suis l'avis des précédents aviseurs, et de Spooky en particulier, en étant un peu plus sévère : intéressant, mais vraiment trop mou.
Kurt Cobain - When I was an alien
Cet album est la biographie de Kurt Cobain de son enfance jusqu'au moment où Nirvana est véritablement fondé dans sa composition définitive et va commencer à enregistrer l'album Nevermind. On y suit le jeune Kurt et on découvre que c'est un enfant puis un adolescent rebelle du fait de sa situation familiale et de ses parents qui vont divorcer. On le voit mal dans sa peau, se sentant sans arrêt en décalage avec son entourage, d'où le titre "When I was an alien" et le fait qu'il ne se sent attiré que par ceux qu'il voit, comme lui, que sous les traits d'extra-terrestres. Ça pourrait être une lecture instructive. Et effectivement pour moi qui ne connaissais rien de la jeunesse du personnage ni de comment Nirvana s'était formé, cela m'a permis d'en avoir une vague idée. Mais c'est raconté de manière médiocre et sans permettre du tout au lecteur de s'imprégner du récit et de bien appréhender l'histoire. Les faits sont survolés très rapidement, on en devine beaucoup plutôt qu'ils ne soient clairement expliqués et on ne s'attache pas du tout au jeune Kurt. Et alors que je viens de lire la biographie de Nirvana sur Wikipedia pour m'assurer que j'avais bien compris quand s'arrêtait l'album, je me rends compte que je n'avais pas du tout compris leur histoire telle qu'elle s'était vraiment passé : c'est tellement mal raconté qu'en fait je n'avais quasiment rien compris. Ce ne serait pas grave s'il se dégageait une âme ou une émotion de la BD mais rien du tout. Elle m'a laissé froid comme un lézard. Et pourtant j'écoutais du Nirvana pendant ma lecture pour me mettre dans l'ambiance...
Le Vieux Nick et Barbe-Noire
Difficile de se faire une opinion générale sur cette série qui s'est étalée sur plus de 20 ans, dont le niveau des albums est inégal et qui a surtout beaucoup évolué au niveau de ses personnages, de son graphisme et de son ton. Cela se retrouve notamment dans son titre puisqu'elle a commencé en s'appelant les Aventures du vieux Nick, avant que celui-ci laisse complètement la place à un autre personnage, Barbe-Noire, comme protagoniste principal. Et ce qui était au départ une série d'aventure teintée d'humour est elle aussi peu à peu devenue une série humoristique avec l'aventure et les pirates comme prétexte. De la même manière, au niveau du dessin, on est passé d'un trait un peu raide et épuré comme aux débuts de Morris et Lucky Luke à un style beaucoup plus rond, celui de l'école Marcinelle de la BD franco-belge d'humour. Je dois d'ailleurs dire sans hésitation ma préférence pour ce dernier style, d'autant qu'il est ici plutôt maîtrisé et joli. Pourtant je ne raffole pas de cette série. La faute à des aventures trop basiques et à un humour souvent trop ras-de-terre. Trop de gags sont téléphonés ou mal amenés. Et les personnages jouent un peu trop les idiots. Il y a quand même quelques histoires courtes qui m'ont amusé parce qu'elles étaient vraiment strictement orientées vers l'humour et pas vers l'aventure, mais elles ne suffisent pas à conseiller l'achat d'un album en particulier.
Dans la forêt sombre et mystérieuse
Je dois avoir un problème avec Winschluss car presque à chaque fois que je tombe sur un de ses albums qui a plu à une majorité de lecteurs, je n'y accroche pas, voire pas du tout. Pour commencer, je n'aime pas son style graphique. Son trait, à la limite du trash, me rebute un peu et m'empêche de m'attacher aux protagonistes et de prendre plaisir à regarder les planches. Ensuite l'histoire ici ne m'a pas accroché du tout. Je l'ai trouvée trop embrouillée, trop décousue. C'est plus une suite de saynètes qui se suivent vaguement qu'une intrigue qui se tient de bout en bout. Cela ressemble à un rêve, tendance cauchemar, qui part dans plein de directions différentes qui sont autant de péripéties et de rencontres que fait le personnage principal. Je n'ai pas été sensible à l'humour, pas accroché par le scénario et pas séduit par le dessin. Pour dire les choses simplement, cette lecture m'a ennuyé.
50 nuances de gras - L'elfe qui aimait trop les frites
Le titre et la couverture de la série avaient attiré mon attention. Je trouvais l'idée amusante d'une elfe qui mange trop et je m'attendais à une série marrante. En fait, je suis déçu. D'abord parce que là où j'espérais une héroïne attachante, je la trouve assez agressive et pas très drôle. Et le héros qui l'accompagne n'est guère passionnant non plus, simple chiropracteur dont le seul rôle est de prodiguer ses conseils presque à la manière d'un documentaire éducatif. Ensuite parce que la série ne présente pas vraiment d'histoire, pour le premier tome du moins. C'est juste une suite de saynètes où le héros rencontre à chaque fois une nouvelle femme/créature surnaturelle avec quelques soucis corporels, qu'il s'agisse de surpoids ou de problèmes de dos. Et l'ensemble est ponctué d'une très grosse dose de fan service, qui tend presque à l'érotisme par moment tant les femmes dévoilent leurs charmes rebondis et se retrouvent dans des positions tellement suggestives qu'elles en deviennent vulgaires. Alors le dessin est bon, les filles plutôt jolies malgré leur surpoids, et les conseils du chiropracteur ne sont pas inintéressants, mais globalement le récit est plutôt ennuyeux, pas vraiment drôle et je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages.
La Boîte noire
Propos assez original pour cette bd. La "boite noire" serait notre partie cachée, notre inconscient. On suit donc un homme qui, suite à un accident de la route, s'est mis à délirer pendant son coma. Son infirmière a noté tout ce qu'il disait et lui remet un carnet qui contient tout ce que son cerveau conserve mais que lui ne peut atteindre. Le scénario de départ m'a beaucoup plu. La suite moins. Le héros, Laurent Aubier, va avoir des révélations sur son passé, sur les erreurs qu'il a faites, et va se retrouver à la recherche de certains éléments de son passé. Tout va trop vite, certaines situations sont mal amenées, comme la discussion du héros avec son ami Richard, qui est un peu étrange. Le héros cherche des explications mais ne va pas au bout lorsqu'il les a. Pareil pour son ami trader, les dialogues et les situations sont tirés par les cheveux. Les personnages sont tous vides, surtout les personnages secondaires qui ne servent à rien qu'à guider le héros sur sa voie. Même lui est difficile à suivre et semble encore lointain et froid alors même qu'il nous livre toutes ses pensées les plus intimes. Si j'ai trouvé intéressante la descente aux enfers et l'addiction qu'il a pour sa "boite noire", comme un drogué, j'ai aussi trouvé que c'était mal amené, et un peu abrupt. Reste l'autre défaut de cette bd, le dessin. Pour le coup, ce n'est pas très beau, c'est un peu vieillot, même au niveau de la colorisation. Les personnages ne sont pas très expressifs, et ont l'air figé. Quant aux décors, ils sont peu nombreux et anecdotiques. Un dessin juste passable qui sert un scénario intéressant mais trop lourd et mal ficelé, ce n'est au final pas une bd que j'aurai envie de relire.
L'Epée sacrée
Cruelle déception au sortir de la lecture de cet album. Moi qui avait trouvé dans Locke & Key du même dessinateur une des meilleure série en comics, là, je reste très dubitatif... Comme quoi, ne s'improvise pas scénariste qui veut. Là, si le dessin est bon, le récit est un peu confus et la fin abrupte. Peut-être est-ce à cause des nombreuses références et autres hommages appuyés qui composent cette saga que Gabriel Rodriguez a noyé son propos. Que ce soit les personnages inspirés des légendes arthuriennes ou les vibrantes références à l'univers de Moebius, j'étais pourtant en terre connue et très excité de plonger dans ce nouvel univers proposé par l'un des auteurs d'une fabuleuse série. Mais voilà de belles références et un coup de crayon talentueux ne font pas tout. L'Epée Sacrée oscillant entre SF et Fantasy aurait soit nécessité un développement en plusieurs tomes pour assoir quelque chose de plus construit et développé... ou le talent d'un autre scénariste. Là, on arrive à la fin en se disant, "ok,ok... et ???". Bref, de bonnes idées, un bon dessin, mais un récit qui manque de construction.
Le Troisième Fils de Rome
Si le genre historique n'est pas celui que je préfère, ma curiosité l'emporte souvent et je me laisse tenter par ce genre de récit qui parfois me permet de faire la découverte de petites perles. Mais là, ce fut loin d'être le cas. Si le dessin de facture très classique est correct, c'est l'intrigue qui ne m'a pas passionné du tout. On part du postulat voulant que la mère de Rémus et Romulus (les fondateurs de la ville de Rome selon la légende) aurait eu un troisième fils issu d'un viol. De cette naissance apparaîtra la secte du Troisième Fils de Rome dont les objectifs me sont restés assez abscons après ce premier tome. Ce premier tome voit donc l'affrontement de Martius et d'Hannibal. Hannibal cherche à faire chuter Rome, Martius à maintenir la grandeur de l'empire Romain et la secte du Troisième Fils... à foutre le bordel entre tout ça faut-il comprendre... Vu que chaque tome mettra le focus sur des personnages principaux différents en ne gardant pour fil conducteur que cette secte il faut espérer que la suite apportera quelques clés ou des éclaircissements car pour l'instant tout cela est plutôt brouillon. A suivre donc, en espérant que la suite soit plus efficace car pour l'instant je ne suis pas vraiment motivé pour attaquer la suite. *** Tome 2 & 3 *** Bon et bien je crois que je n'irais pas plus loin dans cette série ! Ce troisième opus aura définitivement forgé mon opinion sur celle-ci : ce n'est pas pour moi. Même si le rythme est plus soutenu que les autres j'avoue m'y être rapidement perdu entre les personnages et les factions romaines qui se foutent sur la gueule, sans vraiment bien comprendre pourquoi... Quelle idée de faire se battre des romains contre des romains... et pour clore le tout je n'ai toujours pas saisi ce que voulait cette satanée secte du troisième fils de Rome ! Bref, la suite se fera sans moi. *** Tome 4 *** Bon bah reçu le tome 4 alors je l'ai lu. Ma curiosité me perdra des fois... Rien de neuf sous le soleil de romain si ce n'est que ce quatrième opus va essentiellement se dérouler en Gaule. On est donc loin de Rome et c'est Vercingétorix, personnage emblématique de l'histoire de France que nous allons suivre, ou comment une fois de plus raccrocher les événements historiques existant à cette triste secte des Troisième fils de Rome. Si le côté stratégique et les déchirements des gaulois me sont apparus intéressants, j'ai pas vraiment compris le rapport à la secte, qui mis à part tirer la couverture à soi dans cet élément historique véridique m'a paru très tiré par les cheveux et sans réel intérêt... Bref, je reste sur ma piètre appréciation de cette série. *** Tome 5 *** Pas grand chose à ajouter concernant ce 5e opus de cette série. Toute cette sombre histoire de secte rêvant de renverser le pouvoir romain établit s'enlise dans une bouillabaisse des plus indigestes où raccourcis et personnages se valent pour ajouter à la confusion. Il n'est qu'à voir la scène de bataille navale, point d'orgue de cet album, où je défie quiconque de comprendre qui tape sur qui. Déjà que j'ai du mal à retenir les noms des personnages historiques quand ils commencent à s'accumuler, mais là représenter des romains se battant contre des romains, je lâche l'affaire.