Nous avons un contenu plutôt banal et sans véritable saveur. De petits récits se succèdent. On ne retiendra pas grand-chose sauf sans doute la première histoire sur les toilettes.
Je ne comprends pas vraiment réellement l'intérêt de publier ce genre de BD. Quel retour en termes de ventes peut attendre cet éditeur ? On me répondra que c’est de l’art. Certes, mais que c’est ennuyeux. A vrai dire, je n'ai même pas envie de connaître les raisons de ces choix car cette BD me passe vraiment au-dessus.
Je vais faire court. Cette BD revient un peu à habiller du vide. C'est assez superficiel voir narcissique et surtout faussement humoristique.
Des années après avoir abandonné son personnage, Rémy Simard utilise Boris et cette fois-ci c'est dans une histoire complète et non dans des strips.
Ça s'adresse aux enfants et le récit est relativement simple: une fille dans la classe est toujours 'dans la lune' (donc elle est distraite) et Boris décide de l'aider en allant chercher une pierre de lune...sur la lune ! Le récit va peut-être plaire aux enfants, mais personnellement je me suis un peu ennuyé. Les péripéties s’enchaînent un peu trop vite et il n'y a qu'une scène que j'ai vraiment aimé. J'ai aussi trouvé que le déroulement du récit ainsi que les personnages étaient un peu basique.
Dommage parce que je trouve que le dessin est réussit.
J’ai déjà écrit ailleurs tout le bien qu’on pouvait attendre de cette série, et finalement c'est la déception qui souvent prédomine après lecture des albums déjà parus (rares ont été les satisfactions !). Et cet album se range clairement dans la catégorie des déceptions.
La bataille de Salamine est célèbre – à juste titre, puisque, plus que celle de Marathon 10 ans plus tôt, elle met presque fin aux ambitions perses en Grèce. Son déroulement nous est connu par plusieurs textes grecs.
Mais voilà, Delitte doit meubler, « romancer » toute la partie précédant cette bataille, en inventant des dialogues, des péripéties. Comme souvent dans cette collection, c'est la partie la plus faible, qui fait parfois l’effet d’un remplissage. Et, pour mieux faire comprendre au lecteur qui parle (dans le camp grec ou dans celui des Perses), les gens s’interpellent par leur nom au lieu de dire vous ou tu. Cela fait quand même artificiel.
Un début trop long et trop creux surtout. Mais ensuite la bataille elle-même est expédiée en quelques planches (2 pages et demi pas plus). Ce qui est vraiment décevant, car du coup on ne peut qu’imaginer son déroulement. C’est d’autant plus dommage que c’est la partie la plus détaillée historiquement.
Autre déception me concernant : le dessin de Lo Storto. Lui et la colorisation ne me conviennent pas (affaire de goût sans doute).
Le dossier final est intéressant (de la bonne vulgarisation). J’y aurais personnellement ajouté quelques batailles au déroulement proche (c’est-à-dire durant lesquelles une flotte supérieure en nombre, trop sûre de sa force et moins bien organisée se fait écraser par une autre plus déterminée et organisée – comme celle de L’Ecluse au début de la guerre de cent ans).
Bref, un album globalement décevant. Qui se laisse lire et oublier dans la foulée.
Le scénario est vraiment pathétique. En effet, le récit mélange le western, l'humour et le fantastique avec un zest de Walking Dead, c'est assez incompréhensible. Je suis allé jusqu'au bout de ma lecture en pensant sans doute entrevoir une légère amélioration.
Cependant, je ne retiens que de l'amertume de cette lecture oubliable et dispensable. Certes, on ne pourra pas dire que l'auteur manque cruellement d'imagination. En résumé, on peut dire qu'il y a un manque de maîtrise dans la gestion des idées ce qui explique l'échec de cette série abandonnée.
Graphiquement, c'est plutôt basique mais les cases sont dynamiques. Par ailleurs, le bon travail de colorisation arrive quelque peu à sublimer la partie graphique pourtant faible initialement.
En ce qui me concerne, ce n'est plus de la déception mais de l'incompréhension. Inutile de préciser que cette BD est plus que dispensable.
L’histoire de cette danseuse actrice fréquentant le dirigeant chinois Mao durant sa révolution culturelle ayant fait des millions de morts était fort intéressante. Cependant, la construction de ce scénario a été assez chaotique au fil de la lecture au point de finir par perdre le lecteur dans ses méandres. Il m’a fallu beaucoup de patience pour pouvoir tenir jusqu’au bout.
Malheureusement, le dessin n'a pas contrebalancé ces défauts. Bien au contraire, il achève le lecteur. En effet, les personnages sont bizarrement dessinés surtout au niveau des visages. En résumé, l'ensemble graphique manque de netteté et le rendu n’est pas du tout convenable.
La note est sans doute dure mais il n'est pas sérieux pour moi d'aller au-delà.
Peter et Miriam, c'est l'histoire de deux amis d'enfance au caractère plutôt marqué. Ils se connaissent depuis qu'ils ont 7 et 8 ans. Et vingt ans plus tard, le premier est étudiant en cinéma tandis que la seconde est en école d'art et dessine des bandes dessinées.
C'est le récit décousu de leur relation, passant d'une époque à une autre, d'un contexte à un autre au gré des chapitres : le jour de leur rencontre, une interview d'un cameraman expérimenté que Peter veut réaliser avec l'aide de Miriam, une séance de cinéma ensemble, et d'autres moments de leur vie ensemble ou séparés durant cette vingtaine d'années.
Le dessin me fait fortement penser au style de Daniel Clowes (Ghost World) en un peu plus lâché, moins soigné. On y retrouve une même ambiance underground américaine, avec des personnages un peu amorphes et des décors froids aux traits géométriques.
Pour faire simple, je dirais que tant graphiquement qu'au niveau de l'histoire, on est dans l'atmosphère d'un film d'art et d'essai racontant l'histoire intime de deux protagonistes pour mieux observer leur caractère.
Mais concrètement, il ne se passe rien. Les plus de 100 pages pages du tome 1 ressemblent à une grande introduction pour nous présenter vaguement les personnages. On comprend que Peter a un caractère assez colérique et facilement dominateur. Et que Miriam s'en contente parce qu'elle aussi a son petit caractère et aime l'excentricité de son ami. On comprend aussi que Peter est cinéphile et qu'il aime découvrir de vieux films de grands réalisateurs.
Mais à part ça, c'est plutôt barbant. Les deux personnages ne sont pas attachants du tout. Enfin Miriam pourrait peut-être l'être mais on n'en apprend que très peu sur elle pour le moment. On ne voit pas vraiment ce qui a permis de les rendre amis depuis si longtemps. Et il n'y a pas de véritable histoire, pas de fil rouge auquel s'accrocher.
C'est ennuyeux. Et il semblerait que ce soit un avis partagé par d'autres car, suite au tome 1 paru il y a maintenant 9 ans, il n'y a pas de nouvelles à priori d'une suite en cours de réalisation.
L'histoire d'une jeune femme qui voit son caractère se transformer le jour où elle hérite d'un chemisier en soie... De la jeune étudiante souriante et sympathique, elle devient une femme mûre et sûre d'elle, dont le charisme affole les hommes et fait jouer leurs hormones.
Soyons clair, à titre très personnel, elle passe pour moi du stade de femme que j'aurais pu aimer à celui de femme que je détesterais côtoyer. Je n'ai pas le fantasme de la femme fatale. Et de lire l'histoire d'une femme qui devient détestable avec ceux qu'elle côtoyait et aimait avant juste parce qu'elle est troublée et qu'elle se sent... femme, ça me broute. S'il y avait de l'humour, ou peut-être davantage d'érotisme, cela passerait mieux à mon goût, mais là cela se prend trop au sérieux. Cela ne me parle pas, ne m'excite pas comme ça a l'air d'exciter l'auteur, et je me suis ennuyé en me demandant où il voulait en venir jusqu'à constater qu'il n'aboutissait à rien qui me touche.
Et côté dessin, c'est du Bastien Vivès classique, avec des filles jolies à gros seins comme il les aime. Mais là encore, ce n'est pas ma tasse de thé.
Recueil de témoignages de différents cas de harcèlements sexuels voire de viols racontés par leurs victimes, cet album consiste en une succession de chapitres indépendants de quatre pages chacun en moyenne.
Il s'agit du récit brut de ces témoignages, avec pour narrateurs les victimes. Ils les racontent donc tel qu'il les ont ressentis. L'auteure livre donc cela sans prendre elle-même de recul, juste en faisant le choix de la mise en scène graphique qu'elle estime appropriée. Il s'agit le plus souvent d'un trait assez naïf, relativement élégant, le plus souvent en noir et blanc avec quelques touches de couleur.
J'ai été frustré par la brièveté de chaque récit. Ils sont trop courts pour s'en imprégner vraiment et pour beaucoup j'ai trouvé qu'ils s'arrêtaient trop brusquement, me donnant l'envie d'en savoir davantage sur l'état d'esprit des victimes, sur leur réflexions et sur les conséquences de ce qu'elles ont subi.
J'ai été aussi agacé de voir ainsi présentés autant de connards, des hommes en quasi totalité qui profitent d'autres êtres humains. L'accumulation lève la colère car cela donne une impression prégnante que tous les hommes sont des porcs qui s'abandonnent à leurs hormones. Les deux uniques cas de cet album où les coupables sont des femmes sont davantage des cas de harcèlement moral que sexuel.
La trop grande brièveté des récits et le manque de recul, de réflexion pour mettre les choses en perspective et faire avancer le débat ont fait que je me suis un peu ennuyé à la lecture de cet album où j'alternais des sentiments de pitié envers la majorité des victimes et d'énervement envers les coupables ainsi mis en scènes. Mais une fois l'album terminé, je reste sur ma faim car je ne sais qu'en penser. Il y a là une accusation, un constat d'une triste réalité, mais pas de proposition ou d'ouverture à la réflexion. Du coup, j'en garde un goût d'inachevé.
Comme Noirdésir, je suis très déçu à la "lecture" de cette compilation (vu le nombre de pages muettes et le concept éculé, il ne m'a fallu qu'un seul page aux toilettes pour en voir le bout...).
Si certains auteurs s'en sortent mieux que les autres (disons qu'ils ont un trait que j'apprécie plus), tous sont pris par le concept "entrée/sortie" sans lien et sans liant autre que la "porte". Et cela n'a manque cruellement d'un travail sur la continuité, sur un "scénario".
CAVAZZANO/CHAMBLAIN : le lancement, pourquoi pas...
FLIX : muette, facile...
DAV : elle m'a plu pour sa poésie (et parce que ce n'est que la 3ème)
KERAMIDAS : tu te fiches du lectorat, non ?
PARME : sympa, mignonnet
ALFRED : mouais... i' s'est pas foulé
BRÜNO : foutage de ...
BATEM/POTHIER : font bien le job mais leur histoire arrive et repart comme un cheveu sur la soupe
BERTOLUCCI/BRREMAUD : les gars, je vous adore, mais là sur cette planche muette, je crois que vous avez séché, non ?
CAMBONI/FILIPPI : Le style, j'adore ; l'histoire, beaucoup moins...
MARTIN : mignon mais une succession de cases qui s'enchaînent (et pourraient s'enchaîner différemment, sans que cela ne nie en rien au "récit") et une chute "évidente"...
BOUZARD : le chaperon rouge avait de grandes oreilles, soit mais non
MUNUERA : en format "strip", ça matche. Ici, ça n'a ni queue ni tête
NESME : l'histoire tient mieux la route et le graphisme est superbe (argument subjectif)
PETROSSI : sympathique mais là aussi bridé par le concept, ça n'a ni queue ni tête
PEYRAUD : touche personnelle intéressant (en pointe et maigreur), une idée sympa (un clin d'oeil aux machines de Géo Trouvetou, selon moi)
PIRUS : "Fritz the Mouse", très peu pour moi
FECCHI : ça ressemble à la planche de couverture du Journal de Mickey, ça se lit, mais c'est du remplissage
MIRROIR : l'une des bonnes trouvailles du recueil (où sont les oreilles de la souris ? dans les nuages, les bulles, les affiches au mur...
GODI : un dessin sympatoche, une véritable historiette, ça passe (en plus, il va au bout du concept lui, avec son vendeur de portes !)
CESTAC : pitch ok mais le dessin, je n'accroche pas
HERENGUEL : ça fonctionne bien, c'est joliment dessiné
LECHUGA : la seule histoire qui tienne la route à 100% (merci Marc !)
FERIOLI : muette, il utilise la présence du Fantôme Noir... Rien de plus malheureusement
TEBO : j'aime son dessin associé à Mickey, sa planche est celle qui fait le plus "parler " les protagonistes
CLARKE : une bonne trouvaille
DAB'S : non... mais non ! (muette, gag usé jusqu'à la corde, rien de novateur...)
DE POORTERE : loin, très loin, trop loin de son humour habituellement noir et corrosif
LAPONE : un exercice de style oubapien, ok (sans plus, mais remplit vaguement le cahier des charges)
ULF K : je ne connaissais pas, ça ne m'a pas envie d'aller plus loin...
REGNAULD : ça passe (même en muet)
PILET/POTHIER : ça matche encore ici !
DOMECQ : joli et bien mené, merci Mathilde !
JUNCKER : gag rejoué, surjoué, ajouré !
CHAUZY/POTHIER : beau coup de crayon, histoire qui se tient, ok
PERAZA : ça passe (mais il touche la barre des fesses :) )
POITEVIN/CHAMBLAIN : c'est joliment dessiné mais le scénario m'a échappé
SUPIOT : facile, trop facile
CARTIER : le monologue est bon, le reste...
ZANZIM : non
ROTA : avec un baiser l'ancienne, ça marche toujours
RODRIGUEZ : au moins il y a un hommage assumé, pas une histoire maladroite
WÜSTEFELD : après le Petit Chaperon Rouge, c'est au tour d'Alice d'être "revisitée" Lewi Carroll aurait dû y penser...
CAVAZZANO/ CHAMBLAIN : la chute, si tant est qu'on puisse appeler cela une chute (plutôt une mise en abîme qui aspire à nous faire rependre la lecture : ce que j'ai fait pour ce commentaire ;) !)
Bref, du dispensable, clairement !
Dieu sait que j'ai en sainte horreur toute forme de racisme quelqu'il soit. Je soutiens toutes les œuvres dont le but est de dénoncer la haine des gens qui conduisent au racisme d'autant qu'il s'agit en l’occurrence d'antisémitisme dans la France du début du XXème siècle.
Il s'agit de l'histoire d'un petit garçon de 10 ans qui va être moqué par un marchand ambulant du fait de ses origines juives. Il découvre pour la première fois le mal absolu. On va avoir droit à toute la souffrance par rapport à cet acte qui préfigure les camps de concentration selon l'auteur.
A noter qu'il y a quelques raccourcis et même une certaine forme de manichéisme que je n'ai pas trop apprécié. L'Allemagne sera désignée comme pays assassin au lieu du régime nazi pour ne citer qu'un exemple.
C'est un album presque muet qui montre comment le racisme peut affecter gravement un enfant avec la perte de l'innocence.
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City & Gender
Nous avons un contenu plutôt banal et sans véritable saveur. De petits récits se succèdent. On ne retiendra pas grand-chose sauf sans doute la première histoire sur les toilettes. Je ne comprends pas vraiment réellement l'intérêt de publier ce genre de BD. Quel retour en termes de ventes peut attendre cet éditeur ? On me répondra que c’est de l’art. Certes, mais que c’est ennuyeux. A vrai dire, je n'ai même pas envie de connaître les raisons de ces choix car cette BD me passe vraiment au-dessus. Je vais faire court. Cette BD revient un peu à habiller du vide. C'est assez superficiel voir narcissique et surtout faussement humoristique.
La Pierre de Lune
Des années après avoir abandonné son personnage, Rémy Simard utilise Boris et cette fois-ci c'est dans une histoire complète et non dans des strips. Ça s'adresse aux enfants et le récit est relativement simple: une fille dans la classe est toujours 'dans la lune' (donc elle est distraite) et Boris décide de l'aider en allant chercher une pierre de lune...sur la lune ! Le récit va peut-être plaire aux enfants, mais personnellement je me suis un peu ennuyé. Les péripéties s’enchaînent un peu trop vite et il n'y a qu'une scène que j'ai vraiment aimé. J'ai aussi trouvé que le déroulement du récit ainsi que les personnages étaient un peu basique. Dommage parce que je trouve que le dessin est réussit.
Salamine
J’ai déjà écrit ailleurs tout le bien qu’on pouvait attendre de cette série, et finalement c'est la déception qui souvent prédomine après lecture des albums déjà parus (rares ont été les satisfactions !). Et cet album se range clairement dans la catégorie des déceptions. La bataille de Salamine est célèbre – à juste titre, puisque, plus que celle de Marathon 10 ans plus tôt, elle met presque fin aux ambitions perses en Grèce. Son déroulement nous est connu par plusieurs textes grecs. Mais voilà, Delitte doit meubler, « romancer » toute la partie précédant cette bataille, en inventant des dialogues, des péripéties. Comme souvent dans cette collection, c'est la partie la plus faible, qui fait parfois l’effet d’un remplissage. Et, pour mieux faire comprendre au lecteur qui parle (dans le camp grec ou dans celui des Perses), les gens s’interpellent par leur nom au lieu de dire vous ou tu. Cela fait quand même artificiel. Un début trop long et trop creux surtout. Mais ensuite la bataille elle-même est expédiée en quelques planches (2 pages et demi pas plus). Ce qui est vraiment décevant, car du coup on ne peut qu’imaginer son déroulement. C’est d’autant plus dommage que c’est la partie la plus détaillée historiquement. Autre déception me concernant : le dessin de Lo Storto. Lui et la colorisation ne me conviennent pas (affaire de goût sans doute). Le dossier final est intéressant (de la bonne vulgarisation). J’y aurais personnellement ajouté quelques batailles au déroulement proche (c’est-à-dire durant lesquelles une flotte supérieure en nombre, trop sûre de sa force et moins bien organisée se fait écraser par une autre plus déterminée et organisée – comme celle de L’Ecluse au début de la guerre de cent ans). Bref, un album globalement décevant. Qui se laisse lire et oublier dans la foulée.
Post-Mortem Pacific !!!
Le scénario est vraiment pathétique. En effet, le récit mélange le western, l'humour et le fantastique avec un zest de Walking Dead, c'est assez incompréhensible. Je suis allé jusqu'au bout de ma lecture en pensant sans doute entrevoir une légère amélioration. Cependant, je ne retiens que de l'amertume de cette lecture oubliable et dispensable. Certes, on ne pourra pas dire que l'auteur manque cruellement d'imagination. En résumé, on peut dire qu'il y a un manque de maîtrise dans la gestion des idées ce qui explique l'échec de cette série abandonnée. Graphiquement, c'est plutôt basique mais les cases sont dynamiques. Par ailleurs, le bon travail de colorisation arrive quelque peu à sublimer la partie graphique pourtant faible initialement. En ce qui me concerne, ce n'est plus de la déception mais de l'incompréhension. Inutile de préciser que cette BD est plus que dispensable.
La Danseuse de Mao
L’histoire de cette danseuse actrice fréquentant le dirigeant chinois Mao durant sa révolution culturelle ayant fait des millions de morts était fort intéressante. Cependant, la construction de ce scénario a été assez chaotique au fil de la lecture au point de finir par perdre le lecteur dans ses méandres. Il m’a fallu beaucoup de patience pour pouvoir tenir jusqu’au bout. Malheureusement, le dessin n'a pas contrebalancé ces défauts. Bien au contraire, il achève le lecteur. En effet, les personnages sont bizarrement dessinés surtout au niveau des visages. En résumé, l'ensemble graphique manque de netteté et le rendu n’est pas du tout convenable. La note est sans doute dure mais il n'est pas sérieux pour moi d'aller au-delà.
Peter et Miriam
Peter et Miriam, c'est l'histoire de deux amis d'enfance au caractère plutôt marqué. Ils se connaissent depuis qu'ils ont 7 et 8 ans. Et vingt ans plus tard, le premier est étudiant en cinéma tandis que la seconde est en école d'art et dessine des bandes dessinées. C'est le récit décousu de leur relation, passant d'une époque à une autre, d'un contexte à un autre au gré des chapitres : le jour de leur rencontre, une interview d'un cameraman expérimenté que Peter veut réaliser avec l'aide de Miriam, une séance de cinéma ensemble, et d'autres moments de leur vie ensemble ou séparés durant cette vingtaine d'années. Le dessin me fait fortement penser au style de Daniel Clowes (Ghost World) en un peu plus lâché, moins soigné. On y retrouve une même ambiance underground américaine, avec des personnages un peu amorphes et des décors froids aux traits géométriques. Pour faire simple, je dirais que tant graphiquement qu'au niveau de l'histoire, on est dans l'atmosphère d'un film d'art et d'essai racontant l'histoire intime de deux protagonistes pour mieux observer leur caractère. Mais concrètement, il ne se passe rien. Les plus de 100 pages pages du tome 1 ressemblent à une grande introduction pour nous présenter vaguement les personnages. On comprend que Peter a un caractère assez colérique et facilement dominateur. Et que Miriam s'en contente parce qu'elle aussi a son petit caractère et aime l'excentricité de son ami. On comprend aussi que Peter est cinéphile et qu'il aime découvrir de vieux films de grands réalisateurs. Mais à part ça, c'est plutôt barbant. Les deux personnages ne sont pas attachants du tout. Enfin Miriam pourrait peut-être l'être mais on n'en apprend que très peu sur elle pour le moment. On ne voit pas vraiment ce qui a permis de les rendre amis depuis si longtemps. Et il n'y a pas de véritable histoire, pas de fil rouge auquel s'accrocher. C'est ennuyeux. Et il semblerait que ce soit un avis partagé par d'autres car, suite au tome 1 paru il y a maintenant 9 ans, il n'y a pas de nouvelles à priori d'une suite en cours de réalisation.
Le Chemisier
L'histoire d'une jeune femme qui voit son caractère se transformer le jour où elle hérite d'un chemisier en soie... De la jeune étudiante souriante et sympathique, elle devient une femme mûre et sûre d'elle, dont le charisme affole les hommes et fait jouer leurs hormones. Soyons clair, à titre très personnel, elle passe pour moi du stade de femme que j'aurais pu aimer à celui de femme que je détesterais côtoyer. Je n'ai pas le fantasme de la femme fatale. Et de lire l'histoire d'une femme qui devient détestable avec ceux qu'elle côtoyait et aimait avant juste parce qu'elle est troublée et qu'elle se sent... femme, ça me broute. S'il y avait de l'humour, ou peut-être davantage d'érotisme, cela passerait mieux à mon goût, mais là cela se prend trop au sérieux. Cela ne me parle pas, ne m'excite pas comme ça a l'air d'exciter l'auteur, et je me suis ennuyé en me demandant où il voulait en venir jusqu'à constater qu'il n'aboutissait à rien qui me touche. Et côté dessin, c'est du Bastien Vivès classique, avec des filles jolies à gros seins comme il les aime. Mais là encore, ce n'est pas ma tasse de thé.
Tu pourrais me remercier
Recueil de témoignages de différents cas de harcèlements sexuels voire de viols racontés par leurs victimes, cet album consiste en une succession de chapitres indépendants de quatre pages chacun en moyenne. Il s'agit du récit brut de ces témoignages, avec pour narrateurs les victimes. Ils les racontent donc tel qu'il les ont ressentis. L'auteure livre donc cela sans prendre elle-même de recul, juste en faisant le choix de la mise en scène graphique qu'elle estime appropriée. Il s'agit le plus souvent d'un trait assez naïf, relativement élégant, le plus souvent en noir et blanc avec quelques touches de couleur. J'ai été frustré par la brièveté de chaque récit. Ils sont trop courts pour s'en imprégner vraiment et pour beaucoup j'ai trouvé qu'ils s'arrêtaient trop brusquement, me donnant l'envie d'en savoir davantage sur l'état d'esprit des victimes, sur leur réflexions et sur les conséquences de ce qu'elles ont subi. J'ai été aussi agacé de voir ainsi présentés autant de connards, des hommes en quasi totalité qui profitent d'autres êtres humains. L'accumulation lève la colère car cela donne une impression prégnante que tous les hommes sont des porcs qui s'abandonnent à leurs hormones. Les deux uniques cas de cet album où les coupables sont des femmes sont davantage des cas de harcèlement moral que sexuel. La trop grande brièveté des récits et le manque de recul, de réflexion pour mettre les choses en perspective et faire avancer le débat ont fait que je me suis un peu ennuyé à la lecture de cet album où j'alternais des sentiments de pitié envers la majorité des victimes et d'énervement envers les coupables ainsi mis en scènes. Mais une fois l'album terminé, je reste sur ma faim car je ne sais qu'en penser. Il y a là une accusation, un constat d'une triste réalité, mais pas de proposition ou d'ouverture à la réflexion. Du coup, j'en garde un goût d'inachevé.
Mickey All Stars
Comme Noirdésir, je suis très déçu à la "lecture" de cette compilation (vu le nombre de pages muettes et le concept éculé, il ne m'a fallu qu'un seul page aux toilettes pour en voir le bout...). Si certains auteurs s'en sortent mieux que les autres (disons qu'ils ont un trait que j'apprécie plus), tous sont pris par le concept "entrée/sortie" sans lien et sans liant autre que la "porte". Et cela n'a manque cruellement d'un travail sur la continuité, sur un "scénario". CAVAZZANO/CHAMBLAIN : le lancement, pourquoi pas... FLIX : muette, facile... DAV : elle m'a plu pour sa poésie (et parce que ce n'est que la 3ème) KERAMIDAS : tu te fiches du lectorat, non ? PARME : sympa, mignonnet ALFRED : mouais... i' s'est pas foulé BRÜNO : foutage de ... BATEM/POTHIER : font bien le job mais leur histoire arrive et repart comme un cheveu sur la soupe BERTOLUCCI/BRREMAUD : les gars, je vous adore, mais là sur cette planche muette, je crois que vous avez séché, non ? CAMBONI/FILIPPI : Le style, j'adore ; l'histoire, beaucoup moins... MARTIN : mignon mais une succession de cases qui s'enchaînent (et pourraient s'enchaîner différemment, sans que cela ne nie en rien au "récit") et une chute "évidente"... BOUZARD : le chaperon rouge avait de grandes oreilles, soit mais non MUNUERA : en format "strip", ça matche. Ici, ça n'a ni queue ni tête NESME : l'histoire tient mieux la route et le graphisme est superbe (argument subjectif) PETROSSI : sympathique mais là aussi bridé par le concept, ça n'a ni queue ni tête PEYRAUD : touche personnelle intéressant (en pointe et maigreur), une idée sympa (un clin d'oeil aux machines de Géo Trouvetou, selon moi) PIRUS : "Fritz the Mouse", très peu pour moi FECCHI : ça ressemble à la planche de couverture du Journal de Mickey, ça se lit, mais c'est du remplissage MIRROIR : l'une des bonnes trouvailles du recueil (où sont les oreilles de la souris ? dans les nuages, les bulles, les affiches au mur... GODI : un dessin sympatoche, une véritable historiette, ça passe (en plus, il va au bout du concept lui, avec son vendeur de portes !) CESTAC : pitch ok mais le dessin, je n'accroche pas HERENGUEL : ça fonctionne bien, c'est joliment dessiné LECHUGA : la seule histoire qui tienne la route à 100% (merci Marc !) FERIOLI : muette, il utilise la présence du Fantôme Noir... Rien de plus malheureusement TEBO : j'aime son dessin associé à Mickey, sa planche est celle qui fait le plus "parler " les protagonistes CLARKE : une bonne trouvaille DAB'S : non... mais non ! (muette, gag usé jusqu'à la corde, rien de novateur...) DE POORTERE : loin, très loin, trop loin de son humour habituellement noir et corrosif LAPONE : un exercice de style oubapien, ok (sans plus, mais remplit vaguement le cahier des charges) ULF K : je ne connaissais pas, ça ne m'a pas envie d'aller plus loin... REGNAULD : ça passe (même en muet) PILET/POTHIER : ça matche encore ici ! DOMECQ : joli et bien mené, merci Mathilde ! JUNCKER : gag rejoué, surjoué, ajouré ! CHAUZY/POTHIER : beau coup de crayon, histoire qui se tient, ok PERAZA : ça passe (mais il touche la barre des fesses :) ) POITEVIN/CHAMBLAIN : c'est joliment dessiné mais le scénario m'a échappé SUPIOT : facile, trop facile CARTIER : le monologue est bon, le reste... ZANZIM : non ROTA : avec un baiser l'ancienne, ça marche toujours RODRIGUEZ : au moins il y a un hommage assumé, pas une histoire maladroite WÜSTEFELD : après le Petit Chaperon Rouge, c'est au tour d'Alice d'être "revisitée" Lewi Carroll aurait dû y penser... CAVAZZANO/ CHAMBLAIN : la chute, si tant est qu'on puisse appeler cela une chute (plutôt une mise en abîme qui aspire à nous faire rependre la lecture : ce que j'ai fait pour ce commentaire ;) !) Bref, du dispensable, clairement !
Ô vous, frères humains
Dieu sait que j'ai en sainte horreur toute forme de racisme quelqu'il soit. Je soutiens toutes les œuvres dont le but est de dénoncer la haine des gens qui conduisent au racisme d'autant qu'il s'agit en l’occurrence d'antisémitisme dans la France du début du XXème siècle. Il s'agit de l'histoire d'un petit garçon de 10 ans qui va être moqué par un marchand ambulant du fait de ses origines juives. Il découvre pour la première fois le mal absolu. On va avoir droit à toute la souffrance par rapport à cet acte qui préfigure les camps de concentration selon l'auteur. A noter qu'il y a quelques raccourcis et même une certaine forme de manichéisme que je n'ai pas trop apprécié. L'Allemagne sera désignée comme pays assassin au lieu du régime nazi pour ne citer qu'un exemple. C'est un album presque muet qui montre comment le racisme peut affecter gravement un enfant avec la perte de l'innocence.