J'ai trouvé ce manga assez interressant dans le pitch mais beaucoup trop poussif pour avoir une once de crédibilité. Par ailleurs, les personnages surjouent véritablement leurs rôles sans apporter une psychologie et un état d'âme propre. Ce n'est guère convaincant.
On fait dans l'élevage des êtres humaines de la manière la plus sordide possible pour alimenter des monstres. On ne comprend pas grand chose à partir du moment où notre héros est soudainement kidnappé dans un bus alors qu'une vague de chaleur s'abat sur le Japon en proie au réchauffement climatique. Il n'y a pas de réelles cohérences dans le scénario.
C'est assez dérangeant dans l'ensemble. Pour autant, l'efficacité sera de mise. De même, le graphisme sombre et précis est tout à fait correct. Mais bon, je ne cautionne plus le glauque qui fait dans la gratuité et dans la surrenchère.
J’avoue ne pas trop avoir compris l’intérêt de cette nouvelle déclinaison des aventures d’Alix. Une version destinée aux plus jeunes lecteurs dans le cas présent.
On y retrouve le personnage d’Alix alors qu’il n’est encore qu’un enfant (intrépide, comme faire ce doit) et qu’il s’apprête à quitter le foyer familial pour aller habiter chez son oncle (pratique traditionnelle chez les Celtes s’il faut en croire cet album). S’ensuivent de multiples petites péripéties assez molles, il faut l’avouer, animées par des personnages extrêmement classiques pour ce type de récit (une jolie noble, des traitres félons, des animaux protecteurs, etc…). Ce n’est pas mal fait mais c’est mou. Et surtout, je ne comprends pas l’intérêt de la chose. J’ai le sentiment d’avoir déjà lu ce genre d’histoire des dizaines de fois, et le fait que l’on réutilise ici un personnage emblématique (mais daté) de la bande dessinée, certes en le modernisant et en le rajeunissant pour toucher un public plus jeune, n’apporte pas grand-chose de différent.
Au niveau du dessin, le style épuré et assez cartoon de Laurent Libessart n’est pas mauvais mais on est loin du souci de restitution historique de la série mère. Ce style s’adapte par contre parfaitement au public visé, soit les jeunes lecteurs en quête d’un récit rapidement lu. La colorisation ne fait qu’accentuer cet aspect « dessin animé » à un point tel que je me demande si le but ultime n’est pas là : préparer le terrain pour une éventuelle adaptation du personnage au format audiovisuel.
Et si ce n’est pas ça, et bien je pense que cette série va être un coup dans l’eau aussi vite lu qu’oublié.
Encore une fois, une adaptation d'un très grand jeu vidéo qui passe assez mal le cap de la bande dessinée. A quand une adaptation qui serait une réussite ? Il est vrai que je désespère un peu...
Par contre, j'ai beaucoup aimé le dessin qui nous permet de rentrer assez facilement dans cet univers peuplé de monstres et autres morts-vivants. On va suivre une héroïne guerrière et amnésique qui souhaite retrouver la trace d'un dragon afin de protéger et sauver le royaume dans un monde plutôt hostile.
C'est vrai qu'il y a une bonne lisibilité mais avec un scénario simple et parfois creux et sans surprise avec tout un lot de clichés. Je me suis très vite lassé car ce n'était pas vraiment passionnant. Que dire également de cette fin assez vite expédiée et plutôt maladroite ? Rien d'autre à ajouter.
What the fuck! comme ils disent.
Cette note de "bof sans plus" c'est en fait parce que je n'en ai un peu rien à foutre des blogueuses qui officient sur internet pour donner des conseils de au choix, alimentation, habillage, maquillage, comment cuisiner le tofu pour qu'il soit encore meilleur, j'en passe, aux jeunes filles du monde entier. Mais bon je m'emballe si grâce à ça certains ou certaines se sentent mieux.....
Et puis que voulez vous ? Pour un mec qui à été dans sa scolarité biberonné à La Fontaine, Baudelaire, et consorts, j'avoue que le langage SMS c'est pas ma tasse de thé. Oui, il faut aller vite pour communiquer des fois que pendant qu'on écrit "normal" la troisième guerre mondiale soit déclarée.
Bon clairement je ne suis pas dans la cible de cette BD dont le dessin et la colorisation ne sont pas des meilleurs et puis que c'est verbeux. Emprunté en médiathèque, si j'aperçois un jour le tome deux je le laisserai gentiment à sa place.
Détox surfe sur la vague des retraites « bien-être », ces camps où, déconnecté de tout, le participant reprend contact avec son corps et son esprit, se reconnecte avec la nature, etc… Un truc bien bobo en somme, qui parlera certainement à certains mais, sur le principe, pas du tout à moi.
Basée sur une expérience réelle, cette histoire est plaisante à suivre mais ne m’a pas spécialement marqué (du moins pour ce premier tome). Sans doute suis-je trop éloigné du personnage central et de ses préoccupations. Heureusement, un petit suspense lié à un traumatisme qu’il aurait subi enfant retient mon attention et, du coup, il est possible que je lise la seconde partie du récit juste pour découvrir l’origine de ce traumatisme refoulé (même si je m’attends à un truc bien bateau).
Ceci dit, d’un strict point de vue technique, cette bande dessinée est bien faite. Jim sait raconter une histoire. Son personnage central parlera sans doute à beaucoup de lecteurs. L’humour est bien présent sans faire tourner le récit au vaudeville. Les dialogues sonnent de manière naturelle. C’est bien fait… mais ça ne me touche pas.
Niveau dessin, c’est sans doute l’aspect qui m’a le plus plu dans cette histoire. La combinaison des talents respectifs de Jim (pour les personnages) et d’Antonin Gallo (pour les décors) nous offre des planches riches et lisibles à la fois. J’aime ce type de dessin très immédiat, avec des personnages aux traits semi-réalistes juste assez caricaturaux pour qu’on les reconnaisse au premier regard et des décors soignés qui nous immergent dans un univers sans occuper le premier-plan, sans noyer le dessin dans une surabondance d’informations.
La colorisation, qui joue sur des teintes réduites (entre l’orange et le sépia), est également très agréable et accentue encore la lisibilité du dessin.
Au final, j’ai envie de dire : « encore un nouvel album de Jim » ni meilleur ni pire que ses autres productions récentes… mais qui ne me parle pas spécialement dans le cas présent.
Les albums « hommages » se révèlent quasiment tous décevants, souvent simple empilage de bouts d’idées, avec un dessin par définition très éclectique (je n’aime pas ce genre de chose dans un même album).
Et là chacun des quelques cinquante auteurs conviés doit respecter un cadre très rigide : une page et pas plus, avec Mickey entrant en franchissant une porte dans une case en haut à gauche, puis quittant la dernière case en bas à droite en franchissant une nouvelle porte. Chaque « histoire » prend donc la suite de la précédente, dans un exercice que l’éditeur n’hésite pas à qualifier d’oubapien.
Bon, ben autant le dire tout de suite, cet album est quasiment sans intérêt. En effet, la plupart des auteurs – corsetés par les contraintes, mais pas que ? – se contentent d’une suite de cases, parfois muettes pour mener Mickey d’une porte à l’autre, sans qu’il y ait vraiment d’intrigue digne de ce nom.
C’est bien simple, même un auteur comme de Poortere est ici décevant (il est vrai que son univers un peu trashouille est sévèrement édulcoré pour entrer dans les clous de chez Disney !). Beaucoup d’insignifiant, de quelconque donc. Brüno s’en sort en peu mieux car, quitte à ne pas créer grand-chose, il fait un clin d’œil amusant à Moebius. Quant à Pirus, je préfère davantage sa vison de Mickey donnée dans Rose Profond (même si évidemment Disney n’aurait pas donné l’imprimatur à ce genre de chose !).
Bref, voilà un album qui ne redore pas le blason d’une collection Glénat/Disney qui m’a déçu le plus souvent, et qui relève de plus en plus d’un concept promotionnel raté.
J’étais dubitatif après la lecture du premier tome, me demandant ce que ce nouveau cycle allait bien pouvoir apporter à l’ensemble. Puis les tomes 2 et 3 ont fini par me séduire. Luc Brunschwig traitait de sujets d’actualité et parvenait à apporter de la complexité à certains personnages. Malheureusement, les deux derniers tomes ne m’ont pas convaincu. Trop de thématiques tournent en eau de boudin.
Le sort de Josuah Logan, on s’en doutait avant même le début de ce dernier cycle. Il est conforme aux attentes mais finalement peu marquant.
Le sort de Jessica Ruppert est plus surprenant. Le problème est que, finalement, on en arrive à conclure que toute sa démarche et que la mort de nombreux innocents n’auront servi à rien.
L’évolution du président Mac Arthur m’est apparue comme forcée et le fait qu’il disparaisse quasiment de la circulation me semble être une facilité scénaristique.
C’est d’ailleurs un des problèmes récurrents dans cette fin de cycle. Luc Brunschwig avait ouvert beaucoup de portes tout au long de ces trois cycles, et il cherche à bien toutes les fermer. Mais en conséquence, certaines destinées m’ont parues abrégées, peu creusées, et leurs conclusions expédiées. Il suffit de voir la manière dont se termine la sous-histoire de l’avocat de Logan et de son compagnon. Ça fait vraiment ‘bon, ça, c’est réglé. Point suivant !’
Le groupe d’extrême-droite fan de Josuah Logan va quant à lui disparaitre un moment, le temps pour Luc Brunschwig de parler des sociétés de mercenaires employées par les USA… pour réapparaitre ensuite. Le problème est qu’ils disparaissent à un moment où on s’attend à ce qu’ils passent à l’action et leur soudain silence devient tout sauf crédible ! C’est le genre de détail qui me fait penser que le scénariste avait trop de paramètres à gérer dans ces deux derniers tomes et qu’il a dû faire des choix… qui ne m’ont pas convaincu.
Ainsi cette marche, ce programme social (dont on ne saura jamais rien), l’héritage même laissé par Jessica Ruppert (le cycle s’appelle quand même bien ‘les enfants de Jessica’), tout ça se termine en queue de poisson. La démarche est intentionnelle de la part du scénariste… mais je la trouve frustrante. Tout ça pour ça ? Finalement, ça ressemble trop à une vision manichéenne de la politique avec des gentils qui ne concrétisent aucunes de leurs idées et des méchants qui gagnent sans forcer. Parce que non, il n’y a pas de manœuvre politique vraiment retorse derrière tout ça, juste un pouvoir économique en place, forcément rétrograde et inhumain. Et non, le cycle ne se termine même pas sur une note d’espoir puisque l’héritage de Jessica Ruppert est laissé entre les mains de deux politiciens dont l’un a le charisme d’une éponge et l’autre entame sa carrière par un monologue que j’ai trouvé sans intérêt (à titre personnel, je n’attends pas d’un politicien qu’il me raconte son enfance ou qu'il me décrive ce que sa maman lui préparait pour le goûter mais bien qu’il m’expose clairement son projet pour l’avenir).
Donc voilà, extrêmement déçu par cette conclusion, je pense que je vais revendre l’ensemble de ce troisième cycle (et sans doute aussi le deuxième cycle). Je ne garderai que le premier cycle qui, lui, reste un des meilleurs récits en BD que j’ai lu.
Cette bd me fait furieusement penser à une suite de Coyote Bill, même auteur (sans Widenlocher toutefois), même ambiance, mêmes personnages et même humour absurde.
Toutefois, même si ça se laisse lire, je n’ai pas spécialement accroché à ces récits alors que Coyote Bill m’avait vraiment scotché à l’époque (il y a près d’une vingtaine d’années). Sans doute que ce genre d’humour est moins ma came maintenant. Peut-être aussi qu’une histoire à lire dans Pif Gagdet m’aurait évité l’overdose de cette compilation ? En tous les cas, mention d’honneur pour quelques dialogues loufoques et abscons entre Lobo Tommy (le loup) et Harry Zona (le chien). Leur sens de déduction est aussi épatant qu’efficace … à l’encontre de toute logique rationnelle.
Pour preuve que l’éditeur ne se prend pas au sérieux avec cette série : elle débute par le deuxième opus ! Le seul paru … un signe ?
Suis-je tellement difficile ? Il semblerait. Non, je n'ai pas trop apprécié cette chronique d'un adolescent mal dans sa peau dans la banlieue de Montréal. Encore le quotidien et la banalité et la tristesse...
Il y a certes les difficultés à communiquer avec les proches mais plus globalement les contradictions d'un âge compliqué. Il y a également la pression du groupe qui ne nous rend pas service en étant pas soi-même.
J'ai pas beaucoup aimé ce graphisme très dépouillé, ni ces petites cases sur fond noir. Il y a certes une audace dans le fait d'agencer ces petites cases pour former une espèce de tableau.
Une autobiographie et un témoignage de plus sur un sujet maintes fois exploité dans le genre oeuvre introspective. Il faut aimer. C'est comme semble dire le titre.
La suite de ce "Cercles de mystères" est paru et se nomme donc "Les Cercles de lumière". Du mystère à la lumière je dois dire qu'à l'issue de ma lecture je n'y vois pas beaucoup plus clair. En effet alors que le sujet m’intéresse un peu je pensais trouver là un récit à la limite du fantastique mais hélas je suis tombé sur un récit très verbeux et qui tend vers un ésotérisme new age auquel je n'adhère pas mais alors pas du tout.
Ce n'est pas le dessin de Mr Laval qui sauve l'affaire, il est fort correct mais personnellement je le trouve trop lisse, bref sans âme.
A mon sens une lecture fort dispensable ou alors par un jour de long ennui où il pleut.
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Starving Anonymous
J'ai trouvé ce manga assez interressant dans le pitch mais beaucoup trop poussif pour avoir une once de crédibilité. Par ailleurs, les personnages surjouent véritablement leurs rôles sans apporter une psychologie et un état d'âme propre. Ce n'est guère convaincant. On fait dans l'élevage des êtres humaines de la manière la plus sordide possible pour alimenter des monstres. On ne comprend pas grand chose à partir du moment où notre héros est soudainement kidnappé dans un bus alors qu'une vague de chaleur s'abat sur le Japon en proie au réchauffement climatique. Il n'y a pas de réelles cohérences dans le scénario. C'est assez dérangeant dans l'ensemble. Pour autant, l'efficacité sera de mise. De même, le graphisme sombre et précis est tout à fait correct. Mais bon, je ne cautionne plus le glauque qui fait dans la gratuité et dans la surrenchère.
Alix Origines
J’avoue ne pas trop avoir compris l’intérêt de cette nouvelle déclinaison des aventures d’Alix. Une version destinée aux plus jeunes lecteurs dans le cas présent. On y retrouve le personnage d’Alix alors qu’il n’est encore qu’un enfant (intrépide, comme faire ce doit) et qu’il s’apprête à quitter le foyer familial pour aller habiter chez son oncle (pratique traditionnelle chez les Celtes s’il faut en croire cet album). S’ensuivent de multiples petites péripéties assez molles, il faut l’avouer, animées par des personnages extrêmement classiques pour ce type de récit (une jolie noble, des traitres félons, des animaux protecteurs, etc…). Ce n’est pas mal fait mais c’est mou. Et surtout, je ne comprends pas l’intérêt de la chose. J’ai le sentiment d’avoir déjà lu ce genre d’histoire des dizaines de fois, et le fait que l’on réutilise ici un personnage emblématique (mais daté) de la bande dessinée, certes en le modernisant et en le rajeunissant pour toucher un public plus jeune, n’apporte pas grand-chose de différent. Au niveau du dessin, le style épuré et assez cartoon de Laurent Libessart n’est pas mauvais mais on est loin du souci de restitution historique de la série mère. Ce style s’adapte par contre parfaitement au public visé, soit les jeunes lecteurs en quête d’un récit rapidement lu. La colorisation ne fait qu’accentuer cet aspect « dessin animé » à un point tel que je me demande si le but ultime n’est pas là : préparer le terrain pour une éventuelle adaptation du personnage au format audiovisuel. Et si ce n’est pas ça, et bien je pense que cette série va être un coup dans l’eau aussi vite lu qu’oublié.
Dark Souls
Encore une fois, une adaptation d'un très grand jeu vidéo qui passe assez mal le cap de la bande dessinée. A quand une adaptation qui serait une réussite ? Il est vrai que je désespère un peu... Par contre, j'ai beaucoup aimé le dessin qui nous permet de rentrer assez facilement dans cet univers peuplé de monstres et autres morts-vivants. On va suivre une héroïne guerrière et amnésique qui souhaite retrouver la trace d'un dragon afin de protéger et sauver le royaume dans un monde plutôt hostile. C'est vrai qu'il y a une bonne lisibilité mais avec un scénario simple et parfois creux et sans surprise avec tout un lot de clichés. Je me suis très vite lassé car ce n'était pas vraiment passionnant. Que dire également de cette fin assez vite expédiée et plutôt maladroite ? Rien d'autre à ajouter.
Snotgirl
What the fuck! comme ils disent. Cette note de "bof sans plus" c'est en fait parce que je n'en ai un peu rien à foutre des blogueuses qui officient sur internet pour donner des conseils de au choix, alimentation, habillage, maquillage, comment cuisiner le tofu pour qu'il soit encore meilleur, j'en passe, aux jeunes filles du monde entier. Mais bon je m'emballe si grâce à ça certains ou certaines se sentent mieux..... Et puis que voulez vous ? Pour un mec qui à été dans sa scolarité biberonné à La Fontaine, Baudelaire, et consorts, j'avoue que le langage SMS c'est pas ma tasse de thé. Oui, il faut aller vite pour communiquer des fois que pendant qu'on écrit "normal" la troisième guerre mondiale soit déclarée. Bon clairement je ne suis pas dans la cible de cette BD dont le dessin et la colorisation ne sont pas des meilleurs et puis que c'est verbeux. Emprunté en médiathèque, si j'aperçois un jour le tome deux je le laisserai gentiment à sa place.
Détox
Détox surfe sur la vague des retraites « bien-être », ces camps où, déconnecté de tout, le participant reprend contact avec son corps et son esprit, se reconnecte avec la nature, etc… Un truc bien bobo en somme, qui parlera certainement à certains mais, sur le principe, pas du tout à moi. Basée sur une expérience réelle, cette histoire est plaisante à suivre mais ne m’a pas spécialement marqué (du moins pour ce premier tome). Sans doute suis-je trop éloigné du personnage central et de ses préoccupations. Heureusement, un petit suspense lié à un traumatisme qu’il aurait subi enfant retient mon attention et, du coup, il est possible que je lise la seconde partie du récit juste pour découvrir l’origine de ce traumatisme refoulé (même si je m’attends à un truc bien bateau). Ceci dit, d’un strict point de vue technique, cette bande dessinée est bien faite. Jim sait raconter une histoire. Son personnage central parlera sans doute à beaucoup de lecteurs. L’humour est bien présent sans faire tourner le récit au vaudeville. Les dialogues sonnent de manière naturelle. C’est bien fait… mais ça ne me touche pas. Niveau dessin, c’est sans doute l’aspect qui m’a le plus plu dans cette histoire. La combinaison des talents respectifs de Jim (pour les personnages) et d’Antonin Gallo (pour les décors) nous offre des planches riches et lisibles à la fois. J’aime ce type de dessin très immédiat, avec des personnages aux traits semi-réalistes juste assez caricaturaux pour qu’on les reconnaisse au premier regard et des décors soignés qui nous immergent dans un univers sans occuper le premier-plan, sans noyer le dessin dans une surabondance d’informations. La colorisation, qui joue sur des teintes réduites (entre l’orange et le sépia), est également très agréable et accentue encore la lisibilité du dessin. Au final, j’ai envie de dire : « encore un nouvel album de Jim » ni meilleur ni pire que ses autres productions récentes… mais qui ne me parle pas spécialement dans le cas présent.
Mickey All Stars
Les albums « hommages » se révèlent quasiment tous décevants, souvent simple empilage de bouts d’idées, avec un dessin par définition très éclectique (je n’aime pas ce genre de chose dans un même album). Et là chacun des quelques cinquante auteurs conviés doit respecter un cadre très rigide : une page et pas plus, avec Mickey entrant en franchissant une porte dans une case en haut à gauche, puis quittant la dernière case en bas à droite en franchissant une nouvelle porte. Chaque « histoire » prend donc la suite de la précédente, dans un exercice que l’éditeur n’hésite pas à qualifier d’oubapien. Bon, ben autant le dire tout de suite, cet album est quasiment sans intérêt. En effet, la plupart des auteurs – corsetés par les contraintes, mais pas que ? – se contentent d’une suite de cases, parfois muettes pour mener Mickey d’une porte à l’autre, sans qu’il y ait vraiment d’intrigue digne de ce nom. C’est bien simple, même un auteur comme de Poortere est ici décevant (il est vrai que son univers un peu trashouille est sévèrement édulcoré pour entrer dans les clous de chez Disney !). Beaucoup d’insignifiant, de quelconque donc. Brüno s’en sort en peu mieux car, quitte à ne pas créer grand-chose, il fait un clin d’œil amusant à Moebius. Quant à Pirus, je préfère davantage sa vison de Mickey donnée dans Rose Profond (même si évidemment Disney n’aurait pas donné l’imprimatur à ce genre de chose !). Bref, voilà un album qui ne redore pas le blason d’une collection Glénat/Disney qui m’a déçu le plus souvent, et qui relève de plus en plus d’un concept promotionnel raté.
Les Enfants de Jessica (Le Pouvoir des innocents - cycle 3)
J’étais dubitatif après la lecture du premier tome, me demandant ce que ce nouveau cycle allait bien pouvoir apporter à l’ensemble. Puis les tomes 2 et 3 ont fini par me séduire. Luc Brunschwig traitait de sujets d’actualité et parvenait à apporter de la complexité à certains personnages. Malheureusement, les deux derniers tomes ne m’ont pas convaincu. Trop de thématiques tournent en eau de boudin. Le sort de Josuah Logan, on s’en doutait avant même le début de ce dernier cycle. Il est conforme aux attentes mais finalement peu marquant. Le sort de Jessica Ruppert est plus surprenant. Le problème est que, finalement, on en arrive à conclure que toute sa démarche et que la mort de nombreux innocents n’auront servi à rien. L’évolution du président Mac Arthur m’est apparue comme forcée et le fait qu’il disparaisse quasiment de la circulation me semble être une facilité scénaristique. C’est d’ailleurs un des problèmes récurrents dans cette fin de cycle. Luc Brunschwig avait ouvert beaucoup de portes tout au long de ces trois cycles, et il cherche à bien toutes les fermer. Mais en conséquence, certaines destinées m’ont parues abrégées, peu creusées, et leurs conclusions expédiées. Il suffit de voir la manière dont se termine la sous-histoire de l’avocat de Logan et de son compagnon. Ça fait vraiment ‘bon, ça, c’est réglé. Point suivant !’ Le groupe d’extrême-droite fan de Josuah Logan va quant à lui disparaitre un moment, le temps pour Luc Brunschwig de parler des sociétés de mercenaires employées par les USA… pour réapparaitre ensuite. Le problème est qu’ils disparaissent à un moment où on s’attend à ce qu’ils passent à l’action et leur soudain silence devient tout sauf crédible ! C’est le genre de détail qui me fait penser que le scénariste avait trop de paramètres à gérer dans ces deux derniers tomes et qu’il a dû faire des choix… qui ne m’ont pas convaincu. Ainsi cette marche, ce programme social (dont on ne saura jamais rien), l’héritage même laissé par Jessica Ruppert (le cycle s’appelle quand même bien ‘les enfants de Jessica’), tout ça se termine en queue de poisson. La démarche est intentionnelle de la part du scénariste… mais je la trouve frustrante. Tout ça pour ça ? Finalement, ça ressemble trop à une vision manichéenne de la politique avec des gentils qui ne concrétisent aucunes de leurs idées et des méchants qui gagnent sans forcer. Parce que non, il n’y a pas de manœuvre politique vraiment retorse derrière tout ça, juste un pouvoir économique en place, forcément rétrograde et inhumain. Et non, le cycle ne se termine même pas sur une note d’espoir puisque l’héritage de Jessica Ruppert est laissé entre les mains de deux politiciens dont l’un a le charisme d’une éponge et l’autre entame sa carrière par un monologue que j’ai trouvé sans intérêt (à titre personnel, je n’attends pas d’un politicien qu’il me raconte son enfance ou qu'il me décrive ce que sa maman lui préparait pour le goûter mais bien qu’il m’expose clairement son projet pour l’avenir). Donc voilà, extrêmement déçu par cette conclusion, je pense que je vais revendre l’ensemble de ce troisième cycle (et sans doute aussi le deuxième cycle). Je ne garderai que le premier cycle qui, lui, reste un des meilleurs récits en BD que j’ai lu.
Lobo Tommy
Cette bd me fait furieusement penser à une suite de Coyote Bill, même auteur (sans Widenlocher toutefois), même ambiance, mêmes personnages et même humour absurde. Toutefois, même si ça se laisse lire, je n’ai pas spécialement accroché à ces récits alors que Coyote Bill m’avait vraiment scotché à l’époque (il y a près d’une vingtaine d’années). Sans doute que ce genre d’humour est moins ma came maintenant. Peut-être aussi qu’une histoire à lire dans Pif Gagdet m’aurait évité l’overdose de cette compilation ? En tous les cas, mention d’honneur pour quelques dialogues loufoques et abscons entre Lobo Tommy (le loup) et Harry Zona (le chien). Leur sens de déduction est aussi épatant qu’efficace … à l’encontre de toute logique rationnelle. Pour preuve que l’éditeur ne se prend pas au sérieux avec cette série : elle débute par le deuxième opus ! Le seul paru … un signe ?
Je ne t'ai jamais aimé
Suis-je tellement difficile ? Il semblerait. Non, je n'ai pas trop apprécié cette chronique d'un adolescent mal dans sa peau dans la banlieue de Montréal. Encore le quotidien et la banalité et la tristesse... Il y a certes les difficultés à communiquer avec les proches mais plus globalement les contradictions d'un âge compliqué. Il y a également la pression du groupe qui ne nous rend pas service en étant pas soi-même. J'ai pas beaucoup aimé ce graphisme très dépouillé, ni ces petites cases sur fond noir. Il y a certes une audace dans le fait d'agencer ces petites cases pour former une espèce de tableau. Une autobiographie et un témoignage de plus sur un sujet maintes fois exploité dans le genre oeuvre introspective. Il faut aimer. C'est comme semble dire le titre.
Les Cercles de lumière (Cercles de mystère)
La suite de ce "Cercles de mystères" est paru et se nomme donc "Les Cercles de lumière". Du mystère à la lumière je dois dire qu'à l'issue de ma lecture je n'y vois pas beaucoup plus clair. En effet alors que le sujet m’intéresse un peu je pensais trouver là un récit à la limite du fantastique mais hélas je suis tombé sur un récit très verbeux et qui tend vers un ésotérisme new age auquel je n'adhère pas mais alors pas du tout. Ce n'est pas le dessin de Mr Laval qui sauve l'affaire, il est fort correct mais personnellement je le trouve trop lisse, bref sans âme. A mon sens une lecture fort dispensable ou alors par un jour de long ennui où il pleut.