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Couverture de la série Monkey and the Living Dead
Monkey and the Living Dead

On est là typiquement dans la création underground, et même si tout ceci a été écrit dans les années 1990, on croirait cet album sorti tout droit d’une publication des années 1970. Nous suivons l’errance (dans tous les sens du terme) de Monkey, personnage très naïf qui se retrouve dans plusieurs situations glauques, et qui ne se pose pas trop de question lorsqu’elle doit faire face à une demande surprenante (faire une fellation à un inconnu, faire la gogo-danseuse, etc.). Monkey et quelques autres personnages sont des chats, et ils se mêlent aux humains sans que ceci ne gêne la narration. C’est présenté – et admis par le lecteur – de façon très naturelle. Non, ce qui m’a plus gêné, c’est la relative pauvreté de l’intrigue, assez linéaire. A part éventuellement choquer le lecteur, je n’ai pas toujours bien compris où Julie Doucet voulait en venir. A noter qu’une dernière petite histoire occupe, de manière surprenante, la quatrième de couverture. C’est le seul album de Julie Doucet que j’aie eu l’occasion de lire pour le moment, et je ne sais pas si je ferai l’effort d’approfondir ma découverte de cette auteure canadienne. En effet, je trouve que ce Monkey, une fois sorti de son contexte underground, et d’une certaine volonté de provoquer, manque singulièrement de fond (ou de poésie, ou d’humour, je ne sais trop quoi en fait).

18/02/2020 (modifier)
Couverture de la série Dinozor Apokalips
Dinozor Apokalips

Mouais. Jusqu’au bout je me suis demandé où Jean-Christophe Menu voulait en venir, avec cette histoire de dinosaures se disputant un territoire. Un diplodocus a bouffé une plante – la seule disponible ! – sur le territoire des stégosaures, et une bestiole volante se présentant comme un journaliste (sic !) va cafter, et l’on pressent que ça va foutre la merde dans le monde semblant bien ordonné des dinosaures. Mais voilà, arrivé à la fin de l’histoire, je n’ai toujours pas eu la réponse à la question posée au début, et donc c’est un peu circonspect, voire déçu, que je quitte cette Patte de Mouche, Menu n’ayant pas réussi à faire sortir son histoire d’un convenu un peu vide. Il aurait fallu un peu plus d’humour, ou d’action, ou de poésie, je ne sais pas, mais il me manque clairement quelque chose pour apprécier davantage cette petite aventure préhistorique. Qui se laisse lire toutefois. Note réelle 2,5/5.

18/02/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Pourquoi je galère toujours en amour ?
Pourquoi je galère toujours en amour ?

Ce shojo est destiné aux filles qui recherchent l'amour mais qui ne parviennent pas à sortir avec un garçon. Il y a 6 raisons qui sont divisées en 6 chapitres : la fille trop copine, la fille trop sérieuse, la fille trop parfaite, la fille qui fantasme un peu trop, la fille trop fangirl de l'extrême et enfin la fille trop ordinaire. Cependant, ce manga nous indique que les défauts peuvent parfois réserver de bonnes surprises, car ces défauts constituent une force, un petit détail qui en réalité fait tout le charme. On peut y croire ou pas. En tout cas, c'est comme dans un magazine féminin qui donne de bons conseils. Les dessins sont mignons et les personnages sont risibles. Bon, l'humour sous forme d'autodérision est présent pour agrémenter la lecture. J'ai trouvé que c'est bourré de clichés et de japaniaiseries qui n'ont pas du tout été de mon goût. Mais comme dit, je ne jugerai jamais un public féminin qui cherche l'amour en cherchant ce qui coince. En effet, cela permettra peut-être de vaincre leurs complexes.

16/02/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Sayonara Monsieur Désespoir
Sayonara Monsieur Désespoir

Je n'ai pas du tout accroché à ce manga d'humour. Dès la moitié du premier tome, j'ai failli abandonner. Je suis allé voir jusqu'à la fin de celui-ci qui m'a donné un peu d'espoir pour la suite, mais le second tome m'a achevé et je n'ai pas pu le terminer. Sur la base, le concept aurait pu me plaire. Ce sont des histoires courtes mettant en scène un professeur de collège dépressif et suicidaire et les différents éléments de sa classe, des filles pour la plupart, toutes plus originales et bizarres les unes que les autres. Le premier tome est dédié justement à la rencontre successive avec la plupart d'entre elles. Un concept comme ça, dans un manga humoristique, ça aurait pu me plaire autant que le bon vieux Collège fou, fou, fou de ma jeunesse. Mais là, l'humour ne passe pas du tout à mon goût. Pour commencer, il est empli de références purement japonaises que même un grand lecteur de manga comme moi ne connait pas. Pour clarifier toutes ces références, il y a une annexe assez dense en fin d'album mais quand on ne capte pas immédiatement le clin d'oeil, ce n'est pas drôle du tout. Ensuite, les comportements des personnages, aussi loufoques soient-ils parfois, ne me font pas rire. Ça tombe à plat pour moi. Et dans le second tome sur lequel je me suis arrêté, les histoires sont bien trop bavardes, avec presque des envolées philosophiques du fameux professeur. Ça m'a très vite gonflé, et je ne lirai pas la suite.

14/02/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Lyla & la bête qui voulait mourir
Lyla & la bête qui voulait mourir

C'est en cherchant à renouveler le fond mangas de la médiathèque où je travaille que je suis tombé sur cette courte série. On va dire heureusement qu'elle ne s’étiole pas en tomes interminables car j'ai déjà eu du mal à m'accrocher à ce triptyque tant il est décevant. D'une le dessin est quelconque et pas maîtrisé ; quant au scénario "librement inspiré" de la Belle et la Bête, on va doucement euphémiser en disant qu'il ne casse pas des briques... Et ce ne sont pas les quelques scènes très violentes qui sauveront le tout. Alors avec tout ça on fait quoi ??? Soyons positif en mettant en avant le fait que la série se conclue en 4 tomes ! Bref, pas la peine de s'éterniser sur cette série.

13/02/2020 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
Couverture de la série Le Garage hermétique (Major Fatal)
Le Garage hermétique (Major Fatal)

J’avoue n’avoir pas pu aller jusqu’au bout de ma lecture. Le moins qu’on puisse dire, c’est que le titre n’est pas galvaudé. Car, si j’ai réussi à rentrer dans le récit (enfin, le pensais-je), j’ai abandonné face à tant de circonvolutions. C’est un vrai labyrinthe sans queue ni tête (mais avec des niveaux). Pourtant, on sent clairement que Moebius s’amuse … mais il ne m’a pas emmené dans son délire.

11/02/2020 (modifier)
Par iannick
Note: 2/5
Couverture de la série Alexandrin ou l'art de faire des vers à pied
Alexandrin ou l'art de faire des vers à pied

Kokor est un auteur que j’apprécie beaucoup. J’aime son coup de crayon et ses récits qui m’invitent à la flânerie. C’est donc avec l’idée de passer un bon moment de lecture que j’ai abordé « Alexandrin ou l’art de faire des vers à pied ». En plus, pour la réalisation de cette bande dessinée, Rabaté, un autre auteur que j’apprécie, se retrouve au scénario, que demander de plus ?! Et bien, je suis tombé des nues… En fait, je ne crois pas du tout que je suis le lecteur approprié pour lire « Alexandrin ou l’art de faire des vers à pied » parce que je déteste les poèmes et tout le bordel qui est lié à cette matière ! Dans ma jeunesse, ça a toujours été une corvée, une horreur de réciter des poèmes. Je ne vois aucun intérêt de compter le nombre de vers, ça ne m’amuse pas ! En lisant « Alexandrin ou l’art de faire des vers à pied », j’ai eu l’impression que les auteurs ont voulu faire un exercice de style, qu’ils ont créé cette histoire par amour pour la poésie au détriment du récit en lui-même. Tout au long de cette lecture, je n’ai jamais réussi à m’imprégner de la poésie proposée par Kokor et Rabaté. Pire, j’ai eu maintes fois envie de donner des claques au personnage principal tellement il m’agaçait, du genre « Mais réveille-toi nom de dieu ! Ouvre tes yeux, c’est bien beau de parler tout le temps en vers mais ne vois-tu pas que tu te fais passer pour un idiot, certes un bel idiot, mais un sacré idiot quand même ! ». Et pourtant, j’aime Georges Brassens et Léo Ferré. D’ailleurs, à propos de Léo Ferré, je poste ici quelques passages de « Préface » qui résument en gros mon ressenti sur la poésie : « La poésie contemporaine ne chante plus, elle rampe. Elle a cependant le privilège de la distinction. Elle ne fréquente pas les mots mal famés, elle les ignore. On ne prend les mots qu´avec des gants. À menstruel, on préfère périodique. Et l´on va répétant qu´il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires et du codex », « Le snobisme scolaire qui consiste, en poésie, à n´employer que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu´ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baise-main », « Ce n´est pas le mot qui fait la poésie mais la poésie qui illustre le mot. Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s´ils ont leur compte de pieds ne sont pas des poètes, ce sont des dactylographes. »… Après, ne venez pas me dire non plus que les paroles d’un rappeur (qui utilise souvent des expressions et des mots issus d’une communauté ou d’une zone bien définies, et donc inconnus de/inadaptés à/ la langue française) sont des poèmes… Je ne vais pas faire la morale aux auteurs, ni avoir la prétention de leur dire ce qu’il aurait fallu faire car je n’y connais rien en poésie, ou plutôt en poèmes. Malgré le beau coup de crayon de Kokor, malgré un dénouement assez touchant, malgré toute la volonté du monde de la part des auteurs pour nous faire partager leur amour pour la poésie/les poèmes, je n’ai pas été porté par leur récit… Cette bande dessinée ne m’était donc clairement pas destinée.

11/02/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Le Vrai sexe de la vraie vie
Le Vrai sexe de la vraie vie

On va avoir droit à différentes petites histoires basées sur le sexe entre couple homo ou hétéro. Bref, cela sera une large panoplie axée sur la bienveillance, une valeur qui se perd malheureusement. Il s’agit de se protéger lors de rapports. On ne le répètera jamais assez. Je n’ai rien à redire sur le dessin d’obédience humoristique qui distingue assez bien les différents personnages. Il y a des effets de style qui sont assez prononcés. La thématique porte sur des sexualités, variées, différentes, imparfaites... et elles sont nombreuses. Encore une fois, certains récits sont plus intéressants que d’autres. L’ensemble demeure néanmoins trop léger. C’est parfois un peu vulgaire et peu gracieux. J'avoue ne pas avoir été charmé.

11/02/2020 (modifier)
Couverture de la série The Gutter
The Gutter

Concentrer les histoires dans un bar, qui plus est portant le nom de « caniveau », donne le ton de cet album parodique, qui va clairement voler moins haut que superman ! Et ça tombe a priori bien, car je ne recherche absolument pas une énième histoire de super-héros. Je ne suis pas du tout attiré par ces créations Marvel ou DC (voir mon absence d’avis à leur propos). Mais par contre, friand d’humour con ou débile, voire parodique, cela m’intéresse de voir cet univers détourné, décapé de son vernis sérieux – même si ma relative inculture de cet univers peut me faire manquer certains aspects comiques. J’avais en tout cas plutôt apprécié Sticky Pants (ça colle et ça moule les bollocks), davantage d’ailleurs que les tentatives de Brunel dans l’un des albums de ses Pastiches (pour rester dans la parodies de comics), même si ici, quelques personnages de la BD franco-belge font une courte apparition (voir galerie). La parodie se révèle un genre bancal. Il offre un univers déjà connu, préfabriqué aux auteurs, une certaine facilité. Mais c’est aussi un truc casse-gueule, et finalement très peu d’auteurs ont vraiment réussi quelque chose d’hilarant, d’autant plus qu’à la fragilité de la réussite du détournement s’ajoute le fait que c’est un exercice déjà bien balisé, et l’originalité est aussi de plus en plus difficile à mettre en avant – si je devais citer le meilleur ou l’un des meilleurs dans ce domaine, ce serait sans conteste Gotlib. Cyril Durr et Sergio Yolfa (je découvre ces auteurs avec cet album) se sont donc essayés à cet exercice, mais n’ont pas su en faire quelque chose d’abouti. En effet, les gags tombent généralement à plat – certaines chutes m’ayant totalement laissé de marbre. Et ce n’est pas mon manque de « repère », mais bien la faiblesse intrinsèque de l’humour, qui est à la fois pas assez vachard et pas assez décalé. A part un ou deux sourires, je n’ai pas trouvé dans ces saynètes de quoi me satisfaire. Quant au dessin et à la colorisation, ils sont passe-partout – là aussi cela manque de dynamisme, de punch, ce qui est dommage pour de la caricature parodique.

10/02/2020 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Potlatch
Potlatch

J’avoue avoir été attiré par le dessin ainsi qu’une mise en scène assez inventive. Cependant, au final, je me suis complètement perdu, au point de ne pas avoir compris l’histoire de ce jeune détective privé catalan souffrant d’hypermnésie. Il est question d’un piège lors d’une émission de télé-réalité où il va tomber amoureux. Il engage alors un de ses confrères pour espionner sa dulcinée afin de mieux la séduire. Les auteurs vont faire dans la bd concept à outrance. Tout sera décortiqué dans les moindres détails, rendant cette lecture assez pénible. Tout est fragmenté à la manière d’un puzzle qu’il sera difficile de reconstituer. J’ai lâché prise. On retiendra surtout une grande beauté graphique de cet ouvrage qui ne m’a pas convaincu sur le fond.

10/02/2020 (modifier)