Je n'avais pas aimé le premier conte de la pieuvre et je n'ai pas aimé celui-ci alors je pense que si d'autres albums sortent, je ne vais pas les lire.
Pourtant, j'aime bien le dessin de Gess. Il y a le genre de style réaliste pas du tout figé que j'aime bien et les couleurs sont bien choisies. Malheureusement, je bloque au niveau du scénario. J'ai bien aimé le début qui donne envie de lire la suite, mais très vite je me suis ennuyé. Je ne suis pas certain pourquoi d'ailleurs. Aucun personnage ne m'a intéressé, aucune péripétie ne m'a captivé et j'ai eu l'impression que ça traînait en longueur. J'ai arrêté ma lecture après une centaine de pages, sachant qu'à ce point-là rien n'allait rendre le récit captivant à mes yeux. Pourtant, je trouve qu'il y a des qualités dans l'album, mais pour une raison que j'ignore je reste hermétique au talent scénaristique de l'auteur.
Il semblerait donc que Gess fasse partie de ces auteurs avec lesquels je n'accroche pas, mais dont je comprends pourquoi d'autres adorent. Dommage, moi aussi j'aimerais trouver ses récits qui rendent hommage à la vieille littérature populaire formidables.
Je suis partagé pour noter cette BD, et au final je préfère mettre un 2/5 en rapport avec mon ressenti final qui est beaucoup plus tiède que la démarche, que je trouve pourtant louable.
Le souci que j'ai eu avec cet album est le principe même : laisser les auteurs choisir une date significative dans les dernières vingt années et l'illustrer. Sauf que cela donne, comme souvent dans une compilation, à boire et à manger. Et dans le cas présent, même si je n'ai pas noté particulièrement de pages mauvaises, je dois bien dire que je n'en ai quasiment plus aucun souvenir après l'avoir refermée. Et c'est triste, parce que ça aurait pu être beaucoup mieux, à mon avis.
Niveau dessin, chaque auteur a sa propre patte et si l'on cherche à en découvrir, c'est très sympathique. Mais je n'aurais rien à dire dessus, c'est très différent pour chaque auteur mais généralement en adéquation avec son propos.
Non, le souci que j'ai, c'est réellement que la BD ne m'intéresse pas vraiment sur le concept de base, et que dans la réalisation il n'y a rien de plus, si ce n'est quelques petits points de détails supplémentaires ajoutés par textes. Mais encore une fois, ce n'est pas suffisant pour m'intéresser, et au final la BD n'est pas mauvaise mais complètement oubliable. Et pour une BD documentaire, c'est vraiment dommage.
Il arrive parfois qu’une œuvre déçoive, et quand les attentes sont grandes, cette déception est d’autant plus forte. L’auteur, Gaétan Nocq, n’a pourtant pas ménagé ses efforts pour donner un écho à cette histoire vraie, se rendant même sur le site d’Auschwitz pour s’imprégner du lieu et en reproduire les sensations à travers ses pinceaux. Le projet est d’une nature réellement artistique, quasi expérimentale, bien éloigné des canons habituels de la BD, et c’est aussi cela que l’on recherche face à une production toujours pléthorique.
En décrivant de façon clinique le quotidien de l’espion polonais Witold Pilecki au sein du camp d’Auschwitz, Gaétan Nocq a fait preuve d’un minimalisme tout à fait adapté aux conditions de vie très spartiates des prisonniers, avec des pastels monochromes balayant une gamme de couleurs variées au fil des pages du gris au bleu en passant par le rouge-orangé. On est parfois plus dans la peinture que dans la BD, et certaines planches laissent entrevoir de façon convaincante le talent de l’artiste. Là où le bât blesse, c’est sur le plan de la narration, qui apparaît quelque peu en décalage par rapport au parti pris artistique. A ce titre, les visages, dilués sous les couleurs, sont assez peu expressifs et pas suffisamment différentiables les uns des autres, ce qui pose un vrai problème étant donne le grand nombre de protagonistes — et le fait que notre espion porte deux noms (le sien et son nom d’espion) n’arrange rien à l’affaire… Tout cela finit par perdre le lecteur, qui finit par se contrefoutre du sort des personnages et de l’issue de l’intrigue, d’autant que le récit reste globalement assez monotone. Le cadrage, plutôt digne d’intérêt, ne suffira hélas pas à tempérer cette impression.
Et là on peut se demander si le parti pris artistique était vraiment justifié. Originalité ne veut pas forcément dire qualité, et dans le cas présent, il faut se rendre à l’évidence, « Le Rapport W » n’est pas un projet suffisamment abouti, malgré toute la bonne volonté de l’auteur. Notons que le livre est augmenté d’une postface assez consistante d’Isabelle Davion, historienne et maîtresse de conférences à la Sorbonne, certainement utile pour ceux qui auront été déroutés par la narration — et de quelques jolies aquarelles de Gaétan Nocq.
Un autre road movie qui m'a ennuyé.
Je n'ai rien contre le dessin qui est pas mal (les couleurs sont vraiment superbes) et l'auteur maîtrise bien l'art de faire une bd sans phylactère. Malheureusement, le scénario ne m'a pas du tout captivé et m'a même ennuyé. C'est typiquement le genre de récit contemplatif où pour aimer il faut s'attacher aux personnages, être capable de ressentir leurs émotions et d'être ému par ce qu'il leur arrive. Et ben moi les trois personnages principaux m'ont laissé indifférent et je n'ai rien ressenti de leur voyage en dehors de l'ennui. Les passages ironiques ne m'ont pas du tout intéressé et j'ai même fini par feuilleter l'album.
Je ne sais pas trop pourquoi je n'ai pas accroché. J'étais peut-être pas dans le bon état pour rentrer dans le récit ou un truc comme ça. En tout cas, si vous adorez ce genre de récit, lisez cet album.
Deuxième Bd du magazine J'aime lire que j’analyse. Contrairement à Ariol, qui m’avait laissée et me laisse toujours avec un côté nostalgique, avec une atmosphère sympathique, Anatole Latuile m’a toujours laissée de marbre.
Je passais souvent ces bd dans J’aime lire quand il y en avait, à part deux, trois que j’avais aimées, car j’aimais bien le thème abordé, les autres j’aimais moins bien.
Le dessin ne m’a pas attirée, je n’ai pas trop aimé mais surtout, j’ai l’impression d’avoir déjà tout vu, c’est un mélange des autres bd J’aime lire ! Ariol + Tom Tom et Nana.
Même en tant que gosse j’aimais pas, donc très clairement c’est pas incroyable.
Les autres de J’aime lire étaient bien mais celle là.... non ça prend pas.
La BD de la déception...
Sérieusement quand tu lis les avis + la vignette sur les livres (1 million d'albums vendus) + le nom Loisel, tu te dis que tu vas découvrir un chef-d’œuvre et bien bonjour la douche froide. La quête de l'oiseau du temps est une vraie réussite mais ce Peter Pan pas convaincu.
Ce qui sauve cette BD c'est uniquement le nom de Loisel car en temps normal elle serait passé inaperçue. Tu peux pas dire que cette BD est culte quand tu vois que l'intrigue principale et les rebondissements sont d'un ennui démesuré. Quand tu regardes un peu en détail tu constates qu'en 6 tomes il se passe pratiquement rien. Les événements moulinent et ne sont pas captivants. Les dialogues sont parfois vides et limite agaçants avec des "hi hi" à chaque fin de phrases. L'amitié entre Peter et Pan n'a absolument aucun sens, les mecs sont super potes en 2 pages. Aucun sentiment d'ascension dans leur amitié.
On ne parlera pas des dessins parfois brouillons et manquant de lisibilité.
François Ayroles est un auteur que j’aime généralement (il faut dire que je m’intéresse à l’oubapo et qu’il en est l’un des fers de lance). Si j’ai lu plusieurs productions de Killoffer, je le connais moins. Surtout, je connais peu la personnalité du bonhomme – si ce n’est au travers de publications collectives, dans lesquelles des anecdotes personnelles sont glissées (comme dans Quoi ! par exemple).
Et c’est dommage pour la lecture de ce petit opus. En effet, si Ayroles y glisse de la fraicheur, si ces très courtes historiettes ne sont pas désagréables à lire, l’ensemble a très souvent l’aspect de private jokes, faisant référence à des faits, des tics qui m’ont échappé. L’amour, l’amitié, l’admiration d’Ayroles pour son « sujet » transparaissent évidemment, mais le lecteur extérieur à leur relation reste quand même orphelin de certaines références, pour davantage apprécier cet album.
Mais je conçois très bien qu’un autre que moi y trouve plus facilement son plaisir. Il m’a juste manqué les bonnes clés.
Note réelle 2,5/5.
J'ai eu un mal fou à finir ces 2 pauvres albums. Tout d'abord les dialogues semblent tellement faux. Et pourtant cette histoire qui ne manque pas de romanesque et de péripéties aurait pu, aurait dû, m'intéresser si elle n'avait été si mal écrite. Peut-être que la traduction en français n'était pas à la hauteur?
Puis le dessin est peut-être beau en soi, mais il manque terriblement de fluidité, de mouvement.
Alors un dessin statique et des dialogues irréalistes, vous comprendrez la difficulté de se laisser emporter.
Jorge González met en scène quatre générations de sa propre famille, de son grand-père footballeur dans l'Argentine du début du 20e siècle jusqu'à son propre fils de nos jours en Espagne.
La Flamme était le surnom du fameux grand-père dont les cheveux roux éclatants lui donnaient l'allure d'une fusée sur les terrains de foot du Racing Club de Avellaneda. La Flamme c'est aussi le nom de cet album composé de chapitres d'une vingtaine de pages, séparés chacun d'environ une dizaine d'années et donnant un aperçu de plusieurs périodes entre 1904 et nos jours. L'histoire s'entame par la construction du fameux stade du Racing Club, financé par tous les amateurs de foot de ce quartier pauvre en banlieue de Buenos Aires. C'est là que quelques ans plus tard le jeune grand-père de l'auteur verra ses premiers matchs avant de rejoindre l'équipe et d'y trouver la gloire. Puis ce footballeur aura un fils, lui aussi doué pour le foot mais n'ayant pas la passion de son père resté trop distant de lui. Ce fils aura aussi un fils qui s'éloignera radicalement du foot pour devenir auteur de BD. Et puis viendra la quatrième génération, ayant la vie devant elle et ne voyant pour le moment le foot que comme un agréable divertissement.
C'est une histoire de relations père-fils et de liberté dans le choix de sa vocation.
Présenté ainsi, le récit parait dense, d'autant que l'album fait presque 300 pages. Pourtant chaque planche contient peu de cases, peu de détails visuels et peu de dialogues, à quelques exceptions près, amenant à un feuilletage rapide. On saute ainsi d'une époque à une autre de manière très rapide, parfois trop. On s'attache difficilement à ces personnages qu'on ne croise que peu de temps, sans les connaitre.
Le graphisme n'aide pas non plus à l'imprégnation. Il est majoritairement réalisé en teintes de gris et de marrons sombres, assez moroses, avec des personnages et décors qui paraissent régulièrement griffonnées au crayon par dessus ces fonds brumeux. Rares y sont les moments ensoleillés et cela plombe l'ambiance. Et ces fameux personnages que le récit ne nous laisse pas le temps de découvrir sont dessinés de telle manière qu'on en vient souvent à les confondre. Plusieurs fois, je me suis demandé si la planche que je lisais traitait de jeune Jorge ou de son ami Hernán dont on suit un moment les parcours parallèles.
Ce n'est que vers la fin de l'album que j'ai saisi où voulait en venir l'auteur et où il a failli me toucher, quand il finit de boucler la boucle et d'ouvrir la discussion sur le droit à l'auto-détermination de sa vocation et sur l'impact de la relation entre père et fils sur cette dernière. Le message est même asséné avec lourdeur dans un chapitre qui m'a été pénible, dédié à une débat philosophique bavard entre trois experts parmi lesquels l'ami de l'auteur.
Je suis passé à côté de cet album qui m'a plusieurs fois ennuyé et dont je n'ai su goûter ni le graphisme ni la mise en scène.
« Les Blagues de Toto » sont des Bd que j’ai depuis mes 3 ans et oui ça date. A l’époque, je m’en rappelle qu'un de mes camarades de classe passait toute la récré à me raconter des blagues de toto, c’était bon enfant et on riait bien. Il arrivait aussi qu’il me racontait des blagues se trouvant dans ces albums. À l'époque c’était drôle pour moi, ayant à peine 6/7 ans c’était gentillet et mignon à lire, je faisais partie du public visé et ça marchait bien.
Mais maintenant ayant grandi, je ne trouve plus les blagues si intéressantes que ça, on les connaît tous par cœur et ça tombe vite à plat. Le dessin est par contre très mignon avec de beaux décors plutôt sympathiques. Voilà mais c’est des Bd à surtout réserver à un public très jeune. Ça marchait quand j’étais petite donc ça peut bien marcher avec des enfants, même si en terme de série jeunesse je conseillerais plutôt les P’tits diables ou Ariol, mais ça reste un petit passe temps par contre des adultes ou ados vont s’ennuyer très vite.
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Un destin de trouveur
Je n'avais pas aimé le premier conte de la pieuvre et je n'ai pas aimé celui-ci alors je pense que si d'autres albums sortent, je ne vais pas les lire. Pourtant, j'aime bien le dessin de Gess. Il y a le genre de style réaliste pas du tout figé que j'aime bien et les couleurs sont bien choisies. Malheureusement, je bloque au niveau du scénario. J'ai bien aimé le début qui donne envie de lire la suite, mais très vite je me suis ennuyé. Je ne suis pas certain pourquoi d'ailleurs. Aucun personnage ne m'a intéressé, aucune péripétie ne m'a captivé et j'ai eu l'impression que ça traînait en longueur. J'ai arrêté ma lecture après une centaine de pages, sachant qu'à ce point-là rien n'allait rendre le récit captivant à mes yeux. Pourtant, je trouve qu'il y a des qualités dans l'album, mais pour une raison que j'ignore je reste hermétique au talent scénaristique de l'auteur. Il semblerait donc que Gess fasse partie de ces auteurs avec lesquels je n'accroche pas, mais dont je comprends pourquoi d'autres adorent. Dommage, moi aussi j'aimerais trouver ses récits qui rendent hommage à la vieille littérature populaire formidables.
France Info, 30 ans d'actualité (Le jour où...)
Je suis partagé pour noter cette BD, et au final je préfère mettre un 2/5 en rapport avec mon ressenti final qui est beaucoup plus tiède que la démarche, que je trouve pourtant louable. Le souci que j'ai eu avec cet album est le principe même : laisser les auteurs choisir une date significative dans les dernières vingt années et l'illustrer. Sauf que cela donne, comme souvent dans une compilation, à boire et à manger. Et dans le cas présent, même si je n'ai pas noté particulièrement de pages mauvaises, je dois bien dire que je n'en ai quasiment plus aucun souvenir après l'avoir refermée. Et c'est triste, parce que ça aurait pu être beaucoup mieux, à mon avis. Niveau dessin, chaque auteur a sa propre patte et si l'on cherche à en découvrir, c'est très sympathique. Mais je n'aurais rien à dire dessus, c'est très différent pour chaque auteur mais généralement en adéquation avec son propos. Non, le souci que j'ai, c'est réellement que la BD ne m'intéresse pas vraiment sur le concept de base, et que dans la réalisation il n'y a rien de plus, si ce n'est quelques petits points de détails supplémentaires ajoutés par textes. Mais encore une fois, ce n'est pas suffisant pour m'intéresser, et au final la BD n'est pas mauvaise mais complètement oubliable. Et pour une BD documentaire, c'est vraiment dommage.
Le Rapport W
Il arrive parfois qu’une œuvre déçoive, et quand les attentes sont grandes, cette déception est d’autant plus forte. L’auteur, Gaétan Nocq, n’a pourtant pas ménagé ses efforts pour donner un écho à cette histoire vraie, se rendant même sur le site d’Auschwitz pour s’imprégner du lieu et en reproduire les sensations à travers ses pinceaux. Le projet est d’une nature réellement artistique, quasi expérimentale, bien éloigné des canons habituels de la BD, et c’est aussi cela que l’on recherche face à une production toujours pléthorique. En décrivant de façon clinique le quotidien de l’espion polonais Witold Pilecki au sein du camp d’Auschwitz, Gaétan Nocq a fait preuve d’un minimalisme tout à fait adapté aux conditions de vie très spartiates des prisonniers, avec des pastels monochromes balayant une gamme de couleurs variées au fil des pages du gris au bleu en passant par le rouge-orangé. On est parfois plus dans la peinture que dans la BD, et certaines planches laissent entrevoir de façon convaincante le talent de l’artiste. Là où le bât blesse, c’est sur le plan de la narration, qui apparaît quelque peu en décalage par rapport au parti pris artistique. A ce titre, les visages, dilués sous les couleurs, sont assez peu expressifs et pas suffisamment différentiables les uns des autres, ce qui pose un vrai problème étant donne le grand nombre de protagonistes — et le fait que notre espion porte deux noms (le sien et son nom d’espion) n’arrange rien à l’affaire… Tout cela finit par perdre le lecteur, qui finit par se contrefoutre du sort des personnages et de l’issue de l’intrigue, d’autant que le récit reste globalement assez monotone. Le cadrage, plutôt digne d’intérêt, ne suffira hélas pas à tempérer cette impression. Et là on peut se demander si le parti pris artistique était vraiment justifié. Originalité ne veut pas forcément dire qualité, et dans le cas présent, il faut se rendre à l’évidence, « Le Rapport W » n’est pas un projet suffisamment abouti, malgré toute la bonne volonté de l’auteur. Notons que le livre est augmenté d’une postface assez consistante d’Isabelle Davion, historienne et maîtresse de conférences à la Sorbonne, certainement utile pour ceux qui auront été déroutés par la narration — et de quelques jolies aquarelles de Gaétan Nocq.
Le Voyage avec Bill
Un autre road movie qui m'a ennuyé. Je n'ai rien contre le dessin qui est pas mal (les couleurs sont vraiment superbes) et l'auteur maîtrise bien l'art de faire une bd sans phylactère. Malheureusement, le scénario ne m'a pas du tout captivé et m'a même ennuyé. C'est typiquement le genre de récit contemplatif où pour aimer il faut s'attacher aux personnages, être capable de ressentir leurs émotions et d'être ému par ce qu'il leur arrive. Et ben moi les trois personnages principaux m'ont laissé indifférent et je n'ai rien ressenti de leur voyage en dehors de l'ennui. Les passages ironiques ne m'ont pas du tout intéressé et j'ai même fini par feuilleter l'album. Je ne sais pas trop pourquoi je n'ai pas accroché. J'étais peut-être pas dans le bon état pour rentrer dans le récit ou un truc comme ça. En tout cas, si vous adorez ce genre de récit, lisez cet album.
Anatole Latuile
Deuxième Bd du magazine J'aime lire que j’analyse. Contrairement à Ariol, qui m’avait laissée et me laisse toujours avec un côté nostalgique, avec une atmosphère sympathique, Anatole Latuile m’a toujours laissée de marbre. Je passais souvent ces bd dans J’aime lire quand il y en avait, à part deux, trois que j’avais aimées, car j’aimais bien le thème abordé, les autres j’aimais moins bien. Le dessin ne m’a pas attirée, je n’ai pas trop aimé mais surtout, j’ai l’impression d’avoir déjà tout vu, c’est un mélange des autres bd J’aime lire ! Ariol + Tom Tom et Nana. Même en tant que gosse j’aimais pas, donc très clairement c’est pas incroyable. Les autres de J’aime lire étaient bien mais celle là.... non ça prend pas.
Peter Pan
La BD de la déception... Sérieusement quand tu lis les avis + la vignette sur les livres (1 million d'albums vendus) + le nom Loisel, tu te dis que tu vas découvrir un chef-d’œuvre et bien bonjour la douche froide. La quête de l'oiseau du temps est une vraie réussite mais ce Peter Pan pas convaincu. Ce qui sauve cette BD c'est uniquement le nom de Loisel car en temps normal elle serait passé inaperçue. Tu peux pas dire que cette BD est culte quand tu vois que l'intrigue principale et les rebondissements sont d'un ennui démesuré. Quand tu regardes un peu en détail tu constates qu'en 6 tomes il se passe pratiquement rien. Les événements moulinent et ne sont pas captivants. Les dialogues sont parfois vides et limite agaçants avec des "hi hi" à chaque fin de phrases. L'amitié entre Peter et Pan n'a absolument aucun sens, les mecs sont super potes en 2 pages. Aucun sentiment d'ascension dans leur amitié. On ne parlera pas des dessins parfois brouillons et manquant de lisibilité.
Mon Killoffer de poche
François Ayroles est un auteur que j’aime généralement (il faut dire que je m’intéresse à l’oubapo et qu’il en est l’un des fers de lance). Si j’ai lu plusieurs productions de Killoffer, je le connais moins. Surtout, je connais peu la personnalité du bonhomme – si ce n’est au travers de publications collectives, dans lesquelles des anecdotes personnelles sont glissées (comme dans Quoi ! par exemple). Et c’est dommage pour la lecture de ce petit opus. En effet, si Ayroles y glisse de la fraicheur, si ces très courtes historiettes ne sont pas désagréables à lire, l’ensemble a très souvent l’aspect de private jokes, faisant référence à des faits, des tics qui m’ont échappé. L’amour, l’amitié, l’admiration d’Ayroles pour son « sujet » transparaissent évidemment, mais le lecteur extérieur à leur relation reste quand même orphelin de certaines références, pour davantage apprécier cet album. Mais je conçois très bien qu’un autre que moi y trouve plus facilement son plaisir. Il m’a juste manqué les bonnes clés. Note réelle 2,5/5.
Le Caravage
J'ai eu un mal fou à finir ces 2 pauvres albums. Tout d'abord les dialogues semblent tellement faux. Et pourtant cette histoire qui ne manque pas de romanesque et de péripéties aurait pu, aurait dû, m'intéresser si elle n'avait été si mal écrite. Peut-être que la traduction en français n'était pas à la hauteur? Puis le dessin est peut-être beau en soi, mais il manque terriblement de fluidité, de mouvement. Alors un dessin statique et des dialogues irréalistes, vous comprendrez la difficulté de se laisser emporter.
La Flamme
Jorge González met en scène quatre générations de sa propre famille, de son grand-père footballeur dans l'Argentine du début du 20e siècle jusqu'à son propre fils de nos jours en Espagne. La Flamme était le surnom du fameux grand-père dont les cheveux roux éclatants lui donnaient l'allure d'une fusée sur les terrains de foot du Racing Club de Avellaneda. La Flamme c'est aussi le nom de cet album composé de chapitres d'une vingtaine de pages, séparés chacun d'environ une dizaine d'années et donnant un aperçu de plusieurs périodes entre 1904 et nos jours. L'histoire s'entame par la construction du fameux stade du Racing Club, financé par tous les amateurs de foot de ce quartier pauvre en banlieue de Buenos Aires. C'est là que quelques ans plus tard le jeune grand-père de l'auteur verra ses premiers matchs avant de rejoindre l'équipe et d'y trouver la gloire. Puis ce footballeur aura un fils, lui aussi doué pour le foot mais n'ayant pas la passion de son père resté trop distant de lui. Ce fils aura aussi un fils qui s'éloignera radicalement du foot pour devenir auteur de BD. Et puis viendra la quatrième génération, ayant la vie devant elle et ne voyant pour le moment le foot que comme un agréable divertissement. C'est une histoire de relations père-fils et de liberté dans le choix de sa vocation. Présenté ainsi, le récit parait dense, d'autant que l'album fait presque 300 pages. Pourtant chaque planche contient peu de cases, peu de détails visuels et peu de dialogues, à quelques exceptions près, amenant à un feuilletage rapide. On saute ainsi d'une époque à une autre de manière très rapide, parfois trop. On s'attache difficilement à ces personnages qu'on ne croise que peu de temps, sans les connaitre. Le graphisme n'aide pas non plus à l'imprégnation. Il est majoritairement réalisé en teintes de gris et de marrons sombres, assez moroses, avec des personnages et décors qui paraissent régulièrement griffonnées au crayon par dessus ces fonds brumeux. Rares y sont les moments ensoleillés et cela plombe l'ambiance. Et ces fameux personnages que le récit ne nous laisse pas le temps de découvrir sont dessinés de telle manière qu'on en vient souvent à les confondre. Plusieurs fois, je me suis demandé si la planche que je lisais traitait de jeune Jorge ou de son ami Hernán dont on suit un moment les parcours parallèles. Ce n'est que vers la fin de l'album que j'ai saisi où voulait en venir l'auteur et où il a failli me toucher, quand il finit de boucler la boucle et d'ouvrir la discussion sur le droit à l'auto-détermination de sa vocation et sur l'impact de la relation entre père et fils sur cette dernière. Le message est même asséné avec lourdeur dans un chapitre qui m'a été pénible, dédié à une débat philosophique bavard entre trois experts parmi lesquels l'ami de l'auteur. Je suis passé à côté de cet album qui m'a plusieurs fois ennuyé et dont je n'ai su goûter ni le graphisme ni la mise en scène.
Les Blagues de Toto
« Les Blagues de Toto » sont des Bd que j’ai depuis mes 3 ans et oui ça date. A l’époque, je m’en rappelle qu'un de mes camarades de classe passait toute la récré à me raconter des blagues de toto, c’était bon enfant et on riait bien. Il arrivait aussi qu’il me racontait des blagues se trouvant dans ces albums. À l'époque c’était drôle pour moi, ayant à peine 6/7 ans c’était gentillet et mignon à lire, je faisais partie du public visé et ça marchait bien. Mais maintenant ayant grandi, je ne trouve plus les blagues si intéressantes que ça, on les connaît tous par cœur et ça tombe vite à plat. Le dessin est par contre très mignon avec de beaux décors plutôt sympathiques. Voilà mais c’est des Bd à surtout réserver à un public très jeune. Ça marchait quand j’étais petite donc ça peut bien marcher avec des enfants, même si en terme de série jeunesse je conseillerais plutôt les P’tits diables ou Ariol, mais ça reste un petit passe temps par contre des adultes ou ados vont s’ennuyer très vite.