Je poste mon avis concernant "SHI" après la lecture des 4 tomes et donc du cycle complet. Si j'avais dû donner une note après le 1er tome, j'aurais mis sans hésiter un 4/5.... J'étais emballée par l'atmosphère, le dessin, l'histoire, j'avais hâte de la sortie des tomes suivants.... mais la qualité de l'histoire se dégrade au fur et à mesure que les tomes avancent.
SHI est une organisation secrète et terroriste, uniquement composée de femmes , qui se venge des violences faites aux enfants.
Dès le premier tome, on découvre l'origine de cette organisation, la rencontre intense entre 2 femmes : Jennifer, une noble anglaise, et Kita, une énigmatique Japonaise, à Londres pour l'exposition universelle de 1851. Toutes les 2 sont gravées à jamais par des blessures de femmes, de mères.
L'atmosphère du Londres du XIXème siècle est superbe, les planches sont à couper le souffle.
Mais malheureusement, je trouve que l'histoire vire au fantastique, ce qui ne correspond pas au genre des premiers tomes.
De plus, les liens avec le présent ne sont plus vraiment développés. Dans les 1ers tomes, des rappels du présent donnaient de la puissance au récit.
Je m'arrêterai au 1er cycle, c'est évident.
Je suis vraiment déçu par cet album qui semblait être un simple roman graphique sans grande prétention, mais avec un dessin qui m'attirait.
Et au sortir de la lecture, je peux déclarer sans ambages que je n'ai absolument pas aimé le scénario et que seul le dessin m'empêche de descendre ma note. C'est d'un fade, et d'un vide que je trouve complètement dépassé. Le portrait voulu de l'auteure sur une génération Y (dont je crois que je fais partie, je ne suis pas certain) est presque caricatural, à mon sens. Les personnages sont d'un agaçant, imbus d'eux-même et hautains, énervants et lâches, ils ne sont jamais intéressants. Rien n'est ressorti de leurs questions non-existentielles, et je me suis senti plus énervé qu'intéressé par leurs vies.
Et surtout, la BD évite les sujets qui sont véritablement au cœur de cette génération qui ne trouve pas sa place dans ce monde : la pauvreté et la misère (parce que bon, on a quand même des gens aux conditions de vies pas trop mal, hein) liés aux travaux précaires, aux bas salaires parce que perpétuellement en CDD et sans jamais avoir de stabilité, la désertion de tout combat politique et la sensation d'abandon de la classe politique, la coupure avec les anciennes générations, les questionnements sur la place sociétale, le poids des nouveaux combats (terrorisme, écologie, technologie ...). Bref, les problèmes qui concernent réellement cette génération, qui sont les causes des nombreuses dépressions et des suicides des jeunes, pas un roman graphique sur les relations de couple et le fait de faire un peu trop la fête. A mon sens, cette BD représente le miroir déformant que l'on associe à cette génération, détachée de toute la réalité du terrain.
Niveau dessin, par contre, j'ai bien aimé ce crayonné avec quelques pointes de couleur qui ont un apport sympathique, même si j'ai l'impression parfois de voir trop de gros plans, ce qui étouffe l'ensemble. Mais j'aurais bien envie de lire d'autres albums de l'auteure !
Clairement, c'est une BD qui m'a plus énervé par son propos complètement à côté de la plaque à mon avis, et qui n'arrive pas à rendre compte de cette génération dont elle veut parler. Peut-être est-ce principalement parce que je ne m'y suis pas retrouvé, et je l'admets volontiers, mais des personnages insupportables ne me permettent pas de m'intéresser à un roman graphique qui les place au centre de son histoire.
Connaissant l'Encyclopédie de Masse publiée en 1982 et 83 aux Humanoïdes Associés, et voyant que Gaston avait posté cette fiche, je me hasarde à en dire quelques mots. Bon, c'est pas du tout mon truc ce genre d'humour, mais je reconnais que Masse qui doit être un peu dérangé quelque part, ou alors il manie l'absurde de façon prodigieuse, a en tout cas une imagination débordante, les situations qu'il fait vivre au lecteur sont très kafkaïennes et complètement décalées, on peut sourire mais rarement s'esclaffer car c'est pas de l'humour où on se tape sur les cuisses, c'est très intello tout ça, donc on aime ou on n'aime pas.
Pour ma part, à une époque je tombais sur Masse dans pas mal de journaux de BD vu qu'il collaborait avec Métal Hurlant, Charlie Mensuel, Pilote dans sa formule adulte, l'Echo des Savanes, et surtout A Suivre à qui il a livré le plus de planches je crois, donc ses petits récits constituant l'Encyclopédie de Masse, j'en ai lu beaucoup, on y retrouve souvent son gros bonhomme au curieux petit chapeau qui est souvent effaré devant certaines apparitions dans sa chambre, il y a plein de types qui font irruption dedans et qui se livrent à des gesticulations incongrues, bref on est dans l'absurde grand teint, un univers certes d'une grande originalité, mais qu'il serait vain de définir. Ce qui me faisait supporter ce genre de bande en fait, c'est le dessin de Masse, un noir et blanc souvent brouillasseux, très surchargé, d'une grande maitrise et empli de dialogues souvent édifiants et insupportables.
Tout ça pour dire qu'en feuilletant cette nouvelle version de son Encyclopédie, je n'y vois rien de bien nouveau, mais il est important que Masse soit connu car c'est un auteur très original, et son oeuvre est totalement inclassable.
Voilà une série symptomatique des années 2000 chez Soleil, avec aux manettes leur plus grand champion, Christophe Arleston, pour le meilleur mais aussi pour le pire.
Cette fois-ci, nous sommes invités à découvrir le monde d’Amphel, la cité d’Amproche et la magie des élixirs. Le récit est relativement divertissant, mais ultra classique, n’apportant strictement rien de neuf au genre. Pire, les fameux élixirs introduits et prometteurs dans le premier album ne sont pas suffisamment exploités et même relégués au second plan dès les tomes suivants. Quant aux personnages, ils sont caricaturaux dans les meilleurs des cas, carrément inutiles dans les pires. Que dire de Tolriq, notre « héros », dragueur à la lourdeur agaçante ? Comment supporter la petite peste superficielle de princesse Murmillia ? Seule lumière dans la nuit, Faude, garde du corps charismatique de la peste susnommée.
Le dessin est inégal et change énormément d’une planche à l’autre. Les personnages semblent parfois bâclés. Et que dire des tenues et proportions irréalistes des protagonistes féminines ?
Ajoutons à cela que la série a été abandonnée après trois albums, sans que l’histoire n’ait vraiment avancé… l’élixir est à l'évidence un peu amer.
Vous l’aurez compris, cette série est largement dispensable. Que ce soit chez Soleil ou pas, avec Arleston ou pas, la fantasy a bien d’autres bijoux qui méritent davantage votre attention.
J'aime bien le western, mais là je me suis franchement ennuyé.
Le contexte historique est intéressant, mais c'est raconté de manière trop froide à mon goût. À aucun moment, je n'ai ressenti les émotions des personnages ou je n'ai été intéressé par leur sort. Le meilleur exemple est probablement la fin qui est censée être un moment émouvant et qui m'a laissé de marbre et dont la mise en scène est moyenne. Disons que lorsque je lis la fin d'un récit qui a duré presque 200 pages (je précise que j'ai lu l'intégrale paru au Long Bec), je m'attendais à ce que ça soit un peu plus spectaculaire que ça. La trame est classique et s'il n'y avait pas ces scènes de violences, de nudité et de viol, j'aurais presque cru lire une vieille série réaliste des années 50. Le dessin est correcte au niveau du décor, mais je n'aime pas du tout comment sont dessinés les visages, j'ai trouvé que c'était laid et que les expressions étaient souvent ratées.
Au fait, si vous avez envie de lire un fait historique qu'on peut résumer à ''des blancs et des indiens sont responsables d'atrocités', lisez sur le massacre de ces pauvres hurons.
Dès la première BD de Homs que j’ai lue, à savoir sa toute première (Secrets : L'Angélus) je suis tombé sous le charme de ce dessinateur. Et ses productions suivantes ont continué de me ravir les pupilles. C’est donc avec un intérêt non négligeable que je me suis plongé dans Shi. D’autant plus que le prolifique Zidrou au scénario est loin d’être le premier venu.
Le résultat est à la hauteur des attentes. Visuellement c’est splendide, comme d’habitude. Le trait est élégant, les détails soignés, les cases hyper lisibles même lorsqu’il y a des cadrages ou des découpages un peu originaux. J’adore ce style, c’est un régal. Les personnages principaux, en plus d’être séduisants, sont bien trouvés. Ils ont un caractère bien trempé et un coté mystérieux bien plaisant. D’un côté la jeune Japonaise et son bébé mort dont on se demande bien d’où elle vient et ce qui lui est arrivé. De l’autre Jennifer, qui tient tête aux nombreux protagonistes masculins et qui semble aussi avoir quelques écorchures liées à son passé.
Ces 2-là forment une belle association. Et les premières péripéties liées à leur rencontres sont prometteuses.
Très plaisant. J’ai hâte de lire la suite...
... Et la suite ne fut pas à la hauteur de mes attentes :-(
Je n'ai pas trop compris l'orientation de l'intrigue. Pendant 2 tomes on nous fait miroiter un lien avec une histoire dans le présent qui met en scène un magnat des mines anti personnel, dont on n'entendra plus parler par la suite.
L'histoire principale suit elle son cours, mais on l'étire, on y ajoute quelques passages qui m'ont ennuyé car ils ne font pas progresser l'intrigue. Les tergiversations de la famille Winterfeld sont trop nombreuses, le comportement du père, celui du frère. Trop de secrets que ça en devient trop pour une seule famille. Ajoutons enfin le virage fantastique à base de monstres et de divinités japonaises qui sortent des héroïnes. Ça fait beaucoup de détails décevants qui s'accumulent.
Le dessin reste formidable, mais hélas ça ne comble pas la perte d'intérêt de l'histoire, d'autant plus que cette fin de cycle est bien trop ouverte et ouvre plus de portes qu'elle n'offre de réponses.
Bigfoot, Chipekwe et aujourd'hui Apaloovik. Sans déc, tu te vois dire à un de tes potes: "Tiens hier j'ai lu Chipekwe et après dans la foulée Apaloovik!" Le mec y te regarde, puis comme c'est ton pote il te demande de répéter. Toi t'es un mec cool tu crois faire du prosélytisme donc tu lui en remets une couche. Lui :" Ah ouais super!". Mais tu peux être sur d'une chose c'est que dans 5 mn il se rappellera pas du tout du nom de tes BD.
Oserais je dire que moi même dans 5 jours je n'aurais qu'un vague souvenir de ces histoires? Et pourtant je me disais qu'avec ses spin off la série mère nous aiderait à faire un peu la lumière sur les sus dits personnages. Raté encore une fois.
C. Bec est un scénariste de génie, génie des affaires, qui arrive à entretenir un "suspens" pas franchement ébouriffant. Sans blague! vous n'aviez pas pigé que la grosse bête qui cassait les bateaux était une sorte de mégalodon qui vivait peinard dans une grotte très très profonde et sans contact avec le reste de l'océan, au passage je me demande bien ce qu'il pouvait bouffer le pauvre bestiaux, et hop voilà t'y pas que son bébé se cogne la tête très fort sur un voilier, genre en résine ou plastique et pof il meure mais arrive à se traîner sous un iceberg, avec une grotte, et on le retrouve mort, tranquillement couché sur une sorte de "plage " de glace (comment il est aller se foutre là est un mystère mégalodontesque). Forcément sa maman est très en colère et décide de sauter hors de l'eau comme à Dysneyworld et hop elle retombe sur un bateau avec des gentils pêcheurs. Oui je sais dans le tas y a un gros bourrin qui mérite son sort.
Fin de la phrase, je m'énerve, je m'énerve mais bon allez y avec juste un poil de recul et dites moi ce que vous en pensez réellement. Personnellement alors que le dessin est pas mal fichu, j'ai vraiment l'impression qu'on nous prends pour des gros couillons, pardon site adoré, mais là franchement je suis énervé. Bon pas trop quand même j'ai eu l'honneur de lire cette BD dans le cadre d'un jury pour un festival à venir. C'est pas mon favori pour être le grand prix!!!! Si, finalement j'y reviens, parce que je suis consciencieux je me le suis retapé pour voir. Et là sans blague j'ai ri, mais au final , ben c'est pas drôle, et je crois en plus que C. Bec voulait nous faire un truc encore plus effrayant que "Jaws". Et je vous ais pas causé de la petite fille!!!!!!
Zana: Merde les gars j'ai raté la BD précédente Amarok et voila t'il pas que je tombe sur Zana. Encore une fois C. Bec nous entraine dans une aventure dont il a le secret. Ce coup-ci il nous dégotte une tribu de néandertaliens qui vit peinarde dans les montagnes du Caucase. Faut aller y voir de plus près notre milliardaire habituel s'y colle accompagné d'un ancien boxeur qui pourrait être lui même un descendant de la dite tribu. Comme nous sommes dans le Caucase l'armée russe s'en mêle, il y a des satellites dans le ciel et à la fin un joli petit bébé néandertalien est abandonné sur le porche d'une grange.
C'était quoi déjà que bouffait Casimir ? Du bloubi boulga, voila un terme qui résume à lui seul l'indigence du scénario de ce nouvel opus.
Carthago adventures c'est fini pour moi, vous me raconterez.
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Heureusement qu'il y a Moebius au dessin sans quoi ma note aurait été bien plus basse. Jodorowsky tel qu'en lui même, il y a longtemps que j'ai émis un diagnostic sur la psyché de l'homme, ses névroses et ses fantasmes. Là ça envoie du lourd, du très lourd même, filez nous l'adresse de son dealer , c'est apparemment un tout bon. C'est donc dire si ma lecture de cette trilogie s'est faite de manière très superficielle.
Comme je le disais au tout début heureusement que le dessin est là, encore que pour moi ce n'est pas le meilleur de ce qu'a pu produire le grand Moebius.
Une série à réserver aux plus grands fans il n'est que de lire le bref résumé en tête de cette page pour savoir à quoi s'attendre.
On peut avoir une certaine tolérance face à la bizarrerie de certains scénarios, mais il y a certaines limites.
Le pitch est basé sur l'histoire de Marie-Antoinette, qui vient en France en quittant son Autriche natale pour aller épouser le dauphin. Elle se fait attaquer par une horde de zombies et meurt dans d'atroces souffrances. Son frère jumeau va la remplacer pour épouser le futur roi qui n'a guère le choix au nom de la raison d'Etat.
C'est une série de dark fantasy qui semble revisiter l'histoire de la Révolution française en mode zombie. Il y a quelque chose de pourri au royaume de France...
J'avoue que cela ne le fait pas, malgré un excellent graphisme et des situations d'action pour le moins périlleuses et assez sensationnelles. C'est un manga assez original, qui peut toutefois plaire. Moi, je l'ai trouvé assez ridicule.
J'ai lu l'album le plus récent, Les Manchots sont de sacrés pingouins, et ce n'est qu'après coup que j'ai pu constater que c'était bien une réédition modifiée et augmentée de l'album L'Empereur nous fait Marcher. Ce dernier était sorti peu de temps après le film La Marche de l'Empereur et contenait 48 pages. Les Manchots sont de sacrés pingouins pour sa part contient 96 pages, dont 48 pages de gags inédits et les autres 48 pages sont un mélange des gags du premier album tels quels et de certains d'entre eux qui ont été légèrement modifiés.
C'est donc une suite de strips en 2 cases montrant les manchots sous un angle assez absurde, non-sensique.
Le dessin, dans un style proche de la ligne claire, est plutôt agréable.
L'humour, lui... ne m'a pas touché. Je n'ai que peu esquissé de sourires. Cela tombe souvent à plat. Et sur 96 pages, j'ai trouvé pas mal de redites, de gags similaires tournant autour de thématiques redondantes.
Bref, je ne suis pas enthousiasmé et j'ai même failli abandonner la lecture avant la fin par ennui.
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SHI
Je poste mon avis concernant "SHI" après la lecture des 4 tomes et donc du cycle complet. Si j'avais dû donner une note après le 1er tome, j'aurais mis sans hésiter un 4/5.... J'étais emballée par l'atmosphère, le dessin, l'histoire, j'avais hâte de la sortie des tomes suivants.... mais la qualité de l'histoire se dégrade au fur et à mesure que les tomes avancent. SHI est une organisation secrète et terroriste, uniquement composée de femmes , qui se venge des violences faites aux enfants. Dès le premier tome, on découvre l'origine de cette organisation, la rencontre intense entre 2 femmes : Jennifer, une noble anglaise, et Kita, une énigmatique Japonaise, à Londres pour l'exposition universelle de 1851. Toutes les 2 sont gravées à jamais par des blessures de femmes, de mères. L'atmosphère du Londres du XIXème siècle est superbe, les planches sont à couper le souffle. Mais malheureusement, je trouve que l'histoire vire au fantastique, ce qui ne correspond pas au genre des premiers tomes. De plus, les liens avec le présent ne sont plus vraiment développés. Dans les 1ers tomes, des rappels du présent donnaient de la puissance au récit. Je m'arrêterai au 1er cycle, c'est évident.
Génération Y
Je suis vraiment déçu par cet album qui semblait être un simple roman graphique sans grande prétention, mais avec un dessin qui m'attirait. Et au sortir de la lecture, je peux déclarer sans ambages que je n'ai absolument pas aimé le scénario et que seul le dessin m'empêche de descendre ma note. C'est d'un fade, et d'un vide que je trouve complètement dépassé. Le portrait voulu de l'auteure sur une génération Y (dont je crois que je fais partie, je ne suis pas certain) est presque caricatural, à mon sens. Les personnages sont d'un agaçant, imbus d'eux-même et hautains, énervants et lâches, ils ne sont jamais intéressants. Rien n'est ressorti de leurs questions non-existentielles, et je me suis senti plus énervé qu'intéressé par leurs vies. Et surtout, la BD évite les sujets qui sont véritablement au cœur de cette génération qui ne trouve pas sa place dans ce monde : la pauvreté et la misère (parce que bon, on a quand même des gens aux conditions de vies pas trop mal, hein) liés aux travaux précaires, aux bas salaires parce que perpétuellement en CDD et sans jamais avoir de stabilité, la désertion de tout combat politique et la sensation d'abandon de la classe politique, la coupure avec les anciennes générations, les questionnements sur la place sociétale, le poids des nouveaux combats (terrorisme, écologie, technologie ...). Bref, les problèmes qui concernent réellement cette génération, qui sont les causes des nombreuses dépressions et des suicides des jeunes, pas un roman graphique sur les relations de couple et le fait de faire un peu trop la fête. A mon sens, cette BD représente le miroir déformant que l'on associe à cette génération, détachée de toute la réalité du terrain. Niveau dessin, par contre, j'ai bien aimé ce crayonné avec quelques pointes de couleur qui ont un apport sympathique, même si j'ai l'impression parfois de voir trop de gros plans, ce qui étouffe l'ensemble. Mais j'aurais bien envie de lire d'autres albums de l'auteure ! Clairement, c'est une BD qui m'a plus énervé par son propos complètement à côté de la plaque à mon avis, et qui n'arrive pas à rendre compte de cette génération dont elle veut parler. Peut-être est-ce principalement parce que je ne m'y suis pas retrouvé, et je l'admets volontiers, mais des personnages insupportables ne me permettent pas de m'intéresser à un roman graphique qui les place au centre de son histoire.
La Nouvelle Encyclopédie de Masse
Connaissant l'Encyclopédie de Masse publiée en 1982 et 83 aux Humanoïdes Associés, et voyant que Gaston avait posté cette fiche, je me hasarde à en dire quelques mots. Bon, c'est pas du tout mon truc ce genre d'humour, mais je reconnais que Masse qui doit être un peu dérangé quelque part, ou alors il manie l'absurde de façon prodigieuse, a en tout cas une imagination débordante, les situations qu'il fait vivre au lecteur sont très kafkaïennes et complètement décalées, on peut sourire mais rarement s'esclaffer car c'est pas de l'humour où on se tape sur les cuisses, c'est très intello tout ça, donc on aime ou on n'aime pas. Pour ma part, à une époque je tombais sur Masse dans pas mal de journaux de BD vu qu'il collaborait avec Métal Hurlant, Charlie Mensuel, Pilote dans sa formule adulte, l'Echo des Savanes, et surtout A Suivre à qui il a livré le plus de planches je crois, donc ses petits récits constituant l'Encyclopédie de Masse, j'en ai lu beaucoup, on y retrouve souvent son gros bonhomme au curieux petit chapeau qui est souvent effaré devant certaines apparitions dans sa chambre, il y a plein de types qui font irruption dedans et qui se livrent à des gesticulations incongrues, bref on est dans l'absurde grand teint, un univers certes d'une grande originalité, mais qu'il serait vain de définir. Ce qui me faisait supporter ce genre de bande en fait, c'est le dessin de Masse, un noir et blanc souvent brouillasseux, très surchargé, d'une grande maitrise et empli de dialogues souvent édifiants et insupportables. Tout ça pour dire qu'en feuilletant cette nouvelle version de son Encyclopédie, je n'y vois rien de bien nouveau, mais il est important que Masse soit connu car c'est un auteur très original, et son oeuvre est totalement inclassable.
Elixirs
Voilà une série symptomatique des années 2000 chez Soleil, avec aux manettes leur plus grand champion, Christophe Arleston, pour le meilleur mais aussi pour le pire. Cette fois-ci, nous sommes invités à découvrir le monde d’Amphel, la cité d’Amproche et la magie des élixirs. Le récit est relativement divertissant, mais ultra classique, n’apportant strictement rien de neuf au genre. Pire, les fameux élixirs introduits et prometteurs dans le premier album ne sont pas suffisamment exploités et même relégués au second plan dès les tomes suivants. Quant aux personnages, ils sont caricaturaux dans les meilleurs des cas, carrément inutiles dans les pires. Que dire de Tolriq, notre « héros », dragueur à la lourdeur agaçante ? Comment supporter la petite peste superficielle de princesse Murmillia ? Seule lumière dans la nuit, Faude, garde du corps charismatique de la peste susnommée. Le dessin est inégal et change énormément d’une planche à l’autre. Les personnages semblent parfois bâclés. Et que dire des tenues et proportions irréalistes des protagonistes féminines ? Ajoutons à cela que la série a été abandonnée après trois albums, sans que l’histoire n’ait vraiment avancé… l’élixir est à l'évidence un peu amer. Vous l’aurez compris, cette série est largement dispensable. Que ce soit chez Soleil ou pas, avec Arleston ou pas, la fantasy a bien d’autres bijoux qui méritent davantage votre attention.
Wild river
J'aime bien le western, mais là je me suis franchement ennuyé. Le contexte historique est intéressant, mais c'est raconté de manière trop froide à mon goût. À aucun moment, je n'ai ressenti les émotions des personnages ou je n'ai été intéressé par leur sort. Le meilleur exemple est probablement la fin qui est censée être un moment émouvant et qui m'a laissé de marbre et dont la mise en scène est moyenne. Disons que lorsque je lis la fin d'un récit qui a duré presque 200 pages (je précise que j'ai lu l'intégrale paru au Long Bec), je m'attendais à ce que ça soit un peu plus spectaculaire que ça. La trame est classique et s'il n'y avait pas ces scènes de violences, de nudité et de viol, j'aurais presque cru lire une vieille série réaliste des années 50. Le dessin est correcte au niveau du décor, mais je n'aime pas du tout comment sont dessinés les visages, j'ai trouvé que c'était laid et que les expressions étaient souvent ratées. Au fait, si vous avez envie de lire un fait historique qu'on peut résumer à ''des blancs et des indiens sont responsables d'atrocités', lisez sur le massacre de ces pauvres hurons.
SHI
Dès la première BD de Homs que j’ai lue, à savoir sa toute première (Secrets : L'Angélus) je suis tombé sous le charme de ce dessinateur. Et ses productions suivantes ont continué de me ravir les pupilles. C’est donc avec un intérêt non négligeable que je me suis plongé dans Shi. D’autant plus que le prolifique Zidrou au scénario est loin d’être le premier venu. Le résultat est à la hauteur des attentes. Visuellement c’est splendide, comme d’habitude. Le trait est élégant, les détails soignés, les cases hyper lisibles même lorsqu’il y a des cadrages ou des découpages un peu originaux. J’adore ce style, c’est un régal. Les personnages principaux, en plus d’être séduisants, sont bien trouvés. Ils ont un caractère bien trempé et un coté mystérieux bien plaisant. D’un côté la jeune Japonaise et son bébé mort dont on se demande bien d’où elle vient et ce qui lui est arrivé. De l’autre Jennifer, qui tient tête aux nombreux protagonistes masculins et qui semble aussi avoir quelques écorchures liées à son passé. Ces 2-là forment une belle association. Et les premières péripéties liées à leur rencontres sont prometteuses. Très plaisant. J’ai hâte de lire la suite... ... Et la suite ne fut pas à la hauteur de mes attentes :-( Je n'ai pas trop compris l'orientation de l'intrigue. Pendant 2 tomes on nous fait miroiter un lien avec une histoire dans le présent qui met en scène un magnat des mines anti personnel, dont on n'entendra plus parler par la suite. L'histoire principale suit elle son cours, mais on l'étire, on y ajoute quelques passages qui m'ont ennuyé car ils ne font pas progresser l'intrigue. Les tergiversations de la famille Winterfeld sont trop nombreuses, le comportement du père, celui du frère. Trop de secrets que ça en devient trop pour une seule famille. Ajoutons enfin le virage fantastique à base de monstres et de divinités japonaises qui sortent des héroïnes. Ça fait beaucoup de détails décevants qui s'accumulent. Le dessin reste formidable, mais hélas ça ne comble pas la perte d'intérêt de l'histoire, d'autant plus que cette fin de cycle est bien trop ouverte et ouvre plus de portes qu'elle n'offre de réponses.
Carthago Adventures
Bigfoot, Chipekwe et aujourd'hui Apaloovik. Sans déc, tu te vois dire à un de tes potes: "Tiens hier j'ai lu Chipekwe et après dans la foulée Apaloovik!" Le mec y te regarde, puis comme c'est ton pote il te demande de répéter. Toi t'es un mec cool tu crois faire du prosélytisme donc tu lui en remets une couche. Lui :" Ah ouais super!". Mais tu peux être sur d'une chose c'est que dans 5 mn il se rappellera pas du tout du nom de tes BD. Oserais je dire que moi même dans 5 jours je n'aurais qu'un vague souvenir de ces histoires? Et pourtant je me disais qu'avec ses spin off la série mère nous aiderait à faire un peu la lumière sur les sus dits personnages. Raté encore une fois. C. Bec est un scénariste de génie, génie des affaires, qui arrive à entretenir un "suspens" pas franchement ébouriffant. Sans blague! vous n'aviez pas pigé que la grosse bête qui cassait les bateaux était une sorte de mégalodon qui vivait peinard dans une grotte très très profonde et sans contact avec le reste de l'océan, au passage je me demande bien ce qu'il pouvait bouffer le pauvre bestiaux, et hop voilà t'y pas que son bébé se cogne la tête très fort sur un voilier, genre en résine ou plastique et pof il meure mais arrive à se traîner sous un iceberg, avec une grotte, et on le retrouve mort, tranquillement couché sur une sorte de "plage " de glace (comment il est aller se foutre là est un mystère mégalodontesque). Forcément sa maman est très en colère et décide de sauter hors de l'eau comme à Dysneyworld et hop elle retombe sur un bateau avec des gentils pêcheurs. Oui je sais dans le tas y a un gros bourrin qui mérite son sort. Fin de la phrase, je m'énerve, je m'énerve mais bon allez y avec juste un poil de recul et dites moi ce que vous en pensez réellement. Personnellement alors que le dessin est pas mal fichu, j'ai vraiment l'impression qu'on nous prends pour des gros couillons, pardon site adoré, mais là franchement je suis énervé. Bon pas trop quand même j'ai eu l'honneur de lire cette BD dans le cadre d'un jury pour un festival à venir. C'est pas mon favori pour être le grand prix!!!! Si, finalement j'y reviens, parce que je suis consciencieux je me le suis retapé pour voir. Et là sans blague j'ai ri, mais au final , ben c'est pas drôle, et je crois en plus que C. Bec voulait nous faire un truc encore plus effrayant que "Jaws". Et je vous ais pas causé de la petite fille!!!!!! Zana: Merde les gars j'ai raté la BD précédente Amarok et voila t'il pas que je tombe sur Zana. Encore une fois C. Bec nous entraine dans une aventure dont il a le secret. Ce coup-ci il nous dégotte une tribu de néandertaliens qui vit peinarde dans les montagnes du Caucase. Faut aller y voir de plus près notre milliardaire habituel s'y colle accompagné d'un ancien boxeur qui pourrait être lui même un descendant de la dite tribu. Comme nous sommes dans le Caucase l'armée russe s'en mêle, il y a des satellites dans le ciel et à la fin un joli petit bébé néandertalien est abandonné sur le porche d'une grange. C'était quoi déjà que bouffait Casimir ? Du bloubi boulga, voila un terme qui résume à lui seul l'indigence du scénario de ce nouvel opus. Carthago adventures c'est fini pour moi, vous me raconterez. .
La Folle du Sacré-Coeur (Le Coeur couronné)
Heureusement qu'il y a Moebius au dessin sans quoi ma note aurait été bien plus basse. Jodorowsky tel qu'en lui même, il y a longtemps que j'ai émis un diagnostic sur la psyché de l'homme, ses névroses et ses fantasmes. Là ça envoie du lourd, du très lourd même, filez nous l'adresse de son dealer , c'est apparemment un tout bon. C'est donc dire si ma lecture de cette trilogie s'est faite de manière très superficielle. Comme je le disais au tout début heureusement que le dessin est là, encore que pour moi ce n'est pas le meilleur de ce qu'a pu produire le grand Moebius. Une série à réserver aux plus grands fans il n'est que de lire le bref résumé en tête de cette page pour savoir à quoi s'attendre.
Versailles of the dead
On peut avoir une certaine tolérance face à la bizarrerie de certains scénarios, mais il y a certaines limites. Le pitch est basé sur l'histoire de Marie-Antoinette, qui vient en France en quittant son Autriche natale pour aller épouser le dauphin. Elle se fait attaquer par une horde de zombies et meurt dans d'atroces souffrances. Son frère jumeau va la remplacer pour épouser le futur roi qui n'a guère le choix au nom de la raison d'Etat. C'est une série de dark fantasy qui semble revisiter l'histoire de la Révolution française en mode zombie. Il y a quelque chose de pourri au royaume de France... J'avoue que cela ne le fait pas, malgré un excellent graphisme et des situations d'action pour le moins périlleuses et assez sensationnelles. C'est un manga assez original, qui peut toutefois plaire. Moi, je l'ai trouvé assez ridicule.
Les Manchots sont de sacrés pingouins (L'Empereur nous fait marcher)
J'ai lu l'album le plus récent, Les Manchots sont de sacrés pingouins, et ce n'est qu'après coup que j'ai pu constater que c'était bien une réédition modifiée et augmentée de l'album L'Empereur nous fait Marcher. Ce dernier était sorti peu de temps après le film La Marche de l'Empereur et contenait 48 pages. Les Manchots sont de sacrés pingouins pour sa part contient 96 pages, dont 48 pages de gags inédits et les autres 48 pages sont un mélange des gags du premier album tels quels et de certains d'entre eux qui ont été légèrement modifiés. C'est donc une suite de strips en 2 cases montrant les manchots sous un angle assez absurde, non-sensique. Le dessin, dans un style proche de la ligne claire, est plutôt agréable. L'humour, lui... ne m'a pas touché. Je n'ai que peu esquissé de sourires. Cela tombe souvent à plat. Et sur 96 pages, j'ai trouvé pas mal de redites, de gags similaires tournant autour de thématiques redondantes. Bref, je ne suis pas enthousiasmé et j'ai même failli abandonner la lecture avant la fin par ennui.