Alexandrin ou l'art de faire des vers à pied

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 6 avis)

Une histoire tout en fraîcheur, en douceur, mélancolique et pourtant lumineuse, et une vraie bonne surprise


Poètes et poésie

On s'attache à cet Alexandrin, poète de rue qui recueille un jeune fugueur pour lui faire découvrir son monde (et nous faire du même coup prendre un peu de distance par rapport au matérialisme de notre époque La rencontre Rabaté-Kokor donne un album inattendu, plein de poésie.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 24 Août 2017
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Alexandrin ou l'art de faire des vers à pied
Les notes (6)
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04/11/2017 | herve
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Par sloane
Note: 4/5
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La vie fait parfois curieusement les choses, il y a environ une heure je postais un avis sur une BD, Snotgirl où le langage SMS est roi. J'y disais toute ma nostalgie de ce temps où les élèves avaient encore la possibilité de découvrir des auteurs, des poètes qui ne sont plus à la mode aujourd'hui. J'ai trouvé cette BD très jolie et émouvante. Mine de rien elle nous dit beaucoup de choses sur notre monde moderne, fait de rapidité et d'instantanéité. Et oui la lecture n'est pas difficile, d'ailleurs pourquoi le croirait-on ? Parce qu'à un moment ou un autre, on aurait entendu un rimailleur tenter de jouer au poète, un professeur rebutant à l'école. J'invite le plus grand nombre à lire cette BD, elle prend tout son sens à l'heure actuelle, dégageant une certaine mélancolie mais sans tristesse. Elle prouve qu'avec quelques mots arrangés de belle manière l'on peut dire des choses importantes. Du dessin se dégage également une ambiance qui sur certaines planches incite à la rêverie.

12/06/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

J’ai bien aimé ce récit, certes très classique sur son fond, mais joli et poétique dans sa forme. L’histoire de ce sans-abri voguant au fil des paysages, vivant de poèmes vendus de portes en portes et qui prend sous son aile protectrice et éducatrice un jeune fugueur, ce n’est clairement pas ce qui se fait de plus original. Mais tout classique qu’il soit, ce récit n’en est pas moins touchant. Je craignais un peu que l’écriture en vers et en pieds fatigue à force, ou m’oblige à relire certains dialogues pour bien les comprendre. Ce n’est absolument pas le cas, cette écriture demeure très fluide et agréable à lire. L’humour est bien présent mais demeure léger car ce sont la poésie des mots et la musicalité du verbe qui sont mis en avant. Le dessin est vraiment beau. La colorisation apporte une mélancolie au récit tandis que le trait expressif et caricatural laisse passer beaucoup d’émotions. Des décors se dégage encore une forme de mélancolie, de douceur, de beauté dans la normalité. Rien d’exceptionnel mais je me suis senti bien dans ces pages. En clair, j’ai bien aimé… même si ce récit est tout sauf surprenant.

19/02/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

C'est une bd sur le temps qui passe, sur le sens des mots, sur une pause à faire dans une vie qui va de plus en plus vite. C'est le regard d'un vagabond maniant bien la langue de Molière entre mélancolie et douceur. En effet, il parle en faisant des alexandrins ce qui donne un caractère poétique à cette oeuvre. Bref, il faut aimer vivre dans ces délires pour apprécier. Ce poète va de porte en porte. Parfois, il est bien accueilli et parfois assez mal. C'est une expérience assez intéressante et assez touchante notamment vers la fin. La moralité est que la poésie ne meurt jamais même si la vie emporte tout sur son passage.

10/03/2018 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
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Ouah, je m'étonne moi-même de la note que je donne, c'est vous dire ! Qu'a fait cette BD pour attirer mes foudres chroniqueuses ? Rien, et c'est là tout le drame. Cette lecture n'a pas été déplaisante, mais elle m'est passé un peu trop au-dessus de la tête. J'en reste encore surpris. Le souci, c'est que si je n'avais pas du redéménager mes BD récemment, j'aurais complètement oublié que je l'avais lu. Et pourtant je me rappelle l'histoire et quelques détails, mais dans l'ensemble j'ai trouvé ça seulement sympathique, j'ai oublié pas mal de choses et ma relecture m'a encore plus laissé sur ma faim. C'est trop mignon et trop beau, sans doute. Pas assez de fantaisie ou de poésie (dans le sens pas assez poétique dans la façon de faire), une fin convenable mais qui ne m'a pas touché ... Je ne sais pas exactement où, mais l'alchimie n'a pas pris. Et ça m'embête un peu parce qu'il y avait tout pour que je sois enthousiaste. Le dessin est bon, quoique pas particulièrement notable à mon gout. Et pour le reste ... Ben je n'ai pas tellement envie de le lire une troisième fois, ce qui est quand même sacrément dommage. Bref, en ce qui me concerne c'est un coup d'éclat dans le vent. Et c'est malheureusement tout.

21/01/2018 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Un scénario sympathique de Rabaté servi par l'excellent trait de Kokor. À cause du titre, j'avais moi aussi peur de lire une histoire remplie d'alexandrins chiants à lire, mais au final cela se lit très facilement et j'ai bien aimé les dialogues. Le personnage du poète est un personnage attachant et intéressant et le petit garçon qui l'accompagne durant la majorité de l'album n'est pas mauvais non plus. Toutefois, il manque quelque chose pour rendre le tout captivant à lire. J'ai trouvé que vers les trois-quarts de l'album, le récit commençait à tirer en longueur et qu'il ne se passait plus grand chose de bien intéressant. Heureusement que les dernières pages sont très bien. Au final, un bon divertissement sans plus.

13/01/2018 (modifier)
Par herve
Note: 4/5
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Cela fait des années que je n'avais pas lu une bande dessinée signée Kokor,depuis Balade Balade, en 2003. Bien que le scénario soit de Pascal Rabaté, je trouve que l'on reste dans son univers, c'est d'ailleurs ce qui fait le charme de ce one-shot. J'avais peur que la lecture des dialogues, la plupart en alexandrins, soit fastidieuse au final, et bien non, on finit comme Kevin, le jeune garçon qui accompagne le poète, par attraper ce virus. En suivant quelques jours dans la vie de curieux poète, mi clochard, mi séducteur, Alexandrin, j'ai beaucoup ri (ah! la scène des bains douches) mais la seconde partie de cet ouvrage devient plus émouvante, voire touchante, toute empreinte de spleen. Ce livre est une véritable bouffée d'oxygène dans ce monde matérialiste. Touchant.

04/11/2017 (modifier)