B+F est un récit muet qui met en scène une femme nue et un chien géant dans un monde étrange, onirique et dangereux. Le chien et la femme sont amis mais ils sont confrontés à des périls mortels. Et d'ailleurs la femme doit bien mourir au moins 2 fois au cours du récit pour être ensuite sauvée par le chien ou plus directement ressuscitée quand le chien meurt également. L'histoire n'a ni queue ni tête, à part le récit du combat et de la survie de ces deux personnages, contre des créatures étranges, et avec parfois des alliés étranges aussi.
Le dessin ne suffit pas à remonter l'intérêt que peut représenter cet album car il n'a rien d'exceptionnel ou de marquant.
C'est le genre de récit gratuit, improvisé semble-t-il, qui laisse perplexe et s'oublie aussitôt lu.
Malgré une couverture assez hideuse qui n'est pas vraiment le reflet des pages intérieures, je me suis laissé tenté par cet album.
C'est le graphisme de Pierre Malma que je découvre qui m'a fait penser à un Olivier Milhiet et un Winshluss qui m'a motivé, appréciant les deux dans leur registre respectif mais très décalés pour autant. Si ici effectivement on est aussi dans le registre du "pas de côté" pour prendre à rebrousse poil les feuilletons à succès du XIXe siècle en oscillant entre humour et mystère, je n'ai pas vraiment été séduit par le scénario concocté par Arnaud Le Gouëfflec.
Le jeune Boule de Gomme est engagé par l'énigmatique Baron Mystère comme majordome avec comme principe premier de se mêler de ses affaires. Mais le petit personnel a toujours les yeux et les oreilles qui trainent, et les allers et venues mystérieux de la nuit vont conduire Boule de Gomme à s'immiscer dans les affaires du Baron et mener notre duo dans des aventures rocambolesques et farfelues.
Autant je suis fan de la littérature fantastique du XIXe, autant le roman feuilleton n'est pas spécialement ma tasse de thé. Ajoutez à cela ce côté loufoque proposé par nos auteurs et on obtient un album que j'ai lu sans grande passion ni conviction. Ok certaines idées sont bonnes, ok le coup de crayon est stylisé et personnel, mais je n'aurais jamais réussi à vraiment m'intéresser à leurs aventures... Dommage.
Agecanonix sort de ce corps! En faisant du rangement (confinement oblige) je retombe sur ces vieilles bandes des années 70 dont je me demande bien pourquoi elles étaient encore en ma possession.
Par les dieux que tout ceci a vieilli, à l'époque déjà je n'appréciai pas trop le truc n'étant pas attiré par les histoires de militaires et se déroulant pendant la Seconde Guerre mondiale. Sans doute aussi étais-je une grosse feignasse qui était rebutée par les textes trop peu lisibles à mon goût. Pour autant je ne renie pas le rôle que ces histoires ont pu prendre dans l'esprit de jeunes gens ayant vécu cette période.
Ce genre de bande est aujourd'hui bien vieillot et dépassé que ce soit en ce qui concerne le dessin ou le sujet.
Franchement non. Mon avis sera court tant j'ai peu apprécié la chose qui me fut offerte. La couverture et le pitch du scénario étaient prometteurs, mais hélas l'intérieur n'a pas été à la hauteur.
Dessin avec des personnages aux visages bizarres, une colorisation pas terrible à mon goût et puis l'histoire dans laquelle je ne suis pas du tout rentré. Je sais tout ça est un peu court, mais rien ne m'inspire dans ces trois tomes.
Mouais. Je ne suis pas du tout convaincu par cet album.
Willem est un auteur clivant, que ce soit pour le fond ou la forme, et ici je trouve que la sauce ne prend pas.
Je n’y ai même pas trouvé ce qui peut parfois donner du sel à ses productions, à savoir la dénonciation – dans l’esprit Charlie Hebdo, journal au sein duquel ces quatre histoires ont été au préalable publiées – de la religion, de la police, de l’ordre économique établi, etc.
Non, ici, on n’a qu’un empilement de scènes sans queue ni tête, dans lequel joue une sexualité exacerbée et quasi obsessionnelle, qui n’a évidemment rien d’érotique, mais qui par son absurde et ses outrances, immunise par overdose contre la possibilité de choquer. Et tout ceci noie aussi dans un joyeux foutoir la critique sociale généralement en filigrane de l'oeuvre de Willem.
De plus, je n’ai pas trouvé ça drôle, et c’est un peu répétitif. Bref, ce n’est clairement pas avec cet album que je vous conseille de découvrir cet auteur néerlandais, qui a ailleurs un peu mieux réussi à allier trash, provocation et réflexions politiques.
Évidemment attiré par le thème atypique et les couvertures rétros branchées... Je me suis dit pourquoi pas. Mais au final, un goût d'insatisfaction tout de même.
D'abord, on n'apprend pas grand chose sur le phénomène burlesque à la lecture de cette histoire. Le coup du groupe musical qui cherche à percer sans se trahir cela marche autant pour le rap, que du métal, que du zouk, etc, etc... Ici j'ai trouvé que le burlesque se contentait d'être le décor de cette intrigue. Dommage. D'ailleurs les auteurs pour remédier à cela, ont truffé leur livre de préfaces, anecdotes et interviews de vrais personnages du monde burlesque réel... on sort donc du cadre stricto sensu de la BD.
Pour ajouter à tout cela, malheureusement, le reste de l'oeuvre, à savoir dessin, scénario et dialogues, n'est clairement pas à la hauteur. Malgré les efforts des auteurs. Je trouve les personnages sans consistance et les dialogues poussifs. L'intervention d'un psychopathe à différents moments en est l'exemple le plus marquant. Et sans un sentiment de crédibilité, dur de rentrer et d'apprécier une histoire.
Alors le dessin peut paraître beau en soi, comme un poster ou une belle image, mais l'ensemble ne fonctionne pas. Trop statique pour ce monde de rock'n roll et de grosses bagnoles! Et les pupilles en forme de point dans des yeux surdimensionnés, je n'y arrive pas...
Max et Lili, c’est typiquement la bd que les parents offrent à leur enfant pour les sensibiliser à un sujet particulier, du genre faire ses devoirs, le racket, la peur du noir, la violence, etc etc.
J’ai toujours vu ça comme un truc un peu pénible à lire, pas très intéressant et qui me disait ce qui était bien ou pas. Bref, je trouvais ça moralisateur, et je n’ai jamais trop apprécié cette bd, même si j’ai eu des albums. Avec le recul, on peut se dire que c’est bien pour les enfants mais personnellement je n’offrirai pas ça, vu que je n’aimais pas quand j’étais gosse. Je pense que ce désamour était aussi dû au format (c’est con mais j’ai toujours préféré le format classique) et aux dessins qui sont un peu brouillons et pas forcément hyper travaillés. Les personnages principaux, Max et Lili, ne sont pas non plus spécialement attachants. Après, cette série a du succès et les thèmes abordés, et la façon dont ils sont abordés, ne sont pas déconnants.
The Big Country est un polar sombre et réaliste, l'histoire du shérif d'une petite ville du Texas à la poursuite d'un homme qui a tué son ex-femme et son nouvel amant sous les yeux de sa propre fille. Au-delà de l'enquête policière elle-même, on découvre les côtés sombres de la ville mais aussi du passé familial du shérif.
Je n'ai pas accroché à cette lecture.
Le graphisme est déplaisant, avec un encrage qui ne trace que les contours et le reste est "dessiné" à la couleur informatique avec beaucoup d'effets de contre-jour et d'obscurité. Les personnages se ressemblent beaucoup et j'ai confondu plusieurs fois le shérif et son adjoint.
La narration est également désagréable. A plusieurs moments, il y a des sortes d'ellipses qui m'ont donné l'impression d'avoir raté une page et de ne pas comprendre où le récit en était soudain arrivé. Il faut s'accrocher pour s'y retrouver.
Et puis l'histoire en elle-même prend bien des détours pour au final ne pas raconter grand chose. Elle joue aussi trop sur son côté sombre comme si c'était une fin en soi.
Sincèrement, je n'ai pas pris de plaisir.
J'aime bien les parodies quand elles respectent un certain niveau de finesse et de subtilité de l'humour. Mais avec cet album, on est dans la grosse parodie bien épaisse qui en fait des tonnes et ça ne me fait pas rire du tout.
Contrairement à la couverture qui laisse penser à un pastiche d'Asterix, c'est en réalité Thorgal qui sert de base à son scénario et à ses personnages principaux, à l'exception de XIII en tant que second rôle important. Mais l'album est l'occasion pour l'auteur d'insérer un maximum d'autres clins d'oeil et personnages issus d'autres BD franco-belges, allant de Soeur Marie-Thérèse des Batignolles au professeur Tournesol de "tintin". Il y en a tellement que ça sent régulièrement l'humour forcé. "Ah, là j'ai une case de libre, ça n'a rien à voir avec l'intrigue, c'est pas particulièrement drôle, mais je peux y placer tel personnage, je vous le mets quand même ?"
L'intrigue globale est du même tonneau. C'est une surabondance de jeux de mots dans les noms des personnages, et de gags souvent lourdement amenés. Plusieurs fois, je me suis fait la réflexion à la lecture d'une case qu'on voyait clairement qu'elle était uniquement destinée à mettre en place un futur gag ou jeu de mots et immanquablement celui-ci arrivait une ou deux cases après.
Le scénario d'ensemble n'est pas palpitant, et comme pour beaucoup de parodies qui partent parfois un peu dans le délire, il devient assez vite confus et on perd un peu le fil de l'objectif de chaque protagoniste. Le récit est au service de l'humour et pas l'inverse, et cela se ressent souvent beaucoup trop. Ce qui est d'autant plus dommage quand l'humour ne me fait pas rire.
Ceci étant dit, le dessin n'est pas mauvais et ça sauve l'ensemble. A l'image de la couverture, il a un style rappelant celui d'Uderzo, malgré des visages et expressions plus basiques. C'est plutôt bien fait et agréable à la lecture. Et il colle pas mal aux personnages parodiés. Au point parfois de donner presque l'impression d'être décalqué sur eux, comme ce sentiment que j'ai eu en voyant le nain Tathzy qui paraissait être l'exacte réplique de l'aspect et des postures du nain de jardin de l'univers d'Olivier Rameau.
Pas assez de finesse dans la parodie, une intrigue bancale et rapidement ennuyeuse, et trop de gags lourdement amenés dans cet album pour pouvoir me plaire.
Rarement un titre n'a aussi bien résumé son contenu. « Amer Béton » exprime tout ce qu'il y a à dire sur cette série. L'amertume pour la ville qui change, le sentiment d'oppression qu'ont les habitants de la cité, leurs regrets face au déroulement de leur vie et l'impuissance de la police à faire régner l'ordre. Le béton comme une matière brute, parfois accidentée et violente, comme une ville grise et triste, comme l'urbanisme poussé à son extrême...
« Amer Béton » c'est tout cela : à la fois tout et rien, drôle et triste, violent et doux, blanc et noir, à l'image des deux personnages principaux Blanko et Noiro. Chaque chose dans ce manga a son contraire. Blanko et Noiro, jour et nuit, police et gang, ville et bord de mer, bien et mal. Tout s'équilibre comme dans le ying et le yang car si chaque chose a sa part de justice et de bon, elle a aussi sa part sombre. Blanko a ce qu'il manque à Noiro et Noiro a tout ce que Blanko n'a pas.
L'album m'a dérangé. La lecture m'a mis mal à l'aise. Sentiment renforcé par l'aspect extrêmement décousu de la narration. Il faut s'accrocher. Ce n'est pas le genre de chose que l'on peut lire entre deux arrêts de métro. Il faut se plonger dedans.
Habitué aux manga à succès comme Dragon Ball ou encore Naruto, « Amer Béton » constitue mon tout premier manga underground et il ne plaira pas à tout le monde. Tant graphiquement que scénaristiquement, nous sommes loin des productions grand public, ce qui pourrait déplaire aux amateurs de mangas plus accessibles, dont je pense faire partie, et plaire à ses détracteurs.
On ne sort pas indemne de cette lecture. À découvrir donc, mais à vos risques et périls.
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B+F est un récit muet qui met en scène une femme nue et un chien géant dans un monde étrange, onirique et dangereux. Le chien et la femme sont amis mais ils sont confrontés à des périls mortels. Et d'ailleurs la femme doit bien mourir au moins 2 fois au cours du récit pour être ensuite sauvée par le chien ou plus directement ressuscitée quand le chien meurt également. L'histoire n'a ni queue ni tête, à part le récit du combat et de la survie de ces deux personnages, contre des créatures étranges, et avec parfois des alliés étranges aussi. Le dessin ne suffit pas à remonter l'intérêt que peut représenter cet album car il n'a rien d'exceptionnel ou de marquant. C'est le genre de récit gratuit, improvisé semble-t-il, qui laisse perplexe et s'oublie aussitôt lu.
Une aventure de Mystère et Boule de Gomme
Malgré une couverture assez hideuse qui n'est pas vraiment le reflet des pages intérieures, je me suis laissé tenté par cet album. C'est le graphisme de Pierre Malma que je découvre qui m'a fait penser à un Olivier Milhiet et un Winshluss qui m'a motivé, appréciant les deux dans leur registre respectif mais très décalés pour autant. Si ici effectivement on est aussi dans le registre du "pas de côté" pour prendre à rebrousse poil les feuilletons à succès du XIXe siècle en oscillant entre humour et mystère, je n'ai pas vraiment été séduit par le scénario concocté par Arnaud Le Gouëfflec. Le jeune Boule de Gomme est engagé par l'énigmatique Baron Mystère comme majordome avec comme principe premier de se mêler de ses affaires. Mais le petit personnel a toujours les yeux et les oreilles qui trainent, et les allers et venues mystérieux de la nuit vont conduire Boule de Gomme à s'immiscer dans les affaires du Baron et mener notre duo dans des aventures rocambolesques et farfelues. Autant je suis fan de la littérature fantastique du XIXe, autant le roman feuilleton n'est pas spécialement ma tasse de thé. Ajoutez à cela ce côté loufoque proposé par nos auteurs et on obtient un album que j'ai lu sans grande passion ni conviction. Ok certaines idées sont bonnes, ok le coup de crayon est stylisé et personnel, mais je n'aurais jamais réussi à vraiment m'intéresser à leurs aventures... Dommage.
Le Grêlé 7/13
Agecanonix sort de ce corps! En faisant du rangement (confinement oblige) je retombe sur ces vieilles bandes des années 70 dont je me demande bien pourquoi elles étaient encore en ma possession. Par les dieux que tout ceci a vieilli, à l'époque déjà je n'appréciai pas trop le truc n'étant pas attiré par les histoires de militaires et se déroulant pendant la Seconde Guerre mondiale. Sans doute aussi étais-je une grosse feignasse qui était rebutée par les textes trop peu lisibles à mon goût. Pour autant je ne renie pas le rôle que ces histoires ont pu prendre dans l'esprit de jeunes gens ayant vécu cette période. Ce genre de bande est aujourd'hui bien vieillot et dépassé que ce soit en ce qui concerne le dessin ou le sujet.
9 Têtes
Franchement non. Mon avis sera court tant j'ai peu apprécié la chose qui me fut offerte. La couverture et le pitch du scénario étaient prometteurs, mais hélas l'intérieur n'a pas été à la hauteur. Dessin avec des personnages aux visages bizarres, une colorisation pas terrible à mon goût et puis l'histoire dans laquelle je ne suis pas du tout rentré. Je sais tout ça est un peu court, mais rien ne m'inspire dans ces trois tomes.
Le Prix du poisson
Mouais. Je ne suis pas du tout convaincu par cet album. Willem est un auteur clivant, que ce soit pour le fond ou la forme, et ici je trouve que la sauce ne prend pas. Je n’y ai même pas trouvé ce qui peut parfois donner du sel à ses productions, à savoir la dénonciation – dans l’esprit Charlie Hebdo, journal au sein duquel ces quatre histoires ont été au préalable publiées – de la religion, de la police, de l’ordre économique établi, etc. Non, ici, on n’a qu’un empilement de scènes sans queue ni tête, dans lequel joue une sexualité exacerbée et quasi obsessionnelle, qui n’a évidemment rien d’érotique, mais qui par son absurde et ses outrances, immunise par overdose contre la possibilité de choquer. Et tout ceci noie aussi dans un joyeux foutoir la critique sociale généralement en filigrane de l'oeuvre de Willem. De plus, je n’ai pas trouvé ça drôle, et c’est un peu répétitif. Bref, ce n’est clairement pas avec cet album que je vous conseille de découvrir cet auteur néerlandais, qui a ailleurs un peu mieux réussi à allier trash, provocation et réflexions politiques.
Burlesque Girrrl
Évidemment attiré par le thème atypique et les couvertures rétros branchées... Je me suis dit pourquoi pas. Mais au final, un goût d'insatisfaction tout de même. D'abord, on n'apprend pas grand chose sur le phénomène burlesque à la lecture de cette histoire. Le coup du groupe musical qui cherche à percer sans se trahir cela marche autant pour le rap, que du métal, que du zouk, etc, etc... Ici j'ai trouvé que le burlesque se contentait d'être le décor de cette intrigue. Dommage. D'ailleurs les auteurs pour remédier à cela, ont truffé leur livre de préfaces, anecdotes et interviews de vrais personnages du monde burlesque réel... on sort donc du cadre stricto sensu de la BD. Pour ajouter à tout cela, malheureusement, le reste de l'oeuvre, à savoir dessin, scénario et dialogues, n'est clairement pas à la hauteur. Malgré les efforts des auteurs. Je trouve les personnages sans consistance et les dialogues poussifs. L'intervention d'un psychopathe à différents moments en est l'exemple le plus marquant. Et sans un sentiment de crédibilité, dur de rentrer et d'apprécier une histoire. Alors le dessin peut paraître beau en soi, comme un poster ou une belle image, mais l'ensemble ne fonctionne pas. Trop statique pour ce monde de rock'n roll et de grosses bagnoles! Et les pupilles en forme de point dans des yeux surdimensionnés, je n'y arrive pas...
Max et Lili (Ainsi va la vie)
Max et Lili, c’est typiquement la bd que les parents offrent à leur enfant pour les sensibiliser à un sujet particulier, du genre faire ses devoirs, le racket, la peur du noir, la violence, etc etc. J’ai toujours vu ça comme un truc un peu pénible à lire, pas très intéressant et qui me disait ce qui était bien ou pas. Bref, je trouvais ça moralisateur, et je n’ai jamais trop apprécié cette bd, même si j’ai eu des albums. Avec le recul, on peut se dire que c’est bien pour les enfants mais personnellement je n’offrirai pas ça, vu que je n’aimais pas quand j’étais gosse. Je pense que ce désamour était aussi dû au format (c’est con mais j’ai toujours préféré le format classique) et aux dessins qui sont un peu brouillons et pas forcément hyper travaillés. Les personnages principaux, Max et Lili, ne sont pas non plus spécialement attachants. Après, cette série a du succès et les thèmes abordés, et la façon dont ils sont abordés, ne sont pas déconnants.
The Big Country
The Big Country est un polar sombre et réaliste, l'histoire du shérif d'une petite ville du Texas à la poursuite d'un homme qui a tué son ex-femme et son nouvel amant sous les yeux de sa propre fille. Au-delà de l'enquête policière elle-même, on découvre les côtés sombres de la ville mais aussi du passé familial du shérif. Je n'ai pas accroché à cette lecture. Le graphisme est déplaisant, avec un encrage qui ne trace que les contours et le reste est "dessiné" à la couleur informatique avec beaucoup d'effets de contre-jour et d'obscurité. Les personnages se ressemblent beaucoup et j'ai confondu plusieurs fois le shérif et son adjoint. La narration est également désagréable. A plusieurs moments, il y a des sortes d'ellipses qui m'ont donné l'impression d'avoir raté une page et de ne pas comprendre où le récit en était soudain arrivé. Il faut s'accrocher pour s'y retrouver. Et puis l'histoire en elle-même prend bien des détours pour au final ne pas raconter grand chose. Elle joue aussi trop sur son côté sombre comme si c'était une fin en soi. Sincèrement, je n'ai pas pris de plaisir.
La Parodie
J'aime bien les parodies quand elles respectent un certain niveau de finesse et de subtilité de l'humour. Mais avec cet album, on est dans la grosse parodie bien épaisse qui en fait des tonnes et ça ne me fait pas rire du tout. Contrairement à la couverture qui laisse penser à un pastiche d'Asterix, c'est en réalité Thorgal qui sert de base à son scénario et à ses personnages principaux, à l'exception de XIII en tant que second rôle important. Mais l'album est l'occasion pour l'auteur d'insérer un maximum d'autres clins d'oeil et personnages issus d'autres BD franco-belges, allant de Soeur Marie-Thérèse des Batignolles au professeur Tournesol de "tintin". Il y en a tellement que ça sent régulièrement l'humour forcé. "Ah, là j'ai une case de libre, ça n'a rien à voir avec l'intrigue, c'est pas particulièrement drôle, mais je peux y placer tel personnage, je vous le mets quand même ?" L'intrigue globale est du même tonneau. C'est une surabondance de jeux de mots dans les noms des personnages, et de gags souvent lourdement amenés. Plusieurs fois, je me suis fait la réflexion à la lecture d'une case qu'on voyait clairement qu'elle était uniquement destinée à mettre en place un futur gag ou jeu de mots et immanquablement celui-ci arrivait une ou deux cases après. Le scénario d'ensemble n'est pas palpitant, et comme pour beaucoup de parodies qui partent parfois un peu dans le délire, il devient assez vite confus et on perd un peu le fil de l'objectif de chaque protagoniste. Le récit est au service de l'humour et pas l'inverse, et cela se ressent souvent beaucoup trop. Ce qui est d'autant plus dommage quand l'humour ne me fait pas rire. Ceci étant dit, le dessin n'est pas mauvais et ça sauve l'ensemble. A l'image de la couverture, il a un style rappelant celui d'Uderzo, malgré des visages et expressions plus basiques. C'est plutôt bien fait et agréable à la lecture. Et il colle pas mal aux personnages parodiés. Au point parfois de donner presque l'impression d'être décalqué sur eux, comme ce sentiment que j'ai eu en voyant le nain Tathzy qui paraissait être l'exacte réplique de l'aspect et des postures du nain de jardin de l'univers d'Olivier Rameau. Pas assez de finesse dans la parodie, une intrigue bancale et rapidement ennuyeuse, et trop de gags lourdement amenés dans cet album pour pouvoir me plaire.
Amer Béton
Rarement un titre n'a aussi bien résumé son contenu. « Amer Béton » exprime tout ce qu'il y a à dire sur cette série. L'amertume pour la ville qui change, le sentiment d'oppression qu'ont les habitants de la cité, leurs regrets face au déroulement de leur vie et l'impuissance de la police à faire régner l'ordre. Le béton comme une matière brute, parfois accidentée et violente, comme une ville grise et triste, comme l'urbanisme poussé à son extrême... « Amer Béton » c'est tout cela : à la fois tout et rien, drôle et triste, violent et doux, blanc et noir, à l'image des deux personnages principaux Blanko et Noiro. Chaque chose dans ce manga a son contraire. Blanko et Noiro, jour et nuit, police et gang, ville et bord de mer, bien et mal. Tout s'équilibre comme dans le ying et le yang car si chaque chose a sa part de justice et de bon, elle a aussi sa part sombre. Blanko a ce qu'il manque à Noiro et Noiro a tout ce que Blanko n'a pas. L'album m'a dérangé. La lecture m'a mis mal à l'aise. Sentiment renforcé par l'aspect extrêmement décousu de la narration. Il faut s'accrocher. Ce n'est pas le genre de chose que l'on peut lire entre deux arrêts de métro. Il faut se plonger dedans. Habitué aux manga à succès comme Dragon Ball ou encore Naruto, « Amer Béton » constitue mon tout premier manga underground et il ne plaira pas à tout le monde. Tant graphiquement que scénaristiquement, nous sommes loin des productions grand public, ce qui pourrait déplaire aux amateurs de mangas plus accessibles, dont je pense faire partie, et plaire à ses détracteurs. On ne sort pas indemne de cette lecture. À découvrir donc, mais à vos risques et périls.