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Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Le Quatrième Monde
Le Quatrième Monde

J'ai lu et relu cette saga cette année et franchement je me suis ennuyé durant une bonne partie de ma lecture. Il faut savoir que la série est divisée en 4 séries: Superman's Pal Jimmy Olsen, The New Gods, The Forever People et Mister Miracle. De ces 4 séries, il n'y a que la dernière qui m'a vraiment intéressé et qui possède des récits que j'aime un peu. Le gros problème est que Jack Kirby est typiquement le créateur génial qui a besoin d'être aidé par un co-auteur comme Stan Lee ou Joe Simon parce que tout seul il balance plein de concepts et semble partir dans toutes les directions. Il y a des bonnes idées et Kirby fait preuve de créativité au niveau du design des personnages, il y a aussi des idées franchement mauvaises voire même carrément ridicules. Le fond du baril est atteint avec les deux numéros de Jimmy Olsen avec en vedette le comique américain Don Rickles et son sosie dans un récit vraiment pitoyable. En fait, je pense que le problème fondamental de la saga en ce qui me concerne est que si je trouve la plupart des méchants géniaux (Darkseid, Desaad, Funky Flashman, Kanto etc et etc), les héros sont sans intérêt ou même carrément chiants dans le cas des Forever People ou des Newsboy Legion. Il n'y a que Mister Miracle et sa femme que je trouve attachants et c'est donc la raison principale pourquoi sa série est la seule que j'ai bien aimée. Bref, je n'ai pas pris plaisir à lire des histoires mettant en vedette des héros qui soit m’indiffèrent ou qui sont tellement énervants que j'avais envie que Darkseid gagne et tue tout le monde. Donc voilà au risque de faire crier de rage des puristes, je trouve que cette oeuvre majeur de Kirby est moyenne au mieux. Il faut dire que la science-fiction n'est pas mon genre préféré. Les fans de la science-fiction version Kirby vont mieux accrocher que moi. En tout cas, pour moi ce n'est pas un chef d'oeuvre comme le disent ses fans. C'est surtout une série importante au niveau historique vu que Kirby a créé pleins de personnages qui sont aujourd'hui très important dans l'univers DC.

01/03/2015 (MAJ le 01/05/2020) (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Krazy Kat
Krazy Kat

On m'a offert cette BD à Noël, et je ne l'ai pourtant lue que très récemment, bien planquée qu'elle était sous la fameuse "pile à lire" en perpétuelle expansion sur ma table de nuit. Mais c'est aussi parce que j'avais été rebuté d'entrée de jeu par le texte parlant de "la meilleure bande-dessinée au monde", ce qui a tendance à me dresser rapidement contre une BD et ne pas trop avoir envie de m'y attarder. Mais cédant finalement, je me suis lu le premier tome de la réédition couleur -qui en compte 7-, finissant avec un vague sentiment de "bof". Parce que, contrairement à ce que je craignais, la BD n'est pas mauvaise. Étrange, clairement décalée et ne me touchant pas, mais pas mauvaise. Je dirais plutôt qu'il s'agit d'une BD qui a vieilli. Pas forcément bien, pas vraiment mal non plus. C'est un peu à chacun d'estimer ce qu'il en pensera, mais je ne dirais pas que la BD est horrible. Juste pas faite pour moi. C'est curieux, mais l'effet "vieille BD" ne rend absolument pas celle-ci plus intéressante à mes yeux (et le fait qu'elle soit américaine me semble plus correspondre à cette idée de "c'était mieux avant" avec la profusion de comics super-héros qui a mangé une bonne partie du marché), et en la lisant j'ai eu la sensation de lire des gags déjà vu plusieurs fois mais avec un traitement très original. Un peu barré, décalé et étrange, dans un monde où les paysages changent d'une case à l'autre, limite expérimental par certains moments, cette BD est assurément pleine de surprises. Mais de bonnes surprises ? Pas vraiment en ce qui me concerne. L'un des gros soucis que l'on remarque à la lecture, c'est le texte : on sent que la traduction n'a pas rendu l'effet original, il y a là quelque chose de très intraduisible depuis l'américain, j'en suis sûr (entre l'argot, le littéraire et les emprunts hispaniques). Et ce texte parfois (souvent) trop lourd complique inutilement les choses pour des gags pas toujours très drôles et souvent absurdes. Un genre d'humour qui est difficile à manier et qui ne m'a pas souvent faire rire ici. D'autant plus que le triangle amoureux est prétexte à beaucoup de gags potaches et assez banals. C'est vraiment le décor et l'ambiance qui font l'originalité de l’œuvre. En fait, je crois que cette BD est plus destinée, aujourd'hui, aux amateurs d'arts qui aiment analyser, décortiquer, comprendre, qu'à ceux qui veulent juste l'apprécier pour ce qu'il est sans rien de plus. N'aimant pas trop ce premier aspect, je reste sur le côté "lire une BD" sans aller trop au-delà, et à ce niveau, "Krazy Kat" m'est un peu passé au-dessus de la tête. Pas mon genre !

30/04/2020 (modifier)
Par Josq
Note: 2/5
Couverture de la série Le Troisième Testament
Le Troisième Testament

S’il y a bien un film que je déteste en tant qu’historien de formation, c’est Le Nom de la rose. Historiquement catastrophique, le film de Jean-Jacques Annaud s’amuse à propager sur l’Eglise et le Moyen-Âge une légende noire forgée de toutes pièces par les protestants et les Révolutionnaires dans le but de décrédibiliser l’Eglise et l’Ancien Régime. Cela fait belle lurette que les historiens ont reconnu que cette légende noire était tout-à-fait fantasmée et hors de propos, alors pourquoi la ressasser indéfiniment, maintenant qu’elle est objectivement dépassée ? En lisant Le Troisième Testament, je me rends compte que ce n’est peut-être pas juste Le Nom de la rose que je déteste, mais le genre mystico-ésotérico-médiéval, qui a donné des œuvres innommables tels que Da Vinci Code, dont le seul exploit est de surpasser en connerie Le Nom de la rose (je parle des films, n’ayant pas lu les livres). Bon, maintenant que j’ai réglé mes comptes et que tous mes lecteurs (enfin, ceux de bon sens) se sont enfuis, entrons dans le vif du sujet. Si je n’aime pas le genre ésotérique (même si ce jugement n’est pas définitif, n’ayant pas assez lu/vu d’œuvres du genre), c’est à cause de tous les mensonges historiques qu’il se plaît à multiplier pour des raisons qui m’échappent. J’entends bien tous les discours visant à me dire que puisqu’on est dans des fictions, on peut se permettre de prendre des libertés avec l’Histoire. Soit. Bien sûr, la fiction autorise chacun à faire cavaler son imaginaire et à prendre des libertés avec la réalité. Mais j’estime qu’à partir du moment où on touche à un sujet historique de près ou de loin, tout ce qui se rapporte à ce sujet doit être un tant soit peu rigoureux, ou en tous cas, ne pas faire dire aux événements l’exact opposé de ce qu’ils disent en réalité. Le Troisième Testament, lui, n’existe que pour bafouer l’Histoire et l’Eglise. Alliant aux mensonges historiques éhontés le complotisme le plus abject (l'Eglise remplace les francs-maçons ou les illuminatis, mais ça reste du complotisme à part entière), les auteurs de cette pantalonnade n’ont visiblement pas peur du ridicule, tant leur scénario se révèle écrit avec les pieds, quoique parfois bien mené, reconnaissons-le. Les péripéties ne sont pas des plus crédibles, mais surtout aucune d’entre elle ne s’avère le moins du monde inventive. N’étant pas dans la légende dorée, je veux bien qu’on trouve des choses à reprocher à l’Eglise médiévale, mais ne peut-on le faire intelligemment et de manière nuancée ? Faire passer l’Eglise pour un ramassis de comploteurs fanatiques prêts à tout pour cacher un secret dont on a du mal à voir en quoi il menace leurs dogmes, c’est sans doute un moyen efficace de défouler ses nerfs, mais c’est d’un irrespect total envers l’Histoire… Croire que la corruption était quelque chose d’aussi institutionnalisé dans l’Eglise médiévale est un pur anachronisme : on projette en fait sur la plus grande institution médiévale ce qu’on ne veut pas dénoncer chez nos institutions actuelles. C'est bête, et ce n’est en rien être fidèle à l’Histoire. Surtout, Le Troisième Testament est victime du même péché que Le Nom de la rose et Da Vinci Code : il est un témoin bien laid de cet orgueil aveugle de l’homme contemporain. Car en effet, qu’est-ce qui nous permet de juger ces hommes du Moyen-Âge ? De quel droit jugeons-nous ces hommes qui tuaient au nom de leurs croyances et de leurs idéaux, nous qui continuons à tuer sans motifs, alors que nous n’avons plus ni croyances, ni idéaux ? De quel droit dressons-nous un procès d’intention à ces hommes certes parfois violents, à l’heure de la bombe atomique, des génocides et du meurtre des plus faibles au nom de leur bien-être ? Les hommes du Moyen-Âge n’avaient ni notre logique, ni notre mentalité, certes. Sommes-nous pour autant meilleurs qu’eux ? Le premier qui le prétendrait me semble être ou bien un imbécile heureux, ou bien un menteur… Alors faisons preuve d’un peu d’humilité, et avant de juger nos prédécesseurs dans l’histoire de l’humanité, commençons par nous regarder nous-même… Bref, qu’on m’excuse de m’être (un peu) éloigné du sujet, mais il fallait que ça sorte. :) Pour toutes ces raisons, donc, j’abhorre tout ce que représente Le Troisième Testament car je trouve qu’en fait, il dessert complètement sa propre cause en donnant de son camp une image des plus caricaturales. Surtout, les auteurs, dans leur haine sans nuances de l’Eglise, se montrent bien plus dogmatiques que ceux qu’ils dénoncent pourtant comme tels… Il y avait pourtant matière à une intrigue subtile et nuancée, nuance que l’on retrouve d’ailleurs ici et là dans cette saga où tout n’est pas tout-à-fait à jeter. Ainsi, aussi bête qu’il soit (et il est très bête), le scénario reste relativement bien mené. Les péripéties ne sont jamais originales, mais il n’empêche que la sauce prend suffisamment pour qu’on ait envie de voir où tout ça nous mène. Une fois qu’on l’a vu, on le regrette, d’ailleurs : le 4e tome, avec sa fin pseudo-subversive, absolument grotesque, efface toutes les petites subtilités que les 3 premiers tomes avaient tant bien que mal bâties. En termes de narration, donc, Le Troisième Testament n’est pas si mal foutu. On s’attache juste assez aux personnages pour tenir jusqu’au bout (même si l’héroïne est très anachronique dans sa mentalité), et le récit est assez bien fait sur le strict plan narratif. De même, le dessin d’Alex Alice est efficace. Assez brouillon lorsqu’il s’essaye au spectaculaire, mais on sent que le dessinateur s’affirme peu à peu au fur et à mesure de la saga. Evidemment, une fois qu’on a lu les prodigieux Siegfried et Le Château des étoiles, le dessin du Troisième Testament parait bien fade, mais il reste très honorable. Sur la forme, donc, je n’ai pas de grands reproches à faire au Troisième Testament, qui n’a rien de génial, mais rien de vraiment déplaisant non plus. Mes reproches visent donc uniquement le fond qui, lui, me révulse pour la simple et bonne raison qu’il s’amuse trop à agiter une polémique gratuite sans rien essayer de construire. J’ai toujours eu du mal avec les œuvres se voulant provocatrices, je trouve que la plupart du temps, ce sont des œuvres qui sont juste motivées par une haine mal placée, et à mon sens, Le Troisième Testament en est très symptomatique. C’est ce qui m’empêche d’accrocher à cette bande dessinée que j’aurais voulu adorer, en bon fan d’Alex Alice… Enfin bon, je vais retourner lire Siegfried et on oublie cette pochade qui ne méritait pas un avis aussi long !

30/04/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Planète Gaspard
Planète Gaspard

Humpf... Ouais... Planète Gaspard est une série jeunesse assez mignonne, avec un dessin agréable, mais son idée de fond ne suffit pas à la rendre suffisamment variée pour ne pas rapidement devenir répétitive et lassante. Gaspard est donc un gentil écolier mais il est toujours dans la lune, mais alors complètement dans la lune. Il ne peut pas rester une minute en place sans partir dans ses rêveries et oublier le monde qui l'entoure. Il se révèle donc en permanence distrait, ne réalisant pas ce qu'il se passe autour de lui, et c'est la source de petits gags qui le font arriver systématiquement en retard à l'école, que ses profs croient qu'il se moque d'eux, ou qui le font tellement zapper son pauvre meilleur ami que ses parents croient qu'il a un ami imaginaire. C'est gentil, adapté à un lectorat jeunesse, mais on a très vite fait le tour de ces idées. Il n'y a pas vraiment la part de poésie qui viendrait compenser ce caractère répétitif du côté excessivement distrait et rêveur du petit Gaspard. Et puis je dois dire que je le trouve assez vite agaçant avec son sourire hébété permanent. Du coup, même si le dessin est plaisant, si le comportement des gens qui l'entourent est plutôt crédible et juste, je me suis un peu ennuyé.

30/04/2020 (modifier)
Couverture de la série La Vedette
La Vedette

J’avais plutôt apprécié Le Candidat du même auteur, et avais à l’époque acheté dans la foulée « La Vedette », premier tome éponyme de la série. Mais je n’avais ensuite pas cherché à découvrir la suite, car j’étais sorti déçu de ma lecture. Avec le confinement et quelques temps à consacrer au rangement, je suis retombé dessus, et l’avise donc sur ce seul album. Déjà, j’ai trouvé le dessin un peu moins bon – plus irrégulier en tout cas – que sur « Le Candidat ». Même si le style est classique et l’ensemble correct. Publié d’abord dans le Journal Spirou, on retrouve le « style maison », un franco-belge très influencé par Franquin. Mais c’est surtout l’histoire que j’ai trouvée poussive. Au départ il y a de bonnes idées, autour de la critique rigolote du milieu du foot et des supporters, des sponsors, etc. Des choses qui rappellent un très bon film de Jean-Jacques Annaud, « Coup de tête ». Mais rapidement ça s’enlise et ne parvient pas à sortir d’une certaine léthargie. Et les jeux de mots à deux balles autour des noms des joueurs, des sponsors, m’ont rapidement lassé, j’ai fini pas trouver tout ça un peu lourd. Bref, j’ai fini ce premier album sans réel enthousiasme (et ma récente relecture n’y a rien changé), et vais donc laisser tomber cette série.

29/04/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série Buck Danny
Buck Danny

L'aviation c'est vraiment pas mon truc, je ne pige rien aux avions, le seul intérêt qu'ils ont pour moi c'est de me transporter d'un point A à un point B sans souci d'embouteillage. D'accord ça pollue mais bon. Alors Buck Danny, tout ça fait que je n'en ai pas lu des caisses mais à chaque fois j'ai été rebuté par le texte beaucoup trop présent à mon goût. Les histoires ou scénarios ne m'ont pas emballé. Quant à la véracité des choses au niveau du dessin, je n'ai pas grand-chose à en dire puisque vous pourriez bien me mettre un morceau d'empennage à droite au lieu d'à gauche, je n'y verrais que du feu. Pour autant cette bande est historique et je veux bien croire qu'elle a fait rêver plein d'enfants mais pas moi. C'est une petite madeleine de Proust pour certains, ce que je respecte. Moi c'est non.

29/04/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 2/5
Couverture de la série Amber Blake
Amber Blake

Voilà une série bien moyenne. Rien de palpitant et de vibrant dans ces deux albums. Le scénario n’a rien de très original. Jade Lagardère devrait retourner sur les podiums. Elle sera plus à sa place. Trop de personnages stéréotypés voire caricaturaux d’une mauvaise série Z. Pas de suspens. Les dialogues sont bien nuls, les rebondissements grotesques et les scènes d’actions ennuyeuses. Bref vous pouvez assurément vous passer de lire les aventures d’Amber Blake. Je vais terminer cependant par une pointe positive – tout n'est pas mauvais – au niveau dessin ce n’est vraiment pas moche, c'est plutôt simple et réaliste.

29/04/2020 (modifier)
Couverture de la série Gunnm
Gunnm

Bon… et bien pour une fois, je crois que je vais plomber l'ambiance. Ma note reflète mon désaroi, immense. J'ai du m'accrocher pour finir les 9 tomes, ce qui est rare chez moi… quelle purge ! Cela faisait pourtant plus de 15 ans que je tournais autour de cette série, classique du manga au panthéon de BDThèque. En ma possession depuis quelques temps déjà, « Gunnm » patientait sur mon étagère. J'avais parcouru le début du premier tome et tout semblait prometteur. Le dessin est clairement le point fort de ce manga. La finesse du trait et la dynamique des lignes surpassent largement la majorité des productions nippones. La vitesse des combats et la violence sont illustrées à merveille. Gally est bien représentée, sexy, mais pas trop, comme c'est souvent le cas. Les corps bioniques et l'univers de Zalem et de la décharge sont variés et originaux. Les détails sont nombreux et rendent le graphisme riche. Un vrai plaisir des yeux ! Les premiers tomes expliquent comment Gally est trouvée et son retour - mouvementé - à la vie. Amnésique, elle se découvre des talents de combattantes, puis devient chasseuse de prime, jusqu'à un événement tragique qui va lui faire changer de voie… et là, les choses commencent à se gâter sérieusement… Gally va multiplier les carrières. Star d'un sport futuriste ultra violent, chanteuse (…), ange de la mort de Zalem, Gally touche à tout. Malheureusement, on passe du coq à l'âne sans véritable justification et de manière maladroite, comme si les transitions entre les chapitres n'existaient pas. S'ajoute à cela de petits intermèdes sur les états d'âmes de Gally, qui sonnent faux. Passés les premiers tomes, je me suis détaché d'elle progressivement, jusqu'à une quasi indifférence. Mais le pire dans tout cela, ce sont les personnages secondaires et les liens qu'ils entretiennent avec notre héroïne. Leurs relations se nouent en quelques pages à un niveau d'intensité extrême et peu crédible (amitié, amour, inimité, etc.), avant de se défaire aussi rapidement (mort, amnésie, etc.), sans que l'on comprenne très bien ce que ces personnages sont venus apportés. Pourquoi ne pas réduire leur nombre et mieux les utiliser ou les développer ? « Gunnm » restera sans doute comme l'une de mes plus grosse déception.

28/04/2020 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série La BD de Soledad
La BD de Soledad

Ces albums sont des recueils des gags réalisés par Bravi Soledad pour l'hebdomadaire ELLE. Ils abordent sur le ton de l'humour des préoccupations féminines aussi cruciales que les régimes, les mecs, les vacances, les gamins, la mode et toutes les petites choses de la vie. Le dessin de Soledad est minimaliste, avec des personnages dessinés en quelques courbes très simples, zéro décor et juste quelques accessoires ajoutés ça et là. Idem pour les couleurs qui sont très basiques. Et chaque planche comporte en général une quinzaine de ces petites vignettes illustrant un texte narratif concis qui ressemble assez souvent à une énumération d'idées ou de propositions sur un thème précis ou une question que veut aborder l'auteure. Cette BD est à l'image de celle que je me fais du contenu du magazine ELLE : futile et superficielle. Il présente l'image de femmes oisives, bourgeoises, majoritairement parisiennes, avec des préoccupations puériles et égocentriques. Mes vacances, mes loisirs, mon look, mes mecs, mes sorties, ma petite personne... Des sujets aussi insignifiants peuvent parfois être traités avec beaucoup d'humour par des auteures qui ne craignent pas l'auto-dérision et savent articuler de vrais gags, mais ici ça tombe le plus souvent à plat. Ça ressemble trop souvent à des tentatives forcées d'humour sur des thèmes imposés où l'auteure énumère les unes après les autres les quelques malheureuses idées qu'elle a pu trouver. J'imagine que lire une planche par semaine de cette série dans un magazine, cela doit faire divertir un peu avant de passer à autre chose, mais quand l'ensemble est regroupé en albums de 60 pages, cela lasse dès les premières planches. Sans parler de l'image désespérément superficielle que cela donne de la femme...

28/04/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série Le Joyau du Pacifique
Le Joyau du Pacifique

Dire que je suis déçu est un euphémisme. Je trouve à cet album qui date de 2007 un côté un peu vieillot. L'histoire n'est en rien originale et même si je n'avais pas vu venir le dénouement final, cela ne casse pas trois pattes à un canard. Ce qui me gêne le plus en fait c'est le dessin et sa colorisation qui pique un peu les yeux. Pour en revenir au dessin il n'est pas vraiment moche mais il n'a pas de personnalité, il fait le boulot et c'est tout. Je suis très étonné par les notes précédentes de mes petits camarades, voilà un album vite lu et vite oublié.

28/04/2020 (modifier)