Voilà bien une série à rallonge qui aurait très certainement gagné à ne paraitre qu’en 2 albums uniquement. Ce n’est pas la série de la décennie loin sans faut, même si celle-ci reste plaisante et agréable à lire.
Ce sont les aventures des frères jumeaux au prise avec les triades asiatiques dans un Hong Kong désormais sous la tutelle chinoise. Rien de bien nouveau donc, l’intrigue générale ne surprendra personne. Un héros malgré lui se doit de gérer des situations inhabituelles et dangereuses pour retrouver son frère. Allez je vous dévoile l’issue de l’aventure … Les gentils gagnent à la fin !
Le dessin de Joel Parnotte est plutôt agréable à parcourir. Les illustrations de Hong Kong sont indéniablement une réussite.
Un bon moment de lecture même si un peu long car trop de rebondissements qui n’apportent rien à l’intrigue. A emprunter à la médiathèque au mieux.
Le genre de roman graphique dont le sujet ne m'attire pas trop et du coup je finis par m'ennuyer.
Alors c'est une adolescente qui a des problèmes de couple parce que la personne qu'elle aime est du genre à rompre tous les deux-trois jours avant de revenir. Bref, une vraie relation toxique. Le point original est que cela se passe avec une autre fille donc oui les couples homos ont les mêmes problèmes que les couples hétéros. J'aime bien quand on met en scène des personnages LGBT sans que le thème de l'histoire soit sur l'homosexualité. Une jeune fille a des problèmes de couple avec une autre fille et c'est aussi normal que si c'était entre une fille et un garçon. J'ai aussi aimé le dessin que je trouve dynamique et expressif.
Malheureusement, les histoires d'ados qui ont des problèmes de cœur cela ne m'a jamais trop intéressé et même si c'est bien fait, je n'ai jamais réussi à rentrer dans le récit et j'ai fini par vite m'ennuyer et vers la moitié j'ai fini par feuilleter l'album. On parle aussi d'autres problèmes d'ados comme tomber enceinte trop jeune. Si ce genre de récit vous plait, je pense que vous allez mieux apprécier le récit que moi.
Par rapport à ce que j’ai déjà pu lire de cet auteur, j’ai trouvé le graphisme assez différent. En Noir et Blanc tout d’abord (et donc sans les couleurs franches et étonnantes de Bien normal par exemple). Un graphisme aussi plus froid, stylisé et géométrique, qui m’a un peu fait penser sur les premières pages au dessin de Kirchner sur Le Bus.
Les décors urbains vides et immenses, la forme surprenante des visages (leur ôtant parfois réalisme et vitalité), la quasi absence de textes, concourent eux-aussi à « refroidir » l’ambiance.
Et cela est grandement accentué par le personnage principal que nous suivons, lors de son arrivée, puis lors de ses visites en Corée (rien dans l’album ne précise le pays, je dois donc me fier au résumé de la fiche de la série), pays, univers dans lesquels il a du mal à se fondre, qu’il ne comprend visiblement pas, au point qu’on se demande ce qui a pu l’y attirer.
On est loin ici des albums de Delisle, l’approche est différente, et on ne ressent ici aucune empathie pour le sujet.
Cette froideur générale, qui n’est pas contrebalancée par l’humour, ou quelque ironie, donne une lecture pas désagréable, mais disons que j’ai eu du mal à m’attacher à un personnage ou à l’histoire elle-même.
Je ne sais pas où Dubois voulait en venir avec cet album. Comprendre le malaise qui l’habitait durant un voyage en Asie ? Peut-être après tout n’y a-t-il aucun message. Mais en tout cas, par-delà le côté esthétique, froid mais pas inintéressant, j’ai eu du mal à entrer dans cette histoire et, laissé sur le côté, l’ai finie sans envie pressante d’y revenir.
Note réelle 2,5/5.
Une nouvelle série lisible par tout le monde, qui propose une histoire de symbiose au sein de la nature. En effet des créatures aux origines obscures dispensent leurs bonnes ondes autour des lieux qu'elles ont décidé d'investir. Quand elles trépassent, la mauvaise énergie qu'elles ont absorbée est dispersée aux alentours, créant des zones fortement polluées. C'est là qu'interviennent les Soul Senders, des sorciers qui absorbent à leur tour ces mauvaises matières, et l'âme des créatures divines est ainsi délivrée. Mais cette absorption a un prix : les Soul Senders sont peu à peu rongés, et doivent régulièrement se purifier en expulsant la mauvaise bile. M'est avis qu'au final les nappes phréatiques récupèrent toute la saleté...
L'héroïne est une petite fille qui cherche à retrouver ses parents, Soul Senders comme elle, aidée par un valet aux allures un brin pincées. On les suit donc dans leur quête, parfois en conflit avec leurs convictions profondes. C'est tout juste distrayant, même si la dimension écologiste est largement présente. Le dessin est élégant, et plutôt lisible.
Ma lecture s'arrêtera là, faute d'originalité dans cette nouvelle série.
Je ne connaissais pas du tout cette série mineure de Peyo.
C'est donc par curiosité que je l'ai lue, et seulement après coup que j'ai constaté qu'il ne s'agissait pas des histoires originales de l'auteur de Benoit Brisefer, mais bien d'une reprise par ses assistants. Petite déception donc, même si le travail, au moins au niveau graphique, est de qualité. On reconnaît en effet bien la patte du maître, ce trait rond et plein d'énergie qui sied à merveille pour des histoires rigolotes.
Sur le plan narratif je suis un peu plus réservé, car les histoires sont simplistes et un brin répétitives. Heureusement qu'il n'y en a qu'une demie-douzaine, c'est assez vite lu.
A réserver aux fans de l'auteur.
Green Hornet alias le Frelon Vert en français, est surtout connu comme un héros de série TV grâce à la série mythique créée par William Dozier en 1966, à la suite de Batman ; Dozier avait reçu l'ordre de la Fox à l'époque de créer une série qui se rapprocherait de Batman (un duo de justiciers sans pouvoirs), mais en moins fantaisiste et dans un ton plus policier. En Europe, on est les seuls à n'avoir eu cette série que 20 ans plus tard, lorsque Canal + l'acheta en 1986 (on a toujours été à la traine dans l'achat des séries), et on s'en souvient non seulement pour son étonnant générique qui reprenait une adaptation du Vol du Bourdon de Rimsky-Korsakov, mais surtout pour Bruce Lee dans le rôle de Kato, qui faisait ses premiers pas d'acteurs à Hollywood.
J'hésitais à lire ces aventures policières en BD, ça ne m'attirait pas des masses, et faut pas confondre Green Hornet avec les autres gars en vert que sont Green Arrow et Green Lantern, qui eux sont des super-héros. Cette adaptation prévue pour un film qui ne s'est pas fait, ne casse pas des briques, personnellement, je l'ai trouvée quelconque, tout comme le film de Gondry en 2011 ; la différence principale avec la série, c'est que le rôle du Chinois (en l'occurrence une Chinoise puisque c'est la très séduisante fille de Kato) n'est plus traité comme un inférieur, un valet ou un side-kick, le rapport aux minorités a changé aux Etats-Unis dans les films, c'est donc une équipière à part entière qui est beaucoup plus mise en valeur. Sinon, la psychologie est survolée, le tome 1 que j'ai lu ne fait que poser les éléments, sans doute que le tome 2 (que je n'ai pas lu) se propose d'en dire plus, mais de toute façon, ce comics ne m'a guère passionné.
Le dessin quant à lui, c'est moyen, je ne goûte guère à ce type de dessin informatisé, on sent que c'est pas le gars qui a sué sur ses planches, on est loin des comics de Kirby, de Buscema ou de Neal Adams, il y a certes un aspect esthétisant, mais pour moi ça n'est pas vraiment du dessin, donc ça me laisse indifférent, c'est dommage, y'a de belles compositions, en dessin réel, ça aurait déchiré sa race, mais là, bof bof quoi...
J'ai lu le premier tome paru chez Futuropolis et je suis surpris de voir ce type d'oeuvre dans leur catalogue. Disons que lorsque je lis un Futuropolis nouvelle version je m'attends plus à un récit avec un message sociale qu'un délire bourrin.
Le scénario tient en une ligne et c'est un gros délire de la part de l'auteur. Il faut laisser son cerveau au vestiaire et accepter toutes les bizarreries du récit sans se poser de question. Soit on accroche, soit on n'accroche pas. Pour moi, j'ai trouvé que c'était rigolo de voir ce cow-boy se battre et tuer tout le monde pendant au moins 2 minutes et ensuite j'ai vite commencé à trouver que ça devenait ennuyeux et à la page 100 j'ai fini par feuilleter l'album. Le point fort est le dessin. Si je ne suis pas spécialement fan du style, j'aime bien comment Darrow met plein de détails, sauf que voilà je lis aussi une bd pour son scénario. Si je compare avec Hard Boiled du même dessinateur, c'était aussi un gros délire bourrin dont le scénario tenait sur un ticket de métro, mais cela n’empêchait pas le personnage principal d'être attachant et l'histoire d'être vraiment marrante. Là ça marche bien moins avec moi.
J'ai de la difficulté à imaginer que ce truc dure 3 tomes !
Voici donc une (nouvelle ?) parodie, cette fois les victimes sont les créatures issues des jeux video Nintendo : Pokémon, Mario, Link... sont tous passés à la moulinette de l'humour de Nikoneda.
Comme on s'en doute dans ce genre de parodie, c'est très irrégulier, et parfois un brin... tiré par les cheveux. Du coup, en ce qui me concerne, j'avoue que bien que ne connaissant qu'un peu ledit univers, je n'ai franchement souri que de temps en temps. La majorité des gags sont basés sur du pipi-caca, beaucoup de premier degré, voire de l'avant-premier degré (sisi, c'est possible).
Le dessin de Piratesourcil est très lisible, ses personnages ont des gros nez, bref, il cadre bien avec l'esprit.
C'est quand même assez bof.
Les histoires de cette cambrioleuse sulfureuse ont paru à l’origine en épisodes dans les magazines « BD X S.M » entre 1998 et 1999, d’où le découpage en petites aventures, avant d’être publié chez IPM.
10 ans plus tard, Duvet réédite les aventures de sa voleuse sexy chez Tabou (qui a depuis publié une bonne dizaine d’autres albums de lui). Le titre a changé, la couverture aussi (heureusement, l’originale était assez moche je trouve), Duvet expliquant d’ailleurs en début d’album que l’édition originale avait été publiée sans son accord, et ne lui convenait pas. Quatre pages inédites ont été ajoutées.
Duvet présente cet album comme un mélange de polars, de comics de super-héros et de sexe. Soit. Mais de ces trois thèmes, c’est bien évidemment le dernier qui domine outrageusement.
Le côté « super-héros » joue sur le « costume » porté par l’héroïne, avec son masque de chatte, ce qui lui donne un vague air de Catwoman, mais cela fait peu.
Quant au polar, c’est sans doute l’aspect le plus intéressant en terme de potentiel, hélas pas assez exploité à mon goût. En lisant le résumé, et au début de ma lecture, je pensais lire une version érotique du film d’Hitchcock « La main au collet », dans lequel Cary Grant incarne un voleur séduisant (d’ailleurs surnommé « Le chat » !). Je pense d’ailleurs que Duvet aurait vraiment dû axer son intrigue vers cette idée, pour « aérer » les scènes de sexe et donner plus de consistance et de crédibilité à l’ensemble.
Car pour le reste, on a le plus souvent une succession de scènes de sexe, dans lesquelles Duvet développe son univers habituel (en tout cas celui qui est devenu le sien depuis), à savoir du fétichisme (dessous noirs, en cuir ou en soie, talons aiguille), et du SM plus ou moins bondage.
Mais ce sont les histoires qui manquent de crédibilité (l’héroïne se baladant sur les toits en bottines à talons aiguille, certaines situations improbables, l’enquête de police elle aussi improbable, etc.). La dernière histoire, dans laquelle le monde politique est impliqué, n’est pas vraiment intéressante, et est plutôt dispensable.
C’est entièrement réalisé à l’aérographe, ce qui donne un cachet à son trait, ce procédé renforçant parfois l’érotisme de certaines scènes, et leur donne en tout cas un côté hyperréaliste. Le dessin de Duvet est vraiment bon, que ce soit pour les aspects techniques et érotiques, même si je l’ai trouvé plus dynamique dans d’autres séries du même auteur.
Détail amusant, lorsque Catlady s’exprime, ses bulles ont une forme de tête de chat.
Bref, pour public averti, comme toujours pour cet auteur au style reconnaissable entre mille. Au-delà de l’aspect esthétique, Duvet a réalisé des albums au contenu plus convaincant ailleurs, chez le même éditeur (ses fans apprécieront peut-être davantage).
Note réelle 2,5/5.
Ce qui m’a frappé immédiatement, c’est la couverture du premier album. Elle est magnifique. Et ce qui me guide dans mes achats, c’est en premier lieu le graphisme, bien avant le scénario. Je feuillette rapidement, je suis conquis par le trait de Stéphane Bervas. Je me procure donc cette bande dessinée.
Pour le dessin je n’ai rien à redire. C’est ce que j’apprécie, et cela correspond à mes attentes. A noter le travail remarquable fait sur les personnages qui vieillissent plus nous avançons dans l’histoire.
Le scénario quant à lui est bien compliqué voire obscur. Je n’ai pas compris la fin, bien trop alambiquée pour moi. Les rebondissements sont bien pourris et même si c’est de la science-fiction, j’avoue si je devais faire un résumé rapide de cette série, je serais un peu embêté. Je ne saurais dire qui sont les méchants et les gentils ? Pourquoi la ville de Détroit a déclaré son indépendance ? Quels pouvoirs possèdent exactement ces jeunes gamins qui sont déployés sur commande par le father ? Il va falloir que tu fasses plus simple Stéphane Betbeder ! En tout cas pour moi.
Donc pour ce diptyque, je dis un grand oui pour le dessin mais pour l’histoire, c’est vraiment un grand bof. Quel dommage de partir sur des aventures trop emberlificotées qui au final usent le lecteur.
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Hong Kong Triad
Voilà bien une série à rallonge qui aurait très certainement gagné à ne paraitre qu’en 2 albums uniquement. Ce n’est pas la série de la décennie loin sans faut, même si celle-ci reste plaisante et agréable à lire. Ce sont les aventures des frères jumeaux au prise avec les triades asiatiques dans un Hong Kong désormais sous la tutelle chinoise. Rien de bien nouveau donc, l’intrigue générale ne surprendra personne. Un héros malgré lui se doit de gérer des situations inhabituelles et dangereuses pour retrouver son frère. Allez je vous dévoile l’issue de l’aventure … Les gentils gagnent à la fin ! Le dessin de Joel Parnotte est plutôt agréable à parcourir. Les illustrations de Hong Kong sont indéniablement une réussite. Un bon moment de lecture même si un peu long car trop de rebondissements qui n’apportent rien à l’intrigue. A emprunter à la médiathèque au mieux.
Mes ruptures avec Laura Dean
Le genre de roman graphique dont le sujet ne m'attire pas trop et du coup je finis par m'ennuyer. Alors c'est une adolescente qui a des problèmes de couple parce que la personne qu'elle aime est du genre à rompre tous les deux-trois jours avant de revenir. Bref, une vraie relation toxique. Le point original est que cela se passe avec une autre fille donc oui les couples homos ont les mêmes problèmes que les couples hétéros. J'aime bien quand on met en scène des personnages LGBT sans que le thème de l'histoire soit sur l'homosexualité. Une jeune fille a des problèmes de couple avec une autre fille et c'est aussi normal que si c'était entre une fille et un garçon. J'ai aussi aimé le dessin que je trouve dynamique et expressif. Malheureusement, les histoires d'ados qui ont des problèmes de cœur cela ne m'a jamais trop intéressé et même si c'est bien fait, je n'ai jamais réussi à rentrer dans le récit et j'ai fini par vite m'ennuyer et vers la moitié j'ai fini par feuilleter l'album. On parle aussi d'autres problèmes d'ados comme tomber enceinte trop jeune. Si ce genre de récit vous plait, je pense que vous allez mieux apprécier le récit que moi.
Jimjilbang
Par rapport à ce que j’ai déjà pu lire de cet auteur, j’ai trouvé le graphisme assez différent. En Noir et Blanc tout d’abord (et donc sans les couleurs franches et étonnantes de Bien normal par exemple). Un graphisme aussi plus froid, stylisé et géométrique, qui m’a un peu fait penser sur les premières pages au dessin de Kirchner sur Le Bus. Les décors urbains vides et immenses, la forme surprenante des visages (leur ôtant parfois réalisme et vitalité), la quasi absence de textes, concourent eux-aussi à « refroidir » l’ambiance. Et cela est grandement accentué par le personnage principal que nous suivons, lors de son arrivée, puis lors de ses visites en Corée (rien dans l’album ne précise le pays, je dois donc me fier au résumé de la fiche de la série), pays, univers dans lesquels il a du mal à se fondre, qu’il ne comprend visiblement pas, au point qu’on se demande ce qui a pu l’y attirer. On est loin ici des albums de Delisle, l’approche est différente, et on ne ressent ici aucune empathie pour le sujet. Cette froideur générale, qui n’est pas contrebalancée par l’humour, ou quelque ironie, donne une lecture pas désagréable, mais disons que j’ai eu du mal à m’attacher à un personnage ou à l’histoire elle-même. Je ne sais pas où Dubois voulait en venir avec cet album. Comprendre le malaise qui l’habitait durant un voyage en Asie ? Peut-être après tout n’y a-t-il aucun message. Mais en tout cas, par-delà le côté esthétique, froid mais pas inintéressant, j’ai eu du mal à entrer dans cette histoire et, laissé sur le côté, l’ai finie sans envie pressante d’y revenir. Note réelle 2,5/5.
Alpi the Soul Sender
Une nouvelle série lisible par tout le monde, qui propose une histoire de symbiose au sein de la nature. En effet des créatures aux origines obscures dispensent leurs bonnes ondes autour des lieux qu'elles ont décidé d'investir. Quand elles trépassent, la mauvaise énergie qu'elles ont absorbée est dispersée aux alentours, créant des zones fortement polluées. C'est là qu'interviennent les Soul Senders, des sorciers qui absorbent à leur tour ces mauvaises matières, et l'âme des créatures divines est ainsi délivrée. Mais cette absorption a un prix : les Soul Senders sont peu à peu rongés, et doivent régulièrement se purifier en expulsant la mauvaise bile. M'est avis qu'au final les nappes phréatiques récupèrent toute la saleté... L'héroïne est une petite fille qui cherche à retrouver ses parents, Soul Senders comme elle, aidée par un valet aux allures un brin pincées. On les suit donc dans leur quête, parfois en conflit avec leurs convictions profondes. C'est tout juste distrayant, même si la dimension écologiste est largement présente. Le dessin est élégant, et plutôt lisible. Ma lecture s'arrêtera là, faute d'originalité dans cette nouvelle série.
Pierrot et la lampe
Je ne connaissais pas du tout cette série mineure de Peyo. C'est donc par curiosité que je l'ai lue, et seulement après coup que j'ai constaté qu'il ne s'agissait pas des histoires originales de l'auteur de Benoit Brisefer, mais bien d'une reprise par ses assistants. Petite déception donc, même si le travail, au moins au niveau graphique, est de qualité. On reconnaît en effet bien la patte du maître, ce trait rond et plein d'énergie qui sied à merveille pour des histoires rigolotes. Sur le plan narratif je suis un peu plus réservé, car les histoires sont simplistes et un brin répétitives. Heureusement qu'il n'y en a qu'une demie-douzaine, c'est assez vite lu. A réserver aux fans de l'auteur.
Green Hornet
Green Hornet alias le Frelon Vert en français, est surtout connu comme un héros de série TV grâce à la série mythique créée par William Dozier en 1966, à la suite de Batman ; Dozier avait reçu l'ordre de la Fox à l'époque de créer une série qui se rapprocherait de Batman (un duo de justiciers sans pouvoirs), mais en moins fantaisiste et dans un ton plus policier. En Europe, on est les seuls à n'avoir eu cette série que 20 ans plus tard, lorsque Canal + l'acheta en 1986 (on a toujours été à la traine dans l'achat des séries), et on s'en souvient non seulement pour son étonnant générique qui reprenait une adaptation du Vol du Bourdon de Rimsky-Korsakov, mais surtout pour Bruce Lee dans le rôle de Kato, qui faisait ses premiers pas d'acteurs à Hollywood. J'hésitais à lire ces aventures policières en BD, ça ne m'attirait pas des masses, et faut pas confondre Green Hornet avec les autres gars en vert que sont Green Arrow et Green Lantern, qui eux sont des super-héros. Cette adaptation prévue pour un film qui ne s'est pas fait, ne casse pas des briques, personnellement, je l'ai trouvée quelconque, tout comme le film de Gondry en 2011 ; la différence principale avec la série, c'est que le rôle du Chinois (en l'occurrence une Chinoise puisque c'est la très séduisante fille de Kato) n'est plus traité comme un inférieur, un valet ou un side-kick, le rapport aux minorités a changé aux Etats-Unis dans les films, c'est donc une équipière à part entière qui est beaucoup plus mise en valeur. Sinon, la psychologie est survolée, le tome 1 que j'ai lu ne fait que poser les éléments, sans doute que le tome 2 (que je n'ai pas lu) se propose d'en dire plus, mais de toute façon, ce comics ne m'a guère passionné. Le dessin quant à lui, c'est moyen, je ne goûte guère à ce type de dessin informatisé, on sent que c'est pas le gars qui a sué sur ses planches, on est loin des comics de Kirby, de Buscema ou de Neal Adams, il y a certes un aspect esthétisant, mais pour moi ça n'est pas vraiment du dessin, donc ça me laisse indifférent, c'est dommage, y'a de belles compositions, en dessin réel, ça aurait déchiré sa race, mais là, bof bof quoi...
Le Shaolin Cowboy
J'ai lu le premier tome paru chez Futuropolis et je suis surpris de voir ce type d'oeuvre dans leur catalogue. Disons que lorsque je lis un Futuropolis nouvelle version je m'attends plus à un récit avec un message sociale qu'un délire bourrin. Le scénario tient en une ligne et c'est un gros délire de la part de l'auteur. Il faut laisser son cerveau au vestiaire et accepter toutes les bizarreries du récit sans se poser de question. Soit on accroche, soit on n'accroche pas. Pour moi, j'ai trouvé que c'était rigolo de voir ce cow-boy se battre et tuer tout le monde pendant au moins 2 minutes et ensuite j'ai vite commencé à trouver que ça devenait ennuyeux et à la page 100 j'ai fini par feuilleter l'album. Le point fort est le dessin. Si je ne suis pas spécialement fan du style, j'aime bien comment Darrow met plein de détails, sauf que voilà je lis aussi une bd pour son scénario. Si je compare avec Hard Boiled du même dessinateur, c'était aussi un gros délire bourrin dont le scénario tenait sur un ticket de métro, mais cela n’empêchait pas le personnage principal d'être attachant et l'histoire d'être vraiment marrante. Là ça marche bien moins avec moi. J'ai de la difficulté à imaginer que ce truc dure 3 tomes !
Super Nintenbros
Voici donc une (nouvelle ?) parodie, cette fois les victimes sont les créatures issues des jeux video Nintendo : Pokémon, Mario, Link... sont tous passés à la moulinette de l'humour de Nikoneda. Comme on s'en doute dans ce genre de parodie, c'est très irrégulier, et parfois un brin... tiré par les cheveux. Du coup, en ce qui me concerne, j'avoue que bien que ne connaissant qu'un peu ledit univers, je n'ai franchement souri que de temps en temps. La majorité des gags sont basés sur du pipi-caca, beaucoup de premier degré, voire de l'avant-premier degré (sisi, c'est possible). Le dessin de Piratesourcil est très lisible, ses personnages ont des gros nez, bref, il cadre bien avec l'esprit. C'est quand même assez bof.
Catlady (La Chatte)
Les histoires de cette cambrioleuse sulfureuse ont paru à l’origine en épisodes dans les magazines « BD X S.M » entre 1998 et 1999, d’où le découpage en petites aventures, avant d’être publié chez IPM. 10 ans plus tard, Duvet réédite les aventures de sa voleuse sexy chez Tabou (qui a depuis publié une bonne dizaine d’autres albums de lui). Le titre a changé, la couverture aussi (heureusement, l’originale était assez moche je trouve), Duvet expliquant d’ailleurs en début d’album que l’édition originale avait été publiée sans son accord, et ne lui convenait pas. Quatre pages inédites ont été ajoutées. Duvet présente cet album comme un mélange de polars, de comics de super-héros et de sexe. Soit. Mais de ces trois thèmes, c’est bien évidemment le dernier qui domine outrageusement. Le côté « super-héros » joue sur le « costume » porté par l’héroïne, avec son masque de chatte, ce qui lui donne un vague air de Catwoman, mais cela fait peu. Quant au polar, c’est sans doute l’aspect le plus intéressant en terme de potentiel, hélas pas assez exploité à mon goût. En lisant le résumé, et au début de ma lecture, je pensais lire une version érotique du film d’Hitchcock « La main au collet », dans lequel Cary Grant incarne un voleur séduisant (d’ailleurs surnommé « Le chat » !). Je pense d’ailleurs que Duvet aurait vraiment dû axer son intrigue vers cette idée, pour « aérer » les scènes de sexe et donner plus de consistance et de crédibilité à l’ensemble. Car pour le reste, on a le plus souvent une succession de scènes de sexe, dans lesquelles Duvet développe son univers habituel (en tout cas celui qui est devenu le sien depuis), à savoir du fétichisme (dessous noirs, en cuir ou en soie, talons aiguille), et du SM plus ou moins bondage. Mais ce sont les histoires qui manquent de crédibilité (l’héroïne se baladant sur les toits en bottines à talons aiguille, certaines situations improbables, l’enquête de police elle aussi improbable, etc.). La dernière histoire, dans laquelle le monde politique est impliqué, n’est pas vraiment intéressante, et est plutôt dispensable. C’est entièrement réalisé à l’aérographe, ce qui donne un cachet à son trait, ce procédé renforçant parfois l’érotisme de certaines scènes, et leur donne en tout cas un côté hyperréaliste. Le dessin de Duvet est vraiment bon, que ce soit pour les aspects techniques et érotiques, même si je l’ai trouvé plus dynamique dans d’autres séries du même auteur. Détail amusant, lorsque Catlady s’exprime, ses bulles ont une forme de tête de chat. Bref, pour public averti, comme toujours pour cet auteur au style reconnaissable entre mille. Au-delà de l’aspect esthétique, Duvet a réalisé des albums au contenu plus convaincant ailleurs, chez le même éditeur (ses fans apprécieront peut-être davantage). Note réelle 2,5/5.
2021
Ce qui m’a frappé immédiatement, c’est la couverture du premier album. Elle est magnifique. Et ce qui me guide dans mes achats, c’est en premier lieu le graphisme, bien avant le scénario. Je feuillette rapidement, je suis conquis par le trait de Stéphane Bervas. Je me procure donc cette bande dessinée. Pour le dessin je n’ai rien à redire. C’est ce que j’apprécie, et cela correspond à mes attentes. A noter le travail remarquable fait sur les personnages qui vieillissent plus nous avançons dans l’histoire. Le scénario quant à lui est bien compliqué voire obscur. Je n’ai pas compris la fin, bien trop alambiquée pour moi. Les rebondissements sont bien pourris et même si c’est de la science-fiction, j’avoue si je devais faire un résumé rapide de cette série, je serais un peu embêté. Je ne saurais dire qui sont les méchants et les gentils ? Pourquoi la ville de Détroit a déclaré son indépendance ? Quels pouvoirs possèdent exactement ces jeunes gamins qui sont déployés sur commande par le father ? Il va falloir que tu fasses plus simple Stéphane Betbeder ! En tout cas pour moi. Donc pour ce diptyque, je dis un grand oui pour le dessin mais pour l’histoire, c’est vraiment un grand bof. Quel dommage de partir sur des aventures trop emberlificotées qui au final usent le lecteur.