Je ne connaissais pas le blog de Mademoiselle Caroline avant de tomber sur ces petits albums à la couverture souple qui en sont extraits. Chaque tome regroupe des saynètes issues de ce blog, de deux pages chacune, sur des thèmes en particulier. Le premier tome porte sur le compagnon de vie de l'autrice, et le second sur l'autrice elle-même ou plus particulièrement les contrariétés qu'elle peut subir dans sa vie quotidienne.
Si j'aime assez les blogs BD en général et la façon dont ils racontent le quotidien des auteurs avec légèreté et humour, il faut avouer que c'est un outil médiatique un peu dépassé et que beaucoup a déjà été dit. Il devient rare donc d'y trouver du neuf et de l'original. Et malheureusement, à lire ces deux albums là, ce n'est pas vraiment ici qu'on va en trouver.
Le premier tome aborde donc le sujet de l'homme de l'autrice, son mari et le père de ses enfants. Celui-ci est représenté avec un invariable visage renfrogné, caché derrière deux sourcils froncés et une grosse barbe noire. Sa spécialité à en croire cette BD : rester stoïque en toute circonstances et balancer des vannes à sa femme. Elle, l'autrice donc, se représente comme un mère de famille de la quarantaine, gentille mais réservée et un peu accablée, acceptant généralement sans broncher les piques qu'elle subit régulièrement. On suppose évidemment qu'il y a une vraie entente entre eux, de l'humour et de l'amour, et que la représentation en BD de leur vie n'est qu'une manière maladroite de la montrer, mais il est un peu difficile de ne pas voir cet homme en personnage légèrement antipathique tant certaines de ses railleries paraissent gratuites voire méchantes. Honnêtement, certaines de ces saillies m'ont fait rire car je les trouvais bien trouvées et la mise en scène narrative pas mauvaise, mais en comparaison trop de pages et trop de saynètes tombent à plat et m'ont soit indifféré soit même amené à m'interroger sur l'intérêt de les raconter ? Et aussi intérêt à balancer une vanne à tel ou tel moment ?
Dans le second tome, on se focalise bien plus sur l'autrice elle-même, du moins sur son personnage de blog. Et on retrouve à nouveau son côté un peu martyr accablé par la vie puisque le thème de l'album est la lose, les petites contrariétés de son quotidien. Comme dans le premier tome, elle se représente sans concession, avec un physique relativement peu avantageux, et on dirait que toute la misère du monde est sur ses épaules. Et là encore, ma lecture ne m'a guère enthousiasmé.
C'est parfois assez rigolo, mais trop souvent je me suis ennuyé et n'ai trouvé ni humour ni intérêt.
Recueil de dessins directement issus de son blog, « Voir la coupette à moitié pleine » m’a permis de retrouver le trait rond de Mathou (« Et puis Colette »).
Au travers de ces réflexions et anecdotes, j’ai ressenti un léger malaise. Comme si l’autrice était vraiment mal dans sa peau mais se forçait à sourire et à faire rire… Je sais pas comment l’expliquer mais c’était étrange et parfois quelque peu déprimant alors que le but du bouquin est de donner le sourire. Or, en définitive, je n’ai jamais ri et très rarement souri. Même le sourire attendri n’est jamais venu. La thématique récurrente des enfants-trop-mignons-dans-leurs-réflexions n'a sans doute pas aidé non plus vu que c'est le genre de sujet qui me saoule vite fait.
En ce qui concerne les illustrations habillant des phrases pleines de sagesse qu’on croirait sorties de l’almanach de la bonne ménagère 2011 (édition Marabout) distribué avec le supplément recettes-minceur, ben là je suis pas du tout fan (mais j’ai un gros problème avec ces phrases toutes faites).
Honnêtement, dans le genre bouquin compil de blog, ben j’ai déjà vu mieux. Là, c’est bof bof bof… Même le trait rond de Mathou m'a paru bien terne alors que c'est le genre de trait facile à lire que j'affectionne d'ordinaire.
Pour l'exprimer d'une manière diplomatique, on va juste dire que cet album n'était pas fait pour moi.
Cette série fut dans ma collection, mais fait partie des choix de séparation, et honnêtement il fut l'un des premiers choix, le dessin m'a souvent semblé plat avec quelques efforts sur certaines cases. La colorisation n'a pas participé à la lecture, il m'a semblé daté. L'histoire ne m'a pas emmené dans des détours fantastiques, sans pour autant être navrante. En fait lorsque j'ai lu tout cela m'a semblé daté, daté dans les rebondissements, dans le rôle des personnages, dans la colorisation... Daté n'est pas grave en soi, sauf quand le vieillissement rend suranné, comme je n'ai pas trouvé de couche nostalgique, poétique ou "mythologique" dans le sens du mythe du début des années 80, ceci a quitté ma collection sans regret.
J'ai pris cette BD dans l'espoir de me divertir avec une lecture légère, drôle et pas prise de tête. Mais elle ne m'a ni diverti ni fait rire.
Ce sont des gags beaucoup trop plats et basiques pour que je puisse les trouver drôles. Je les trouve forcés, laborieux, prévisibles, et ils se paient même le luxe de réussir à être répétitifs. Le concept est trop vite résumé : les deux héros sont des chasseurs préhistoriques complètement idiots et qui ratent tout ce qu'ils entreprennent, avec le lot attendu de gags anachroniques comme on en trouve si souvent dans les BD humoristiques dans des cadres historiques. C'est de l'humour tarte-à-la-crême qui ne fonctionne pas du tout pour moi.
Si je ne mets pas la note minimale, c'est parce que le dessin est correct, mais il manque un scénario à la hauteur.
Bon, j’ai mis deux étoiles parce que tout n’est pas à jeter, mais c’est une lecture qui m’a quand même plutôt rebuté.
On a là une sorte de défense et illustration de la psychanalyse appliquée aux relations familiales. L’auteur est visiblement elle-même psychanalyste, ça doit donc être « sérieux ».
Oui, mais voilà, la lecture n’est pas du tout captivante, n’est pas du tout fluide.
En effet, c’est très verbeux – un peu prise de tête je trouve. Et le dessin – réalisé visiblement par la fille de l’auteure, dans un style à mi-chemin entre Bretécher et Wolinski, ne m’a pas non plus emballé.
Les saynètes, voire petites histoires, censées illustrer certaines idées fortes de la psychanalyse, se révèlent le plus souvent rébarbatives. La présentation parle d’humour – je n’en ai pas vraiment vu la trace.
C’est un album qui a mal vieilli, et, puisque ce n’est ni un essai ni un livre universitaire, et que le médium BD avait j’imagine été choisi pour toucher un public plus large, je trouve que le but n’a pas dû être atteint facilement !
Cet album se lit rapidement. Je ne l’ai pas trouvé déplaisant mais je ne peux pas vraiment dire qu’il m’a marqué non plus. J’ai un peu eu le sentiment que l’autrice a été influencée par Little Miss Sunshine et a par conséquent cherché à recréer ce type d’univers un peu décalé et amusant. Mais je dois bien avouer n’être que très peu tombé sous le charme.
L’héroïne est une jeune adolescente mal dans sa peau. Elle est à cet âge où les jeunes filles attendent leurs premières règles avec autant d’impatience que d’inquiétude. La petite famille qui gravite autour d’elle est composée de cas sociaux (l’oncle qui ne peut pas s’asseoir, la mère surprotectrice, le père acteur raté) tandis qu’elle fait l’objet de moqueries à l’école, du fait principalement de l’originalité de sa famille. C’est également l’âge des premiers émois amoureux et des garçons à la cour maladroite.
L’intrigue sera relancée via deux événements. Tout d’abord une expédition menée en camping-car pour permettre à l’oncle de rencontrer son amoureuse (avec laquelle il ne communique que via internet). Ensuite, c’est la grand-mère qui va chambouler bien malgré elle le quotidien de ce petit cocon.
Le dessin n’est pas de ceux que j’affectionne particulièrement. Très épuré et raide, il me rappelle le style de comics indépendants qui, justement, traitent aussi de ce type de thématique (des romans graphiques centrés sur un personnage féminin à une époque charnière de sa vie).
Rien de mal réalisé mais pas assez déjanté pour me séduire et avec une thématique qui me parle peu, je pense que ce Freezer n’était tout simplement pas fait pour moi.
Une fois n'est pas coutume, j'ai commencé la lecture de cette série par le milieu. Soit le tome 21, "La couronne d'Ogotaï", qui a la particularité de faire voyager dans le temps les personnages.
J'ai donc retracé leur parcours, essayé de comprendre qui ils étaient tout en relevant le défi de comprendre le voyage dans le temps tel que présenté ici. Et cela m'a plu au point que je me suis procuré les premiers tomes de la série.
Le dessin était moins bon à ses débuts, mais l'histoire était prometteuse et les injustices que subissait Thorgal, révoltantes. J'ai donc empilé les tomes mais de plus en plus souvent, certains contaient des faits désuets (si "Thorgal" est une saga, les tomes peuvent souvent être lus indépendamment) qui juraient avec les péripéties passées.
Une fois encore, Van Hamme prolonge les aventures de son héros trop longtemps. Pourtant quelques très bons volumes comme "La couronne d'Ogotaï" réconcilieront le lecteur avec ses émotions du début de la saga, mais d'autres terriblement ennuyeux ou aux personnages grotesques (comme la femme léopard) m'ont fait lâcher l'affaire. Et j'apprends aujourd'hui que la sage compte désormais 38 tomes. Est-ce raisonnable ?
J'ai lu les premiers tomes de la série en peu de temps (car je devais les rendre rapidement avec tous les autres que j'avais empruntés à un ami fan de Van Hamme).
Contrairement à XIII le dessin simple, fluide et coloré m'a plu mais comme pour XIII, Van Hamme aurait dû arrêter la série plus tôt, au lieu de la prolonger par des intrigues inutiles qui font de "Largo Winch" (qui possède déjà quelques côtés horripilants) le centre de la galaxie.
Comme il est supposé être l'homme le plus riche du monde, il est celui sur qui se focalisent tous les méchants. Et comme il est jeune et dynamique, il résout tout par lui même au point de faire perdre le peu de crédibilité qu'il restait au postulat de départ.
J'ai lu les 15 premiers tomes de la série en peu de temps (car je devais les rendre rapidement avec tous les autres que j'avais empruntés à un ami fan de Van Hamme). Même si l'amnésique qui court après son passé est un classique du roman, l'histoire est captivante et on veut vite en connaître la suite.
Et au tome 13 on sait tout. Alors pourquoi avoir continué la série ? Peut-être avais-je fait une indigestion de Van Hamme en dévorant 3 séries en quelques jours, mais que ce soit pour Thorgal ou Largo Winch, cet auteur a pour moi, clairement une histoire de départ de bonne facture, qu'il ne peut s'empêcher de rallonger au point d'en dénaturer le goût dès le succès rencontré.
J'ajoute un dessin trop typé dans un monde caricatural d'espions et de pouvoirs, où les méchants succèdent aux méchants.
Une bande dessinée intéressante avec une scène glauque à souhait mais avec une fin floue.
L'histoire : Pierre Grimaud, l'unique survivant du massacre de sa famille, se réveille de 6 ans de coma, à l'âge de 21 ans. Désorienté, encore paralysé et souffrant d'amnésie partielle, il est pris en charge par le docteur Anna Kieffer, psychologue spécialisée sur les questions de criminologie et de victimologie, qui s'occupait de sa sœur, accusée du massacre, avant que celle-ci ne se suicide...
L'atmosphère ambiguë et pesante, est bien retranscrite par des cases supplémentaires du décor des pièces, qui ralentissent la lecture et retranscrivent ce que voit Pierre, cloué sur son lit. Puis la mise en page évolue en même temps que sa rééducation porte ses fruits, ainsi que le nombre de personnages s'étoffe et que l'intrigue installe le doute sur la culpabilité de la sœur défunte.
Le dessin est précis avec quelques airs de manga.
A lire au moins une fois.
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Carnets d'aventures ordinaires
Je ne connaissais pas le blog de Mademoiselle Caroline avant de tomber sur ces petits albums à la couverture souple qui en sont extraits. Chaque tome regroupe des saynètes issues de ce blog, de deux pages chacune, sur des thèmes en particulier. Le premier tome porte sur le compagnon de vie de l'autrice, et le second sur l'autrice elle-même ou plus particulièrement les contrariétés qu'elle peut subir dans sa vie quotidienne. Si j'aime assez les blogs BD en général et la façon dont ils racontent le quotidien des auteurs avec légèreté et humour, il faut avouer que c'est un outil médiatique un peu dépassé et que beaucoup a déjà été dit. Il devient rare donc d'y trouver du neuf et de l'original. Et malheureusement, à lire ces deux albums là, ce n'est pas vraiment ici qu'on va en trouver. Le premier tome aborde donc le sujet de l'homme de l'autrice, son mari et le père de ses enfants. Celui-ci est représenté avec un invariable visage renfrogné, caché derrière deux sourcils froncés et une grosse barbe noire. Sa spécialité à en croire cette BD : rester stoïque en toute circonstances et balancer des vannes à sa femme. Elle, l'autrice donc, se représente comme un mère de famille de la quarantaine, gentille mais réservée et un peu accablée, acceptant généralement sans broncher les piques qu'elle subit régulièrement. On suppose évidemment qu'il y a une vraie entente entre eux, de l'humour et de l'amour, et que la représentation en BD de leur vie n'est qu'une manière maladroite de la montrer, mais il est un peu difficile de ne pas voir cet homme en personnage légèrement antipathique tant certaines de ses railleries paraissent gratuites voire méchantes. Honnêtement, certaines de ces saillies m'ont fait rire car je les trouvais bien trouvées et la mise en scène narrative pas mauvaise, mais en comparaison trop de pages et trop de saynètes tombent à plat et m'ont soit indifféré soit même amené à m'interroger sur l'intérêt de les raconter ? Et aussi intérêt à balancer une vanne à tel ou tel moment ? Dans le second tome, on se focalise bien plus sur l'autrice elle-même, du moins sur son personnage de blog. Et on retrouve à nouveau son côté un peu martyr accablé par la vie puisque le thème de l'album est la lose, les petites contrariétés de son quotidien. Comme dans le premier tome, elle se représente sans concession, avec un physique relativement peu avantageux, et on dirait que toute la misère du monde est sur ses épaules. Et là encore, ma lecture ne m'a guère enthousiasmé. C'est parfois assez rigolo, mais trop souvent je me suis ennuyé et n'ai trouvé ni humour ni intérêt.
Voir la coupette à moitié pleine
Recueil de dessins directement issus de son blog, « Voir la coupette à moitié pleine » m’a permis de retrouver le trait rond de Mathou (« Et puis Colette »). Au travers de ces réflexions et anecdotes, j’ai ressenti un léger malaise. Comme si l’autrice était vraiment mal dans sa peau mais se forçait à sourire et à faire rire… Je sais pas comment l’expliquer mais c’était étrange et parfois quelque peu déprimant alors que le but du bouquin est de donner le sourire. Or, en définitive, je n’ai jamais ri et très rarement souri. Même le sourire attendri n’est jamais venu. La thématique récurrente des enfants-trop-mignons-dans-leurs-réflexions n'a sans doute pas aidé non plus vu que c'est le genre de sujet qui me saoule vite fait. En ce qui concerne les illustrations habillant des phrases pleines de sagesse qu’on croirait sorties de l’almanach de la bonne ménagère 2011 (édition Marabout) distribué avec le supplément recettes-minceur, ben là je suis pas du tout fan (mais j’ai un gros problème avec ces phrases toutes faites). Honnêtement, dans le genre bouquin compil de blog, ben j’ai déjà vu mieux. Là, c’est bof bof bof… Même le trait rond de Mathou m'a paru bien terne alors que c'est le genre de trait facile à lire que j'affectionne d'ordinaire. Pour l'exprimer d'une manière diplomatique, on va juste dire que cet album n'était pas fait pour moi.
Johnny Paraguay
Cette série fut dans ma collection, mais fait partie des choix de séparation, et honnêtement il fut l'un des premiers choix, le dessin m'a souvent semblé plat avec quelques efforts sur certaines cases. La colorisation n'a pas participé à la lecture, il m'a semblé daté. L'histoire ne m'a pas emmené dans des détours fantastiques, sans pour autant être navrante. En fait lorsque j'ai lu tout cela m'a semblé daté, daté dans les rebondissements, dans le rôle des personnages, dans la colorisation... Daté n'est pas grave en soi, sauf quand le vieillissement rend suranné, comme je n'ai pas trouvé de couche nostalgique, poétique ou "mythologique" dans le sens du mythe du début des années 80, ceci a quitté ma collection sans regret.
Graines de sapiens
J'ai pris cette BD dans l'espoir de me divertir avec une lecture légère, drôle et pas prise de tête. Mais elle ne m'a ni diverti ni fait rire. Ce sont des gags beaucoup trop plats et basiques pour que je puisse les trouver drôles. Je les trouve forcés, laborieux, prévisibles, et ils se paient même le luxe de réussir à être répétitifs. Le concept est trop vite résumé : les deux héros sont des chasseurs préhistoriques complètement idiots et qui ratent tout ce qu'ils entreprennent, avec le lot attendu de gags anachroniques comme on en trouve si souvent dans les BD humoristiques dans des cadres historiques. C'est de l'humour tarte-à-la-crême qui ne fonctionne pas du tout pour moi. Si je ne mets pas la note minimale, c'est parce que le dessin est correct, mais il manque un scénario à la hauteur.
La Psychafamille !
Bon, j’ai mis deux étoiles parce que tout n’est pas à jeter, mais c’est une lecture qui m’a quand même plutôt rebuté. On a là une sorte de défense et illustration de la psychanalyse appliquée aux relations familiales. L’auteur est visiblement elle-même psychanalyste, ça doit donc être « sérieux ». Oui, mais voilà, la lecture n’est pas du tout captivante, n’est pas du tout fluide. En effet, c’est très verbeux – un peu prise de tête je trouve. Et le dessin – réalisé visiblement par la fille de l’auteure, dans un style à mi-chemin entre Bretécher et Wolinski, ne m’a pas non plus emballé. Les saynètes, voire petites histoires, censées illustrer certaines idées fortes de la psychanalyse, se révèlent le plus souvent rébarbatives. La présentation parle d’humour – je n’en ai pas vraiment vu la trace. C’est un album qui a mal vieilli, et, puisque ce n’est ni un essai ni un livre universitaire, et que le médium BD avait j’imagine été choisi pour toucher un public plus large, je trouve que le but n’a pas dû être atteint facilement !
Freezer
Cet album se lit rapidement. Je ne l’ai pas trouvé déplaisant mais je ne peux pas vraiment dire qu’il m’a marqué non plus. J’ai un peu eu le sentiment que l’autrice a été influencée par Little Miss Sunshine et a par conséquent cherché à recréer ce type d’univers un peu décalé et amusant. Mais je dois bien avouer n’être que très peu tombé sous le charme. L’héroïne est une jeune adolescente mal dans sa peau. Elle est à cet âge où les jeunes filles attendent leurs premières règles avec autant d’impatience que d’inquiétude. La petite famille qui gravite autour d’elle est composée de cas sociaux (l’oncle qui ne peut pas s’asseoir, la mère surprotectrice, le père acteur raté) tandis qu’elle fait l’objet de moqueries à l’école, du fait principalement de l’originalité de sa famille. C’est également l’âge des premiers émois amoureux et des garçons à la cour maladroite. L’intrigue sera relancée via deux événements. Tout d’abord une expédition menée en camping-car pour permettre à l’oncle de rencontrer son amoureuse (avec laquelle il ne communique que via internet). Ensuite, c’est la grand-mère qui va chambouler bien malgré elle le quotidien de ce petit cocon. Le dessin n’est pas de ceux que j’affectionne particulièrement. Très épuré et raide, il me rappelle le style de comics indépendants qui, justement, traitent aussi de ce type de thématique (des romans graphiques centrés sur un personnage féminin à une époque charnière de sa vie). Rien de mal réalisé mais pas assez déjanté pour me séduire et avec une thématique qui me parle peu, je pense que ce Freezer n’était tout simplement pas fait pour moi.
Thorgal
Une fois n'est pas coutume, j'ai commencé la lecture de cette série par le milieu. Soit le tome 21, "La couronne d'Ogotaï", qui a la particularité de faire voyager dans le temps les personnages. J'ai donc retracé leur parcours, essayé de comprendre qui ils étaient tout en relevant le défi de comprendre le voyage dans le temps tel que présenté ici. Et cela m'a plu au point que je me suis procuré les premiers tomes de la série. Le dessin était moins bon à ses débuts, mais l'histoire était prometteuse et les injustices que subissait Thorgal, révoltantes. J'ai donc empilé les tomes mais de plus en plus souvent, certains contaient des faits désuets (si "Thorgal" est une saga, les tomes peuvent souvent être lus indépendamment) qui juraient avec les péripéties passées. Une fois encore, Van Hamme prolonge les aventures de son héros trop longtemps. Pourtant quelques très bons volumes comme "La couronne d'Ogotaï" réconcilieront le lecteur avec ses émotions du début de la saga, mais d'autres terriblement ennuyeux ou aux personnages grotesques (comme la femme léopard) m'ont fait lâcher l'affaire. Et j'apprends aujourd'hui que la sage compte désormais 38 tomes. Est-ce raisonnable ?
Largo Winch
J'ai lu les premiers tomes de la série en peu de temps (car je devais les rendre rapidement avec tous les autres que j'avais empruntés à un ami fan de Van Hamme). Contrairement à XIII le dessin simple, fluide et coloré m'a plu mais comme pour XIII, Van Hamme aurait dû arrêter la série plus tôt, au lieu de la prolonger par des intrigues inutiles qui font de "Largo Winch" (qui possède déjà quelques côtés horripilants) le centre de la galaxie. Comme il est supposé être l'homme le plus riche du monde, il est celui sur qui se focalisent tous les méchants. Et comme il est jeune et dynamique, il résout tout par lui même au point de faire perdre le peu de crédibilité qu'il restait au postulat de départ.
XIII
J'ai lu les 15 premiers tomes de la série en peu de temps (car je devais les rendre rapidement avec tous les autres que j'avais empruntés à un ami fan de Van Hamme). Même si l'amnésique qui court après son passé est un classique du roman, l'histoire est captivante et on veut vite en connaître la suite. Et au tome 13 on sait tout. Alors pourquoi avoir continué la série ? Peut-être avais-je fait une indigestion de Van Hamme en dévorant 3 séries en quelques jours, mais que ce soit pour Thorgal ou Largo Winch, cet auteur a pour moi, clairement une histoire de départ de bonne facture, qu'il ne peut s'empêcher de rallonger au point d'en dénaturer le goût dès le succès rencontré. J'ajoute un dessin trop typé dans un monde caricatural d'espions et de pouvoirs, où les méchants succèdent aux méchants.
Le Patient
Une bande dessinée intéressante avec une scène glauque à souhait mais avec une fin floue. L'histoire : Pierre Grimaud, l'unique survivant du massacre de sa famille, se réveille de 6 ans de coma, à l'âge de 21 ans. Désorienté, encore paralysé et souffrant d'amnésie partielle, il est pris en charge par le docteur Anna Kieffer, psychologue spécialisée sur les questions de criminologie et de victimologie, qui s'occupait de sa sœur, accusée du massacre, avant que celle-ci ne se suicide... L'atmosphère ambiguë et pesante, est bien retranscrite par des cases supplémentaires du décor des pièces, qui ralentissent la lecture et retranscrivent ce que voit Pierre, cloué sur son lit. Puis la mise en page évolue en même temps que sa rééducation porte ses fruits, ainsi que le nombre de personnages s'étoffe et que l'intrigue installe le doute sur la culpabilité de la sœur défunte. Le dessin est précis avec quelques airs de manga. A lire au moins une fois.