J'étais impatient de connaître ce troisième cycle et si mon amie qui me prêtait la série l'avait trouvé trop long, j'avoue de mon côté l'avoir trouvé répétitif : nouveau monde, nouvel environnement, nouveaux "monstres" et nouveaux prétendants pour l'héroïne (je ne les compte plus mais il doit y en avoir 5 ou 6 à être tombé amoureux d'elle depuis le début de la série).
Les rebondissements finaux avec la sphère et le cube pimentèrent cependant ma curiosité et surpassèrent (un peu) ma lassitude.
Bof ! Mon fils est fan et je crois que c'est normal, car cela est destiné à des enfants de son âge (12 ans et demi). Le découpage et le dessin sont inspirés manga mais sans les traits destinés au noir et blanc, ce qui donne une belle BD colorisée mais aux dessins peu détaillés. L'histoire, sans avoir un rythme soutenu, brûle les étapes. Elle est linéaire et emprunte une route droite et lisse. J'aurais aimé plus de tournants, d'aspérités et d'à côtés pour pimenter cette histoire assez fade.
La fin est improbable et gâche le peu qu'il y avait de bon selon moi.
J'avais beaucoup aimé Planetary dans un épisode duquel les membres de "Autorithy" intervenaient spectaculairement. J'avais donc décidé de me faire plaisir, mais pour une fois que je m'achète une bande dessinée (d'habitude j'attends mon anniversaire, Noël ou la Saint-Valentin, que ma femme tape dans la liste que je lui ai écrite), je suis déçu.
Le tome 1 n'a pas la finesse de Planetary et même pas une intrigue de fond pour lier toutes ces histoires. Les super-héros sont bruts et brutaux, leurs adversaires aussi, et les combats de fin du monde à 100 contre 1 gagnés en 2 coups de cuillères à pot, également.
Le tome 2 à peine plus subtil, n'est même pas écrit par Ellis Warren et il a quelques incohérences en plus d'une baisse de qualité du dessin.
En fait, "Autorithy" est un mélange raté entre le cynisme de Transmetropolitan et l'univers de Planetary.
J’ai lu les trois premiers tomes, « pour voir ». Et je l’ai fait sans réel enthousiasme. Il faut dire que je ne pense pas être le cœur de cible d’une série, découverte sur le tard, et qui me parait viser surtout un lectorat adolescent.
Même si l’intrigue prend corps au cœur de la mythologie grecque, cela bascule rapidement dans de la fantasy classique, rejoignant des univers proches dans une foule de séries typées « Lanfeust » de chez Soleil, que ce soit au niveau graphique, ou au niveau du scénario et des dialogues (avec des tentatives humoristiques plus ou moins réussies).
L’héroïne est elle aussi à l’image de ses consœurs de chez Soleil, hyper sexuée, à tel point qu’on a l’impression de voir Pamela Anderson téléportée dans la Grèce antique (Crisse cultive quand même pas mal la ressemblance !). Pourquoi pas ? Mais comme ce n’est pas publié chez Tabou ou qu’il n’y a pas l’humour qui relève parfois le goût chez Dany, eh bien je n’ai pas trouvé mon compte dans cette histoire.
Bon, donc, c’est du divertissement calibré – pas pour moi hélas – et qui peut plaire, mais ce n’est pas ce qui m’attire. Ma lecture fut laborieuse.
Si Eddy Paape est toujours une valeur sûre du dessin, André-Paul Duchâteau souffre, lui, d'une oeuvre beaucoup trop prolifique pour que la qualité y soit régulière et que sa présence au scénario soit une garantie. D'ailleurs, Carol détective, des deux mêmes artistes, m'avait déjà déçu en son temps.
C'est donc sans attente particulière que j'ai entamé cet intrigant Udolfo. Et pourtant, j'ai quand même été un peu déçu... Le concept de base est prometteur : des enquêtes dans le Paris du XIXe mâtiné d'une tonalité fantastique a priori pas déplaisante. Mais là, ça ne marche pas.
Deux défauts majeurs entravent le plaisir de lecture : premièrement, le personnage d'Udolfo est insipide au possible. Pire, il est même souvent désagréable, à cause de sa confiance aveugle en lui-même. Trop sûr de lui, trop fanfaron, jamais un petit mot pour le rendre humain, Udolfo est un archétype de héros taillé trop grossièrement pour qu'on puisse s'attacher à lui.
Deuxièmement, tout va beaucoup trop vite ! Ce tome ne comporte que deux histoires courtes, mais chacune aurait mérité un album complet, tant la narration introduit un rythme bien trop rapide pour qu'on ait une autre impression que celle de survoler une histoire à laquelle on se sent étranger. C'est dommage, on aurait voulu s'impliquer auprès des personnages, capter l'importance des enjeux, ressentir leurs émotions. Là, c'est quasiment impossible.
Cela ne signifie pas que la lecture soit désagréable pour autant. Dans l'ensemble, les synopsis fonctionnent plutôt bien si on n'est pas trop regardant sur le détail, et surtout, le dessin de Paape (ici aidé par Andreas) est toujours aussi bon, avec notamment une excellente mise en scène de l'action au travers de cadrages toujours bien choisis.
Mais les défauts mentionnés ci-dessus rendent la lecture insignifiante, et quand on referme l'album, on a l'impression d'avoir déjà tout oublié. Tout sauf le twist de la 2e histoire, tellement hors de propos qu'on se demande qui a pu laisser passer un truc pareil. A moins que la série ait eu vocation à être développée par la suite, mais que les auteurs aient été contrecarrés dans leurs projets.
Bref, moi, je retourne lire Yoko Tsuno...
Mouais. Un gros bof.
Cette série a rejoint la longue cohorte des séries abandonnées par l’éditeur Soleil. Mais ce n’est pas celle que je vais le plus regretter.
En effet, je suis resté à côté de cette histoire. Que ce soit l’intrigue elle-même (de toute façon inaboutie) ou les dialogues, j’ai trouvé l’ensemble trop naïf et gentil.
Le dessin est correct, sans être forcément mon truc.
Bref, peut-être des critiques orientées par mes goûts, mais l’absence de conclusion ajoutée au manque d’intérêt global de l’histoire, font qu’on a là un album qui va tomber dans l’oubli je pense.
Je me décide à relire ce vieux 'one shot' qui croupit depuis des lustres au fond du fond de ma bibliothèque. Né de la collaboration Duchâteau – Paape (excusez du peu), Udolfo exerce son activité d'écrivain public en plein Paris du début du XIXe siècle. L'album est composé de deux histoires indépendantes, aventures fantastiques se réclamant de l'ésotérique. J'avoue que je ne suis pas vraiment entrée dans ces histoires, les évènements se succèdent rapidement, tout se passe un peu trop facilement pour le héros qui comprend tout avant les autres et auquel je ne trouve aucun charisme. Les histoires sont trop courtes pour pouvoir développer quelque chose de cohérent. En revanche, l'ambiance de ce Paris est vraiment bien rendue, les échoppes, les rues, les caniveaux...on s'y croirait, enfin j'imagine. À la suite de ces deux histoires, il y a les deux dernières pages en pure SF et là, c'est vraiment n'importe quoi. Mais qu'est-ce qu'il leur est passé par la tête ? Si c'est pour lire de la SF dessinée par Paape, je préfère mille fois « Luc Orient ». Seul avantage, on peut facilement s'en passer. Donc, je n'ai pas spécialement aimé, mais hors de question que je m'en sépare, quand même, un vieux Paape et Duchâteau, c'est collector !
Vous ne connaissez pas Caroline ? Caroline Baldwin ? C’est une jolie brune aux yeux bleus qui exerce le métier de détective privé. Elle est canadienne d’ascendance huronne par sa mère québécoise. Son père est américain.
Depuis 1996 sous la houlette d’André Taymans, nous pouvons suivre ses aventures autour du globe. Enfin pour ceux qui auront accroché pour les péripéties de cette enquêtrice. Rien de bien folichon dans cette série. Grosse impression de déjà-vu. Rien d’exaltant, d’excitant ou de provocant. D’un album à l’autre le désarroi s’installe. Les enquêtes sont fades. Les fins sont conventionnelles et pourtant tu espères jusqu’à la dernière page que l’auteur va nous sortir du chapeau un épilogue grandiloquant de dernière les fagots. Et bien non. Aucun suspens.
Le dessin est plat et sans relief. Oui oui oui je sais, nous sommes dans le registre ligne claire mais ce n’est pas mon graphisme préféré pour apprécier la lecture d’un polar.
Tout n’est pourtant pas à jeter. Cela se lit bien et comblera les pré adolescents avides d’émotions pour les scénarios de séries B.
Chloé Wary a mis en images son projet original : passer plusieurs mois avec un orchestre qui travaille sur une série de concerts interprétant Beethoven. Elle se rend donc à la Seine musicale, et assiste aux répétitions dirigées par la cheffe Laurence Quilbey. très vite, elle est fascinée par la gestuelle de Laurence, l'énergie et la symbiose des musiciens, et lors de la première, par la scénographie qui complète la mise en scène.
Au fur et à mesure que son excitation grandissait, la mienne a continué sur un même rythme : encéphalogramme plat. Le monde de la musique ne m'intéresse pas des masses en temps normal, et la musique classique me laisse globalement de glace. Bien sûr, ce n'est pas le cas de tout le monde, et c'est bien normal. Mais le style graphique de Chloé Wary, très psychédélique, la police de caractère choisie, une cursive d'inspiration naïve et peu lisible, ne m'ont pas aidé à m'y intéresser.
Heureusement pour moi, c'est un album que j'ai lu assez vite, je laisse le soin à d'autres de l'apprécier.
J’ai récupéré cet album juste avant que la médiathèque de mon bled ne mette celui-ci au pilon… Mes interlocuteurs habituels m’expliquent que cette bande dessinée n’est jamais empruntée et qu’il faut faire de la place pour accueillir de nouvelles œuvres. Je retrouve également dans la benne à ordure du Voltaire, du Camus ou encore du Sarthe. Mais dans quel monde vivons-nous pour jeter de tels livres ? mais je m’égare. Revenons à « la faille ».
L’histoire de ce récit est un peu particulière. Les murs de Londres se fissurent au risque de les voir tous s’affaisser. Un attentat à l’explosif a lieu à Londres. Une bombe a explosé dans une camionnette. Un gamin pourtant « normal » accède à une émission de téléréalité « ton problème est le nôtre » pour changer son visage qu’il ne supporte plus.
Vous ne serez rien du pourquoi les bâtiments de Londres se fissurent. C’est pourtant le titre de l’album ! Les auteurs veulent sans doute s amuser avec le lecteur en jouant avec des métaphores. Mais trop d’allégories tuent les allégories.
L’histoire commence en fait par deux histoires indépendantes et parallèles. Le gamin qui veut se refaire relooker et le flic qui enquête sur l’attentat. On le voit venir comme le nez au milieu de la figure, les différents personnages vont se rejoindre vers la fin de l’album.
Je trouve que tout ça n’est pas très fluide et cela à bien évidemment un impact négatif dans la lecture de l’album. C’est même un peu long par moment même si me je me suis régalé avec le dessin délicat et élégant aux couleurs lumineuses d’Oscar Zarate.
Voilà donc un album qui se veut une critique sociale de notre monde. Pas terrible au final mais pas au point de jeter l’album à la poubelle.
Ma note 2,5
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Antarès
J'étais impatient de connaître ce troisième cycle et si mon amie qui me prêtait la série l'avait trouvé trop long, j'avoue de mon côté l'avoir trouvé répétitif : nouveau monde, nouvel environnement, nouveaux "monstres" et nouveaux prétendants pour l'héroïne (je ne les compte plus mais il doit y en avoir 5 ou 6 à être tombé amoureux d'elle depuis le début de la série). Les rebondissements finaux avec la sphère et le cube pimentèrent cependant ma curiosité et surpassèrent (un peu) ma lassitude.
S.A.M.
Bof ! Mon fils est fan et je crois que c'est normal, car cela est destiné à des enfants de son âge (12 ans et demi). Le découpage et le dessin sont inspirés manga mais sans les traits destinés au noir et blanc, ce qui donne une belle BD colorisée mais aux dessins peu détaillés. L'histoire, sans avoir un rythme soutenu, brûle les étapes. Elle est linéaire et emprunte une route droite et lisse. J'aurais aimé plus de tournants, d'aspérités et d'à côtés pour pimenter cette histoire assez fade. La fin est improbable et gâche le peu qu'il y avait de bon selon moi.
The Authority (Warren Ellis)
J'avais beaucoup aimé Planetary dans un épisode duquel les membres de "Autorithy" intervenaient spectaculairement. J'avais donc décidé de me faire plaisir, mais pour une fois que je m'achète une bande dessinée (d'habitude j'attends mon anniversaire, Noël ou la Saint-Valentin, que ma femme tape dans la liste que je lui ai écrite), je suis déçu. Le tome 1 n'a pas la finesse de Planetary et même pas une intrigue de fond pour lier toutes ces histoires. Les super-héros sont bruts et brutaux, leurs adversaires aussi, et les combats de fin du monde à 100 contre 1 gagnés en 2 coups de cuillères à pot, également. Le tome 2 à peine plus subtil, n'est même pas écrit par Ellis Warren et il a quelques incohérences en plus d'une baisse de qualité du dessin. En fait, "Autorithy" est un mélange raté entre le cynisme de Transmetropolitan et l'univers de Planetary.
Atalante - La Légende
J’ai lu les trois premiers tomes, « pour voir ». Et je l’ai fait sans réel enthousiasme. Il faut dire que je ne pense pas être le cœur de cible d’une série, découverte sur le tard, et qui me parait viser surtout un lectorat adolescent. Même si l’intrigue prend corps au cœur de la mythologie grecque, cela bascule rapidement dans de la fantasy classique, rejoignant des univers proches dans une foule de séries typées « Lanfeust » de chez Soleil, que ce soit au niveau graphique, ou au niveau du scénario et des dialogues (avec des tentatives humoristiques plus ou moins réussies). L’héroïne est elle aussi à l’image de ses consœurs de chez Soleil, hyper sexuée, à tel point qu’on a l’impression de voir Pamela Anderson téléportée dans la Grèce antique (Crisse cultive quand même pas mal la ressemblance !). Pourquoi pas ? Mais comme ce n’est pas publié chez Tabou ou qu’il n’y a pas l’humour qui relève parfois le goût chez Dany, eh bien je n’ai pas trouvé mon compte dans cette histoire. Bon, donc, c’est du divertissement calibré – pas pour moi hélas – et qui peut plaire, mais ce n’est pas ce qui m’attire. Ma lecture fut laborieuse.
Udolfo
Si Eddy Paape est toujours une valeur sûre du dessin, André-Paul Duchâteau souffre, lui, d'une oeuvre beaucoup trop prolifique pour que la qualité y soit régulière et que sa présence au scénario soit une garantie. D'ailleurs, Carol détective, des deux mêmes artistes, m'avait déjà déçu en son temps. C'est donc sans attente particulière que j'ai entamé cet intrigant Udolfo. Et pourtant, j'ai quand même été un peu déçu... Le concept de base est prometteur : des enquêtes dans le Paris du XIXe mâtiné d'une tonalité fantastique a priori pas déplaisante. Mais là, ça ne marche pas. Deux défauts majeurs entravent le plaisir de lecture : premièrement, le personnage d'Udolfo est insipide au possible. Pire, il est même souvent désagréable, à cause de sa confiance aveugle en lui-même. Trop sûr de lui, trop fanfaron, jamais un petit mot pour le rendre humain, Udolfo est un archétype de héros taillé trop grossièrement pour qu'on puisse s'attacher à lui. Deuxièmement, tout va beaucoup trop vite ! Ce tome ne comporte que deux histoires courtes, mais chacune aurait mérité un album complet, tant la narration introduit un rythme bien trop rapide pour qu'on ait une autre impression que celle de survoler une histoire à laquelle on se sent étranger. C'est dommage, on aurait voulu s'impliquer auprès des personnages, capter l'importance des enjeux, ressentir leurs émotions. Là, c'est quasiment impossible. Cela ne signifie pas que la lecture soit désagréable pour autant. Dans l'ensemble, les synopsis fonctionnent plutôt bien si on n'est pas trop regardant sur le détail, et surtout, le dessin de Paape (ici aidé par Andreas) est toujours aussi bon, avec notamment une excellente mise en scène de l'action au travers de cadrages toujours bien choisis. Mais les défauts mentionnés ci-dessus rendent la lecture insignifiante, et quand on referme l'album, on a l'impression d'avoir déjà tout oublié. Tout sauf le twist de la 2e histoire, tellement hors de propos qu'on se demande qui a pu laisser passer un truc pareil. A moins que la série ait eu vocation à être développée par la suite, mais que les auteurs aient été contrecarrés dans leurs projets. Bref, moi, je retourne lire Yoko Tsuno...
Le Roi des Singes
Mouais. Un gros bof. Cette série a rejoint la longue cohorte des séries abandonnées par l’éditeur Soleil. Mais ce n’est pas celle que je vais le plus regretter. En effet, je suis resté à côté de cette histoire. Que ce soit l’intrigue elle-même (de toute façon inaboutie) ou les dialogues, j’ai trouvé l’ensemble trop naïf et gentil. Le dessin est correct, sans être forcément mon truc. Bref, peut-être des critiques orientées par mes goûts, mais l’absence de conclusion ajoutée au manque d’intérêt global de l’histoire, font qu’on a là un album qui va tomber dans l’oubli je pense.
Udolfo
Je me décide à relire ce vieux 'one shot' qui croupit depuis des lustres au fond du fond de ma bibliothèque. Né de la collaboration Duchâteau – Paape (excusez du peu), Udolfo exerce son activité d'écrivain public en plein Paris du début du XIXe siècle. L'album est composé de deux histoires indépendantes, aventures fantastiques se réclamant de l'ésotérique. J'avoue que je ne suis pas vraiment entrée dans ces histoires, les évènements se succèdent rapidement, tout se passe un peu trop facilement pour le héros qui comprend tout avant les autres et auquel je ne trouve aucun charisme. Les histoires sont trop courtes pour pouvoir développer quelque chose de cohérent. En revanche, l'ambiance de ce Paris est vraiment bien rendue, les échoppes, les rues, les caniveaux...on s'y croirait, enfin j'imagine. À la suite de ces deux histoires, il y a les deux dernières pages en pure SF et là, c'est vraiment n'importe quoi. Mais qu'est-ce qu'il leur est passé par la tête ? Si c'est pour lire de la SF dessinée par Paape, je préfère mille fois « Luc Orient ». Seul avantage, on peut facilement s'en passer. Donc, je n'ai pas spécialement aimé, mais hors de question que je m'en sépare, quand même, un vieux Paape et Duchâteau, c'est collector !
Caroline Baldwin
Vous ne connaissez pas Caroline ? Caroline Baldwin ? C’est une jolie brune aux yeux bleus qui exerce le métier de détective privé. Elle est canadienne d’ascendance huronne par sa mère québécoise. Son père est américain. Depuis 1996 sous la houlette d’André Taymans, nous pouvons suivre ses aventures autour du globe. Enfin pour ceux qui auront accroché pour les péripéties de cette enquêtrice. Rien de bien folichon dans cette série. Grosse impression de déjà-vu. Rien d’exaltant, d’excitant ou de provocant. D’un album à l’autre le désarroi s’installe. Les enquêtes sont fades. Les fins sont conventionnelles et pourtant tu espères jusqu’à la dernière page que l’auteur va nous sortir du chapeau un épilogue grandiloquant de dernière les fagots. Et bien non. Aucun suspens. Le dessin est plat et sans relief. Oui oui oui je sais, nous sommes dans le registre ligne claire mais ce n’est pas mon graphisme préféré pour apprécier la lecture d’un polar. Tout n’est pourtant pas à jeter. Cela se lit bien et comblera les pré adolescents avides d’émotions pour les scénarios de séries B.
Beethov sur Seine - Une année avec l'orchestre
Chloé Wary a mis en images son projet original : passer plusieurs mois avec un orchestre qui travaille sur une série de concerts interprétant Beethoven. Elle se rend donc à la Seine musicale, et assiste aux répétitions dirigées par la cheffe Laurence Quilbey. très vite, elle est fascinée par la gestuelle de Laurence, l'énergie et la symbiose des musiciens, et lors de la première, par la scénographie qui complète la mise en scène. Au fur et à mesure que son excitation grandissait, la mienne a continué sur un même rythme : encéphalogramme plat. Le monde de la musique ne m'intéresse pas des masses en temps normal, et la musique classique me laisse globalement de glace. Bien sûr, ce n'est pas le cas de tout le monde, et c'est bien normal. Mais le style graphique de Chloé Wary, très psychédélique, la police de caractère choisie, une cursive d'inspiration naïve et peu lisible, ne m'ont pas aidé à m'y intéresser. Heureusement pour moi, c'est un album que j'ai lu assez vite, je laisse le soin à d'autres de l'apprécier.
La Faille
J’ai récupéré cet album juste avant que la médiathèque de mon bled ne mette celui-ci au pilon… Mes interlocuteurs habituels m’expliquent que cette bande dessinée n’est jamais empruntée et qu’il faut faire de la place pour accueillir de nouvelles œuvres. Je retrouve également dans la benne à ordure du Voltaire, du Camus ou encore du Sarthe. Mais dans quel monde vivons-nous pour jeter de tels livres ? mais je m’égare. Revenons à « la faille ». L’histoire de ce récit est un peu particulière. Les murs de Londres se fissurent au risque de les voir tous s’affaisser. Un attentat à l’explosif a lieu à Londres. Une bombe a explosé dans une camionnette. Un gamin pourtant « normal » accède à une émission de téléréalité « ton problème est le nôtre » pour changer son visage qu’il ne supporte plus. Vous ne serez rien du pourquoi les bâtiments de Londres se fissurent. C’est pourtant le titre de l’album ! Les auteurs veulent sans doute s amuser avec le lecteur en jouant avec des métaphores. Mais trop d’allégories tuent les allégories. L’histoire commence en fait par deux histoires indépendantes et parallèles. Le gamin qui veut se refaire relooker et le flic qui enquête sur l’attentat. On le voit venir comme le nez au milieu de la figure, les différents personnages vont se rejoindre vers la fin de l’album. Je trouve que tout ça n’est pas très fluide et cela à bien évidemment un impact négatif dans la lecture de l’album. C’est même un peu long par moment même si me je me suis régalé avec le dessin délicat et élégant aux couleurs lumineuses d’Oscar Zarate. Voilà donc un album qui se veut une critique sociale de notre monde. Pas terrible au final mais pas au point de jeter l’album à la poubelle. Ma note 2,5