Udolfo

Note: 2.4/5
(2.4/5 pour 5 avis)

Enquête sur une montre dans Paris au XIXème siècle


Andreas Auteurs allemands Ecole Supérieure des Arts Saint-Luc, Bruxelles Journal Tintin Les petits éditeurs indépendants Paris

une montre mystérieuse aux pouvoirs étranges plusieurs camps pour s'en emparer : ceux qui veulent en faire bon usage et ceux qui veulent en profiter au milieu d'un paris du XIXème siècle rempli des odeurs de Hugo retrouvez des aventures mouvementées

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 1980
Statut histoire Histoires courtes (Contient 2 histoires courtes) 1 tome paru

Couverture de la série Udolfo © Création 1980
Les notes
Note: 2.4/5
(2.4/5 pour 5 avis)
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22/07/2010 | roedlingen
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Par Ro
Note: 2/5
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J'ai acheté cet album en connaissance de cause, ayant bien noté qu'il était peu apprécié dans les avis ci-dessous. Mais je suis un grand fan d'Andreas, autant pour ses scénarios que pour son dessin, et je voulais voir ce qu'il avait apporté à cette collaboration avec Eddy Paape sur cette BD. La contribution d'Andreas est en réalité difficilement perceptible. Le dessin adopte majoritairement le style de Paape, et ce n'est que dans la seconde histoire de l'album que j'ai reconnu la patte d'Andreas, notamment sur le personnage féminin et dans la mise en page d'une ou deux planches. Il semble que, pour le reste, il ait volontairement adapté son trait à celui de Paape. Ce n'est pas désagréable, mais c'est à mes yeux moins séduisant. On est sur un graphisme plus désuet, très ancré dans le moule des productions du journal Tintin des années 70. Ça a son charme, mais cela a clairement vieilli. En revanche, je comprends le peu d'enthousiasme des autres lecteurs concernant le scénario. L'album propose deux histoires courtes fouillis, accumulant des péripéties mal agencées. Dès la première page, on a l'impression d'entrer dans une série au long cours, avec un héros déjà bien installé et des ennemis récurrents, alors qu'on n'a jamais entendu parler de cet univers auparavant. Le personnage d'Udolfo, écrivain public qui se révèle être un super-enquêteur immensément riche, doté de multiples cachettes secrètes, paraît totalement artificiel. Son manque de crédibilité est tel qu'un épilogue tente de le justifier par une révélation de science-fiction aussi incongrue que proche du ridicule. Avant cette explication, le personnage apparaît surtout comme boursouflé d'ego, imbu de lui-même et excessivement favorisé par le scénario. Il m'a fait penser au Harry Dickson de Dupuis, dont certains épisodes récents présentent un héros presque détestable, sûr de lui, méprisant alliés et ennemis, persuadé d'être un surhomme tant intellectuellement que physiquement. Quant aux intrigues, difficile de parler d'histoires cousues de fil blanc tant elles sont surtout artificielles et bancales. Les méchants mettent en place des machinations pour solliciter le héros parce que lui seul peut les aider, celui-ci se sort brillamment de toutes les situations, et les enchaînements n'obéissent qu'à une logique interne souvent hasardeuse. Les révélations et péripéties s'enchaînent de manière brinquebalante, soit peu crédibles, soit inutilement alambiquées au point d'en devenir confuses. Bref, il s'agit d'une aventure à l'ancienne assez ratée, qui empile les clichés dans un ensemble maladroit, portée par un héros peu attachant et des intrigues artificielles.

21/12/2025 (MAJ le 21/12/2025) (modifier)
Par Josq
Note: 2/5
L'avatar du posteur Josq

Si Eddy Paape est toujours une valeur sûre du dessin, André-Paul Duchâteau souffre, lui, d'une oeuvre beaucoup trop prolifique pour que la qualité y soit régulière et que sa présence au scénario soit une garantie. D'ailleurs, Carol détective, des deux mêmes artistes, m'avait déjà déçu en son temps. C'est donc sans attente particulière que j'ai entamé cet intrigant Udolfo. Et pourtant, j'ai quand même été un peu déçu... Le concept de base est prometteur : des enquêtes dans le Paris du XIXe mâtiné d'une tonalité fantastique a priori pas déplaisante. Mais là, ça ne marche pas. Deux défauts majeurs entravent le plaisir de lecture : premièrement, le personnage d'Udolfo est insipide au possible. Pire, il est même souvent désagréable, à cause de sa confiance aveugle en lui-même. Trop sûr de lui, trop fanfaron, jamais un petit mot pour le rendre humain, Udolfo est un archétype de héros taillé trop grossièrement pour qu'on puisse s'attacher à lui. Deuxièmement, tout va beaucoup trop vite ! Ce tome ne comporte que deux histoires courtes, mais chacune aurait mérité un album complet, tant la narration introduit un rythme bien trop rapide pour qu'on ait une autre impression que celle de survoler une histoire à laquelle on se sent étranger. C'est dommage, on aurait voulu s'impliquer auprès des personnages, capter l'importance des enjeux, ressentir leurs émotions. Là, c'est quasiment impossible. Cela ne signifie pas que la lecture soit désagréable pour autant. Dans l'ensemble, les synopsis fonctionnent plutôt bien si on n'est pas trop regardant sur le détail, et surtout, le dessin de Paape (ici aidé par Andreas) est toujours aussi bon, avec notamment une excellente mise en scène de l'action au travers de cadrages toujours bien choisis. Mais les défauts mentionnés ci-dessus rendent la lecture insignifiante, et quand on referme l'album, on a l'impression d'avoir déjà tout oublié. Tout sauf le twist de la 2e histoire, tellement hors de propos qu'on se demande qui a pu laisser passer un truc pareil. A moins que la série ait eu vocation à être développée par la suite, mais que les auteurs aient été contrecarrés dans leurs projets. Bref, moi, je retourne lire Yoko Tsuno...

22/11/2020 (modifier)
Par Titanick
Note: 2/5
L'avatar du posteur Titanick

Je me décide à relire ce vieux 'one shot' qui croupit depuis des lustres au fond du fond de ma bibliothèque. Né de la collaboration Duchâteau – Paape (excusez du peu), Udolfo exerce son activité d'écrivain public en plein Paris du début du XIXe siècle. L'album est composé de deux histoires indépendantes, aventures fantastiques se réclamant de l'ésotérique. J'avoue que je ne suis pas vraiment entrée dans ces histoires, les évènements se succèdent rapidement, tout se passe un peu trop facilement pour le héros qui comprend tout avant les autres et auquel je ne trouve aucun charisme. Les histoires sont trop courtes pour pouvoir développer quelque chose de cohérent. En revanche, l'ambiance de ce Paris est vraiment bien rendue, les échoppes, les rues, les caniveaux...on s'y croirait, enfin j'imagine. À la suite de ces deux histoires, il y a les deux dernières pages en pure SF et là, c'est vraiment n'importe quoi. Mais qu'est-ce qu'il leur est passé par la tête ? Si c'est pour lire de la SF dessinée par Paape, je préfère mille fois « Luc Orient ». Seul avantage, on peut facilement s'en passer. Donc, je n'ai pas spécialement aimé, mais hors de question que je m'en sépare, quand même, un vieux Paape et Duchâteau, c'est collector !

22/11/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Encore une éphémère série écrite par A.P. Duchâteau pour Eddy Paape, qui imagine un scénario basé sur le fantastique dans le Paris de la fin du XVIIIème siècle. A l'époque de son apparition en 1977 dans Tintin Sélection, je n'avais guère prêté attention à ce personnage qui évoluait alors dans de courts récits, avant d'entamer un unique récit long l'année suivante dans le journal Tintin. Et puis au cours d'une foire aux livres, je trouve l'album à très bas prix et décide de m'y intéresser. Je fus à demi conquis, ce maître Udolfo confronté à des cas mystérieux n'est pas vraiment convainquant, le personnage reste fade, c'est dommage, car le dessin y est soigné, réalisé avec le concours d'Andréas alors assistant de Paape, (peu avant qu'il ne crée sa propre bande, Rork), et malheureusement, sans doute par manque de temps, Paape ne reviendra pas sur cette série avortée qui aurait sûrement gagné à être développée, car le potentiel d'un Paris mystérieux fourmillant d'étrangeté, était attirant. Ceci dit, l'album peut s'acheter malgré son air imparfait, car ce qu'on y entrevoit reste intéressant.

31/07/2013 (modifier)
L'avatar du posteur roedlingen

Etrange tome unique que celui-ci. Il était visiblement prévu d’en faire une série étant données les dernières pages mais il n’y aura qu’un seul tome qui se suffit à lui-même. Graphiquement nous voyons un dessin sobre classique typique de Paape. Noir équilibrés, dessin précis permettent au scénario de se caler dans une ambiance graphique pertinente. Il faut avouer que la colorisation a vieilli et parait désormais un peu fade, surprenant par ailleurs de constater certains contrastes dans la saturation des planches parfois trop pâles et parfois trop colorisées. Dessin de qualité néanmoins. Le scénario nous plonge dans un Paris du 19ème siècle qui sentent bons les récits de Dumas et de Balzac. Notre héros : écrivain public sort une enquête sympathique autour d’une montre mystérieuse. Les personnages secondaires servent quelque peu de faire valoir mais demeurent crédibles car tout cela m’a fait penser finalement à du théâtre. Difficile de classer la série car cela me parait à la fois du policier, de l’aventure et de l’histoire sans être aucun des trois (et finit par de la SF). Les personnages féminins restent à un niveau superficiel et finalement seuls les méchants et notre héros occupent réellement la scène. Il faut signaler une fin très surprenante. D’un récit complet en mode paris 19ème, le récit finit sur un mode science fiction, voyage dans le futur. Dans ma mémoire cela ne dure que les 5 dernières planches, mais la surprise est telle qu’elle vient perturber un récit qui aurait pu( du ?) se terminer sans cet ajout sans intérêt. Finalement, le récit se sut avec intérêt, l’intrigue bien menée avec rythme tiens le choc. Ensemble de qualité cohérent sans plus. Le choix de classement en aventure se fait car la fin en SF vient vraiment en cheveu sur la soupe, qu’on ne peut pas dire que c’est un thriller et que malgré un encrage dans le temps sympathique ce n’est pas non plus un roman historique. Pas mal si vous trouvez l’occasion mais pas obligatoire

22/07/2010 (modifier)