J'ai hésité à mettre la note minimale à cette série car sur un album complet j'ai dû rire une unique fois et trouvé au moins la moitié des gags complètement nuls, le reste étant juste médiocre. Quand l'humour n'y est pas mauvais, il tombe simplement à plat ou se révèle convenu, parfois enfantin, comme si la BD s'adressait à un trop jeune public. Et ni l'ambiance ni les personnages ne sont attachants.
En outre, je n'aime pas vraiment le graphisme dont je trouve le trait trop anguleux et trop proche d'un type de cartoon dont je ne suis pas fan.
Alors pourquoi pas la note minimale ? Parce que j'apprécie la variété des gags dont les situations n'évitent certes pas quelques pénibles répétitions mais qui font tout de même preuve d'un peu d'imagination dans l'ensemble. Cela m'a permis de trouver un fond de sincérité dans cette œuvre et de ne pas y voir une détestable production commerciale.
Une lecture assez pénible plombée par des textes sans doute repris de Shakespeare mais d'une lourdeur pas possible. En plus ça ne m'a pas vraiment emballé avec ces trois sorcières qui crucifient des chats au milieu d'un cromlech, ce MacBeth dépassé par sa nouvelle femme arriviste et d'une violence inouïe qui fait un bain de sang pour atteindre le trône d’Écosse. Dans l'original c'est tout de même MacBeth qui tue le roi même s'il est influencé par sa femme.
Pour ne rien arranger, je ne suis pas hyper fan du dessin de Guillaume Sorel même si je lui reconnais certaines qualités, et notamment la colorisation, je n'aime pas vraiment la façon dont il dessine les personnages.
Bref j'étais à la limite du 1/5 et je ne lirai pas le tome 2.
Sur la couverture de ce comics, il est noté, d'après Bram Stoker, qui est bien entendu l'auteur du roman originel. D’emblée, après ma lecture cette accroche m'a semblé être une petite arnaque. En effet ce n'est pas d'après Bram stoker qu'il aurait fallu écrire mais d'après F.F. Coppola. Ce comics n'est rien d'autre qu'un copié collé des scènes du film, film qui il faut bien le dire est beau mais très académique. Personnellement, je lui préfère la version de Werner Herzog avec un Klaus Kinski totalement halluciné et habité par le rôle. Mais bref nous ne sommes pas ici sur Allociné et je reviens donc à la BD, dont du coup je ne vois pas trop l'interêt, il me semble que dans l'adaptation d'une œuvre l'auteur doit y mettre sa patte, ici je ne l'a sent pas, ou...
Ce qui m'amène donc au dessin de Mignola que personnellement, je trouve assez hideux, avec de gros encrages. Au bout du compte, l'ensemble est assez grossier, il ne se dégage pas grand chose en terme d'émotions des personnages (pauvre Renfield dans sa camisole).
Au final moi qui suis un grand amateur de Dracula et son mythe cette version ne trouve pas grâce à mes yeux, je conseillerais aux amateurs de se rabattre sur la magnifique adaptation qu'en à faite Georges Bess.
Mouais. Je n’ai pas accroché plus que ça à cette histoire.
Elle se laisse lire, certes, mais sans trop d’intérêt je trouve.
D’abord parce que la narration, malgré les nombreux flash-backs qui tentent de la dynamiser (chacun des protagonistes se présentant successivement au fur et à mesure qu’il intègre « l’équipe ») n’apportent pas grand-chose à une intrigue que j’ai trouvée finalement très – trop – linéaire. Ils auraient même tendance à hacher un peu trop la lecture.
Ensuite je n’ai pas non plus été attiré par le dessin. Qui fait le job, mais qui n’est pas ma tasse de thé. Un peu comics, parfois virant vers le manga vers la fin sur certaines planches (une esthétique que je n’aime pas trop), avec une colorisation qui accentue le côté gras et imprécis du trait je trouve : pas mon truc donc.
Alors, c’est sûr, ça se laisse lire, mais tout aussi vite oublier je pense. Mais cela peut n’être qu’affaire de goût, si j’en juge par les nombreux avis laudateurs recueillis par cet album.
Note réelle 2,5/5.
Attiré par une couverture joliment réalisée, pleine de dorures et un ouvrage soigné à la couverture épaisse, je n'ai pas vraiment été emballé par cette suite d'histoires. Cela entremêle esprits, sorcières, démons et animal à cinq pattes. On est dans un monde où les hommes vivent sur les côtes, les mers étant le domaine des génies et monstres, les terres sont principalement des déserts peuplés par démons et spectres.
Le tout est assez confus, on ne sait pas trop où on va à vouloir entasser trop de créatures et noms alambiqués (la pastoresse Luce Gubal, le dragon Htara, l'esprit Mala Dena, la magicienne Alma Dalena etc.). On ne voit pas forcément les liens entre les histoires, les personnages et la continuité entre tout ça.
Pourtant le dessin est assez plaisant avec ces couleurs en quadrichromie portées sur le rouge et noir. Décevant pour moi.
Angela Davis est une militante des droits de l'homme qui a notamment fait partie des Black Panthers au moment de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis dans les années 60. On sent que les auteurs de cette BD ont un véritable intérêt voire une grande affection pour elle et qu'ils se sont largement documentés à son sujet. Ils restituent cette passion dans une biographie en bande dessinée épaisse de près de 200 pages dense en information... mais également assez pénible à lire.
Cet album fait preuve d'une certaine audace au niveau de la narration, mais échoue malheureusement à atteindre son but.
Cela commence avec un chapitre introductif pour lequel on se demande un certain temps qui est la narratrice avant de constater qu'il s'agit d'une jeune fille qui a côtoyé Angela Davis durant sa jeunesse. Ce choix avait visiblement pour but de présenter par ce biais la situation des noirs américains à l'époque, dans des Etats-Unis empreints d'une haine raciale terrifiante et d'une injustice flagrante, puis d'aboutir à un évènement choquant qui servira de déclencheur à la vocation politique de Miss Davis. Sauf que la narration de ce chapitre m'a paru semblable à une longue récitation monocorde et ennuyeuse, un bavardage lénifiant dont le rythme est tellement peu prenant que je n'ai absolument pas ressenti le moment choc qui le conclut, au point de devoir revenir quelques pages en arrière pour mieux comprendre ce qu'il s'était passé.
Un autre chapitre, plus tard, sort lui aussi du lot par sa forme didactique et son graphisme de manuel éducatif enfantin. Mais lui aussi est très bavard et n'a pas su me capter. Mais à vrai dire, déjà à ce moment là, j'avais perdu ma motivation de lecture.
Car le reste de l'album alterne des passages de documentaire biographique classique et quelques brèves mises en scène de personnages qu'on peut suivre de plus près mais sans jamais avoir l'occasion de s'y attacher pour de bon. Régulièrement la narration se fait trop bavarde, limite assommante, et surtout le rythme est très décousu, manquant de clarté à maintes reprises.
A cela s'ajoute ce que je considère comme l'absence d'un travail éditorial. Au vu de la quantité effarante de fautes d'orthographe que comporte cet album, il n'y a visiblement pas eu de relecture. Et je me dis du coup qu'il n'y a visiblement eu personne non plus pour conseiller les auteurs et leur faire remarquer que, toute audacieuse qu'elle soit, leur narration manquait de clarté et qu'il aurait fallu travailler davantage sa fluidité et la manière d'emmener le lecteur à se plonger dans le récit.
Jamais je n'ai réussi à me laisser entraîner, à m'attacher aux personnages, et même le côté instructif rate sa cible car il se fait trop pénible et embrouillé pour qui ne connait pas déjà les faits qui nous sont racontés.
L’adaptation est un art difficile, qui recèle de nombreux pièges. Par ailleurs, et sans vouloir être médisant, je pense qu’elle demande plus de travail de réécriture que celui qui a été fourni ici, et également plus de recul par rapport à l’œuvre originale. Cela se voit dans les nombreux passages avec une voix off, qui, plutôt que de dégager des scènes marquantes, se contentent parfois de nous résumer l’histoire avec quelques illustrations derrière. Du coup, c’est assez froid et didactique.
Le dessin peut paraître assez joli de prime abord, mais il lasse rapidement, notamment à cause des effets de flou qui sont d’assez mauvais goût. Je n’ai maintenant plus rien contre le travail à l’ordinateur qui a fait beaucoup de progrès ces dernières années, mais ici, je trouve qu’il n’est pas maîtrisé. Au final, malgré le côté accrocheur des dégradés, il se révèle plutôt pauvre, à part pour quelques dessins, notamment le dessin introductif du tome 1 qui est magnifique et qui fait rêver à ce que cette BD aurait pu être. On n’est pas loin de la publicité mensongère… Par ailleurs, l’utilisation de photos, pas toujours bien retouchées, est regrettable.
Enfin, je n’ai pas du tout apprécié le découpage. La volonté de vouloir sortir à tout prix du caractère rectangulaire de la planche conduit ici à des tics de mise en page agaçants, notamment celui de faire dépasser du cadre les cases supérieure gauche et inférieure droite dans un grand nombre de planches. Le côté arbitraire de ces choix de découpage rompt souvent l’équilibre esthétique de la planche : en termes moins élégamment choisis, on peut dire que ça m’a un peu donné la gerbe.
Malgré toutes ces critiques, cela reste lisible, et je ne donne pas la note minimale car cela a le mérite de nous faire découvrir un classique de la littérature chinoise. Mais comme, en plus, cette série s’arrête avant même que la véritable histoire ne commence, je n’en recommande évidemment pas l’achat.
Il s'agit d'un petit album carré. C'est du strip, à l'instar de Peanuts par exemple, mais présenté en carré. Chaque page contient un gag sur 4 cases elles-mêmes carrées, avec une case de titre reprenant une chanson des Beatles, ce qui laisse 3 cases pour faire (sous)rire son lecteur. L'exercice est difficile. Globalement ça se lit, ça prête à sourire, un peu. Le dessin est très bien, rien à lui reprocher. Si les quelques planches présentées dans la galerie vous plaisent, je vous conseille la lecture sinon on peut faire l'impasse car tout l'album est de cet ordre.
(Après lecture des tomes 1 à 4)
C’est une série qui se laisse lire, mais qui est bien loin de l’excellent Il était une fois en France du même scénariste. Les scènes se succédaient, que ce soit les révélations sur les magouilles des uns et des autres, ou bien celles de règlements de comptes et autres flingages, sans que je sois vraiment passionné par aucune d’entre elles. Globalement, la narration est souvent trop rapide, on a l’impression de sauter du coq à l’âne sans que des scènes vraiment fortes se dégagent (j’avais le même reproche pour W.E.S.T du même scénariste, d’ailleurs). Je trouve l’évolution du personnage de Richard assez ratée et artificielle. Par ailleurs, le dessin ne rend pas toujours l’identification des personnages évidente, d’autant plus que les personnages secondaires ne sont pas vraiment marquants. Le passage sur la cathédrale au milieu de la jungle, dans le tome 4, m’a paru tomber un peu comme un cheveu sur la soupe. Il y a aussi pas mal de clichés du genre que je n’ai pas tellement appréciés.
Bref, ce n’est pas mauvais mais je n’ai pas vraiment accroché. Il faut dire que je suis un peu lassé par ces séries sur des dynasties de mafieux et/ou d’hommes d’affaires véreux qui, à moins d’une vision très personnelle ou d’un talent narratif exceptionnel de l’auteur, ont un peu tendance à toutes se ressembler.
Curieuse histoire que celle-là. J'aurais hésité à la classer entre le fantastique et la science-fiction ; mais à mes yeux, l'oeuvre (la bd j'entends) a l'aspect d'un roman graphique dans son traitement graphique justement. Alors je n'ai pas lu le roman dont est tirée cette bd, et j'avoue que je n'en connaissais même pas l'existence. Le scénario laisse une bonne part au fantastique dans la première partie, tant qu'on ne s'explique pas l'expérience vécue par le héros. Mais c'est là que j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire. Pour moi, pour que le fantastique fonctionne, il faut que les éléments inexpliqués et inquiétants aient lieu dans un contexte qui ait l'air à priori « normal ». Or là, je n'arrive pas vraiment à croire à la vie solitaire de ce fugitif. En milieu hostile marécageux, souvent inondé, seul, à manger « des racines » (ben voyons le cliché), il devrait avoir d'autres préoccupations que de rester en costume, rasé de frais et de faire le joli cœur avec une belle. Je ne veux pas spolier la deuxième partie mais il résout le mystère trop facilement : il est un méga-ingénieur hyper doué ou quoi. Je dois être trop rationnelle pour apprécier. Même l'histoire d'amour me paraît futile dans ces conditions, je n'arrive pas à ressentir de l'empathie pour ce monsieur.
Le dessin me laisse également une impression mitigée, je le trouve un peu trop gras et brouillon mais j'aime plutôt bien les bichromies utilisées. En tout cas il ne m'a pas paru servir l'histoire pour les raisons évoquées avant. Peut-être que le roman m'aurait laissé une autre impression mais la bd ne m'a pas donné envie de le lire. J'ai quand même réussi à finir l'ouvrage, l'interrogation reste néanmoins entière tant qu'on n'a pas l'explication et j'ai continué pour ce motif.
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Toutou & Cie
J'ai hésité à mettre la note minimale à cette série car sur un album complet j'ai dû rire une unique fois et trouvé au moins la moitié des gags complètement nuls, le reste étant juste médiocre. Quand l'humour n'y est pas mauvais, il tombe simplement à plat ou se révèle convenu, parfois enfantin, comme si la BD s'adressait à un trop jeune public. Et ni l'ambiance ni les personnages ne sont attachants. En outre, je n'aime pas vraiment le graphisme dont je trouve le trait trop anguleux et trop proche d'un type de cartoon dont je ne suis pas fan. Alors pourquoi pas la note minimale ? Parce que j'apprécie la variété des gags dont les situations n'évitent certes pas quelques pénibles répétitions mais qui font tout de même preuve d'un peu d'imagination dans l'ensemble. Cela m'a permis de trouver un fond de sincérité dans cette œuvre et de ne pas y voir une détestable production commerciale.
Macbeth Roi d'Écosse
Une lecture assez pénible plombée par des textes sans doute repris de Shakespeare mais d'une lourdeur pas possible. En plus ça ne m'a pas vraiment emballé avec ces trois sorcières qui crucifient des chats au milieu d'un cromlech, ce MacBeth dépassé par sa nouvelle femme arriviste et d'une violence inouïe qui fait un bain de sang pour atteindre le trône d’Écosse. Dans l'original c'est tout de même MacBeth qui tue le roi même s'il est influencé par sa femme. Pour ne rien arranger, je ne suis pas hyper fan du dessin de Guillaume Sorel même si je lui reconnais certaines qualités, et notamment la colorisation, je n'aime pas vraiment la façon dont il dessine les personnages. Bref j'étais à la limite du 1/5 et je ne lirai pas le tome 2.
Dracula d'après Bram Stoker
Sur la couverture de ce comics, il est noté, d'après Bram Stoker, qui est bien entendu l'auteur du roman originel. D’emblée, après ma lecture cette accroche m'a semblé être une petite arnaque. En effet ce n'est pas d'après Bram stoker qu'il aurait fallu écrire mais d'après F.F. Coppola. Ce comics n'est rien d'autre qu'un copié collé des scènes du film, film qui il faut bien le dire est beau mais très académique. Personnellement, je lui préfère la version de Werner Herzog avec un Klaus Kinski totalement halluciné et habité par le rôle. Mais bref nous ne sommes pas ici sur Allociné et je reviens donc à la BD, dont du coup je ne vois pas trop l'interêt, il me semble que dans l'adaptation d'une œuvre l'auteur doit y mettre sa patte, ici je ne l'a sent pas, ou... Ce qui m'amène donc au dessin de Mignola que personnellement, je trouve assez hideux, avec de gros encrages. Au bout du compte, l'ensemble est assez grossier, il ne se dégage pas grand chose en terme d'émotions des personnages (pauvre Renfield dans sa camisole). Au final moi qui suis un grand amateur de Dracula et son mythe cette version ne trouve pas grâce à mes yeux, je conseillerais aux amateurs de se rabattre sur la magnifique adaptation qu'en à faite Georges Bess.
Sept yakuzas
Mouais. Je n’ai pas accroché plus que ça à cette histoire. Elle se laisse lire, certes, mais sans trop d’intérêt je trouve. D’abord parce que la narration, malgré les nombreux flash-backs qui tentent de la dynamiser (chacun des protagonistes se présentant successivement au fur et à mesure qu’il intègre « l’équipe ») n’apportent pas grand-chose à une intrigue que j’ai trouvée finalement très – trop – linéaire. Ils auraient même tendance à hacher un peu trop la lecture. Ensuite je n’ai pas non plus été attiré par le dessin. Qui fait le job, mais qui n’est pas ma tasse de thé. Un peu comics, parfois virant vers le manga vers la fin sur certaines planches (une esthétique que je n’aime pas trop), avec une colorisation qui accentue le côté gras et imprécis du trait je trouve : pas mon truc donc. Alors, c’est sûr, ça se laisse lire, mais tout aussi vite oublier je pense. Mais cela peut n’être qu’affaire de goût, si j’en juge par les nombreux avis laudateurs recueillis par cet album. Note réelle 2,5/5.
Alma - 11 histoires & légendes
Attiré par une couverture joliment réalisée, pleine de dorures et un ouvrage soigné à la couverture épaisse, je n'ai pas vraiment été emballé par cette suite d'histoires. Cela entremêle esprits, sorcières, démons et animal à cinq pattes. On est dans un monde où les hommes vivent sur les côtes, les mers étant le domaine des génies et monstres, les terres sont principalement des déserts peuplés par démons et spectres. Le tout est assez confus, on ne sait pas trop où on va à vouloir entasser trop de créatures et noms alambiqués (la pastoresse Luce Gubal, le dragon Htara, l'esprit Mala Dena, la magicienne Alma Dalena etc.). On ne voit pas forcément les liens entre les histoires, les personnages et la continuité entre tout ça. Pourtant le dessin est assez plaisant avec ces couleurs en quadrichromie portées sur le rouge et noir. Décevant pour moi.
Miss Davis - La vie et les combats de Angela Davis
Angela Davis est une militante des droits de l'homme qui a notamment fait partie des Black Panthers au moment de la lutte contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis dans les années 60. On sent que les auteurs de cette BD ont un véritable intérêt voire une grande affection pour elle et qu'ils se sont largement documentés à son sujet. Ils restituent cette passion dans une biographie en bande dessinée épaisse de près de 200 pages dense en information... mais également assez pénible à lire. Cet album fait preuve d'une certaine audace au niveau de la narration, mais échoue malheureusement à atteindre son but. Cela commence avec un chapitre introductif pour lequel on se demande un certain temps qui est la narratrice avant de constater qu'il s'agit d'une jeune fille qui a côtoyé Angela Davis durant sa jeunesse. Ce choix avait visiblement pour but de présenter par ce biais la situation des noirs américains à l'époque, dans des Etats-Unis empreints d'une haine raciale terrifiante et d'une injustice flagrante, puis d'aboutir à un évènement choquant qui servira de déclencheur à la vocation politique de Miss Davis. Sauf que la narration de ce chapitre m'a paru semblable à une longue récitation monocorde et ennuyeuse, un bavardage lénifiant dont le rythme est tellement peu prenant que je n'ai absolument pas ressenti le moment choc qui le conclut, au point de devoir revenir quelques pages en arrière pour mieux comprendre ce qu'il s'était passé. Un autre chapitre, plus tard, sort lui aussi du lot par sa forme didactique et son graphisme de manuel éducatif enfantin. Mais lui aussi est très bavard et n'a pas su me capter. Mais à vrai dire, déjà à ce moment là, j'avais perdu ma motivation de lecture. Car le reste de l'album alterne des passages de documentaire biographique classique et quelques brèves mises en scène de personnages qu'on peut suivre de plus près mais sans jamais avoir l'occasion de s'y attacher pour de bon. Régulièrement la narration se fait trop bavarde, limite assommante, et surtout le rythme est très décousu, manquant de clarté à maintes reprises. A cela s'ajoute ce que je considère comme l'absence d'un travail éditorial. Au vu de la quantité effarante de fautes d'orthographe que comporte cet album, il n'y a visiblement pas eu de relecture. Et je me dis du coup qu'il n'y a visiblement eu personne non plus pour conseiller les auteurs et leur faire remarquer que, toute audacieuse qu'elle soit, leur narration manquait de clarté et qu'il aurait fallu travailler davantage sa fluidité et la manière d'emmener le lecteur à se plonger dans le récit. Jamais je n'ai réussi à me laisser entraîner, à m'attacher aux personnages, et même le côté instructif rate sa cible car il se fait trop pénible et embrouillé pour qui ne connait pas déjà les faits qui nous sont racontés.
Au bord de l'eau
L’adaptation est un art difficile, qui recèle de nombreux pièges. Par ailleurs, et sans vouloir être médisant, je pense qu’elle demande plus de travail de réécriture que celui qui a été fourni ici, et également plus de recul par rapport à l’œuvre originale. Cela se voit dans les nombreux passages avec une voix off, qui, plutôt que de dégager des scènes marquantes, se contentent parfois de nous résumer l’histoire avec quelques illustrations derrière. Du coup, c’est assez froid et didactique. Le dessin peut paraître assez joli de prime abord, mais il lasse rapidement, notamment à cause des effets de flou qui sont d’assez mauvais goût. Je n’ai maintenant plus rien contre le travail à l’ordinateur qui a fait beaucoup de progrès ces dernières années, mais ici, je trouve qu’il n’est pas maîtrisé. Au final, malgré le côté accrocheur des dégradés, il se révèle plutôt pauvre, à part pour quelques dessins, notamment le dessin introductif du tome 1 qui est magnifique et qui fait rêver à ce que cette BD aurait pu être. On n’est pas loin de la publicité mensongère… Par ailleurs, l’utilisation de photos, pas toujours bien retouchées, est regrettable. Enfin, je n’ai pas du tout apprécié le découpage. La volonté de vouloir sortir à tout prix du caractère rectangulaire de la planche conduit ici à des tics de mise en page agaçants, notamment celui de faire dépasser du cadre les cases supérieure gauche et inférieure droite dans un grand nombre de planches. Le côté arbitraire de ces choix de découpage rompt souvent l’équilibre esthétique de la planche : en termes moins élégamment choisis, on peut dire que ça m’a un peu donné la gerbe. Malgré toutes ces critiques, cela reste lisible, et je ne donne pas la note minimale car cela a le mérite de nous faire découvrir un classique de la littérature chinoise. Mais comme, en plus, cette série s’arrête avant même que la véritable histoire ne commence, je n’en recommande évidemment pas l’achat.
Hey June
Il s'agit d'un petit album carré. C'est du strip, à l'instar de Peanuts par exemple, mais présenté en carré. Chaque page contient un gag sur 4 cases elles-mêmes carrées, avec une case de titre reprenant une chanson des Beatles, ce qui laisse 3 cases pour faire (sous)rire son lecteur. L'exercice est difficile. Globalement ça se lit, ça prête à sourire, un peu. Le dessin est très bien, rien à lui reprocher. Si les quelques planches présentées dans la galerie vous plaisent, je vous conseille la lecture sinon on peut faire l'impasse car tout l'album est de cet ordre.
Le Maître de Benson Gate
(Après lecture des tomes 1 à 4) C’est une série qui se laisse lire, mais qui est bien loin de l’excellent Il était une fois en France du même scénariste. Les scènes se succédaient, que ce soit les révélations sur les magouilles des uns et des autres, ou bien celles de règlements de comptes et autres flingages, sans que je sois vraiment passionné par aucune d’entre elles. Globalement, la narration est souvent trop rapide, on a l’impression de sauter du coq à l’âne sans que des scènes vraiment fortes se dégagent (j’avais le même reproche pour W.E.S.T du même scénariste, d’ailleurs). Je trouve l’évolution du personnage de Richard assez ratée et artificielle. Par ailleurs, le dessin ne rend pas toujours l’identification des personnages évidente, d’autant plus que les personnages secondaires ne sont pas vraiment marquants. Le passage sur la cathédrale au milieu de la jungle, dans le tome 4, m’a paru tomber un peu comme un cheveu sur la soupe. Il y a aussi pas mal de clichés du genre que je n’ai pas tellement appréciés. Bref, ce n’est pas mauvais mais je n’ai pas vraiment accroché. Il faut dire que je suis un peu lassé par ces séries sur des dynasties de mafieux et/ou d’hommes d’affaires véreux qui, à moins d’une vision très personnelle ou d’un talent narratif exceptionnel de l’auteur, ont un peu tendance à toutes se ressembler.
L'Invention de Morel
Curieuse histoire que celle-là. J'aurais hésité à la classer entre le fantastique et la science-fiction ; mais à mes yeux, l'oeuvre (la bd j'entends) a l'aspect d'un roman graphique dans son traitement graphique justement. Alors je n'ai pas lu le roman dont est tirée cette bd, et j'avoue que je n'en connaissais même pas l'existence. Le scénario laisse une bonne part au fantastique dans la première partie, tant qu'on ne s'explique pas l'expérience vécue par le héros. Mais c'est là que j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire. Pour moi, pour que le fantastique fonctionne, il faut que les éléments inexpliqués et inquiétants aient lieu dans un contexte qui ait l'air à priori « normal ». Or là, je n'arrive pas vraiment à croire à la vie solitaire de ce fugitif. En milieu hostile marécageux, souvent inondé, seul, à manger « des racines » (ben voyons le cliché), il devrait avoir d'autres préoccupations que de rester en costume, rasé de frais et de faire le joli cœur avec une belle. Je ne veux pas spolier la deuxième partie mais il résout le mystère trop facilement : il est un méga-ingénieur hyper doué ou quoi. Je dois être trop rationnelle pour apprécier. Même l'histoire d'amour me paraît futile dans ces conditions, je n'arrive pas à ressentir de l'empathie pour ce monsieur. Le dessin me laisse également une impression mitigée, je le trouve un peu trop gras et brouillon mais j'aime plutôt bien les bichromies utilisées. En tout cas il ne m'a pas paru servir l'histoire pour les raisons évoquées avant. Peut-être que le roman m'aurait laissé une autre impression mais la bd ne m'a pas donné envie de le lire. J'ai quand même réussi à finir l'ouvrage, l'interrogation reste néanmoins entière tant qu'on n'a pas l'explication et j'ai continué pour ce motif.