Les derniers avis (20777 avis)

Couverture de la série Proies faciles
Proies faciles

Sans aucun doute Miguelanxo sait dessiner. Et le thème de l'enquête est bien dans l'air du temps. Mais il y a à mon goût trop de maladresses dans ce récit. Tout d'abord, on comprend trop vite les ressorts de l'intrigue. Il n'y a pas réellement de suspense, on attend simplement que les enquêteurs dénouent ces meurtres. Mais leur méthode d'investigation semble si peu crédible, ça gâche la lecture. Puis les dialogues et les relations entre les personnages sont mal menés, peu réalistes. Dommage, il y avait sûrement matière à en faire un grand polar moderne.

30/01/2021 (modifier)
Couverture de la série Modigliani
Modigliani

Les illustrations sont belles, certes, mais pour une BD, cela manque cruellement de mouvement, de rythme. On a une succession de jolies images statiques. Et puis ce Modigliani représenté ici est trop antipathique. Ils se plaint, insulte, peint et meurt... On n'a aucune explication entre ces principales activités pour le comprendre ou lui pardonner... Et sa pauvre Jeanne ou son Zbo, ils me font trop de peine :(

30/01/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 2/5
Couverture de la série Steam Man
Steam Man

Le problème, avec ce genre de comics one-shot, c'est que généralement, l'idée de base est bonne mais le développement est raté à cause d'un nombre de pages limité, qui ne colle pas avec la densité de la matière narrative. Malheureusement, Steam Man n'échappe pas à la règle. Les personnages sont globalement intéressants et plutôt sympathiques, mais le fait que tout cela ne dure que 110 pages ne permet pas à Lansdale et Miller de les développer correctement. C'est particulièrement vrai pour le personnage du méchant, dont le parcours est complètement bâclé. Sinon, les références à H.G. Wells sont plus maladroites et envahissantes que bien exploitées. Là encore, c'est dommage, c'était une bonne idée d'essayer de reprendre les codes de ses univers, mais la rapidité du scénario et les innombrables ellipses scénaristiques empêchent l'idée de s'épanouir correctement au travers de ces pages, disons-le, sans grande saveur. Malgré tout ça, l'ensemble se lit sans trop de déplaisir, grâce à un dessin efficace de Piotr Kowalski et un rythme globalement bon. On ne s'ennuie pas, mais quand on referme le livre, on se demande un peu quel était l'intérêt pour ces auteurs de nous raconter cette histoire. Je ne dis pas qu'elle n'a aucune originalité et qu'elle ne s'appuie pas sur une bonne base, mais les auteurs n'ont pas su assez la mettre en avant. Reste une histoire qui nous emmène assez loin dans l'horreur pour que les amateurs d'atmosphère noire et macabre y trouvent leur compte. Du coup, ça limite la casse, mais j'aurais préféré que les auteurs y joignent un scénario.

30/01/2021 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série Grand Orient
Grand Orient

Comme l'ont dit mes deux prédécesseurs, rien de révolutionnaire dans ce récit que je qualifierais de gentillet sur la franc-maçonnerie. Que les adeptes du complot se rassurent ils ne trouveront rien là qui puisse alimenter la boîte à fantasmes. C'est un récit qui ne fait qu'effleurer les choses, se satisfaisant d'une approche légère, voire primesautière. Teinté d'humour, mais d'un humour qui donne à penser que lors de leurs "tenues" les franc Maçons sont plus préoccupés par des considérations bassement matérielles comme de savoir s'il y aura assez de muffins pour la dégustation d'après-réunion. C'est là que les choses sont un peu dommage. Sans rien révéler les auteurs, eux-mêmes maçons si j'ai bien compris, auraient pu faire comprendre que des débats, des travaux de hautes tenues (sans jeu de mots), se tiennent dans ces enceintes. Peut-être est ce justement cette notion de secret qui alimente les théories complotistes. Le dessin est assez minimaliste, mais en faire plus aurait sans doute été superflu, il est à l'image de ce récit pas superficiel, mais minimaliste quoi ! Au final, je me pose la question de savoir ce que voulaient nous dire les auteurs.

28/01/2021 (modifier)
Par Yann135
Note: 2/5
Couverture de la série Le Secret de l'Étrangleur
Le Secret de l'Étrangleur

Je me suis plongé dans cet album sans trop savoir à quoi m’attendre. Quand tu pars dans ces dispositions, tu peux être déçu ou comblé. Ca tombe bien car après la lecture de cette BD, je suis plutôt mitigé. Il y a du bon mais surtout du moins bon. Je ne suis pas trop fan de Tardi et des BD en noir et blanc. Mais bon quelque fois il faut aller au-delà de ses préjugés pour découvrir d’autres genres, d’autres auteurs, ou encore d’autres styles. Sur ce coup là c’est presque raté. Le style Tardi très reconnaissable ne me fait pas saliver mais cela reste très propre et ses BD sont plutôt agréables à lire. Avec « le secret de l’étrangleur », l’ambiance parisienne de la fin des années 50 est bien restituée. Les cases sont travaillées avec minutie. L’atmosphère est lourde et appropriée pour planter l’aire de jeu de l’étrangleur de minuit. Là où le bât blesse, c’est l’intrigue. L’idée originale d’une vengeance d’un homme éconduit par sa compagne tient la route, mais là ça part en cacahuète. Plusieurs fins possibles. On est dans le n’importe quoi. Je reste sur ma faim. Oui Tardi a du talent. C’est incontestable mais pas au point à le porter au pinacle des monstres de la BD. Je me suis ennuyé ferme malgré la volonté de Tardi de multiplier les rebondissements pour faire de ce polar une lecture plaisante.

27/01/2021 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Des bombes et des hommes
Des bombes et des hommes

C'est presque à reculons que je ne mets que 2/5 car l'histoire a du potentiel et les dessins sont plutôt biens avec une colorisation à l'aquarelle. Au départ on commence un livre qui parle du conflit en ex-Yougoslavie avec une préface d'Enki Bilal pour qui c'est la terre d'origine. Cela présage d'un bel album, car j'imagine qu'il l'a lu avant d'en signer la préface et que c'est un auteur de bande dessinée reconnu qui fait référence. On suit les traces d'Isabelle qui fait ses premiers pas dans une organisation non gouvernementale dans un pays où la guerre fait rage depuis déjà plusieurs années. Elle sera chargée de la logistique autour du stock de nourriture. Donc on est dans un roman graphique et pas un récit historique même si c'est fortement inspiré de la vie de la scénariste Estelle Dumas, si j'ai bien compris. Elle explique à la fin quelques écarts entre son récit et la réalité comme certains événements survenus à des moments chronologiquement différents. A la base c'était destiné à être un scénario de film, qui ne s'est pas fait et c'est devenu une bande dessinée. Pour en revenir à Isabelle, elle est accueillie comme la bleu bite qu'elle est dans un pays où les bombes tombent parfois du ciel. C'est-à-dire qu'on ne croit pas trop à la longévité de sa vocation d'humanitaire. Un jour un convoi est autorisé à aller dans l'enclave de Gorazde et elle y prend part. A ce propos il faudra que je lise la bande dessinée du même nom de Joe Sacco un de ces jours. Une fois là-bas, on voit que les gens manquent de tout, de nourriture bien sûr mais aussi de culture avec un cinéma qui est totalement à l'arrêt. Donc Isabelle va tout faire pour résoudre ce problème. En fait je crois que le mien de problème est que je n'ai pas réussi à m'attacher à Isabelle et à tout ce qu'elle fait. Elle est jeune, c'est une femme, et elle donne tort à tout le monde car elle réussit à peu près tout - presque contre tous -, notamment la gestion d'un stock de cochon dont les bosniaques musulmans ne veulent pas ce qui se comprend, et Alerte Spoiler à la fin on projette un James Bond grâce à elle. Mais aussi côté dessin, j'étais parfois confus dans les personnages, et entre autres je relève la très bonne idée d'avoir fait deux protagonistes quasiment pareilles physiquement, rousses toutes les deux, ce qui aide bien à comprendre car je rappelle que contrairement au projet initial on n'est pas dans un film où on pourrait distinguer leurs voix au moins. Bref j'ai tourné les pages sans conviction et ce sont les quelques pages du dossier final retraçant le contexte de création de l'album qui m'ont le plus intéressé, c'est dire.

26/01/2021 (modifier)
Par Josq
Note: 2/5
Couverture de la série Le Testament du docteur M
Le Testament du docteur M

Sans être une mauvaise bande dessinée, je trouve que Le Testament du docteur M est un immense gâchis. Le potentiel est là, il est énorme, et Jean-Pierre Pécau n'en fait rien, strictement rien. Le McGuffin est excellent (un photogramme disparu d'un film de Fritz Lang), et augure une plongée dans un récit noir doublé d'un hommage cinéphile qui devrait nous enchanter. Hélas, on déchante vite. Certes, le dessin de Damour est plutôt bon et crée un univers sinon bon, au moins correct, certes, le point de départ de l'intrigue est intéressant et on veut savoir où il va nous mener. Mais la réponse arrive vite : nulle part. Deux choses frappent, à la lecture de cette bande dessinée. La première chose, c'est son absence totale d'originalité. Tout est banal, et dégage ce désagréable sentiment de lire quelque chose qu'on a déjà lu/vu mille fois ailleurs. Aucune scène ne sort du lot, hormis une ou deux, c'est désespérément banal, et souvent assez vain. Quant au scénario global, malgré un premier tome qui pose globalement de bonnes bases, l'incursion du fantastique dans le récit nous fait très vite entrevoir le risque de tomber dans une de ces histoires de secte avide de pouvoir qui manipule les esprits pour arriver à ses fins. Et dès que le risque commence à se concrétiser, le scénario perd tout ce qui lui restait de sa saveur... La deuxième chose, c'est que Pécau multiplie les références sans jamais les utiliser autrement qu'en les copiant maladroitement (la reprise du Grand dieu Pan d'Arthur Machen, sans autre intérêt que celui de s'approprier le travail d'un autre) et sans jamais les intégrer vraiment à son intrigue. Le scénario est constamment superficiel et ne fait rien des références qui y sont injectées : on a cité Lang, on a cité Machen, très bien, maintenant, ça sert à quoi ? A rien du tout. Bref, pas grand-chose à sauver dans cette bande dessinée peu agréable à lire de par son manque flagrant d'originalité. L'atmosphère est potable, le personnage principal relativement efficace, et le dessin fait le taff. C'est peu, mais ça évite déjà de faire de ce décevant Testament du docteur M un calvaire. Juste une série terriblement anecdotique.

26/01/2021 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Avec ou sans moustache ?
Avec ou sans moustache ?

J'ai trouvé ce gros album plutôt moyen. Certes cela rend hommage si on veut au cinéma français, aux figures populaires comme Jean Rochefort, Jacques Balutin, sans les nommer. Mais l'histoire de ces retrouvailles d'une bande de copains ayant connu le succès il y a des années afin de réaliser un nouveau film dans une villa du sud de la France (là cela fait penser aux Bronzés) ne m'a pas emballé. J'étais pas aidé par le dessin qui m'a rappelé ces bds commerciales comme Les Blondes. Déjà pas crédible le coup du vieil acteur ronchon qui ne veut pas rejoindre l'aventure mais, après le décès de son chien, le fait finalement en se faisant passer pour un sosie car il a envie de savoir ce qu'on dit de lui. Ensuite on a plusieurs coups de théâtre et effets comiques improbables comme le coup du fils d'une des actrices qui s'avère être celui d'un autre membre de la bande. Pas ma tasse de thé.

25/01/2021 (modifier)
Par PAco
Note: 2/5
Couverture de la série Chroniques de jeunesse
Chroniques de jeunesse

Sans un être un fan de Guy Delisle, j'avais apprécié Pyongyang, beaucoup moins Chroniques de Jérusalem et j'avoue que ce dernier opus ne m'a pas convaincu plus que cela. Cette fois-ci, fi des voyages à l'autre bout du monde pour le boulot ou pour suivre sa femme, Guy Delisle nous fait remonter le temps du temps de ses premières années de boulot d'été pour payer ses études. C'est dans son Québec natal à l'embouchure de la rivière Saint Charles qu'est implantée l'usine à papier où travaille son père qu'il va décrocher son premier job d'été. Ce sont donc trois années estivales à découvrir, à prendre ses marques et acquérir de l'expérience que nous narre l'auteur. Alors oui, il est toujours intéressant de se plonger dans le "ventre de la bête", de découvrir comment fonctionne ce genre de "monstre" industriel, mais malgré l'intimité que nous partage Guy Delisle, j'ai parcouru ces quelques 150 pages sans vraiment y trouver d'intérêt quelconque. Même la relation avec son père très distante n'a pas su m'apporter l'once d'empathie qu'elle aurait du. Ok, on retrouve ces appréhensions qu'on aura tous plus ou moins connu lors de nos premiers jobs d'été, avec ses personnages un peu stéréotypés, mais sorti de là... l'ennui domine. Quant au graphisme, on reste sur un trait minimaliste expressif colorisé de gris avec pour unique nuance ces touches de orange originales, que ce soit le T shirt de l'auteur au fil des pages, la fumée incessante de l'usine ou quelques éléments de décor et des onomatopées. Les fans de l'auteur apprécieront peut-être, pour ma part, ce n'est pas cet album qui me donnera envie de pousser plus loin du côté de sa production.

25/01/2021 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Les Aventures de Courtemanche
Les Aventures de Courtemanche

J'étais trop jeune pour connaitre Michel Courtemanche lorsqu'il était au sommet de sa carrière qu'il a ensuite abandonnée à la fin des années 90. J'ai vu des vidéos de lui sur youtube et c'est pas mal. En revanche, la bande dessinée est franchement mauvaise, comme c'est le cas de la plupart des bandes dessinées sur les célébrités qui sont des produits commerciaux sans saveur. Il faut dire que l'humour de Courtemanche repose sur ce qu'il pouvait faire avec son corps et en BD c'est moins impressionnant parce que le dessin permet de faire n'importe quoi avec le corps des personnages. Cela aurait pu donner un bon résultat si ça avait été dessiné par un dessinateur de talent comme Gotlib qui est capable de faire rire en exagérant la posture de ses personnages sauf que le dessinateur est justement un sous-Gotlib. Les gags sont souvent convenus, mais je pense que ça aurait été potable si le dessinateur avait plus de talent au niveau de la mise en scène. Bref, une autre BD humoristique qui ne me fait pas rire et qui s'oublie facilement.

25/01/2021 (modifier)