On salue l'exercice de réaliser une bande dessinée muette sur une durée limitée. Mais on retrouve les limites du format Patte de mouche avec 24 pages petit format qui se parcourent en un éclair, pour le coup le titre ne ment pas c'est express. Les deux personnages principaux fuient une soudaine montée des eaux, courent puis montent sur le toit etc. A réserver aux fans absolus de l'auteur ou de ce genre de récits à contraintes.
Franchement, je n'ai jamais trop aimé cet album et une relecture ne m'a pas fait changer d'avis. Je ne comprends pas trop que cela ait permis à ce duo de devenir les auteurs de la série mère, c'est leur plus mauvais album !
Le dessin de Yoann est dynamique et pas mal quoique je ne suis pas fan de son Fantasio qui a moins de cheveux. Quant au scénario, je dois dire que je trouve le travail de Vehlmann de Spirou moyen hormis pour le tome 55 que je trouve génial. On retrouve dans ce one-shot le point faible de ses albums ainsi que de plusieurs Tome et Janry: cela va tellement vite que j'ai l'impression que rien n'ait vraiment développé. Les personnages sont caricaturaux, ce qui n'est pas nécessaire un défaut car il y a toujours eu de la caricature dans la série, mais là ça ne m'a pas fait rigoler et la plupart des nouveaux personnages sont horripilants. Il n'y a que Martin que j'ai trouvé un peu attachant. Et puis l'idée du trésor archéologique n'ait pas très originale et d'ailleurs les auteurs vont mieux réutiliser cette idée dans le tome 54 de la série mère.
Bref, un album ennuyeux.
Les avis (très) majoritairement positifs sur cette trilogie m'ont poussé à l'emprunter à la médiathèque du coin, alors que toutes les autres séries que je cherchait étaient déjà prises.
Prise un peu par hasard, je n'en attendais pas grand chose, mais ai quand même réussi à être déçu. Plusieurs points justifient cela, à commencer, pour m'en débarrasser tout de suite, par le dessin, qui ne m'a pas du tout parlé. À part quelques paysages réussis, ainsi que le design du marquis et des envolées exagérées de sa cape (qui ne m'ont pas dérangées, au contraire, cela renforce l'aura maléfique et surnaturelle du personnage), je n'ai rien trouvé de véritablement beau ou tout du moins de frappant. Pourtant, j'ai cru comprendre en lisant les avis que le dessin faisait partie des qualités saluées de cette trilogie. Eh bien je fais visiblement partie des non réceptifs. Je ne trouve pas cela moche du tout, mais simplement sans relief, sans grand impact sur moi.
Ensuite, viennent les personnages. Je les ai trouvés très plats, sans relief eux aussi, en plus d'être limités à un développement sur seulement trois tomes qui se lisent plutôt vite. Le fameux Roi Cyclope, héros bellâtre et mélancolique de la série, ne possède aucune autre subtilité que son pouvoir qui n'apportent rien à sa personnalité (pourtant, une telle capacité à de quoi donner des idées de caractérisations, surtout avec la tendance à la mélancolie du personnage). Un héros d'ailleurs accompagné d'une belle à la peau pâle qui n'a malheureusement pour elle rien de bien extraordinaire à montrer. Elle passe son temps à gémir à son amant (d'ailleurs, pourquoi sont-ils amants, vraiment?) et à jalouser sans motif suffisamment développé pour être crédible.
Trop de personnages restent sous développés, n'en deviennent que les outils de leur implication dans le récit, et ne parviennent pas à être attachants.
Mais il y a le marquis, dans cette série, et fort heureusement d'ailleurs, car le reste de ce que je viens de décrire m'aurait sûrement amené à ne pas terminer cette histoire s'il en avait été absent. Son design est beaucoup marquant et stylisé que celui des autres personnages, sa cruauté est assez jouissive au début de l'histoire même si je trouve très dommage qu'il tombe aussi facilement sous l'emprise de ses sentiments sans garder en lui cette étincelle maléfique qui le rendait si intéressant en comparaison du reste.
Pour conclure, une série que j'ai trouvé très plate, à l'intrigue qui se déroule si vite qu'on a le temps de s'attarder sur rien qui pourrait nous attacher aux personnages ou nous inquiéter quant aux enjeux mis en place. L'univers aurait eu du potentiel si des idées tels que le puits aux morts et ses affreux nécrophages avaient été multipliées au service de quelque chose de peut-être plus étoffé.
Très dommage, donc je trouve, car je suis complètement passé à côté.
Du potentiel mais mal exploité, un dessin plutôt correct et dynamique, mais une fin en queue de poisson (peut-être parce que l'auteur a dû conclure son récit, son classement auprès des lecteurs ne lui permettant plus de continuer, la dure loi des séries au Japon).
Le personnage principal est bien cerné, intéressant, mais les autres sont des clichés vus et rata-revus. Une petite exception pour Amy qui tire quand même son épingle du jeu. Les règles qui régissent le comportement des protagonistes sont étranges, et sont parfois parachutées en plein beau milieu de l'histoire, ce qui fait tache. On sent du bricolage en court de route. N'empêche : tous ces personnages (très) puissants qui se contentent de jouer les spectateurs, alors qu'en un claquement de doigt, ils pourraient tout résoudre. Au bout de 8ème volume, quelques questions restent en l'air et ne seront jamais résolus, c'est frustrant.
Le dessin ne démérite pas, gras et noir comme l'exige ce type d'histoire. Des erreurs de proportion parfois, quelques soucis de lisibilité, mais globalement, ça tient la route. Vers la fin, je me suis demandé si le dessinateur n'avait pas été remplacé pour un chapitre, je ne reconnaissais plus trop son style initial.
Moi aussi, j'ai eu la sensation que l'auteur avait un peu trop lu "Ryo"...
Soyons clair : ça se lit, mais ne pas en attendre des miracles.
Pas vraiment apprécié ma lecture.
Graphiquement c'est plutôt bon. Surtout pour les visages, qui sont très bien fait. La dessinatrice est illustratrice et cela se ressent. On a des femmes qui ressemblent à certains strips des magazines féminins voire certaines affiches publicitaires pour Courchevel ou Deauville. On sent vraiment cette touche là. Par contre pour le reste, les paysages sont secondaires, les scènes d'action très mal rendues. La mise en couleur manque de travail à mon goût. Enfin certains personnages manquent de détail et il faut froncer les sourcils pour savoir qui est qui (dans les amazones secondaires).
Le postulat de base de ces bandidas vraiment radicales est plutôt intéressant et rarement traité. Bon point. Par contre ça tourne vite à vide. La tension scenaristique est assez faible. Cette histoire de non dit familial est peu intéressante d'autant que les personnages ne prêtent pas à l'empathie. Elles sont froides, calculatrices, presque inhumaines dans leurs méfaits.
Certains aspects sont peu crédibles, notamment cette enquête rapidement avortée. Les attaques de convoi sont ridicules et pas aidées par un dessin sur son point faible.
Les rares personnages masculins sont ridicules sinon inutiles. Bref, ça partait plutôt bien avant de se perdre.
J’avais déjà feuilleté, il y a très longtemps, quelques pages de cette série. Et j’ai eu récemment l’occasion d’en lire un album (« Bibi Fricotin et le satellite artificiel »). Si je ne mets pas la note minimum, c’est parce que peut-être certains autres albums de cette série prolifique ont mieux résisté au temps. Je ne sais pas et ne le saurais sans doute jamais, vu que je n’y retournerai pas.
En effet, je n’ai pas du tout accroché à cette lecture, qui s’est avérée très laborieuse. Rien ne m’a attiré, au contraire. Le dessin, figé, daté m’a laissé de marbre.
Quant à l’histoire, là aussi, rien pour m’accrocher, que ce soit au niveau général (c’est poussif, manichéen et sans surprise) qu’au niveau des détails (dialogues à l’image de l’intrigue, sans réel intérêt, gags ne passant pas l’épreuve du temps, etc.).
Bibi, gamin d’une dizaine d’années (ce qui est rappelé en ne faisant souvent apparaitre que son buste du bas de la case) conduit des voitures, et se comporte (physiquement et intellectuellement) comme une adulte. Il est accompagné de son copain Razibus, on ne peut plus noir (peut-être ce duo a-t-il influencé Jigé pour Blondin et Cirage (Jigé ayant donné une personnalité plus affirmée à Cirage !) ? C’est en tout cas courageux d’avoir placé un personnage noir pour l’époque (encore sacrément raciste), même s’il n’est quand même qu’un faire-valoir pour Bibi, et qu’il est affublé d’une couleur, de lèvres improbables, dignes des traits qu’Hergé prêtait à ses Congolais !, tout ceci restant dans les stéréotypes racistes de l’époque.
Bref, pour revenir sur cet album, c’est une vieillerie qui a mal vieilli, mais qui de toute façon n’avait pas les qualités scénaristiques ou graphiques pour me plaire. J’ai du mal à croire qu’elle puisse trouver chez les enfants d’aujourd’hui des lecteurs enthousiastes, et c’est à réserver à des nostalgiques ou à des collectionneurs compulsifs.
J'aime bien les albums de la collection Secrets, mais ce triptyque est loin d'être le meilleur de la collection. Ça se lit bien, mais au final c'est plutôt bof, pour une raison principale : on n'y croit pas un instant.
Déjà il y a trop de clichés dans les personnalités et les situations. La gamine de 17 ans battue par son copain mais qui reste avec, les relations entre Nadia et sa mère et tant d'autres détails trop gros.... on n'y croit pas une seconde. C'est pourtant pas le style de la maison, Giroud nous a habitués a beaucoup plus de finesse dans ses scénarios. Malgré tout ça se lit, ne serait-ce que par curiosité pour connaitre le fameux secret. Mais malheureusement, plus l'intrigue avance et moins on y croit. Mention spéciale au dernier tome pour des péripéties dignes d'un mauvais téléfilm de France télévision.
Autre problème : Les protagonistes étant des ex gangsters qu'on essaye de faire passer pour des gens sympas, ça ne marche pas du tout non plus. Ca ne les rend pas attachants, on n'a pas de peine à les voir subir les foudres de la police. On n'a pas envie de les aider dans leur cavale. Alors que dans certains films / livres / BD on peut facilement se prendre de compassion pour les méchants et espérer qu'ils s'en sortent, ce n'est pas du tout le cas ici.
A côté de ça le dessin est pas mal, mais il ne sauve pas l'ensemble. Il manque quand même de finesse dans les détails par moments (mais il reste quand même largement meilleur que dans les albums de la même collection dessinés par Marianne Duvivier...).
Un autre Spirou moderne qui rends hommage à Franquin et uniquement lui vu que les autres auteurs de Spirou n'ont jamais existé j'imagine. En même temps, lorsque je vois la qualité des albums rendant hommage à Franquin, je me dis que c'est bien qu'on laisse Fournier tranquille dans son coin.
Pourtant, j'aime bien l'idée de départ que Fantasio écrit un roman basé sur une ancienne aventure et qu'un producteur veut en faire un film. Cela aurait pu faire un bon hommage-parodie sauf qu'hormis quelques exceptions, comme les strips en bonus, je n'ai pas trop ri ou même souris. Mais le pire est la seconde partie de l'album lorsqu'on se retrouve au Bretzelburg durant la révolution. Le scénario devient convenu et s'éloigne trop de l'idée de base selon moi. On dirait presque qu'on a mi deux albums ensembles. J'aurais aimé que le scénario traite uniquement du film et que les scénaristes se concentrent plus sur une satire du show business. L'univers de Spirou massacré par Hollywood cela aurait pu être drôle.
J'attendais beaucoup de cet album parce que j'avais trouvé les autres productions de ce duo d'auteurs sympathique et j'avais bien aimé le Lapinot qui rendrait hommage à Spirou.
Je m'attendais donc à une lecture qui serait au moins agréable. Je ne sais pas ce qui est arrivé avec Trondheim sur cet album, mais je n'ai pas du tout accroché et j'ai trouvé que l'humour était plus lourd qu'autre chose. Est-ce Dupuis lui avait mi trop de condition ou quoi ? En tout cas, j'ai vite trouvé que le scénario était une suite de péripétie pas marrante du tout au point que j'ai fini par le feuilleter. Depuis, j'ai essayé de le lire au complet une ou deux fois et rien à faire je n'accroche pas du tout. On dirait un long cartoon qui s'étire et où aucun gag fonctionne.
Il reste le dessin de Parme qui est pas mal et sauve l'album d'un naufrage total.
Commençons par les points positifs : la colorisation m'a plu et le cadre du Marais ne manque pas de charme. Malheureusement, après ça, je ne vois plus trop d'éléments positifs à retenir.
Déjà au niveau du dessin des personnages, ceux-ci sont tout sauf folichons. Spirou, si on oublie un instant sa coiffure, est devenu le clone de Tintin. Le comte de Champignac a perdu ses aspérités et une bonne part de ses rides, Zorglub a un visage sans caractère. Seul Fantasio me plait car même Spip ressemble plus à mes yeux à une poupée qu'à un écureuil.
Au niveau de l'idée de départ, force est de reconnaître qu'elle ne tient pas la route. La mission de secours n'a aucun sens s'il suffisait d'ouvrir cette porte du temps pour que Zorglub regagne son époque. Et dans son final, Frank Legall use et abuse d'heureux concours de circonstance pour ramener tout le monde à bon port. Du coup, point de vue 'intrigue', c'est très très très moyen. En fait, ce synopsis ressemble à un scénario simpliste de Bob et Bobette avec un voyage dans le temps qui ne permet même pas d'exploiter le lieu et l'époque visités.
Au niveau de l'action, l'ensemble est très mollasson. La majeure partie de l'aventure se passe au pas de marche tranquille qu'un escargot asthmatique n'aurait que peu de mal à soutenir. Je n'ai pas retrouvé cette vivacité, ce côté spittant tant apprécié dans le Spirou de l'époque Franquin.
Au niveau de l'humour, c'est quand même très plat. Je n'ai jamais senti le sourire me monter aux joues. Ça se laisse lire, hein, le découpage est fluide, le narratif est bien dosé mais il n'y a pas de bon mot, de moment fort, de répartie cinglante. Non, là aussi c'est juste désespérément mou.
Donc voilà, gros bof pour moi.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Visite express
On salue l'exercice de réaliser une bande dessinée muette sur une durée limitée. Mais on retrouve les limites du format Patte de mouche avec 24 pages petit format qui se parcourent en un éclair, pour le coup le titre ne ment pas c'est express. Les deux personnages principaux fuient une soudaine montée des eaux, courent puis montent sur le toit etc. A réserver aux fans absolus de l'auteur ou de ce genre de récits à contraintes.
Le Spirou de Yoann & Vehlmann - Les Géants pétrifiés
Franchement, je n'ai jamais trop aimé cet album et une relecture ne m'a pas fait changer d'avis. Je ne comprends pas trop que cela ait permis à ce duo de devenir les auteurs de la série mère, c'est leur plus mauvais album ! Le dessin de Yoann est dynamique et pas mal quoique je ne suis pas fan de son Fantasio qui a moins de cheveux. Quant au scénario, je dois dire que je trouve le travail de Vehlmann de Spirou moyen hormis pour le tome 55 que je trouve génial. On retrouve dans ce one-shot le point faible de ses albums ainsi que de plusieurs Tome et Janry: cela va tellement vite que j'ai l'impression que rien n'ait vraiment développé. Les personnages sont caricaturaux, ce qui n'est pas nécessaire un défaut car il y a toujours eu de la caricature dans la série, mais là ça ne m'a pas fait rigoler et la plupart des nouveaux personnages sont horripilants. Il n'y a que Martin que j'ai trouvé un peu attachant. Et puis l'idée du trésor archéologique n'ait pas très originale et d'ailleurs les auteurs vont mieux réutiliser cette idée dans le tome 54 de la série mère. Bref, un album ennuyeux.
Le Roi Cyclope
Les avis (très) majoritairement positifs sur cette trilogie m'ont poussé à l'emprunter à la médiathèque du coin, alors que toutes les autres séries que je cherchait étaient déjà prises. Prise un peu par hasard, je n'en attendais pas grand chose, mais ai quand même réussi à être déçu. Plusieurs points justifient cela, à commencer, pour m'en débarrasser tout de suite, par le dessin, qui ne m'a pas du tout parlé. À part quelques paysages réussis, ainsi que le design du marquis et des envolées exagérées de sa cape (qui ne m'ont pas dérangées, au contraire, cela renforce l'aura maléfique et surnaturelle du personnage), je n'ai rien trouvé de véritablement beau ou tout du moins de frappant. Pourtant, j'ai cru comprendre en lisant les avis que le dessin faisait partie des qualités saluées de cette trilogie. Eh bien je fais visiblement partie des non réceptifs. Je ne trouve pas cela moche du tout, mais simplement sans relief, sans grand impact sur moi. Ensuite, viennent les personnages. Je les ai trouvés très plats, sans relief eux aussi, en plus d'être limités à un développement sur seulement trois tomes qui se lisent plutôt vite. Le fameux Roi Cyclope, héros bellâtre et mélancolique de la série, ne possède aucune autre subtilité que son pouvoir qui n'apportent rien à sa personnalité (pourtant, une telle capacité à de quoi donner des idées de caractérisations, surtout avec la tendance à la mélancolie du personnage). Un héros d'ailleurs accompagné d'une belle à la peau pâle qui n'a malheureusement pour elle rien de bien extraordinaire à montrer. Elle passe son temps à gémir à son amant (d'ailleurs, pourquoi sont-ils amants, vraiment?) et à jalouser sans motif suffisamment développé pour être crédible. Trop de personnages restent sous développés, n'en deviennent que les outils de leur implication dans le récit, et ne parviennent pas à être attachants. Mais il y a le marquis, dans cette série, et fort heureusement d'ailleurs, car le reste de ce que je viens de décrire m'aurait sûrement amené à ne pas terminer cette histoire s'il en avait été absent. Son design est beaucoup marquant et stylisé que celui des autres personnages, sa cruauté est assez jouissive au début de l'histoire même si je trouve très dommage qu'il tombe aussi facilement sous l'emprise de ses sentiments sans garder en lui cette étincelle maléfique qui le rendait si intéressant en comparaison du reste. Pour conclure, une série que j'ai trouvé très plate, à l'intrigue qui se déroule si vite qu'on a le temps de s'attarder sur rien qui pourrait nous attacher aux personnages ou nous inquiéter quant aux enjeux mis en place. L'univers aurait eu du potentiel si des idées tels que le puits aux morts et ses affreux nécrophages avaient été multipliées au service de quelque chose de peut-être plus étoffé. Très dommage, donc je trouve, car je suis complètement passé à côté.
Togari - L'épée de justice
Du potentiel mais mal exploité, un dessin plutôt correct et dynamique, mais une fin en queue de poisson (peut-être parce que l'auteur a dû conclure son récit, son classement auprès des lecteurs ne lui permettant plus de continuer, la dure loi des séries au Japon). Le personnage principal est bien cerné, intéressant, mais les autres sont des clichés vus et rata-revus. Une petite exception pour Amy qui tire quand même son épingle du jeu. Les règles qui régissent le comportement des protagonistes sont étranges, et sont parfois parachutées en plein beau milieu de l'histoire, ce qui fait tache. On sent du bricolage en court de route. N'empêche : tous ces personnages (très) puissants qui se contentent de jouer les spectateurs, alors qu'en un claquement de doigt, ils pourraient tout résoudre. Au bout de 8ème volume, quelques questions restent en l'air et ne seront jamais résolus, c'est frustrant. Le dessin ne démérite pas, gras et noir comme l'exige ce type d'histoire. Des erreurs de proportion parfois, quelques soucis de lisibilité, mais globalement, ça tient la route. Vers la fin, je me suis demandé si le dessinateur n'avait pas été remplacé pour un chapitre, je ne reconnaissais plus trop son style initial. Moi aussi, j'ai eu la sensation que l'auteur avait un peu trop lu "Ryo"... Soyons clair : ça se lit, mais ne pas en attendre des miracles.
Hippolyte
Pas vraiment apprécié ma lecture. Graphiquement c'est plutôt bon. Surtout pour les visages, qui sont très bien fait. La dessinatrice est illustratrice et cela se ressent. On a des femmes qui ressemblent à certains strips des magazines féminins voire certaines affiches publicitaires pour Courchevel ou Deauville. On sent vraiment cette touche là. Par contre pour le reste, les paysages sont secondaires, les scènes d'action très mal rendues. La mise en couleur manque de travail à mon goût. Enfin certains personnages manquent de détail et il faut froncer les sourcils pour savoir qui est qui (dans les amazones secondaires). Le postulat de base de ces bandidas vraiment radicales est plutôt intéressant et rarement traité. Bon point. Par contre ça tourne vite à vide. La tension scenaristique est assez faible. Cette histoire de non dit familial est peu intéressante d'autant que les personnages ne prêtent pas à l'empathie. Elles sont froides, calculatrices, presque inhumaines dans leurs méfaits. Certains aspects sont peu crédibles, notamment cette enquête rapidement avortée. Les attaques de convoi sont ridicules et pas aidées par un dessin sur son point faible. Les rares personnages masculins sont ridicules sinon inutiles. Bref, ça partait plutôt bien avant de se perdre.
Bibi Fricotin
J’avais déjà feuilleté, il y a très longtemps, quelques pages de cette série. Et j’ai eu récemment l’occasion d’en lire un album (« Bibi Fricotin et le satellite artificiel »). Si je ne mets pas la note minimum, c’est parce que peut-être certains autres albums de cette série prolifique ont mieux résisté au temps. Je ne sais pas et ne le saurais sans doute jamais, vu que je n’y retournerai pas. En effet, je n’ai pas du tout accroché à cette lecture, qui s’est avérée très laborieuse. Rien ne m’a attiré, au contraire. Le dessin, figé, daté m’a laissé de marbre. Quant à l’histoire, là aussi, rien pour m’accrocher, que ce soit au niveau général (c’est poussif, manichéen et sans surprise) qu’au niveau des détails (dialogues à l’image de l’intrigue, sans réel intérêt, gags ne passant pas l’épreuve du temps, etc.). Bibi, gamin d’une dizaine d’années (ce qui est rappelé en ne faisant souvent apparaitre que son buste du bas de la case) conduit des voitures, et se comporte (physiquement et intellectuellement) comme une adulte. Il est accompagné de son copain Razibus, on ne peut plus noir (peut-être ce duo a-t-il influencé Jigé pour Blondin et Cirage (Jigé ayant donné une personnalité plus affirmée à Cirage !) ? C’est en tout cas courageux d’avoir placé un personnage noir pour l’époque (encore sacrément raciste), même s’il n’est quand même qu’un faire-valoir pour Bibi, et qu’il est affublé d’une couleur, de lèvres improbables, dignes des traits qu’Hergé prêtait à ses Congolais !, tout ceci restant dans les stéréotypes racistes de l’époque. Bref, pour revenir sur cet album, c’est une vieillerie qui a mal vieilli, mais qui de toute façon n’avait pas les qualités scénaristiques ou graphiques pour me plaire. J’ai du mal à croire qu’elle puisse trouver chez les enfants d’aujourd’hui des lecteurs enthousiastes, et c’est à réserver à des nostalgiques ou à des collectionneurs compulsifs.
Secrets - Cavale
J'aime bien les albums de la collection Secrets, mais ce triptyque est loin d'être le meilleur de la collection. Ça se lit bien, mais au final c'est plutôt bof, pour une raison principale : on n'y croit pas un instant. Déjà il y a trop de clichés dans les personnalités et les situations. La gamine de 17 ans battue par son copain mais qui reste avec, les relations entre Nadia et sa mère et tant d'autres détails trop gros.... on n'y croit pas une seconde. C'est pourtant pas le style de la maison, Giroud nous a habitués a beaucoup plus de finesse dans ses scénarios. Malgré tout ça se lit, ne serait-ce que par curiosité pour connaitre le fameux secret. Mais malheureusement, plus l'intrigue avance et moins on y croit. Mention spéciale au dernier tome pour des péripéties dignes d'un mauvais téléfilm de France télévision. Autre problème : Les protagonistes étant des ex gangsters qu'on essaye de faire passer pour des gens sympas, ça ne marche pas du tout non plus. Ca ne les rend pas attachants, on n'a pas de peine à les voir subir les foudres de la police. On n'a pas envie de les aider dans leur cavale. Alors que dans certains films / livres / BD on peut facilement se prendre de compassion pour les méchants et espérer qu'ils s'en sortent, ce n'est pas du tout le cas ici. A côté de ça le dessin est pas mal, mais il ne sauve pas l'ensemble. Il manque quand même de finesse dans les détails par moments (mais il reste quand même largement meilleur que dans les albums de la même collection dessinés par Marianne Duvivier...).
Le Spirou de Tehem, Makyo & Toldac - La Grosse Tête
Un autre Spirou moderne qui rends hommage à Franquin et uniquement lui vu que les autres auteurs de Spirou n'ont jamais existé j'imagine. En même temps, lorsque je vois la qualité des albums rendant hommage à Franquin, je me dis que c'est bien qu'on laisse Fournier tranquille dans son coin. Pourtant, j'aime bien l'idée de départ que Fantasio écrit un roman basé sur une ancienne aventure et qu'un producteur veut en faire un film. Cela aurait pu faire un bon hommage-parodie sauf qu'hormis quelques exceptions, comme les strips en bonus, je n'ai pas trop ri ou même souris. Mais le pire est la seconde partie de l'album lorsqu'on se retrouve au Bretzelburg durant la révolution. Le scénario devient convenu et s'éloigne trop de l'idée de base selon moi. On dirait presque qu'on a mi deux albums ensembles. J'aurais aimé que le scénario traite uniquement du film et que les scénaristes se concentrent plus sur une satire du show business. L'univers de Spirou massacré par Hollywood cela aurait pu être drôle.
Le Spirou de Fabrice Parme et Lewis Trondheim - Panique en Atlantique
J'attendais beaucoup de cet album parce que j'avais trouvé les autres productions de ce duo d'auteurs sympathique et j'avais bien aimé le Lapinot qui rendrait hommage à Spirou. Je m'attendais donc à une lecture qui serait au moins agréable. Je ne sais pas ce qui est arrivé avec Trondheim sur cet album, mais je n'ai pas du tout accroché et j'ai trouvé que l'humour était plus lourd qu'autre chose. Est-ce Dupuis lui avait mi trop de condition ou quoi ? En tout cas, j'ai vite trouvé que le scénario était une suite de péripétie pas marrante du tout au point que j'ai fini par le feuilleter. Depuis, j'ai essayé de le lire au complet une ou deux fois et rien à faire je n'accroche pas du tout. On dirait un long cartoon qui s'étire et où aucun gag fonctionne. Il reste le dessin de Parme qui est pas mal et sauve l'album d'un naufrage total.
Le Spirou de Frank Le Gall - Les Marais du Temps
Commençons par les points positifs : la colorisation m'a plu et le cadre du Marais ne manque pas de charme. Malheureusement, après ça, je ne vois plus trop d'éléments positifs à retenir. Déjà au niveau du dessin des personnages, ceux-ci sont tout sauf folichons. Spirou, si on oublie un instant sa coiffure, est devenu le clone de Tintin. Le comte de Champignac a perdu ses aspérités et une bonne part de ses rides, Zorglub a un visage sans caractère. Seul Fantasio me plait car même Spip ressemble plus à mes yeux à une poupée qu'à un écureuil. Au niveau de l'idée de départ, force est de reconnaître qu'elle ne tient pas la route. La mission de secours n'a aucun sens s'il suffisait d'ouvrir cette porte du temps pour que Zorglub regagne son époque. Et dans son final, Frank Legall use et abuse d'heureux concours de circonstance pour ramener tout le monde à bon port. Du coup, point de vue 'intrigue', c'est très très très moyen. En fait, ce synopsis ressemble à un scénario simpliste de Bob et Bobette avec un voyage dans le temps qui ne permet même pas d'exploiter le lieu et l'époque visités. Au niveau de l'action, l'ensemble est très mollasson. La majeure partie de l'aventure se passe au pas de marche tranquille qu'un escargot asthmatique n'aurait que peu de mal à soutenir. Je n'ai pas retrouvé cette vivacité, ce côté spittant tant apprécié dans le Spirou de l'époque Franquin. Au niveau de l'humour, c'est quand même très plat. Je n'ai jamais senti le sourire me monter aux joues. Ça se laisse lire, hein, le découpage est fluide, le narratif est bien dosé mais il n'y a pas de bon mot, de moment fort, de répartie cinglante. Non, là aussi c'est juste désespérément mou. Donc voilà, gros bof pour moi.